Il y a tellement de choses à dires dans l’actualité politique – là par exemple, j’aimerais bien vous parler
de Nicolas Sarkozy qui en a profité pour enfoncer Chirac devant des parlementaires UMP aujourd’hui ! – que j’en oublie un peu l’essentiel : parler de mon propre camp ! Alors,
parlons du PS
Bertrand Delanöe, maire PS de Paris. Actuellement, rue de Solferino, les
choses avancent lentement mais surement et 2012 est dans les esprits. On prépare l’après-Hollande avec un très probable duel Royal – Delanöe. A ce sujet, le maire de Paris a rédigé un texte qui
se veut un texte de fond intitulé, « Clarté, courage, créativité ». A ce jour, il a recueilli près de 90 signatures dont celles de Michel Destot (député-maire de Grenoble), Harlem
Désir (député européen), Lionel Jospin (ancien Premier ministre) et d’Elisabeth Guigou (députée de Seine-Saint-Denis)
Je ne peux m’exprimer sur ce texte dans la mesure où je ne l’ai pas encore consulté. J’espère pour autant que
ce texte – comme son nom l’indique – respectera réellement ses engagements : si cette contribution doit apporter quelque chose de nouveau à la réflexion et au débat, alors ce texte est le
bienvenu ! Si en revanche, ce texte doit servir de tremplin pour la course au Premier secrétariat, alors c’est bien dommage !
Actuellement, les regards sont jetés sur un probable « affrontement » Royal – Delanöe lors du
congrès de novembre prochain. Certains, avides de « baston » comme on dirait chez moi, veulent dramatiser les choses, les envenimer un peu plus ! A ce petit jeu-là, le PS ne doit
se disperser et se concentrer sur l’essentiel : la rénovation !
Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et ancienne
candidate à la présidence de la République. La rénovation prend du temps et surtout du temps pour convaincre nos concitoyens que le PS s’engage résolument à leurs côtés. Pour autant,
pour que le premier parti de gauche et de l’opposition puisse se faire entendre, il lui faut une figure de proue.
A ce stade, je préfère parler franchement : il faut un premier ou une première secrétaire qui devienne
notre candidat(e) pour l’horizon 2012. Certains diront que c’est prématuré mais c’est comme cela parce que le temps du quinquennat l’exige désormais ! Quatre ans, c’est à la fois long et
court et les Français ont besoin d’une visibilité, de quelqu’un qu’ils puissent identifier ! A ce titre, Ségolène Royal l’a bien compris en multipliant les initiatives envers les militants.
Mais Bertrand Delanöe n’est pas en reste et je vous en dirai un peu plus lorsque j’aurai lu son texte d’une dizaine de pages.
Dès lors, je me rappelle des propos de Julien Dray qui avait déclaré ce matin sur France 2 :
Julien Dray, député PS de l'Essonne.
"La solution de facilité, c'est de dire: allez, on met un chef, un vrai c'est lui qui va diriger le Parti socialiste et qui sera le candidat à l'élection présidentielle. Mon sentiment c'est que
c'est droit dans le mur, ça",
Je pense qu’il a tout simplement tort ! Choisir tout de suite une
figure de proue pour 2012, ce n’est pas aller droit dans le mur : c’est le temps qui nous est imparti pour que les Français s’identifient à la fois au PS mais également à celui qui le dirige
car diriger un grand parti, qu’on le veuille ou non, c’est prétendre plus tard à vouloir diriger la France ! C’est en cela que Julien Dray a tort parce qu’il n’intègre pas le temps du
quinquennat ! Avec le quinquennat, c’est bel et bien l’Elysée qui donne son tempo et qui rythme la vie politique française. C’est regrettable, mais c’est ainsi !
Alors pendant ce temps-là au PS, on prépare le congrès et finalement, les bisbilles Royal – Delanöe, les ambitions de Moscovici, de Dray, de Valls ou de Machin importent peu ! Ce qui compte
c’est que le prochain congrès soit véritablement un congrès historique : historique pour l’avenir du PS, historique dans le sens où le PS souhaite sortir d’une caricature bien souvent
injuste (mais bien souvent justifiée malheureusement). Un congrès utile et serein mais aussi clair, courageux et créatif quoi !
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