Quand les intellectuels africains répondent à Nicolas Sarkozy : contre le discours de Dakar



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Gilles Johnson



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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 18:55

Viktor Ianoukovitch savoure tranquillement et pleinement sa revanche !

 

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Viktor Ianoukovitch, chef de file du Parti des régions (pro-russe), lors de la présidentielle ukrainienne

 

En effet, le chef de l’opposition et président du Parti des régions (mouvement pro-russe) a remporté les élections présidentielles avec 48% des voix contre 46% pour le Premier ministre, Ioulia Timoschenko. Viktor Ioutchenko, le président sortant, avait quant à lui été éliminé dès le premier tour.

 

Le retour de Ianoukovitch marque en tout cas la fin de la révolution Orange, du nom du formidable mouvement populaire qui avait porté Ioutchenko au pouvoir après trois semaines de mobilisation fin 2004 afin de protester contre les résultats de l’élection présidentielle d’alors qui avaient vu la victoire de Viktor Ianoukovitch mais qui fut entachée de fraudes multiples.

 

A l’époque, les principales capitales européennes avaient salué cette victoire de la démocratie et du peuple ukrainien qui symbolisait surtout un rapprochement avec l’Europe. En effet, Ioutchenko a souvent été présenté comme un homme un pro-occidental, souhaitant voir son pays durablement ancré dans l’Union Européenne à terme afin d’afficher une totale indépendance vis-à-vis de la Russie. Dès lors, les espoirs des Ukrainiens étaient immenses et nombreux étaient ceux qui plaçaient leurs attentes en un avenir prospère.

 

1122 153922 MOSB114 jpg 0KDMG0IBIoulia Timoschenko, premier ministre ukrainienne et égérie de la révolution orange de 2004, candidate à la présidentielle de 2010. Or, la coalition Orange n’a pas longtemps survécu à ses propres dissensions internes, les rivalités et les ambitions personnelles ayant eu raison de l’intérêt des Ukrainiens. Ainsi, ces cinq dernières années ont vu s’exacerber les tensions entre Ioulia Timoschenko, égérie de la révolution Orange, et le président Ioutchenko qui, à un moment, avait du même faire appel à son adversaire Ianoukovitch pour gouverner et stabiliser un pays durement touché par la crise mais aussi les multiples enjeux géostratégiques qui bousculent ce dernier partagé entre la Russie et l’appel de l’Occident.

 

Dès lors, Ianoukovitch a su capitaliser sur le mécontentement et la déception des Ukrainiens pour s’assurer une victoire en bon et dû forme. Néanmoins, si c’en est fini de la révolution Orange, il n’en demeure pas moins que son esprit reste et restera en Ukraine. En effet, il ne faut pas oublier qu’en 2004, les Ukrainiens étaient descendus dans les rues de Kiev pour exiger la tenue d’élections transparentes et véritablement démocratiques, empêchant ainsi le président de l’époque Léonid Kutchma de placer celui qu’il avait choisi comme héritier, Viktor Ianoukovitch. Ce dernier, désormais élu, sait qu’il ne pourra se permettre de remettre en cause l’esprit de la Révolution orange et certaines de ses valeurs comme la défense de la démocratie, sans compter que l’UE cherche à se montrer vigilante sur ce point. Qui plus est, et bien que Ianoukovitch s’affiche comme un pro-russe, il sait également qu’il est de son intérêt propre et de celui de l’Ukraine de continuer à entretenir de bonnes relations avec l’Union Européenne, ne serait-ce que dans l’idée d’y adhérer un jour. A ce propos, les résultats obtenus par Ioulia Timoschenko au second tour de la présidentielle ukrainienne démontrent assez fortement la volonté de certains Ukrainiens d’opter pour la voie pro-occidentale.

 

Pour finir sur une note à la fois politique mais aussi légère, je voulais vous mettre en ligne un extrait vidéo d’un Mouvement féministe ukrainien, le Femen, qui a dénoncé les atteintes à la démocratie lors du second tour de la présidentielle dans le bureau de vote de Viktor Ianoukovitch et d’une manière assez originale. Jugez plutôt !

Par Gilles - Publié dans : International
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 00:57

Jusqu’ici, on avait une image de Xavier Bertrand, comme celui du genre idéal, le fidèle parmi les fidèles, qui ne ferait aucun mal même une mouche. En clair, le gentil Xavier Bertrand qui, attendant patiemment 2017, faisait tourner la machine UMP en recevant ses instructions de l’Elysée.

 

Puis, il y a eu cette vidéo :

 

 

 

 

1265440869 Xavier Bertrand, lors des voeux de l'UMP à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 janvier dernier. Le secrétaire général de l’UMP n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en n’hésitant pas à s’en prendre violemment au journaliste de Public Sénat. Certes, le journaliste, Nicolas Totet, a sans doute maladroitement posé sa question en étant un peu trop explicite. Toutefois, ce n’est pas une raison pour que Xavier Bertrand réponde à son interlocuteur avec condescendance à la limite de l’impolitesse.

 

Il faut dire que c’est une manie de certains cadres de l’UMP de se montrer arrogants avec certains journalistes en se permettant de leur apprendre leur métier et en criant au complot ainsi qu’au crime de lèse-Sarkozy (ou de lèse-UMP, c’est selon !). Auparavant, il y avait les portes flingues et autres pit-bulls tels que Nadine Morano (à l’époque, porte-parole du parti sarkozyste en 2007, juste après la présidentielle) et l’inimitable (et surtout affligeant) Frédéric Lefebvre qui n’hésitaient pas à conspuer la presse et à dénoncer une chasse à l’homme à l’encontre du chef de l’Etat. Aujourd’hui, on a un Xavier Bertrand qui en profite pour régler ses comptes avec un journaliste de sa région sous les yeux ébahis de Gilles Leclerc, ancien journaliste politique sur France 2 et président de la chaîne Public Sénat depuis 2009.

 

On pourrait penser que cette affaire est un épiphénomène, habilement menée par le député de l’Aisne et secrétaire général de l’UMP, lui qui souhaite casser son image de gentil organisateur et bon gestionnaire de la maison sarkozyste notamment face à Jean-François Copé, son rival pour la course à l’Elysée (horizon 2017), histoire d’asseoir son autorité. Mais ce n’est pas sans me rappeler d’une discussion que j’avais eu avec un militant UMP dans les couloirs de Sciences Po Grenoble en janvier dernier à propos de Xavier Bertrand : derrière son côté « nounours » et inoffensif, se cache en réalité quelqu’un de très cassant et de très méprisant notamment vis-à-vis de ses collaborateurs. Ainsi, il peut, lors d’une réunion, remettre sèchement quelqu’un à sa place et se montrer sans aucune complaisance avec autrui.

 

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Xavier Bertrand, alors ministre des Affaires sociales (mai 2007 à juin 2009), à l'Assemblée nationale (date non précisée)

 

En clair, derrière l’image du faux-gentil se cache un vrai méchant finalement à l’image de qu’est l’UMP actuellement : derrière la belle image d’Epinal que cherche à faire vendre Bertrand et Cie se cache un mouvement dans lequel, on ne cache plus un mépris certain envers ceux qui ne vous caressent pas par le sens du poil et qui osent vous poser des questions qui dérangent et qui font mal (car il ne faut pas oublier que Xavier Bertrand reste un ambitieux et que sous-couvert de jouer les offusqués, il sait pertinemment que le retrait de Pierre André lui permettra sauf coup de théâtre, d’accéder à la mairie de Saint-Quentin).

 

Et dire que cette histoire a même traversé les frontières ! En effet, j’ai eu vent de celle-ci de par un article publié sur un site d’information belge et que m’a envoyé mon ami Vincent ! Comme quoi, c’est souvent à l’extérieur de l’Hexagone qu’il faut s’informer pour savoir ce qu’il se passe chez nous !

Par Gilles - Publié dans : Actualité politique
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 02:01

photo_1265293832397-1-0.jpg François Hollande, le 4 février dernier à Grenoble, dans les salons de l'Hôtel de Ville. (www.lexpress.fr) François Hollande, premier secrétaire du PS de 1997 à 2008 et actuel député et président du conseil général de Corrèze est venu, hier, à Sciences Po Grenoble dans le cadre d’un Grand Oral organisé par le Bureau des Elèves (BDE).

 

Devant un amphi plein à craquer (environ 800 étudiants voire plus, sans compter les professeurs et le personnel administratif de l’établissement), l’ancien patron des socialistes a répondu à plusieurs questions des étudiants membres du BDE ainsi qu’à celles de Pierre Bréchon, directeur de Sciences Po Grenoble de 2002 à 2005. Ensuite, il a répondu aux questions des étudiants avant de partir dans le centre-ville de Grenoble pour une séance de dédicace de son livre « Droit d’inventaires ».

 

Je dois dire que j’ai été impressionné par les réponses de François Hollande, lui qui ne rate, en plus, jamais une occasion de glisser une petite pique et une vanne aussi bien sur nos adversaires politiques que sur notre propre parti. Un François Hollande incisif et qui a dressé un bilan précis et sans concession de la politique menée par la droite depuis 2002 mais également de la gauche et de son avenir.

 

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François Hollande, dans la salle Claude Domenach à Sciences Po Grenoble en compagnie de Geneviève Fioraso, députée de l'Isère et adjointe au maire de Grenoble (cachée) et des responsables du BDE avant son Grand Oral (Photo prise de mon téléphone portable)

 

Ainsi, a-t-il parlé des fameuses primaires qui doivent se tenir prochainement et dont les modalités pourraient être précisées au lendemain des régionales de mars prochain. Il a notamment rappelé qu’il souhaitait que ces primaires s’organisent avant l’été 2011 au plus tard, afin de permettre à notre candidat et à notre candidate d’avoir le temps nécessaire pour préparer l’élection et rassembler la gauche. Lui-même candidat à la candidature (en tout cas, cela ne fait plus tellement de doutes !), François Hollande s’est défendu de vouloir barrer la route à qui que ce soit (sous-entendez, DSK !) mais a jugé l’importance d’établir un calendrier précis et permettant une marge de manœuvre suffisante, temps présidentiel oblige.

 

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François Hollande, durant son "Grand Oral" dans l'amphi A de Sciences Po Grenoble, le 4 février dernier (Photo prise de mon téléphone portable)

 

Mes-images-8 0559Durant la réunion pubilque à Voiron, le 4 février (Photo prise de mon téléphone portable) Après la séance de photo avec les étudiants et les questions pour la presse, je me suis rendu (avec quelques militants de la section Sciences Po Grenoble – Universités) à Voiron, assister à une réunion publique en compagnie de ce même François Hollande. Tous les leaders isérois étaient (quasiment) tous présents : Michel Destot député-maire de Grenoble, André Vallini, député et président du Conseil général de l’Isère, Bernard Soulage, premier vice-président sortant de la région Rhône Alpes et professeur d’économie à Sciences Po Grenoble, Erwann Binet, vice-président du Conseil général de l’Isère et premier secrétaire fédéral. Une réunion publique qui ressemblait un peu à une réunion de soutien à François Hollande, mine de rien ! En effet, les têtes d’affiches locales ont insisté sur l’implication de ce dernier sur le plan national et dans les débats du moment. En clair, on prend acte du fait qu’il se prépare pour 2012 et pour cela, il faut également des troupes et des soutiens militants.

 

François Hollande était donc de passage à Sciences Po Grenoble et en Isère. Une rencontre et un Grand Oral que j’ai apprécié tant que j’ai de l’estime pour un homme qui a, bon gré, mal gré, cherché à unir notre parti même si sa gestion de la maison socialiste n’a pas toujours été une réussite. Personnellement, je ne sais pas si ce dernier est le candidat qu’il nous faut face à Nicolas Sarkozy en 2012 même si l’homme est bourré de qualités, de compétences et d’expériences, bien loin de l’image trop souvent caricaturale qu’on fait de ce dernier notamment dans les Guignols de l’Info par exemple.

Reste à lui de convaincre les socialistes qu’il peut les mener non seulement à la victoire mais aussi proposer aux Français une alternative à la politique actuelle du gouvernement.
Par Gilles - Publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 21:48

Et si finalement, le Parti n’était pas bêtement tombé dans un piège ?

 

4492 Une-MandrouxHélène Mandroux, maire PS de Montpellier, investie tête de liste à l'occasion des régionales. Le bureau national (BN) a officiellement investi l’actuelle maire de Montpellier, Hélène Mandroux, tête de liste en Languedoc Roussillon contre Georges Frêche, président sortant de la région. Une décision qui a été largement approuvée par 40 voix contre 5 (principalement des membres issus de Languedoc-Roussillon) et 5 abstentions. La réaction de Georges Frêche ne s’est pas faite attendre, ce dernier menaçant de saisir la justice à Martine Aubry et lui promettant une défaite au soir du 21 mars.

 

J’ai suivi cette affaire dont j’ai sous-estimé la portée il y a encore quelques jours. Elle ternit surtout l’image de mon parti en Languedoc, la sortie de Frêche étant, selon certains, une excuse, un prétexte tout trouvé pour écarter l’ancien maire de Montpellier.

 

Car il semblerait qu’en réalité, Frêche n’avait fait que répondre à Fabius, ce dernier qui, en décembre dernier, sur France 5, avait exprimé des doutes à voter pour le premier s’il vivait en Languedoc Roussillon. Réponse du berger à la bergère, Frêche avait alors répondu que l’ancien Premier ministre avait une tronche « pas catholique ». La suite, on la connait : tollé et indignation de la direction du parti qui a de suite accusé Frêche d’antisémitisme et retiré son soutien aux régionales.

 

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Georges Frêche, ancien député-maire de Montpellier, actuel président (Divers Gauche) de la région Languedoc Roussillon

Martine Aubry a sans doute voulu bien faire et montrer en cela une rupture avec son prédécesseur, François Hollande dont certains reprochaient à ce dernier sa bienveillance passive à Frêche. Or, elle est sans doute partie un peu vite en besogne en s’attaquant frontalement à ce dernier, tout comme le reste de la presse et le reste de la classe politique d’ailleurs, ce qui témoigne du fort décalage qui existe entre la direction et le local.

 

En effet, Georges Frêche conserve le soutien d’une large majorité des militants et élus socialistes, un soutien qui n’a jamais fléchi même lorsque Frêche a sorti des propos tout aussi tendancieux (comme sur les Harkis ou la composition de l’équipe de France). C’est un élément qu’il aurait fallu prendre en compte au préalable avant de prendre une décision qui me semble assez précipitée et finalement dictée par le tollé médiatique qu’ont suscité les déclarations de Frêche.


2010-02-02T190821Z 01 APAE6111H5Y00 RTROPTP 3 OFRTP-FRANCE- Martine Aubry, maire de Lille (PS) et Premier secrétaire  du parti. Déclarations qui cachent un autre enjeu, celui de la rivalité entre Frêche et Fabius : comme l’a souligné l’actuel président de la région Languedoc-Roussillon, cela fait trente ans qu’il combat (politiquement, j’entends) Fabius au sein du Parti. Dès lors, les déclarations de Frêche ne pouvaient qu’embarrasser Martine Aubry dans la mesure où l’ancien premier ministre est allié à l’actuelle maire de Lille et cette alliance a été indispensable dans la conquête de la direction du Parti socialiste au lendemain du Congrès de Reims. Ajoutez à cela le fait que Georges Frêche – et par extension, les fédérations languedociennes – a soutenu Ségolène Royal au moment du Congrès de Reims à l’automne 2008…

 

En clair, la vérité est ailleurs et il est clair que le BN est tombé dans un piège en voulant agir trop vite et sans discernement et surtout en ne prenant pas en compte les enjeux locaux (notamment le fait qu’une large majorité des militants et élus languedociens soutiennent Frêche sans faille) Dommage, parce que la dynamique a été bonne jusqu’ici ! Attendons de voir la suite !

Par Gilles - Publié dans : Actualité politique
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 15:07

C’est avec du retard que je rédige ce nouveau billet consacré à Lionel Jospin et au documentaire (en deux parties) qui lui avait été consacré les 14 et 21 janvier sur France 2 et qui s’intitule « Lionel raconte Jospin » du nom du livre qu’il a récemment publié et qui revient sur sa grande carrière politique.

 

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Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 et de 1995 à 1997 puis Premier ministre de 1997 à 2002 (www.lemonde.fr) 


Un documentaire que j’ai suivi avec attention tant que j’ai du respect et de l’admiration pour le personnage. Un homme qui aura mené la gauche sur les chemins de la victoire en 1997 et qui aura été à la tête du gouvernement de la gauche plurielle entre 1997 et 2002.

 

Je m’attendais, il faut le dire, à un documentaire plan-plan, qui se serait contenté de dépeindre les principales étapes de la vie de Lionel Jospin de son adhésion au PS en 1971 à son cinglant échec à la présidentielle d’avril 2002. Mais, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par la tonalité de ce film-documentaire juste, sans compter que l’ancien Premier ministre est revenu sans réserve sur les faits marquants de sa vie politique notamment sur ses relations avec François Mitterrand, relations étroites sans être intimes pour autant.

 

Vers la fin du documentaire, je dois vous avouer que j’ai eu une certaine nostalgie notamment en écoutant Jospin. Même si je n’avais que douze ans lorsque ce dernier avait été nommé à Matignon en juin 1997, je me souviens que son arrivée à la tête du gouvernement était porteuse d’espoir et d’enthousiasme pour nombre de nos concitoyens. C’était l’époque où on pouvait croire que la gauche allait se montrer novatrice et innovante, ce qui fut le cas avec les 35 heures ou bien encore le PACS sans oublier les Emplois Jeunes.

 

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Lionel Jospin, en compagnie de Jacques Chirac, alors Président de la République sur le perron de l'Elysée

 

Près de huit ans après le départ contraint de Lionel Jospin, je reste nostalgique d’une époque où un homme politique avait dirigé la France dans le souci de l’intérêt général même s’il avait ses travers aussi. Lionel Jospin reste un grand homme d’Etat qui aurait mené notre pays dans une autre direction et quand on voit l’état de notre Hexagone, on ne peut qu’être nostalgique ! Alors bien évidemment, il faut se tourner résolument vers l'avenir, mais cela ne veut pas dire qu'il faut tourner le dos à notre Histoire. Et il convient de se rappeller que Lionel Jospin fait partie intégrante de notre histoire tant qu'il a marqué le Parti socialiste et la gauche française au même titre que François Mitterrand, Pierre Mendès France, Léon Blum ou Jean Jaurès.

 

PS : je vous mets en ligne la bande-annonce du film documentaire de Patrick Rotman, « Lionel raconte Jospin » diffusé les 14 et 21 janvier dernier sur France 2.

 

Par Gilles - Publié dans : Actualité politique
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 01:51

« Maintenant, c’est Verdun. Ils veulent la guerre, ils l’auront ! »

 

1264759429 Georges Tron, député de l’Essonne et (surtout) fidèle de Dominique de Villepin, n’a pas mâché ses mots à l’annonce, vendredi matin, du parquet de faire appel du verdict qui a relaxé l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream. D’ailleurs, l’intéressé n’en a pas été en reste puisqu’il a clairement visé le président de la République et a accusé ce dernier d’être à l’origine de la demande du procureur de la République.  

 

Toujours est-il que la guerre est désormais relancée à droite et Nicolas Sarkozy qui pensait en avoir fini avec son pire ennemi, devra désormais faire avec lui : l’ancien Premier ministre est déterminé à régler ses comptes avec le locataire de l’Elysée et Dieu sait qu’il est désormais prêt à prendre sa revanche.

 

C’est en tout cas, ce qu’ont montré les retombées de l’affaire Clearstream et le jugement qui relaxe De Villepin. Juridiquement parlant, le parquet avait la possibilité et était dans son droit de faire appel du jugement, sans compter que Jean-Louis Georgorin et Imad Lahoud en ont fait de même. Autrement dit, il aurait été curieux que l’on fasse un second procès sans les autres intéressés, ce qui a sans motivée la décision du procureur de la République.

 

Toutefois, c’est sur le plan politique que l’affaire Clearstream n’en finit pas de faire des ravages car elle montre que désormais, le président de la République est publiquement contesté par les villepinistes qui commencent à relever la tête. Désormais, les amis de l’ancien Premier ministre veulent croire qu’ils peuvent représenter une alternative face aux sarkozystes même si le chemin pour y parvenir est long, bien long même !

 

Car si Nicolas Sarkozy n’a plus la faveur des Français, il contrôle encore l’UMP et peut se targuer du soutien de la majorité des cadres et des militants. Tout dépendra en réalité de la capacité du président de la République à rebondir suite au retour politique de Dominique de Villepin dont les ambitions à 2012 sont à prendre au sérieux. Certes, il me paraît peu probable qu’il devienne le prochain hôte de l’Elysée mais sa présence pourrait suffire pour priver Nicolas Sarkozy de quelques voix essentielles face au candidat (ou à la candidate) de gauche lors du premier tour. Un scénario à la Chirac en 1981 par exemple.

 

1264892696 Hervé Morin, ministre de la Défense et président du Nouveau Centre. Qui plus est, et c’est un autre souci pour la majorité, le parti sarkozyste doit faire face à la fronde de ses vassaux qui souhaitent, avec insistance, obtenir leur part du gâteau afin de mieux exister politiquement. Ainsi, le Nouveau Centre d’Hervé Morin qui se sent pousser des ailes et dont son président n’exclut pas de présenter un candidat en 2012 afin d’assurer la victoire de la droite au second tour. « A une élection présidentielle, chaque parti a son leader. Un parti politique, fort de ses valeurs, doit participer à un tel scrutin » dixit le ministre de la Défense et patron du Nouveau Centre dans un entretien accordé à Libération. « Prenez toutes les élections depuis 1965, il n’y a jamais eu un seul et unique candidat à droite. C’est d’autant plus légitime aujourd’hui que le Nouveau Centre porte son propre projet. Quand la droite gagne l’élection présidentielle, c’est parce qu’elle est diverse au premier tour. » Comprenne qui voudra ! A cela, ajoutons la Gauche moderne, ce groupuscule dirigé par Jean-Marie Bockel qui se lamente de ne pas pouvoir peser davantage sur l’UMP et qui en est réduit à quémander deux candidats en position éligible sur les listes sarkozystes !

 

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Les principaux cadres de l'UMP (dont  Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la Prospective, Xavier Darcos, ministre des Affaires sociales et tête de liste en Aquitaine, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche tête de liste en Ile de France et Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille) lors de la présentation des listes pour les régionales, le 30 janvier à Marseille (Bouches-du-Rhône) (www.lemonde.fr)

 

Face à cela, les cadres de l’UMP tentent, tant bien que mal à afficher leur unité et celle de la majorité, notamment hier matin à Marseille, lors de la présentation des listes pour les régionales. Ce qui n’a pas empêché Thierry Lazaro, député-maire de Phalempin (Nord) de dénoncer qu’il considère comme du copinage. Hé oui, l’ouverture cela a un prix et surtout des dégâts (notamment dans le Nord où la liste départementale conduite par Valérie Létard ne comprend que douze candidats UMP sur vingt) ! Et avec le duel De Villepin – Sarkozy en prime, on s’amuse du côté de la majorité !

Par Gilles - Publié dans : Actualité politique
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 13:33

Sommes-nous au tournant du quinquennat ?

 

En effet, le Tribunal correctionnel de Paris a, dans son jugement relatif au procès Clearstream, relaxé l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin de l’ensemble des faits qui lui ont été reprochés. Egalement relaxé, le journaliste Denis Robert qui a révélé l’affaire et les faux-listings. Quant à Jean-Louis Georgorin et Imad Lahoud, ils ont été reconnus coupables par la Cour et condamnés à de la prison ferme.

 

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L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin (www.lemonde.fr)

 

Dominique de Villepin est donc ressorti blanchi du tribunal, ce qu’il ne cessait de pronostiquer dès les origines de l’affaire il y a quatre ans. A mon sens, je pense que tout s’est joué lors du procès à l’automne dernier lorsque l’ancien ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Raffarin s’est montré particulièrement combattif avec l’envie d’en découdre et surtout prouver qu’il n’avait rien à se reprocher. En absence d’éléments prouvant une quelconque implication de De Villepin dans cette sombre affaire de machination, l’ancien chef du gouvernement a donc bénéficié du doute et sort de cette affaire renforcé.

 

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(Source : www.lemonde.fr)

 

Toujours est-il que ce verdict ne fait pas tellement les affaires de Nicolas Sarkozy qui voit toujours en De Villepin, un rival dangereux cachant de moins en moins ses prétentions pour 2012. Alors, le président de la République pourra toujours dire que la justice a fait son travail en toute indépendance et que finalement ce verdict lui sert dans la mesure où on évite de faire passer De Villepin pour un martyr.

 

Or, certains commencent à s’inquiéter des retombées politiques de l’affaire Clearstream notamment au sein de l’UMP où quelques militants excluent de moins en moins une candidature de l’ancien Premier ministre pour 2012. D’ailleurs, ce dernier n’est-il pas allé en ce sens, en déclarant qu’il peut désormais se tourner vers l’avenir pour servir les Français ? En tout cas, l’ancien hôte de Matignon sait que l’Epée de Damoclès qui planait sur sa tête est désormais levée et qu’il peut désormais se constituer comme une alternative crédible et sérieuse face à Nicolas Sarkozy dans l’avenir.

 

4EA8C9C2BC8AB8F84D31EEA7BB9CLe président de la République, trop sur de lui et pensant les jeux faits, a sous-estimé la capacité de rebond de son ennemi intime. A mon sens, l’A mon sens, l’ancien Premier ministre s’est montré très stratégique en montrant notamment que c’était finalement lui la victime et non Nicolas Sarkozy qui s’est un peu trop empressé de le traiter de coupable lors d’un entretien télévisé à New-York. Dès lors, son ancien collègue risque de lui faire payer assez cher cette tentative d’homicide politique dans les mois et les années à venir. Et à en juger les applaudissements auxquels a eu droit Dominique de Villepin au prononcé du verdict mais aussi le bon accueil qu’il a reçu à Bondy quelques jours plutôt, Dominique de Villepin pourrait bien être le poil à gratter de Nicolas Sarkozy !

 

Un Chevènement de droite en somme ? (comme le suggère, une de mes « friends » sur Facebook ?)

Par Gilles - Publié dans : Actualité politique
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 12:19

1264675991 Georges Frêche, président sortant divers gauche de la région Languedoc-Roussillon, candidat à sa propre succession. (www.liberation.fr) Georges Frêche, candidat divers gauche aux régionales en Languedoc-Roussillon, a une nouvelle fois jeté le trouble ! Ainsi l’ancien maire de Montpellier a déclaré à l’encontre de Laurent Fabius que voter pour « ce mec » en Haute-Normandie lui poserait problème, ce dernier n’ayant pas « une tronche très catholique », une façon sans doute (selon les analystes politiques) de rappeler les ascendantes juives de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand.

 

Bien évidemment, les autres ténors du Parti socialiste ont exprimé leur indignation face aux nouveaux propos de Frêche. De leur côté, les Verts ont jugé inadmissible la nouvelle sortie de l’actuel président de région.

 

Certains diront, une fois de plus, que Georges Frêche n’est pas raciste et que son humour est un humour, certes gras, mais de l’humour quand même ! Qui plus est, ses partisans insisteront sur ses compétences et son action très positives en Languedoc-Roussillon depuis qu’il a conquis la région en 2004 aux dépends de l’UMP Jacques Blanc, après dix-huit ans de règne sans partage. En gros, c’est : « ne vous fiez pas aux apparences et considérez avant tout le bilan de Frêche en Languedoc-Roussillon »

 

Néanmoins, cela commence à faire beaucoup et on peut légitimement s’interroger sur le personnage surtout quand on connaît son passif et ses controverses : les harkis en 2005, la composition de l’équipe de France en 2006, sa « complaisance » vis-à-vis de Brice Hortefeux concernant ses déclarations sur les Arabes lors de l’université d’été de l’UMP en septembre dernier… On pourrait penser que Frêche n’est effectivement pas raciste mais ses précédents dérapages ne plaident pas tellement en sa faveur !

 

FrecheGeorgesPersonnellement, je m’interroge sur les propos de Georges Frêche et je ne concluerai pas en affirmant qu’il est raciste. Qui plus est, il y a une ambigüité certaine dans les déclarations de Frêche à l’encontre de Fabius, ambigüité dans le sens qu'à aucun moment, les origines juives de  l'ancien Premier secrétaire du PS n'ont pas explicitemment mentionnées (d'ailleurs, je ne suis pas sûr qu'une grande majorité de nos compatriotes sachent que Laurent Fabius est juif !) Dès lors, le premier devra sans doute s’expliquer ne serait-ce que pour remettre les choses au clair. Toutefois, de tels propos ne servent en aucun cas notre famille politique, bien au contraire ! Car si Georges Frêche peut conserver la région, il peut, par ses déclarations chocs et de mauvais goût nous faire perdre des voix, ce qui est d’autant plus incompréhensible puisque de tels propos sont destinés non pas à la tête de liste UMP mais à un membre de notre propre parti.

 

Aussi, est-ce que le parti va avoir le courage politique de remettre en cause la candidature de Frêche à sa propre succession ? Certains le préconisent comme Arnaud Montebourg qui invite l’actuelle députée maire de Montpellier, Hélène Mandroux, à conduire une liste PS dissidente et les candidats socialistes présents sur la liste de Frêche à se retirer de celle-ci. A titre personnel, je n’en sais trop rien et je dois avouer que j’aurais été bien embêté si je devais voter en Languedoc-Roussillon. Malgré tout, ce nouvel dérapage montre une fois de plus qu’il est temps d’en finir une fois pour toutes avec le cas Frêche, tant que ce dernier, fort du soutien appuyé par le PS pour ces régionales, se permette une fois de plus d’avoir la langue qui fourche !
Par Gilles - Publié dans : Actualité politique
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 20:03

Samedi après-midi à Grenoble. En escaladant la Bastille, un de mes amis, camarade socialiste, se met à parler de mon blog et me suggère de parler d’un sujet dont je ne parle jamais : la question des prisons en France.

 

Cette question intervient alors qu’il y a seulement quelques jours (hier en réalité), un détenu s’est donné la mort à la maison d’arrêt de Corbas près de Lyon. Il y a peu de temps, un homme a également mis fin à ses jours dans la prison de Varces, dans l’agglomération grenobloise.

 

20070821 WWW000000310 18833 1 Il est vrai que jusqu’ici je n’ai jamais donné mon avis sur l’état de nos prisons hexagonales, non pas que le sujet ne m’intéressait pas, mais que tout simplement je n’avais jamais eu le temps de m’y pencher. Qui plus est, cela reste un sujet difficile dans lequel tomber dans le droit-de-l’hommisme tout comme dans le tout-sécuritaire reste assez facile. Trop facile même !

 

Pour autant, il n’en demeure pas moins que la question des prisons empoisonne aussi bien la droite que la gauche depuis un certain nombre d’années et Dieu sait que les solutions proposées comme alternatives à la détention ont été nombreuses : port du bracelet électronique pour les personnes condamnées à de courte peine, liberté conditionnelle…

 

La prison n’est pas une fin en soi, un lieu où il est possible d’enfermer pour un temps plus ou moins long tous ceux qui ont eu un comportement répréhensible dans la société. Or, ce qui pose problème actuellement, ce sont les conditions mêmes de la détention.

 

A ce titre, la France fut, à de nombre reprises, pointée du doigt par la Cour européenne des Droits de l’Homme mais aussi l’Observatoire International des Prisons pour l’état de ses pénitenciers mais aussi pour la façon dont elle traite ses détenus à qui on retire tout droit à la dignité. En effet, on part du principe qu’à partir du moment où ils sont détenus, c’est qu’ils sont en pénitence et qu’ils doivent payer leur dette à la société toute entière.

 

Or, les conditions de détention peuvent avoir des effets dramatiques notamment pour ceux qui connaissent la prison pour la première fois. En effet, il n’est parfois pas rare qu’un simple délinquant se retrouve dans la même cellule avec celui qui est un multirécidiviste ou bien encore un spécialiste du grand-banditisme ! C’est finalement la conséquence d’une justice qui a la main assez lourde et qui applique parfois de manière aveugle la loi sans se pencher sur l’individu mis en cause.

 

prison-cellule-individuelle

 

C’est qu’en France, on a souvent considéré que la prison était la norme et non l’exception. Or, cette logique n’a pas été accompagnée d’une politique carcérale digne de ce nom dans laquelle, on a préféré en revanche, appliquer les peines sans pour autant se soucier des conditions dans lesquelles elles seraient effectuées.

 

La prison, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’est pas majoritairement peuplée de criminels de la pire espèce du style Michel Fourniret ou bien encore le Belge Marc Dutroux sans oublier Francis Heaulme mais de gens au passif moins lourd qui, du jour au lendemain, peuvent se retrouver complètement brisés par l’expérience. Isolement, conditions de vie immondes (par exemple, trois détenus se partageant une cellule de 10 – 12 m², soit l’équivalent de mon studio à Grenoble, et parfois sans sanitaires)… de telles conditions poussent parfois des hommes et des femmes qui n’ont pas été préparés à l’expérience à se supprimer.

 

prison-4 Prison de Riom (Puy de Dôme) (source : www.franceinfo.fr) Face à cela, l’Etat français fut – et c’est une première ! – condamné par le Tribunal administratif de Rouen en 2008, en donnant raison à un ancien détenu pour le préjudice moral qu’il a subi suite à sa détention. Depuis, on promet des nouvelles mesures et on présente de nouveaux plans pour enrayer le nombre de suicides mais aussi améliorer l’état calamiteux de nos prisons (dont certains n’hésitent plus à comparer avec celles de pays comme la Moldavie, c’est dire !). Pour autant, la solution n’est pas uniquement que technique mais aussi « humaine ».

 

En effet, il faut désormais « humaniser » les prisons dans le sens où ce sont des lieux qui, certes, bannissent les détenus du reste de la société, mais qui doivent leur permettre de les maintenir au sein de celle-ci en leur rendant leur dignité et leur condition d’être humain. Et par dignité j’entends des cellules dignes de ce nom, un parc pénitencier à rénover totalement et surtout une distinction entre détenus en ce qui concerne les peines (en effet, un détenu de droit commun n’a pas à partager sa cellule avec un détenu condamné pour de lourdes peines, par exemple) Cela peut paraître naïf mais finalement, cela reste un élément essentiel à mon sens si on veut une fois pour toutes en finir avec une exception bien française qui consiste à compter le nombre de morts chaque année au sein de nos établissements pénitenciers. Car mêmes les droits fondamentaux s’appliquent dans nos prisons, et cela on a tendance à l’oublier !

Par Gilles - Publié dans : La boîte à idées
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 01:10

article chantal-jouanno


Chantal Jouanno, tête de liste départementale à Paris dans la région Ile de France, a fait une proposition pour le moins original et novatrice. (Si, si ! Il faut le reconnaître !)

 

Ainsi, a-t-elle proposé que les lignes 1 et 14 du métro devaient être automatisées et ouvertes toute la nuit, le week-end.

 

Enfin, une bonne idée de l’UMP Francilienne en ce qui concerne les transports !

 

Mais manque de pot pour Chantal Jouanno, l’automatisation de la ligne 14 existe déjà et depuis la mise en service de celle-ci en… 1998. Quant à la ligne 1, elle est en cours d’automatisation, celle-ci devant être effective à compter de fin 2010, comme le montre ces images :

 

metro-automatique-ligne-1

 

interieur-ligne-1-c


Et au cas où, Madame Jouanno ne serait pas convaincue, voici une photo d’une rame de la ligne 14.

 

metro ligne 14 paris

 

Dit comme cela, cela peut prêter à sourire. Une candidate UMP à la région qui n’est même pas au courant que la ligne 14 est automatisée, cela fait désordre ! Cependant, cela fait encore plus désordre lorsque cette candidate est également membre du gouvernement et secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui plus est !

 

Bon, on ne peut pas lui en vouloir ! Elle a tellement de boulot, ce qui prouve d’ailleurs qu’elle soit très efficace dans le gouvernement ! Mais bon, elle pourra toujours répondre favorablement à l’invitation faite par Cécile Dufflot et Europe Ecologie de découvrir le métro parisien mais aussi ceux qui le prennent, c’est-à-dire… les Franciliens ! En tout cas, elle ne pourra pas faire pire qu’un Edouard Balladur qui découvrait le métro pour la première fois en 1995 à l’occasion de la présidentielle, histoire de faire proche du peuple !

 

C’est clair !! On va bien rire avec l’UMP durant la campagne !
Par Gilles - Publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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