Une du magazine polonais "Wprost" avec photo-montage d'Angela Merkel, ayant pour intitulé : "La marâtre de l'Europe".
Je ne sais pas si les journalistes polonais voulaient faire dans l'humour, toujours est-il que leur humour est mauvais goût. Cela
témoigne aussi tout la germanophobie dont fait preuve l'élite polonaise et ses dirigeants menés par les jumeaux Kaczynski, l'un président de la République et l'autre Premier ministre.
A titre personnel, c'est l'occasion pour moi de parler des frères Kaczynski, véritables poils à gratter de l'Union Européenne depuis leur accession au pouvoir courant 2005. Il faut dire que la
Pologne, avant même son adhésion à l'UE, le 1er mai 2004, est quelque peu casse pied avec ses partenaires, n'hésitant pas à s'adonner dans le chantage pour obtenir gain de cause. Mais là, avec
les frères Kaczynski, c'est autre chose, la provocation et les discours hostiles à l'Allemagne en plus. Aussi, fin juin dernier, le Premier ministre Jaroslaw Kaczynski a osé comparer l'Allemagne
de Merkel à celle d'Adolf Hitler en déclarant ceci lors du sommet de Bruxelles des 21 et 22 juin dernier afin de justifier son veto au nouveau système de vote adopté par l'UE :
« Si la Pologne n'avait pas eu à endurer les années 1939-1945, elle aurait aujourd'hui une démographie lui donnant 66 millions de
personnes ». « Nous ne demandons qu'une chose, c'est de récupérer ce qui nous a été pris. » Inutile de rappeler que ces
propos ont été vivement condamnés par la classe politique allemande dans son ensemble.
Il faut dire que Lech et Jaroslaw Kaczynski sont habitués des phrases et déclarations qui fâchent. Pour n'en prendre que quelques-uns, on peut se rappeler des déclarations du
président polonais à propos de la peine de mort, sentence qu'il envisageait de rétablir en Pologne, ce qui est contraire à l'article 7 du Traité des Communautés Européennes (plus connu
sous le nom de Traité de Maastricht) de 1992 ainsi qu'à la Charte des droits fondamentaux. A ce titre, les autres pays membres de l'Union européenne ont exprimé leur
réprobation face à de telles déclarations.
Lors
du dernier sommet de Bruxelles, les jumeaux Kaczynski sont arrivés avec une ferme intention de saborder toute avancée afin de débloquer la crise que subit encore la construction
européenne. Il faut dire que sans l'activisme de la France et surtout de l'Allemagne, la Pologne aurait été la grande vainqueur de ce sommet à minima et aux avancées à
minima. Qui plus est, la Pologne des frères Kaczynski exprime, de par son refus de tout compromis viable desservant ses intérêts, une germanophobie plus ou moins assumée. D'ailleurs,
ils ne s'en cachent pas !
En effet, l'Allemagne est - après la Russie - la tête de turc des frères Kaczynski mais également d'une partie de l'élite politique polonaise. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler des
récentes déclarations des dirigeants polonais. Cette germanophobie n'est que la conséquence, à mon sens, d'un nationalisme exacerbé qui revient en force avec quarante ans de régime communiste et
dans lequel, la coupable est toute désignée - l'Allemagne -, ravivant ainsi les rancoeurs de l'Histoire.
Il va sans dire que la pertinence de cette Une laisse à désirer et que celle-ci cache mal la volonté de certains d'humilier l'Allemagne. Aussi, que les Polonais ne nous disent pas qu'il
s'agissait d'humour, parce que là, on n'a vraiment pas le même sens de l'humour !
Nicolas Sarkozy, lors du sommet de Bruxelles, le 22 juin dernier (


Le prince Charles de Galles,
héritier de la couronne d’Angleterre, en compagnie de Dien Xiaoping, président de la République populaire de Chine, lors des cérémonies de rétrocession de la province de Hongkong, le 30 juin
1997.


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