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Lundi 22 janvier 2007

Nicolas Sarkozy, le chantre de la rupture ! Durant les cinq dernières années, il n'a cessé de nous bassiner avec ce credo, nous promettant actuellement des lendemains qui chantent pour notre beau pays.

L'ouvrage du secrétaire national du PS, Eric Besson, vise à décortiquer le président-ministre-candidat et à le confronter à ces idées ainsi qu'à ses actes mot pour mot. Je suis actuellement en train de lire cet livre dont l'objectif est d'inviter les internautes - et donc les Français - au débat. "La France est-elle prête à voter pour un néo-conservateur à passeport français ?" La question mérite d'être posée tout en tombant pas dans l'antisarkozysme primaire et gratuit. L'homme voulait être jugé sur ses actes, c'est l'occasion pour nous tous de le confronter à son bilan qui est loin d'être bon contrairement à ce que déclare son nouvel ami, Alain Juppé, l'actuel Maire de Bordeaux.

Aussi, je vous invite à lire ce livre et à vous faire votre propre opinion, et je m'adresse tout particulièrement aux indécis, à ceux qui ne font qu'assiter au débat sans prendre véritablement parti. Enfin parlez-en autour de vous afin que tout le monde puisse en savoir un maximum sur cet homme à l'idéologie troublante et inquiétante pour l'avenir de notre pays.

Pour télécharger le livre cliquez sur le lien suivant : http://www.box.net/public/static/aomobg2lj8.pdf ou dirigez vous directement sur le site du PS.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 18 janvier 2007

Tandis que certains préfèrent parler chiffons, lancer des rumeurs et poser des peaux de bananes, moi, je préfère parler de politique. La vraie politique, celle où on débat.

Ségolène Royal, candidate socialiste, a proposé, hier, la tenue d'un nouveau référendum sur le Traité constitutionnel européen pour l'horizon 2009, traité fortement révisé et simplifié, le cadre institutionnel devant en être l'ossature.

Ségolène Royal, le 15 janvier dernier

La présidente de la région Poitou-Charentes fait preuve de courage et semble tenir compte du vote négatif de nos concitoyens lors de la précédente consultation sur le TCE le 29 mai 2005. En effet, il ne faudrait pas oublier que 55% des Français ont rejeté souverainement ce traité et qu'il est du devoir des politiques de prendre en compte ce verdict. Le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy affiche une ambition bien différente puisqu'il propose de ratifier une sorte de "mini-traité" par la voie... parlementaire ! Je ne peux que pester sur la proposition du président de l'UMP puisque celle-ci va à l'encontre de la décision des Français, méprisant ainsi leur vote du printemps 2005. Cela démontre également qu'il est dénoué de tout européanisme préférant comme les Britanniques observer le "Grand Large"

L'Europe est en crise, sans doute la plus grave depuis les débuts de la construction européenne et comme je le dis à maintes reprises, l'Europe ne peut plus se poursuivre sans les citoyens. Nous devons redonner confiance aux Français vis-à-vis de l'Europe et ce n'est pas en ratifiant un "mini-traité" par voie parlementaire que nous y parviendrons. Nicolas Sarkozy ne cesse de dire "qu'ensemble, tout devient possible". Manquerait-il soudainement d'ambition sur la question européenne en ne choisissant pas la voie référendaire ?

Ségolène Royal a compris que pour réconcilier les Français avec la question européenne, il fallait que ces derniers se sentent impliqués. Rien que tel qu'un référendum pour que nos concitoyens aient à nouveau le sentiment d'exprimer leur avis. C'est effectivement un risque de passer par la voie référendaire mais une question de cet ordre - l'organisation future de l'Union Européenne et de ses institutions - est primordiale si nous voulons aller de l'avant.

A terme, cela permettrait à notre pays - via sa population - de redonner un signe fort à nos partenaires. Encore faut-il remettre l'Europe dans le jeu électoral, sans nul doute que la construction européenne fera partie des projets phare de notre candidate.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 18 janvier 2007

Il s'en est passé des choses durant mon absence à commencer par un sacre napoléonien Porte de Versailles à Paris, le 14 janvier dernier (mais ça, j'aurais l'occasion d'en parler un peu plus tard, tellement que le sacre du prétendant à la magistrature suprême fut quelque peu démesuré !)

Il s'en est passé des choses et des attaques aussi, notamment envers Ségolène Royal. Les petites pharses et insuinations se poursuivent, on s'adonne à des méthodes mafieuses pour arriver à ces fins, bref cela n'est pas digne de ceux qui tentent de la faire tomber sans chercher à débattre au préalable.

Oui, Ségolène Royal paie l'ISF et alors ? Va-t-on s'extasier pour 862 € annuels (le montant auquel le couple Royal-Hollande est imposé) ? Mais on se moque de qui ici ? Ce sont effectivement des "méthodes de racailles" destinés à discréditer la candidate Royal, sans compter tous les ramassis de mensonges et de non-dit !

D'ailleurs, un internaute n'a laissé un long commentaire avec un titre évocateur "Ségo l'haine". J'ai lu le commentaire - que vous pouvez retrouver dans l'article "Néologisme" - et franchement, il y a quoi rire. Faute à pouvoir attaquer Ségolène Royal sur le fond et sur sa méthode de campagne - qui même si elle n'est pas parfaite à le mérite d'être inédite et innovante - on fouille dans sa vie privée notamment dans son couple, certains faisant des conclusions quelques peu hatives et approximatives.

"Bien mal acquis ne profite jamais" comme le dit l'adage et ceux qui tentent de manipuler l'opinion depuis quelques temps en divulgant des informations plus ou moins diffamatoires auront la monnaie de leur pièce tôt ou tard. De son côté, Ségolène Royal doit se durcir et accepter de vouloir donner des coups à son tour car il est inacceptable que la campagne ne se résume - pour l'instant - à attaquer les personnes et à fouiller dans leurs vies.

Toutefois, je reste confiant et je m'efforce de ne pas céder à la panique. La campagne prend son rythme de croisière et pleins de choses peuvent se passer d'ici au 22 avril. Ceux qui s'adonnent à de telles pratiques pour discréditer une candidate n'ont pas grâce à mes yeux et rappelez-vous "Bien mal acquis ne profite jamais !"

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 17 janvier 2007

Juste un petit préavis pour vous prévenir que je reviens sur ce blog dès demain. Mes partiels sont enfin terminés et je vais enfin pour pouvoir revenir vous commenter l'actu politique et internationale, et croyez-moi, ça va être chargé !

A demain !

Gilles

par Gilles publié dans : Le fil rouge
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Mardi 9 janvier 2007

Mercredi 3 janvier - si je ne me suis pas trompé - je regardais l'émission "C dans l'air" sur France 5 présenté par Yves Calvi. Le thème de l'émission : "Le président, c'est... Chirac".

Jacques Chirac lors de ses vœux télévisés, le 31 décembre 2006 (www.lemonde.fr)

Jacques Chirac candidat à sa propre succession ? Sans doute, à mon avis. En tout cas, cela n'est pas à exclure et contrairement à Christophe Barbier (journaliste à L'Express) et Roland Cayrol (directeur de l'institut de sondages CSA), je pense fortement que l'actuel locataire de l'Elysée se prépare à mener sa cinquième campagne. En tout cas, il est bien décidé à ne pas faire de la figuration lors de ces trois derniers mois de pouvoir... théoriques.

L'attitude de Chirac me laisse quelque peu pantois néanmoins. Il multiplie les discours programmatiques lors de la cérémonie des voeux - à l'heure où j'écris cet article, il est en déplacement à Bobigny (93) -, se montre omniprésent, voire quelque peu offensif. Mais alors comment expliquer la (tentative de) sortie de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, cette dernière voulant à tout prix marquer sa différence avec le locataire de la place Beauvau ? Je pense au scénario suivant : si MAM échoue à se montrer en alternative gaulliste et crédible face à Sarkozy "l'Américain", alors Jacques Chirac entrera en piste. Cela me paraît plausible.

Depuis plusieurs mois, nous avions eu droit à une sorte de bilan de l'action du locataire de l'Elysée depuis qu'il occupe les lieux - c'est-à-dire depuis mai 1995. Inutile de vous dire que son action à la tête de l'Etat fut tout sauf spectaculaire et bénéfique à notre pays. Il est bien évident de dénoncer son bilan à la tête de notre pays mais il est une erreur de l'enterrer politiquement avant l'heure !

Le militant socialiste que je suis en sait quelque chose ! Lors de la campagne de 2002, j'étais persuadé de la mort politique de Jacques Chirac, un second tour Chirac / Jospin ayant démontré avec clarté toute la médiocrité du premier. C'était malheureusement compter sur le 21 avril mais également sur un Jacques Chirac qui, tel un phénix qui renaît de ses cendres, s'est montré stratégique en surfant sur la thématique de l'insécurité.

Alors Chirac ? En route pour un troisième mandat ? Si on suit les sondages, 81% des Français ne souhaite pas qu'il se représente. Personnellement, je n'en sais rien mais je reste persuadé que Jacques Chirac ne se contentera pas d'expédier les affaires courantes d'ici à la mi-mai prochain. Il est évidemment nécessaire de dresser le bilan - bien peu flatteur - de l'actuel chef de l'Etat. Toutefois, le considérer comme fini, serait une lourde faute politique : dans Chirac, le documentaire de Patrick Rotman diffusé sur France 2 en octobre dernier, un proche de l'actuel président, Jean-François Probst déclare à propos de la présidentielle de 1995 : "Comme d'habitude, il [Chirac] s'est mis à sprinter au dernier moment. C'est une machine qui a dû mal à démarrer mais quand elle démarre, elle est vraiment en route. C'est un animal politique, de combat, de campagne"

Le président de la République joue dans une ambiguïté certaine. Toutefois, cela serait fâcheux de l'enterrer un peu trop vite comme le font la plupart des sarkozytes et analystes politiques. Personne n'est dans la peau de Jacques Chirac et seul lui sait comment il voudra terminer son mandat. Il semble affaibli mais paradoxalement, il n'a jamais été aussi fort : les sarkozytes devraient s'en méfier : ralliement ne signifie pas forcément conviction loin de là !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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