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Dimanche 20 mai 2007

Suite de la présentation des candidats aux législatives que je soutiens. Aujourd'hui, Geneviève Fioraso, 3ème adjointe au maire de Grenoble et 1ère vice-présidente de la Métro.

 

Gilles

 

GENEVIEVE FIORASO :

GFI-2.jpg


Marié, 2 enfants, professeur de formation. Actuellement, présidente de la Société d'Economie Mixte Minatec et de l'Institut d'Administration des Entreprises de Grenoble (IAE Grenoble). Candidate dans la première circonscription de l'Isère.

Avant de m'installer sur Grenoble, il y a de cela, neuf mois - déjà ! - je m'étais quelque peu renseigné sur la couleur et la situation politique de la capitale des Alpes. C'est alors que j'ai appris qu'une partie de la ville était représentée par un député UMP du nom de Richard Cazenave, l'autre partie étant représentée par le socialiste Michel Destot.

Un peu surpris dirais-je. En effet, il s'agit là du découpage territorial effectué en1986 par Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement de cohabitation mené par Jacques Chirac. 1/4 de Grenoble était rattraché aux communes de La Tronche, Meylan, Corenc, Le Sappay en Chartreuse, Biviers, Montbonnot, St Ismier, St Nazaire Les Eymes et Bernin, communes traditionnellement de droite. Aussi, depuis au moins 1986, la droite locale règne en maître dans la 1ère circonscription de l'Isère.

C'est donc un combat difficile que mène Geneviève Fioraso. Toutefois, ce combat est quelque peu enthousiasmant d'autant plus qu'il est teinté d'une certaine morale politique. En effet, Geneviève Fioraso est opposé face à celui qui a sali la réputation de Grenoble et de l'Isère durant de nombreuses années : Alain Carignon. Ce dernier se présente au nom de l'UMP quitte à provoquer une dissidence au sein de son propre parti avec la candidature du député sortant : Richard Cazeneuve.

C'est donc un choix clair que recherchent les habitants de la première circonscription. Le nouveau président de la République et son Premier ministre nous parle d'un renouvellement profond de la vie politique et de ses méthodes, et pourtant... l'UMP se permet de présenter un candidat reconnu coupable de corruption par la justice ! 

Vous me direz, c'est un argument facile ! Donc laissons-le de côté ! Aussi, je me permets de souligner que l'Isère et la première circonscription ont besoin d'un sang neuf et d'un renouveau. Alain Carignon, ni même Richard Cazenave ne sauraient représenter ce renouveau. Tous deux ont été candidats du même parti et député de cette circonscription - le second ayant été le suppléant de l'autre - et ce, depuis 1986 au moins ! Alain Carignon ose affirmer qu'il incarne le vrai changement ! C'est vraiment insulter les électeurs et leur mémoire. Dès lors, le choix me semble clair.

Geneviève Fioraso, forte de son expérience professionnelle au service de Grenoble et son agglomération, saura incarner ce changement si nécessaire pour la première circonscription. On parle de rupture ? Alors, il faut en finir avec une certaine manière de faire de la politique et qui vise à intimider ses adversaires. La 1ère circonscription mérite un choix clair et de se tourner résolument vers l'avenir, et c'est Geneviève qui l'incarne le mieux !


Pour soutenir Geneviève, rejoignez son comité de soutien en cliquant sur le lien suivant :
http://genevieve-fioraso.fr/index.php?flashOK=10 ou vous dirigeant à local de campagne à l'adresse suivante :


Local de campagne de Geneviève Fioraso 
Rue Casimir Périer
38 000 Grenoble
(Tram ligne A ou B station "Hubert Dubebout - Maison du tourisme")
 

à suivre : Michel Destot

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Dimanche 20 mai 2007

Avis à mes lecteurs :

A compter d'aujourd'hui et jusqu'au 17 juin, la rubrique "Vie militante, vie(s) locale(s)" sera pour l'essentiel consacrée aux législatives. A cette occasion, je vais suivre tout particulièrement la campagne de trois candidats qui me tiennent à coeur pour les raisons que vous devez deviner ! Ainsi, je tâcherai de vous informer au maximum sur l'évolution de la campagne et des initiatives à mener que cela soit à Grenoble ou bien à Bondy.

Pour commencer, une rapide série de portrait sur les candidats que je soutiens et là, honneur aux dames et à ma ville. Pour la neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis (Bondy, Noisy-le-Sec et Romainville), c'est Elisabeth Guigou qui se présente au nom des socialistes et des radicaux de gauche. A suivre, Geneviève Fioraso et Michel Destot pour la première et la troisième circonscription de l'Isère.


Gilles

ELISABETH GUIGOU

Guigou.jpg

Mariée, 1 enfant, administrateur civil de formation. Candidate dans la neuviève circonscription de Seine-Saint-Denis.

Je vais vous raconter une petite anecdote pour commencer. La toute première fois que j'ai rencontré Elisabeth Guigou, c'était il y a six ans, lors des voeux de la municipalité de Bondy. A l'époque, Elisabeth Guigou était ministre de l'Emploi et de la Solidarité et j'étais un tout jeune président du conseil municipal des jeunes. Un an après, elle s'était présentée candidate dans la neuviève circonscription de Seine-Saint-Denis et fut largement élue face à Georgia Vincent, leader de l'opposition municipale.

Depuis lors, Elisabeth Guigou s'est investie avec force dans la circonscription et de façon plus générale dans le département. Régulièrement présente, elle s'est attachée à défendre les services publics et les solidarités, nécessaire dans un département comme la Seine-Saint-Denis. Au contact avec les Bondynois, les Noiséens et les Romainvillois, elle a mis et met toujours son expérience de ministre et de conseillère à l'Elysée au service des populations. Elle est à l'écoute et cela est essentiel si on inspire à vouloir représenter les citoyens à l'Assemblée nationale. 

Proche des citoyens et avant tout à l'aise avec autrui, Elisabeth Guigou a utilisé son expérience ministérielle à la Justice au service de bon nombre de sujet et dossiers épineux tels que l'Affaire d'Outreau en 2005 / 2006 - où elle a été membre de la commission parlementaire du même nom - par exemple. Toutefois, elle n'en oublie pas l'Europe et la construction européenne. Europhile convaincue, elle défend une vision de l'Europe plus sociale et au service des citoyens à vision fédéraliste.

C'est pour cela - et bien d'autres raisons d'ailleurs - que je soutiens Elisabeth Guigou dans la 9ème circonscription de Seine-Saint-Denis. Durant ces cinq dernières années, elle s'est investie avec coeur pour nos communes, montrant une autre image d'elle que celle de l'éminente ministre et conseillère de François Mitterrand. Sa voix sera d'autant plus forte notamment face à un gouvernement de droite qui nous prépare une dure politique économique et sociale qui laissera bon nombre de nos concitoyens au carreau, dont ceux de Seine-Saint-Denis. 

Aussi, faites comme moi, venez prêter main forte à Elisabeth pour la porter au Palais Bourbon.


Contact :

- Permanence :

à Bondy (93140) : 6 rue Neuve (bus ligne 303, 346 ou 616 arrêt "Eglise de Bondy" ou ligne 105 arrêt "Cimètière Hôtel de Ville")

à Noisy-le-Sec (93130) : 58 boulevard de la République (RER ligne E ou Tram ligne T1 station "Noisy-le-Sec" puis ligne 143 arrêt "11 novembre 1918")

à Romainville (93320) : 25 avenue de Verdun (bus ligne 105 arrêt "Place du 19 mars 1962")


- Courriel : elisabethguigou@hotmail.fr

- Blog : www.elisabethguigou.com

- Téléphone : 01 48 50 82 61

à suivre : Geneviève Fioraso

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Dimanche 20 mai 2007

Suite à la formation du gouvernement Fillon, j'ai eu pas mal de discussions avec mes proches et des copains et copines de Sciences Po dont Marie.

Marie n'est pas encartée. Aussi, elle a un recul nécessaire sur la vie politique. A ce titre, elle m'a un peu reproché mes réserves et mes procès d'intention à l'encontre du nouveau ministère, notamment suite à l'entrée de quatre personnalités de gauche - "Monsieur Besson", Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet et... Bernard Kouchner - et du centriste Hervé Morin dans l'équipe Fillon.

B.-Kouchner.jpg

Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon 
(www.liberation.fr)

Bon, j'ai sans doute été quelque peu vindicatif notamment à propos du "French doctor" Kouchner! On pourrait effectivement dire que le président de la République cherche à rassembler, à faire l'ouverture pour l'intérêt du pays et qu'il a pour cela sacrifié bon nombre de ses fidèles - dont Patrick Devedjian qui en lot de consolation récupère tout de même la direction de l'UMP et surtout celle des Hauts-de-Seine. 

On dira également que Bernard Kouchner a fait le bon choix, dans l'intérêt du pays. D'ailleurs, 66% des Français, selon un sondage - ah, les sondages ! - semble approuver l'entrée de Kouchner au Quai d'Orsay. Alors on pourrait se dire que "Oui ! Sarkozy est quelqu'un d'ouvert et ce sont encore les socialistes qui grincent des dents !" "Notre président - quand il ne part pas faire son footing à Brégançon - est quelqu'un de politiquement courageux ! Que c'est beau tout ça !". Toutefois, je reste persuadé que l'ancien ministre de Lionel Jospin a commis une lourde faute en s'engageant du côté d'un président qu'il combattait encore il y a même pas une dizaine de jours !

A mon sens, Bernard Kouchner sert de caution sociale à un gouvernement qui nous prépare une politique bien corsée. Il est au Quai d'Orsay, certes ! Toutefois, sa marge de manoeuvre restera limitée : pour info, je tiens à vous dire que la politique des visas passe désormais sous le contrôle du ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Qui plus est, c'est bien le président de la République qui fixe les grands axes en matière de diplomatie, et les choses s'aggravent avec la présidentialisation - ou plutôt la personnalisation - du régime qui cherche à imposer Nicolas Sarkozy. Autrement dit, Bernard Kouchner devient plutôt un porte-parole de la diplomatie étrangère qu'un véritable ministre, ministre qui de plus devra soutenir - pour cause de solidarité gouvernementale - des politiques qui feront des dégâts. Autrement dit,il aura droit de fermer sa gueule ou de démissionner (pour reprendre l'expression désormais culte de Jean-Pierre Chevènement). D'ailleurs, Hubert Védrine - autre socialiste pressenti pour le Quai d'Orsay et qui a finalement décliné l'offre - l'a déclaré : selon lui, le chef de la diplomatie ne sera très fort sous Sarkozy ! Tout est dit !

A l'annonce de ce gouvernement, Jean Quatremer tirait sur son blog : "Chapeau l'artiste !" Il est vrai que Nicolas Sarkozy a réalisé un coup de poker en convaincant des personnalités de gauche à entrer dans son gouvernement. D'ailleurs, Bernard Kouchner est quelque peu emblématique à gauche. Aussi, Nicolas Sarkozy cherche à frapper là où sa fait mal en s'emparant de telles personnes. 

Alors, on dira que nous [les socialistes] sommes sectaires alors que Nicolas Sarkozy cherche à rassembler. D'ailleurs, il fait à Mitterrand en 1988. En effet, François Mitterrand lors de sa réélection avait fait un gouvernement d'ouverture qui a tenu jusqu'en 1993. Mais la comparaison s'arrête là !

En 1988, François Mitterrand - président sortant - avait fait campagne sur "La France unie", donc une volonté d'ouverture affichée dès le début de la campagne sur fond de désir (Le fameux "Tonton, laisse pas béton"). Il était donc logique que l'ouverture se fasse. 
En 2007, cela est complètement différent : Nicolas Sarkozy a passé la plupart de son temps à diviser les Français en opposant "la France qui se lève tôt" à "la France des profiteurs", "la France des honnêtes gens" à "la France des malhônnetes et des fraudeurs". Il a parlé d'identité nationale en faisant des clins d'oeil explicites aux électeurs du Front national - d'ailleurs si il veut faire large niveau ouverture, pourquoi pas proposer un strapotin à Philippe de Villiers ou Marine Le Pen ? 

Cette volonté d'ouverture cache mal l'objectif réel de Sarkozy et de Fillon qui est d'étouffer politiquement l'UDF-Mouvement Démocrate et le Parti socialiste. Politiquement, cela ne coûte rien et niveau communication, c'est un coup médiatique.

Aussi, je ne cherche pas à faire de procès d'intention. Je m'interroge juste. D'ailleurs, Laurent Dély - éditorialiste à Libération - écrivait : "Laurent Fabius décréta un jour à l'adresse de François Hollande que, au PS, on ne parviendrait jamais à cacher un éléphant derrière une fraise des bois. Il ne sera pas plus facile de dissimuler longtemps les pachydermes UMP derrière une poignée de cerises." (Libération, 19 mai 2007).
Autrement dit, je crois bien que ce gouvernement d'ouverture cache mal les réélles intentions du ministère Fillon. Et puis même si c'était le cas - c'est-à-dire l'ouverture - je vois mal comment Nicolas Sarkozy pourrait satisfaire tout le monde avec des mesures qui font toujours polémiques.

Dès lors, attendons voir. Mais je crains que ce gouvernement d'ouverture fasse rapidement illusion. On donne le sentiment qu'il y a ouverture. Mais je ne la trouve nulle part ! Quant à Kouchener, des députés de droite disaient qu'il n'avait plus rien à perdre vu son âge (67 ans). Rien à perdre, hormis des convictions !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 18 mai 2007

...et il est bien vivant ! D'ailleurs, je l'ai vu à la télévision aujourd'hui ! C'est lui :

Besson.jpg

"Monsieur Besson", alors qu'il était encore secrétaire national du PS (source : www.lefigaro.fr)

Maintenant, tout le monde connaît Monsieur Besson ! Il est désormais entré au gouvernement Fillon pour fait de trahison envers ma famille politique et Ségolène Royal. Et qu’a-t-il gagné au passage ? Un strapotin ! Rien que cela ! Pour un homme qui, officiellement devait quitter la vie politique !

                                      

Bref, cela ne m’a pas empêché de relire son livre vitriol contre notre chef de l’Etat à l’époque où ce dernier était encore ministre-candidat. Les inquiétantes ruptures de Monsieur Sarkozy, vous vous rappelez ? Bref, dans le TGV qui me ramenait sur Paris, j’en ai profité pour lire l’ouvrage de Besson et par la suite, écrire cet article.

 

Au fil de la lecture – rendue agréable, je dois vous l’avouer, par une ravissante demoiselle qui était assise en face de moi (RIRES)* – je me suis rappelé des propos de Besson, notamment après ce que ce dernier ait proposé ses services à Sarkozy. A Dijon, lors de l’entre-deux-tours, le 23 avril dernier, il avait affirmé que le PS et lui s’était livré à une campagne délibérée de diabolisation à l’encontre de l’actuel Président.

 

Et maintenant, le voilà dans l’équipe Fillon. J’ai une question à vous poser Monsieur Besson : cela vous fait quoi de faire partie d’équipe de cocu et d’être dépourvu de convictions ?

 

Cela me fait rire, au passage car en moins de six mois, voici un homme qui a changé de convictions comme on change de chemise ! Décidément, Monsieur Besson m’inspire que mépris et indignation. Je l’ai toujours dit : on peut avoir des désaccords, quitter sa famille politique sans pour autant renier ses convictions ! Mais là, la démarche de Monsieur Besson est quelque peu regrettable et est l’exemple parfait d’une personne sans convictions, sans idéal et qui n’hésite à faire l’âne pour avoir du foin ! Autrement dit, accepter de faire son autocritique, louer l’homme providentiel qu’on traitait auparavant de néo-conservateur… tout cela pour entrer au gouvernement ! C'est digne de l'époque stalienne !

 

D’ailleurs je m’interroge : notre nouveau président l’avait à maintes fois répété durant la campagne : il voulait s’entourer des meilleurs afin de constituer son équipe gouvernementale. Euh… quelqu’un peut m’expliquer quelle est la principale qualité de Monsieur Besson hormis celle de traître ?

 

Bon, vous me direz que je suis quelque peu vache et que je suis mauvais perdant. Cependant, je considère que s’engager en politique suppose un minimum de convictions. Rien n’interdit qu’on change d’opinion, qu’on évolue. Mais à cette vitesse et dans un contexte de changement du personnel politique, avouez que c’est quelque peu troublant ! Vraiment troublant ! Besson – et tant d’autres tels que Bernard Tapie, Bernard Kouchner… – se disent « hommes de gauche » ! Pour moi, ce sont des « Judas ». Alors vous me direz que je suis sectaire. Ben moi, je vous dirais qu’il faut un minimum de logique et de convictions surtout en politique. Je ne suis en rien contre l’ouverture, loin de là mais celle que propose Nicolas Sarkozy reste suspecte et dénouée de toute sincérité. Vous ne me croyez pas ? Rendez-vous après les législatives !

 

Voilà ! toujours est-il que Besson et les autres (Hervé Morin, Bernard Kouchner…) ont préféré un poste de ministre en échange de leurs convictions. C’est un peu le côté obscur de la vie politique : celle où certains n’hésitent pas à se fourvoyer dans telle ou telle initiative afin de satisfaire leurs ambitions, oubliant tout ceux qui les ont porté au pouvoir et au niveau dans lequel ils se trouvent. Décidément, il n’y a de bon que la trahison : il faudra que j’y pense un de ces quatre tant qu’il n’y a rien à se reprocher du côté de la morale et de la conscience ! ;-)

 

*à la question : « si j’ai abordé la fille en question ? » : top secret ! (RIRES) 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 18 mai 2007

Je reviens à Bondy pour les vacances et après une année riche de boulot sur Grenoble. Après avoir raté mon TGV - quel étourdi d'avoir oublié mon billet à la maison - et avoir du rajouter 14 € sur le prix initial (soit un Grenoble-Paris via Lyon à 49 €, ce qui fait mal), je m'installe dans le TGV. Au passage, j'en profite pour connaître la composition du nouveau gouvernement. Avant de vous donner mes impressions, voici la liste :

Le-gouvernement-Fillon-1.jpg

 

- François Fillon, premier ministre
Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables
-
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi
-
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales
-
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
-
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement
-
Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice
-
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité
-
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale
-
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
-
Hervé Morin, ministre de la Défense
-
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports
-
Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville
-
Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche
-
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
-
Eric Woerth ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

-
Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
-
Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques
-
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'aménagement durables, chargé des Transports
-
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des affaires européennes
-
Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. 

C'est le bal des cocus et le retour des anciens ! et dans cette équipe, j'appelle Alain Juppé, MAM, Besson et Kouchner. On nous avait promis un gouvernement d'ouverture ? Laissez-moi rire ! Bon, c'est vrai qu'il est ouvert et qu'il comporte quelques nouveautés telles que la présence de MAM, place Beauvau, une première dans l'histoire de la République ! 

En tout cas, j'ai plus envie de dire qu'il s'agit là d'un gouvernement de remerciement pour services rendus à Nicolas Sarkozy. Un exemple : Hervé Morin. L'ancien lieutenant de François Bayrou - le président de l'UDF - avait durant toute la campagne pourfendu le projet de Nicolas Sarkozy, ce qui ne lui a pas empêché de soutenir Sarkozy durant l'entre deux tours. Apparemment, il a bien été remercié !

Toujours est-il que j'attends de voir la suite et que ce gouvernement n'est en rien un symbole de rupture ! L'objectif du chef de l'Etat est clair : affablir toute opposition dans le seul but de s'arroger le pouvoir à lui tout seul. Pour cela, rien de plus simple : flatter l'égo de certains, quitte à ce que ces derniers mettent de côté leurs convictions. Ah oui, ministre, c'est plus excitant que d'être dans l'opposition, n'est-ce pas Bernard Kouchner, vous qui déclariez encore il y a quelques temps encore - le 12 avril dernier - que "Sarkozy est un homme qui n'éprouve aucune honte à pêcher dans les eaux de l'extrême droite". Vive la crédibilité politique ! En tout cas, je ne sais pas si cela va contribuer à améliorer l'image de notre vie politique à peine plébiscitée.
 

Mais attendons voir ce que fera ce gouvernement... provisoire ! Autrement dit rien pour cause d'élections ! Pour la suite, rendez-vous le 18 juin !  

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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