Viktor Ianoukovitch savoure tranquillement et pleinement sa revanche !
Viktor Ianoukovitch, chef de file du Parti des régions (pro-russe), lors de la présidentielle ukrainienne
En effet, le chef de l’opposition et président du Parti des régions (mouvement pro-russe) a remporté les élections présidentielles avec 48% des voix contre 46% pour le Premier ministre, Ioulia Timoschenko. Viktor Ioutchenko, le président sortant, avait quant à lui été éliminé dès le premier tour.
Le retour de Ianoukovitch marque en tout cas la fin de la révolution Orange, du nom du formidable mouvement populaire qui avait porté Ioutchenko au pouvoir après trois semaines de mobilisation fin 2004 afin de protester contre les résultats de l’élection présidentielle d’alors qui avaient vu la victoire de Viktor Ianoukovitch mais qui fut entachée de fraudes multiples.
A l’époque, les principales capitales européennes avaient salué cette victoire de la démocratie et du peuple ukrainien qui symbolisait surtout un rapprochement avec l’Europe. En effet, Ioutchenko a souvent été présenté comme un homme un pro-occidental, souhaitant voir son pays durablement ancré dans l’Union Européenne à terme afin d’afficher une totale indépendance vis-à-vis de la Russie. Dès lors, les espoirs des Ukrainiens étaient immenses et nombreux étaient ceux qui plaçaient leurs attentes en un avenir prospère.
Ioulia Timoschenko, premier ministre ukrainienne et égérie de la révolution orange de
2004, candidate à la présidentielle de 2010. Or, la coalition Orange n’a pas longtemps survécu à ses propres dissensions internes, les rivalités et les ambitions personnelles ayant eu
raison de l’intérêt des Ukrainiens. Ainsi, ces cinq dernières années ont vu s’exacerber les tensions entre Ioulia Timoschenko, égérie de la révolution Orange, et le président Ioutchenko qui, à un
moment, avait du même faire appel à son adversaire Ianoukovitch pour gouverner et stabiliser un pays durement touché par la crise mais aussi les multiples enjeux géostratégiques qui bousculent ce
dernier partagé entre la Russie et l’appel de l’Occident.
Dès lors, Ianoukovitch a su capitaliser sur le mécontentement et la déception des Ukrainiens pour s’assurer une victoire en bon et dû forme. Néanmoins, si c’en est fini de la révolution Orange, il n’en demeure pas moins que son esprit reste et restera en Ukraine. En effet, il ne faut pas oublier qu’en 2004, les Ukrainiens étaient descendus dans les rues de Kiev pour exiger la tenue d’élections transparentes et véritablement démocratiques, empêchant ainsi le président de l’époque Léonid Kutchma de placer celui qu’il avait choisi comme héritier, Viktor Ianoukovitch. Ce dernier, désormais élu, sait qu’il ne pourra se permettre de remettre en cause l’esprit de la Révolution orange et certaines de ses valeurs comme la défense de la démocratie, sans compter que l’UE cherche à se montrer vigilante sur ce point. Qui plus est, et bien que Ianoukovitch s’affiche comme un pro-russe, il sait également qu’il est de son intérêt propre et de celui de l’Ukraine de continuer à entretenir de bonnes relations avec l’Union Européenne, ne serait-ce que dans l’idée d’y adhérer un jour. A ce propos, les résultats obtenus par Ioulia Timoschenko au second tour de la présidentielle ukrainienne démontrent assez fortement la volonté de certains Ukrainiens d’opter pour la voie pro-occidentale.
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Georges Tron, député de l’Essonne et (surtout) fidèle de Dominique de Villepin, n’a pas mâché ses mots à l’annonce, vendredi matin, du parquet de faire appel du verdict qui a
relaxé l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream. D’ailleurs, l’intéressé n’en a pas été en reste puisqu’il a clairement visé le président de la République et a accusé ce dernier
d’être à l’origine de la demande du procureur de la République.
Le président de la République, trop sur de lui et pensant les jeux faits, a sous-estimé la capacité de rebond de son ennemi intime. A
mon sens, l’A mon sens, l’ancien Premier ministre s’est montré très stratégique en montrant notamment que c’était finalement lui la victime et non Nicolas Sarkozy qui s’est un peu trop empressé
de le traiter de coupable lors d’un entretien télévisé à New-York. Dès lors, son ancien collègue risque de lui faire payer assez cher cette tentative d’homicide politique dans les mois et les
années à venir. Et à en juger les applaudissements auxquels a eu droit Dominique de Villepin au prononcé du verdict mais aussi le bon accueil qu’il a reçu à Bondy quelques jours plutôt, Dominique
de Villepin pourrait bien être le poil à gratter de Nicolas Sarkozy !
Personnellement, je m’interroge sur les propos de Georges Frêche et je ne concluerai pas en affirmant qu’il est raciste. Qui plus est, il y a une
ambigüité certaine dans les déclarations de Frêche à l’encontre de Fabius, ambigüité dans le sens qu'à aucun moment, les origines juives de l'ancien Premier secrétaire du PS n'ont pas
explicitemment mentionnées (d'ailleurs, je ne suis pas sûr qu'une grande majorité de nos compatriotes sachent que Laurent Fabius est juif !) Dès lors, le premier devra sans doute s’expliquer ne
serait-ce que pour remettre les choses au clair. Toutefois, de tels propos ne servent en aucun cas notre famille politique, bien au contraire ! Car si Georges Frêche peut conserver la
région, il peut, par ses déclarations chocs et de mauvais goût nous faire perdre des voix, ce qui est d’autant plus incompréhensible puisque de tels propos sont destinés non pas à la tête de
liste UMP mais à un membre de notre propre parti.
Il est vrai que jusqu’ici je n’ai jamais donné mon avis sur l’état de nos prisons hexagonales, non pas que le sujet ne m’intéressait pas,
mais que tout simplement je n’avais jamais eu le temps de m’y pencher. Qui plus est, cela reste un sujet difficile dans lequel tomber dans le droit-de-l’hommisme tout comme dans le
tout-sécuritaire reste assez facile. Trop facile même !

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