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Lundi 19 novembre 2007
Voilà une info qui est un peu passée inaperçue alors que j'aurais pensé cette info aurait fait la une. Enfin, on aurait fait un hommage tant que le personnage fut quelque peu important dans l'histoire de notre vie politique.

Georges-Marchais-2.jpgGeorges Marchais dans les années 1970. Vendredi 16 novembre. Cela faisait dix ans, jour pour jour que Georges Marchais, leader historique et charismatique du Parti Communiste Français (PCF) est mort à l'âge de 77 ans.

Ce qui est sûr, c'est le secrétaire général du PCF aura laissé une grande trace dans l'histoire politique des communistes mais aussi dans l'histoire politique de notre pays puisqu'il a dirigé le parti de 1972 à 1994. Deux décennies qui a vu le PCF passer d'un parti puissant et nombreux à un parti qui s'est peu à peu effondré.

Aussi, dix ans après sa mort, je m'interroge : Que reste-t-il du communisme (version Marchais ?)



Affiche électorale de Georges Marchais, candidat à l'élection présidentielle de 1981

Si l'ancien député du Val-de-Marne aurait été vivant, il n'aurait sans doute pas supporté l'état dans lequel se trouve son parti. En effet, en 1981, Georges Marchais candidat à la présidentielle recueillait 15% des suffrages (ce qui était quelque peu décevant par rapport aux 22% recueillis par Jacques Duclos en 1969). En 2007, Marie-Georges Buffet, l'actuelle secrétaire générale du PCF n'a récolté que 1,9% des voix, très loin du Front national, parti que Marchais a toujours combattu.

Cet effondrement du PCF s'explique par le fait que les communistes ont, à mon sens, refusé d'opérer une mue idéologique et de revoir leur logiciel. Sinon, comment expliquer un très fort recul qui ne s'explique par seulement au niveau national mais également local – je pense notamment en Seine-Saint-Denis et en Isère où le PCF a perdu pas moins de deux circonscriptions au profit du PS lors des législatives. Je pense aussi aux villes de Montfermeil, Aulnay-sous-Bois et plus récemment Drancy en Seine-Saint-Denis, villes anciennement communistes et toutes perdues au profit de la droite.

Dès lors, je me dis que le PCF est sans doute orphelin d'un homme comme Georges Marchais, un homme quelque peu vindicatif mais qui a tout au long de sa vie politique défendu mordicus ses convictions et sa croyance en l'idéologie communiste. Cela se voit lorsque je consulte les nombreuses images d'archives le concernant. Aussi, je n'arrive pas trop à comprendre pourquoi le dixième anniversaire de sa mort fut si peu évoqué.

Toujours est-il que l'ancien secrétaire général du PCF reste comme un symbole, sinon le symbole d'une époque durant laquelle, les communistes étaient puissants et incontournables. Aujourd'hui, j'ai comme l'impression que le PCF semble tiraillé entre ses anciennes heures de gloire et un réformisme de plus en plus nécessaire.

De toute façon, les temps semblent avoir bien changés : pour preuve, la Fête de l'Huma n'est plus ce qu'elle était, diront les plus anciens.

PS : en guise de prolongement, je vous invite à visionner une vidéo quelque peu intéressante sur Georges Marchais lors du premier tour de la présidentielle de 1988, le 24 avril de la même année. Le secrétaire général du PCF de l'époque est notamment en grande discussion avec un certain Bruno Mégret. Bonne lecture vidéo !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Dimanche 18 novembre 2007

Au lieu de me tourner les pouces et à regarder des débilités à la télé – en ces jours de fermeture contrainte de l'IEP – j'en profite pour lire un peu. Aussi, j'ai lu avec enthousiasme le livre dirigé par Serge Michel, journaliste suisse à l'Hebdo : Bondy Blog, des journalistes suisses dans le 9-3, un ouvrage sorti au printemps 2006 et qui retrace l'expérience qu'ont vécu les journalistes suisses de novembre 2005 à février 2006 dans une ville de banlieue – Bondy – et ce, en totale immersion.

 

Je reviendrai un peu plus tard sur cet ouvrage en lui consacrant un article entier. Toutefois, j'en profite – dans le cadre de ma boîte à idées – pour évoquer avec vous un sujet qui concerne de près le Parti socialiste et pour lequel, il a (malheureusement) souvent déçu : je vous parler de l'intégration.

 

A l'heure où notre parti s'interroge sur la question de l'intégration et de la Nation, il convient de se rappeler les éléments suivants. Durant longtemps, la question de la Nation fut quelque peu prise en grippe par mon parti dans la mesure où celle-ci entrait en concurrence, voire en opposition avec le socialisme (En effet, souvenez-vous de l'Internationale !) Dès lors, lorsque la question de la Nation rejoint celle de l'intégration, voilà ce qui complique encore plus les choses !

DE L'ESPOIR A LA DECEPTION :

Marche-des-Beurs.jpg Marche pour l'égalité, dite Marche des Beurs en 1983. Durant longtemps, nombreux sont ceux qui en ont attendu de nous. Ils attendaient qu'on réponde de façon favorable à cette question de la Nation et de l'intégration. Ces personnes sont ceux qui avaient fêté la victoire de François Mitterrand en 1981. Ils avaient une vingtaine d'années et étaient des Français issus de la première génération d'immigrés, mais des Français avant tout. Ils en ont attendus de nous : alors ils ont revendiqué, ont fondé « SOS Racisme », ont manifesté lors de la Marche des Beurs afin de dire tout simplement qu'ils existent comme Français à part entière.

Il n'en demeure pas moins que plus de vingt ans après, la déception se fait sentir faute d'avoir mené une politique et surtout un discours clair sur la question de la Nation et de l'intégration. Disons que le manque de courage politique nous a coûté par la suite même s'il ne faut pas nier toutes les réalisations qui ont été faites en matière d'intégration – j'y reviendrai plus tard. Dès lors, nombreux sont ceux qui ont préféré se tourner vers les partis de la gauche radicale ou bien encore voir du côté de l'ex-UDF ou bien encore de l'UMP qui, en dépit de son discours ambigu sur l'intégration et la Nation, a tout de même réussi le tour de force de se montrer moderne sur ces questions là.

DES SYMBOLES MALGRE TOUT

Kofi Yamgmane, ancien secrétaire d'Etat (1991 - 1992), ancien député du Finistère (1997 - 2002) et actuel vice-président du Conseil général du Finistère. Toutefois, je refuse de tomber dans cette espèce de reniement de soi ou d'auto-dépression d'autant plus que le Parti socialiste doit être fier des actions qui ont été menées en faveur de l'intégration même s'il reste bien évidemment beaucoup à faire.

Lorsque Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara ont rejoint le gouvernement suite à la victoire de Nicolas Sarkozy, Jean Daniel – le directeur du Nouvel Observateur, hebdomadaire historique de la Gauche non communiste – avait déclaré en septembre dernier lors du Forum de Libération à Grenoble : « Chaque jour, j'enrage que la gauche n'ait pas réalisé cela ! ».

Moi aussi, j'enrage mais pas pour les mêmes raisons. En effet, lorsque les trois personnes citées précédemment ont été nommées, on en a fait comme un événement, comme si la France – pays des Droits l'Homme - avait fait quelque chose de grandiose pour certains de nos compatriotes dont certains sont plus Français que les Gaulois (entendez : les Français à la peau blanche). C'était presque oublier qu'un homme comme Kofi Yamgmane fut élu maire d'un petit village du Finistère aux débuts des années 1990, puis par la suite élu député de 1997 à 2002. Entre-temps, il fut même secrétaire d'Etat sous les gouvernements Cresson et Bérégovoy (1991 – 1993).

Dès lors, la tentation d'instrumentaliser des personnes issues de l'immigration – dans un sens comme dans l'autre – est de plus en plus grande dans la mesure où l'intérêt électoral prend le pas sur l'intérêt de la Nation. Si on investit un tel ou une telle ministre ou bien encore secrétaire d'Etat pour dire « vous voyez, j'intègre des étrangers ! » alors on aura tout faux, et ce qu'on soit de droite comme de gauche.

REAFFIRMER LES VALEURS DE 1789 ET DE LA REPUBLIQUE

Il est quelque peu surprenant de parler encore d'intégration pour désigner des personnes qui sont nés sur le sol français et dont les parents sont eux-mêmes nés sur le sol français !

A ce titre, certains dénoncent le refus de certains de se conformer aux lois et valeurs de la République. Je dirais que c'est quelque peu compliqué dans la mesure où ceux qui expriment des difficultés à s'intégrer sont ceux qui ont pourtant tout fait pour être des Français à part entière.

Qui plus est la République se montre de plus en plus exigeante envers ceux qui ne cherchent qu'à s'intégrer, ce qui est normal en soit surtout lorsqu'on aspire ou qu'on souhaite faire partie de cette communauté qu'est la République. Néanmoins, il paraît de moins en moins supportable que l'on demande à ces mêmes personnes de mettre de côté leur culture ! C'est comme si vous demandiez à un Corse ou à un Breton de mettre de côté sa culture au nom de la République !

George-Pau-Langevin.jpg George Pau-Langevin, députée PS de Paris. Face aux communautarismes, la France doit afficher ses valeurs républicaines. Je dis bien afficher et non imposer par la force. En ce qui concerne le PS, il est grand temps que nous affichions un courage politique dans la question de la diversité. Mais cela ne doit pas venir uniquement de nos dirigeants qui commencent à réagir, même timidement.

Dès lors, cela suppose de faire le choix suivant : discrimination positive ou démarche positive ? Les deux conceptions sont loin d'être similaires au contraire ! D'ailleurs un exemple concret de démarche positive serait tout simplement d'afficher davantage de diversité notamment lors des élections nationales (je pense notamment aux législatives). Toutefois, on risque de poser le même problème, à savoir l'instrumentalisation de la diversité à des fins politiques !

PS : le sujet étant quelque peu complexe et vaste, il se peut que je sois un peu fourre-tout. Dans ce cas, veuillez m'excuser. De toute façon, je compte bien poursuivre ma réflexion sur cette question.

par Gilles publié dans : La boîte à idées
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Samedi 17 novembre 2007

Une-de-Marianne-10-novembre-2007.jpgUne de Marianne, 10 novembre 2007. 17 mai – 17 novembre. J'ai voulu scrupuleusement attendre six mois pour faire un premier point de la présence de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

A ce titre, on ne peut pas tellement dresser de bilan de la présidence Sarkozy. Le bilan, il aura lieu fin 2011 à quelques semaines de la présidentielle d'avril 2012. Non, à ce stade, parlons plutôt de constat et autant vous le dire tout de suite, la liste n'est pas exhaustive.

LE PRESIDENT DE LA COMMUNICATION

Il n'y a pas un jour sans que le président de la République ne se montre pas que cela soit au Tchad, au bien encore en vacances aux Etats-Unis, à la Concorde le 14 juillet en passant par son divorce. Si cette façon de se montrer avait pu au départ séduire bon nombre de nos compatriotes, il n'en demeure pas moins que cette façon d'agir lasse de plus en plus les gens et ce, au sein même de la majorité. L'hyper-président hyperactif, c'est séduisant et cela va bien cinq minutes surtout lorsqu'il s'agit de créer l'exploit d'effacer son Premier ministre et ses ministres par la même occasion.

Six mois après, cette hyper présence de Nicolas Sarkozy devient de moins en moins agréable et à mon sens, la communication semble prendre le pas sur l'action véritable. Aussi, à chaque fait divers, une réaction à chaud de la part du chef de l'Etat et une avalanche de promesses. Dès lors, Nicolas Sarkozy tente de reproduire sur le plan national, ce qu'il a fait place Beauvau. Toutefois, communiquer et promettre à tout va, c'est bien, agir c'est mieux et c'est ce que réclame les Français. Six mois après, nombreux sont ceux qui commencent à déchanter (et notamment au sein même de l'UMP)

REFORMES : UNE QUESTION DE METHODE

Rachida-Dati.jpg Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice (www.liberation.fr) Mais où est passée la rupture si chère à Nicolas Sarkozy ? Durant la période 2002 – 2007, celui qui allait devenir le VI° chef de l'Etat de la V° République s'était juré de tout bouleverser tout remettre en cause, tout apparaître.

Si la réforme est nécessaire pour notre pays, il n'en demeure pas moins que l'actuel gouvernement s'adonne à la provocation et joue la carte de l'affrontement pour faire passer ses mesures. Preuve en est, la loi sur l'autonomie des universités, votée en catimini et surtout négociée à la sauvette entre Valérie Pécresse (avec le concours, il faut le rappeler de Nicolas Sarkozy !) et les principaux syndicats étudiants. Une loi plus ou moins floue, plus ou moins incompréhensible et enfin plus ou moins expliquée aux intéressés : par conséquent, un mouvement national étudiant sans dessus dessous et sans revendications claires !

Il est de même pour la réforme de la carte judiciaire : présentée comme un symbole de la présidence Sarkozy, Rachida Dati se montre en réalité provocante et cassante envers ses interlocuteurs. Résultat des courses : une crispation chez les personnels de justice et chez certains députés UMP. 

Nicolas Sarkozy doit confondre changement et chambardement et ses provocations plus ou moins assumées ne font que multiplier les crispations et les rancoeurs entre Français. Si le chef de l'Etat veut la jouer comme à la Margaret Thatcher, libre à lui mais à ce petit jeu là, il risque bien de diviser davantage notre pays !

EUROPE ET INTERNATIONAL : LA RUPTURE EST CONSOMMEE (?)

Sarkozy---Merkel.jpgAngela Merkel chancelière de la République fédérale d'Allemagne et Nicolas Sarkozy (www.nouvelobs.com) Nicolas Sarkozy nous avait promis du changement à propos de la politique internationale de notre pays et ce petit jeu, on est plutôt servi. Toutefois, il n'en demeure pas moins qu'il est une nouvelle fois confronté à la réalité des enjeux internationaux et qu'à ce jeu là, le chef de l'Etat a appris à manger son chapeau. Preuve en est, la question turque que Nicolas Sarkozy s'était juré de régler dès son arrivée à l'Elysée. Six mois après, le président a du apprendre à manger son chapeau tant que la Turquie s'avère un partenaire de premier ordre notamment sur le plan économique mais surtout stratégique notamment dans la lutte contre le terrorisme. Un affrontement direct avec Ankara sur l'adhésion de la Turquie à propos de l'UE serait un coup supplémentaire infligé à la construction européenne, une construction où la France – malgré les propos de Nicolas Sarkozy clamant que notre pays est de retour – reste encore et toujours en retrait. De fait, tout se jouera lors de la présidence française à la tête de l'UE en juillet 2008 et de la capacité de Paris de remettre sur pied ce projet d'Europe politique et fédérale. Mais le rapprochement de plus en plus prononcé de la France avec les Etats-Unis me font penser que l'Europe n'est pas vraiment une priorité pour l'actuel chef de l'Etat.

LE POUVOIR D'ACHAT ET L'IMPUISSANCE DES ACTES

Nicolas Sarkozy l'avait également promis : il se voulait le champion du pouvoir d'achat et d'une croissance qui repartirait de plus belle. Or, reste à constater que les mesures prises par Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi font du mal à notre économie : en effet, comment penser que le bouclier fiscal accordé à la partie la plus privilégiée de notre pays permettra à notre économie de repartir de plus belle ? Tout comme la défiscalisation des heures suppémentaires (le fameux « Gagner plus en travaillant plus ! ») d'ailleurs ? Six mois après, les Français semblent de plus en plus déchanter par rapport à la politique économique de Nicolas Sarkozy

LE DEBOITEMENT DES INSTITUTIONS

Un président qui oublie qu'il a un Premier ministre, qui reçoit ses interlocuteurs à toutes les négociations possibles et imaginables, un président qui se veut présent partout, une commission Balladur qui s'apprête à présidentialiser notre république... Nicolas Sarkozy aura réussi à détourner le sens et l'esprit même de nos institutions mais à démontrer également que ce même esprit doit être conservé mais si une actualisation de notre V° République et plus que nécessaire !

ET PENDANT CE TEMPS-LA, QUE FAIT L'OPPOSITION ?

Si on a un hyper-président qui commence à lasser, je ne peux que regretter une opposition qui reste en retrait. Bien évidemment, il ne s'agit pas de s'opposer pour le plaisir de le faire – autrement dit, il faut également proposer. Toutefois, on semble s'intéresser plus aux questions de personne qu'aux efforts réalisés par la gauche et le PS en particulier.

Dati---Besson.jpgRachida Dati et "Monsieur Besson", secrétaire d'Etat et un des symboles de l'ouverture à gauche et au centre du gouvernement Fillon. Nicolas Sarkozy avait bien tenté d'annihiler la gauche et le Modem de François Bayrou en réalisant l'ouverture à outrance et en promouvant les renégats comme « Monsieur Besson » ou bien encore Bernard Kouchner et Hervé Morin. A ce titre, le président de la République avait promis que ses ministres d'ouverture auraient leur place et leur liberté de penser. Toutefois, cela reste bien incompatible avec l'idée de solidarité gouvernementale que doit afficher tout ministre au sein d'une équipe. Preuve en fait, les critiques que Fadela Amara a du essuyer de la part de l'UMP en qualifiant de « dégueulasse », l'instrumentalisation du débat sur l'immigration et les tests ADN. Le franc parler de la secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville n'a pas empêché que l'amendement Mariani (du nom du député UMP du Vaucluse) soit ajouté au projet de loi Hortefeux et finalement approuvé par le Parlement.


Ce constat n'est pas exhaustif et nombreux sont les domaines que je n'ai pas évoqué notamment les banlieues. Malgré tout, cela me permet de dresser un premier constat de la présidence Sarkozy : une présidence qui ne jure que par la communication mais qui prend le risque de nous faire perdre cinq années supplémentaires à la France : et perdre son temps, la France et les Français n'en ont décidément pas besoin !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Samedi 17 novembre 2007

16112007-002-.jpg Militants aux Casemates (La Bastille, Grenoble) applaudissant à l'arrivée de Michel Destot hier soir vers 20 heures (photo prise de mon téléphone portable) Hier soir, j'ai assisté au lancement de campagne de Michel Destot, l'actuel maire de Grenoble qui brigue un troisième mandat dans la capitale des Alpes.

Environ 250 à 300 personnes étaient présentes dont un certain nombre d'étudiants de Sciences Po aux Casemates avec une magnifique vue de Grenoble by night. 250 personnes venues écouter du haut de la Bastille, Michel et ses aspirations pour Grenoble, une ville pour laquelle il a tenu à rappeler son attachement.

A ce titre, un petit film nous a été présenté et il retrace les actions et politiques menées par l'actuelle majorité municipale depuis 1995 et la fin de douze ans de cauchemar et de gâchis : les années Carignon (1983 – 1995)

Grenoble doit servir d'exemple notamment en terme de transports. D'ailleurs, si je devais choisir un symbole du second mandat de Michel, c'est bien la troisième ligne de tramway qui relie Seyssins au Domaine Universitaire de Saint-Martin d'Hères tout en passant par les Grands Boulevards. Quel plaisir de s'y promener d'ailleurs et ce, que cela soit en tramway ou à pied ou bien encore à vélo ! Pour quelqu'un qui vient de la région parisienne, je considère que la troisième ligne de tramway demeure comme l'une des plus grandes réussites de l'actuelle équipe municipale sinon la plus grande. Et ce n'est qu'un début, puisque Michel Destot entend bien poursuivre sa politique en matière de transports.

16112007-004-.jpg Michel Destot, député-maire de Grenoble hier soir aux Casmates (photo prise de mon téléphone portable) Si l'actuel maire et député de l'Isère a défendu son bilan – nous y reviendrons – il a aussi évoqué l'avenir. Toujours avec des idées pleins la tête, il a rappelé son ambition pour les Jeux Olympiques de 2018, en portant la candidature de Grenoble devant le CIO. Cela peut paraître comme prétentieux ou alors insensé mais je suis persuadé que l'opportunité pour la capitale des Alpes (notamment en terme de développement durable, d'emploi et de transports) et l'amour que Michel Destot a sa ville feront le reste.

Grenoblois d'adoption depuis un peu plus d'un an, j'en ai appris plus sur cette personnalité qu'est Michel Destot, personnalité discrète sur le plan national mais qui en fait beaucoup pour Grenoble. Aussi, son volontarisme et ses aspirations pour la capitale des Alpes pèseront dans une campagne municipale qui sera tout sauf ennuyeuse. 

Défendre un bilan, c'est bien ! Avoir une vision claire de l'avenir c'est mieux et à mon sens, Michel Destot a répondu à ces deux obligations. Désormais, nous sommes tous derrière lui pour poursuivre cette aventure qui a commencé un soir de juin 1995 et qui a rendu une nouvelle identité à la capitale des Alpes. 

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Grenoble by night ;-) (photo prise de mon téléphone portable)

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Jeudi 15 novembre 2007

Yves-Leterme.jpgYves Leterme, leader des chrétiens démocrates, vainqueurs des législatives du 10 juin dernier. (www.lemonde.fr) 150 jours. Cela fait environ plus de 150 jours que la Belgique se retrouve sans gouvernement et sans exécutif. Sans chef de gouvernement et surtout sans consensus entre Flamands et Wallons.

Afin de mieux comprendre la situation, un petit résumé des faits : créé lors du Congrès de Vienne de 1815 et indépendant en 1830, la Belgique est divisée en deux principaux groupes linguistiques et communautaires : les Flamands au nord, néérlandophones et les Wallons au sud, Francophones. D'un ordre général, Wallons et Flamands ne se sont jamais appréciés mais ont réussi jusqu'ici à cohabiter et à gouverner ensemble. D'ailleurs, et à titre personnel, je ne me rappelle que trop bien cette séparation linguistique quand j'avais traversé la Belgique pour rejoindre les Pays-Bas, il y a de cela quatre ans : autrement dit, pas de bilinguisme notamment sur les voies de communication, Bruxelles exceptée (et encore !)

in-belgique.gif



(http://bruxelles.blogs.liberation.fr)

D'ailleurs, la capitale belge est l'objet de toutes convoitises. En effet, la région de Bruxelles-Capitale est située en territoire néérelandophone mais avec une forte majorité de francophones, ce qui ne peut qu'attiser les ressentiments séparatistes et l'affrontement entre Flamands et Wallons. 

 


Filip-Dewinter.jpgFilip Dewinter, leader du Vlaams Belang. Conditionnée telle une soupape durant de nombreuses années, la question de la partition de la Belgique est ouvertement posée depuis de nombreuses années notamment par les Flamands et un parti ouvertement raciste et xénophobe : le Vlaams Belang, mené par Filip Dewinter.

Le Vlaams Belang est dénué de toute ambiguïté puisque son objectif est le suivant : la souveraineté et l'indépendance de la Flandre, ce qui suppose au passage le rattachement de Bruxelles, chose inacceptable pour la majorité francophone. Résultat des courses : des revendications de part et d'autres et une Belgique parasité depuis juin dernier.

A mon sens, la Belgique se retrouve à la croisée des chemins, cela ne fait aucun doute. Plus précisément, à la croisée de son destin. A ce titre, je reste quelque peu surpris du sentiment patriotique qui naît actuellement dans le plat pays notamment à Bruxelles. D'ailleurs, mon ami Vincent, de passage dans la capitale belge durant la Toussaint, m'avait raconté cette anecdote. Une anecdote qui fait mouche dans un pays qui traite désormais d'une question restée plus ou moins taboue durant de nombreuses années.

Alors la Belgique semble se réveiller et le patriotisme avec surtout du côté wallon ou on refuse tout bonnement l'idée d'une partition de la Belgique même si le sujet a ouvertement été évoqué par la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) lors d'une émission – sous forme de docu-fiction – qui a fait mouche et surtout polémique en automne 2006. Dès lors, la Belgique et les Belges doivent se poser la question : la partition oui, mais pourquoi faire ? Et pour quelle finalité ?

Dès lors, la Belgique est en pleine crise mais a les cartes en main. Elle a les cartes de son avenir et ce patriotisme de plus en plus net montre tout simplement que certains, dans le plat pays, souhaite tout simplement une longue vie à cette jeune nation qu'est la Belgique. 

PS : en guise de prolongement, je vous invite à lire l'article quelque peu intéressant de Vincent Guerre à propos de la crise belge vu sous un angle européen en cliquant ici. Bonne lecture !

par Gilles publié dans : International
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