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Mardi 19 juin 2007

La droite a gagné les législatives comme prévu. Cela ne fait aucun doute. Mais, j’ai comme l’impression qu’elle se comporte comme si elle avait subi un revers (remarquez, cela n’est pas plus mal comme cela tant que celle-ci était de plus en plus arrogante notamment vis-à-vis de la gauche). D’ailleurs, l’ambiance n’était pas trop à la fête dimanche soir. Enfin, qu’on s’est rendu compte à la Maison de la Chimie que l’état de grâce était passé et qu’à force de se moquer des gens, ces derniers s’en souviennent.

 

Parmi les symboles du ressac qu’a subi la majorité (on lui avait promis 387 sièges au pire, 447 au mieux sans compter les 21 à 24 du Nouveau Centre, elle n’en obtient finalement que 340 dont 19 du NC), on peut citer les battus tel qu’Arno Karlsfeld à Paris, Renaud Donnedieu de Vabres à Tours etc. Mais la personne la plus emblématique de ce ressac reste en la personne d’Alain Juppé. 

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Alain Juppé, ministre démissionnaire de l'écologie et battu au second tour de la législative face à la socialiste Michelle Delaunay (www.lemonde.fr)

 

Alain Juppé risquait gros dans l’affaire. Tout d’abord en sa qualité de numéro 2 du gouvernement Fillon, au poste de ministre d’Etat chargé de l’Ecologie, de l’Aménagement et du développement durables et du Transport. Bref, un ministère sur mesure pour quelqu’un qui a du monnayer son soutien au président Sarkozy pour obtenir cette contrepartie. Alain Juppé pensait sans doute que son élection à la députation ne serait qu’une formalité et surtout une confirmation avant la municipale de 2008. Une nouvelle élection de Juppé aurait permis à ce dernier de se sentir plus légitime au sein du gouvernement voire même au sein de l’UMP (ce qui, à terme, aurait gêne le tandem Sarkozy – Fillon)

 

Puis est arrivée cette règle édictée par le Premier ministre : tout ministre candidat battu aura pour obligation de quitter le gouvernement. C’était juste histoire de faire bonne figure, de dire qu’un ou une battu(e) présent au gouvernement était dans l’obligation de se retirer. Chez Sarkozy, on abhorre l’échec ! On ne veut que du résultat ! Bref, il fallait faire bonne figure, c’est pour cela que le numéro 1 du gouvernement a imposé cette règle qui ne devait être qu’une formalité. Malgré tout, Alain Juppé a été battu – contre toute attente – dimanche soir par la candidate socialiste Michelle Delaunay.

 

Les partisans de Juppé ont voulu accuser les électeurs bordelais qui ont fait preuve – selon eux – d’ingratitude envers leur maire. Sans doute qu’Alain Juppé a rénové en profondeur la capitale girondine. Toutefois, Alain Juppé ne peut s’en prendre qu’à lui-même. L’homme a certes un talent et est très intelligent, toujours est-il qu’il a été et reste toujours aussi méprisant envers les gens et notamment envers ses adversaires. Qui plus est, on nous parle de rupture avec une certaine façon de faire de la politique. Laissez-moi rire car je tiens à vous préciser qu’Alain Juppé, jusqu’à dimanche, était un sacré cumulard ! (cf. article) Aussi, je pense que la majorité des électeurs de la seconde circonscription de Gironde a voulu sanctionner une certaine méthode adoptée par l’ancien ministre de l’Ecologie.

 

Enfin, si Alain Juppé ne peut s’en prendre qu’à lui-même, il peut également s’en prendre à ses propres « amis » politiques qui de fait, lui ont tendu un sacré piège ! En effet, François Fillon – lorsqu’il avait édicté cette règle – connaissait parfaitement la situation politique de Bordeaux où à la dernière élection présidentielle, Ségolène Royal avait totalisé 55% des voix face à Nicolas Sarkozy. Dès lors, il savait bien qu’Alain Juppé partait en opération quasi-suicide. Dès lors – mais je ne fais que supposer – je me demande bien si la règle édictée par le Premier ministre n’était tout simplement pas une manière quelque peu habile de se débarrasser d’Alain Juppé qui serait devenu gênant pour la suite et notamment pour le contrôle de l’UMP ? (Cf. article) A mon sens, l’ancien Premier ministre voulait rééditer le même coup que celui réalisé par Nicolas Sarkozy : revenir en grâce grâce à son pire ennemi pour ensuite reprendre sa revanche politique sur lui. C’était tout l’enjeu qui l’avait animé. Aussi, si à Matignon, on salue l’expérience et les qualités de homme d’Etat d’Alain Juppé, il n’en demeure pas moins que le tandem Sarkozy – Fillon y gagne au change.

 

Aussi, Alain Juppé a été touché en plein cœur, ou plutôt en pleine grâce. C’est également une leçon pour la majorité dans la mesure où il ne suffit pas de dire que l’on soutient Nicolas Sarkozy pour espérer l’emporter. C’est également une leçon dans la mesure où il ne suffit pas de dire qu’on réalise la rupture et qu’on s’amuse encore à faire des magouilles politiques. Bref, Alain Juppé a été touché en pleine grâce, se pose désormais la question de son avenir politique.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 19 juin 2007

Suite et fin de l’article que je consacre aux femmes que j’ai soutenu lors de la campagne législative et qui ont remporté d’éclatantes victoires. Après Elisabeth Guigou, voici donc Geneviève Fioraso qui, au terme d’un combat époustouflant, a battu le candidat de l’UMP, Alain Carignon, dans la 1ère circonscription de l’Isère (Grenoble nord – est et vallée du Grésivaudan) 

Gilles 

Le symbole du changement

 

GFI-7.jpg Geneviève Fioraso, députée socialiste de l'Isère. (http://blog.genevieve-fioraso.fr) La première fois que j’ai rencontré Geneviève Fioraso, c’était en octobre 2006 à La Chaufferie, à Grenoble. C’était alors la candidate investie par les militants socialistes de la section Hubert Dubedout, section dans laquelle je suis inscrit depuis cette date. Elle savait qu’elle aurait un combat difficile mais aussi enthousiasmant face à un homme qui tentait alors son retour politique dans une ville où il a tout gagné au point même de connaître une aventure nationale. Seulement voilà, si il était probable qu’Alain Carignon veuille se présenter, il n’en demeure pas moins qu’il voulait faire table rase du passé, en ne reconnaissant à peine ses erreurs.

 

Carignon voulait se présenter comme « un homme nouveau ». « J’ai changé », aurait dit Nicolas Sarkozy dont il se targuait d’avoir le soutien. Toutefois, l’homme était un candidat sérieux, coriace et capable de tous les mauvais coups possibles pour déstabiliser Geneviève mais aussi – par personne interposée – Michel Destot, le maire.

Et il les multiplié les tentatives d’intimidations : diffusions de tracts mensongers, diffamatoires, de rumeurs tous azimuts… On parle de rupture, de vrai changement et on ose investir un homme qui a un lourd passif judiciaire ? Bon, on pourrait laisser les affaires de côté mais quand même ! Un homme qui a tout eu, tout gagné, me mérite-t-il pas une retraite politique bien méritée ? Aussi, la rupture pour la première circonscription ne se trouvait pas du côté de Carignon mais de Fioraso !

 

C’était un combat quelque peu difficile face à cette personnalité locale et nationale qui tentait de faire son come-back politique. Geneviève n’a pas été épargnée par les attaques et les phrases assassines bien au contraire ! Néanmoins, elle a voulu se concentrer sur l’essentiel : la première circonscription et ses habitants. Geneviève a multiplié les réunions publiques et thématiques, laissant le candidat de l’UMP régler ses comptes avec le député sortant Richard Cazenave, exclu de l’UMP pour avoir refusé le fait du prince de Carignon.

 

Dès lors, la victoire de Geneviève Fioraso me parait logique et importante. Elle est logique car Geneviève a préféré une campagne de terrain et de convictions par rapport à une campagne de victimisation. Alain Carignon a cru, à tort, qu’il suffisait de dire qu’on était soutenu par Nicolas Sarkozy pour être élu sur un fauteuil. Alain Carignon a cru, à tort, que seul son nom et que sa notoriété passée suffisaient pour l’emporter. Les Grenoblois et habitants du Grésivaudan ont fait un choix clair : celui de se tourner vers l’avenir avec Geneviève notamment en ce qui concerne l’innovation, l’éducation ou bien encore l’environnement.

 

La défaite de Carignon est une bonne nouvelle pour Grenoble, le Grésivaudan, et la morale politique dans ce pays. La sanction des électeurs était essentielle pour que cet homme comprenne et se rende compte du tort qu’il avait fait à cette ville mais aussi à ceux qui lui ont fait confiance. D’ailleurs, n’est-ce pas pour ces raisons que des électeurs du Modem mais aussi de droite ont massivement voté pour la candidate socialiste ?

 

Aussi, j’ai été agréablement surpris par le score de Geneviève : 63% ! Du jamais vu dans la première circonscription qui bascule à gauche pour la première fois depuis 1986. D’ailleurs, j’aurais aimé être là au local de campagne de Geneviève – qui deviendra sans doute sa permanence – et faire la fête avec eux autour d’un bon buffet campagnard. Mais bon, on ne peut pas se dédoubler dans la vie ! (RIRES)

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Lundi 18 juin 2007

Les deux articles suivants seront exclusivement consacrés à des femmes. Plus exactement à deux femmes que j'ai soutenu durant la campagne législative et qui ont mené un travail remarquable. Aussi, le résultat d'hier soir était quelque peu logique. 

Ces deux femmes sont Elisabeth Guigou et Geneviève Fioraso respectivement (ré)élues face à Georgia Vincent pour la première et Alain Carignon à Grenoble. Aussi, je vous propose de lire les deux articles qui leur sont consacrés, deux femmes de caractère, de conviction et de courage, ayant au bout du compte, remporté une belle victoire en Seine-Saint-Denis et dans l'Isère. 

Gilles


Elisabeth Guigou : une (large) victoire logique

Hier soir, vers 22 heures. J'ai quelque peu le sourire à l'annonce des résultats. La vague bleue annoncée n'a pas eu lieu et la Gauche fait plus que se maintenir puisqu'elle passe de 178 à 234 sièges et ce dans un contexte quelque peu difficile après le coup de massue des présidentielles et la tentative d'annihilement orchestrée par le tandem Sarkozy - Fillon. Je me décide alors de me rendre à l'Hôtel de Ville de Bondy où sont présents la plupart des camarades socialistes. Auparavant, j'avais vu Elisabeth Guigou intervenir sur le plateau de France 2.

Photo027.jpg Elisabeth Guigou remerciant ses partisans en compagnie de Philippe Gugliemi, son suppléant (à gauche) et de Gilbert Roger, maire de Bondy, hier soir vers 23 heures. (Photo prise de mon téléphone portable) Vers 22 heures 15, j'arrive en mairie. Après avoir passé un coup de fil à un camarade de Sciences Po qui me commentait la défaite d'Alain Juppé, j'arrive à la salle des fêtes de la mairie. L'ambiance est bonne, très bonne. Les militants se congratulent et commentent les résultats au niveau national. Sentiments quelque peu mesurés tout de même car la gauche a perdu la législative mais sentiment de pouvoir peser à l'Assemblée et surtout l'espoir d'être mieux respecté par la majorité. 

Vers 22 heures 30, Gilbert Roger - maire de Bondy - communique les résultats définitifs : 60, 25 % Le score est sans appel ! Il est même supérieur à celui qu'elle avait réalisé en 2002 (soit 56%). A mon sens, ce résultat est quelque peu logique. C'est le résultat d'une campagne qui s'est concentrée que sur la circonscription et les habitants de celle-ci. Georgia Vincent n'a eu que pour seul argument et proposition pour les Bondynois, Noiséens et Romainvillois : "soutenez Nicolas Sarkozy !" Aucune proposition n'a été faite aux habitants de la neuvième circonscription notamment en ce qui concerne les transports ou bien encore l'éducation. La candidate de l'UMP a préféré se pavaner dans ses tracts avec des people de l'UMP alors qu'Elisabeth a reçu le soutien de bon nombre d'élus locaux et de personnalités de la société civile. La victoire d'Elisabeth est quelque peu logique car elle est restée sur un objectif : la circonscription. Bon nombre de réunions publiques ont été organisées par notre députée alors que du côté de l'UMP, il fallait être dans le secret des Dieux pour être informé. A ce que je sache, Georgia Vincent n'a informé la population d'aucune réunion publique dans la circonscription. 

Vers 23 heures, Elisabeth arrive à l'Hôtel de ville, sous le coup d'applaudissements nourris. Visiblement émue, elle a remercié les militants un par un. A ce titre, j'ai pu personnellement la féliciter en glissant un "Félicitations, Mme la députée". Après cela, un bref discours et une bonne ambiance qui s'est terminé par un "Oh happy day" scandé par les militants.

Le score impressionnant d'Elisabeth Guigou marque la volonté pour nos concitoyens de la circonscription d'être représenté par quelqu'un défendant les valeurs d'égalité et de solidarité. Désormais, Elisabeth fait partie de ses 234 députés de gauche qui resteront vigilants face à la politique de Sarkozy - Fillon. Toutefois, il faut rester vigilant car si le score d'Elisabeth est élevé, il nous oblige à une certaine obligation de résultats conséquence d'une certaine exigence de la part de nos compatriotes.

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En compagnie d'Elisabeth Guigou et des militants, à l'Hôtel de ville de Bondy, hier soir vers 23 heures 30. (Photo prise de mon téléphone portable)

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Dimanche 17 juin 2007

Ce soir, 18h50 chez mes parents. Je regarde la soirée électorale. Autant vous l'avouer tout de suite, je n'étais pas tellement optimiste quant aux résultats : la majorité allait être reconduite. L'enjeu était de savoir qu'elle serait l'ampleur de la victoire pour l'UMP de Nicolas Sarkozy. 

On communique le premier chiffre de la soirée. C'est l'abstention. 39,7% Il est quasiment identique à la semaine dernière et cela renforce mon pessimisme. 
Les minutes passent. On regarde l'ambiance dans les QG notamment à ceux du PS et de l'UMP. L'ambiance est plutôt positive au PS, plus retenue à l'UMP. Les minutes passent et déjà, David Pujadas lance une première indication quant au résultat tant attendu : "il s'agit d'un résultat intéressant" dit-il. Habitué aux messages subliminaux, je me dis : "Il y a quelque chose qui se passe !" Puis vers 19h40, le mot est lâché : "Surprise" Par la suite, on insiste sur le fait que la gauche avait progressé de sondages en sondages. L'hypothèse d'une chambre "bleue - blanc - bleue" serait-elle remise en cause ? (ce qui serait un évènement en soi puisque les retournements de situation restent quelque peu rares dans les soirées législatives)

La réponse m'est donnée à 20 heures lorsqu'est présentée la projection en sièges :

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Projection en sièges de la future assemblée à 21h00 (www.france3.fr)

Je suis agréablement surpris par ce résultat. Certes, n'oublions pas que l'UMP et ses alliés ont remporté la législative et resteront majoritaires à l'Assemblée nationale. Toutefois, qui aurait pu parier sur une correction aussi nette de tendances deux jours auparavant ? Moi-même, j'aurais été spectique. Et là, c'est l'étonnement : la gauche détient 234 sièges à l'Assemblée contre 178 en 2002.

C'est donc un signal fort qui a été lancé au gouvernement Fillon et la volonté de bon nombre de nos compatriotes de ne pas voir une assemblée "couverte de bleues" pour reprendre l'expression utilisée par "Marianne". Il ne faut l'oublier : l'UMP a remporté la législative mais la vague bleue annoncée (les sondages prévoyaient un minimum de 400 sièges et un maximum allant jusqu'à 500) ne s'est pas déferlée sur le pays. A mon sens, la droite sarkozyste a payé une certaine arrogance et a cru à tort que la tendance de dimanche dernier serait confirmée. A titre personnel, je pense également que la mobilisation s'est faite plus forte à gauche qu'à droite où conisidérait que les jeux étaient faits. Bref, personne n'a considéré le cas de figure de ce soir. 

Le PS remporte donc 60 sièges de plus par rapport à il y a cinq ans, certains camarades retrouvant même leur siège comme Michelle Vauzelle ou bien encore Pierre Moscovici. A 212, on est beaucoup plus efficace pour s'opposer mais aussi proposer une autre politique face aux mauvais coups à venir du gouvernement. Je suis d'autant plus satisfait du résultat de la gauche qu'à Grenoble et à Bondy, celle-ci est largement majoritaire (mais cela, j'aurai l'occasion d'en parler un peu plus longuement) Pour autant, j'ai une petite pensée pour Vincent Peillon ou bien encore Najat Belkacem qui ont été battus respectivement dans la Somme et dans le Rhône tout en me réjouissant de la défaite d'Alain Juppé (numéro deux du gouvernement chargé de l'écologie) et de celle (beaucoup plus sévère) d'Alain Carignon à Grenoble.

La rose socialiste ne s'est pas noyée et a fait mieux que résister. Toutefois, nous ne pouvons et nous ne devons pas nous reposer sous nos lauriers. Il ne faudrait pas en effet oublier qu'il s'agit d'une nouvelle défaite et qu'une défaite reste une défaite. Aussi, à nous de renouveller suffissament, sérieusement et e profondeur le logiciel de la Gauche et en particulier celui du PS. Nous avons cinq ans pour s'opposer mais aussi et surtout, proposer un projet crédible et fort pour notre pays. C'est désormais l'enjeu qui nous attend. La gauche a 234 députés, et nous avons une lourde responsabilité : celle de ne pas décevoir tous ceux qui attendent notre renouveau 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 15 juin 2007

Dimanche prochain, aura lieu le second tour des législatives, dernier grand scrutin national avant 2012. C'est donc la dernière occasion pour s'exprimer d’ici là (au niveau national bien entendu). 

En ce qui me concerne, je l'ai toujours dit : il faut se déplacer aux urnes dimanche, surtout si on souhaite marquer sa différence face au projet dévastateur d'une droite qui se dit décomplexée et qui s'imagine déjà réussir alors qu'elle vient d'à peine d'être reconduite. En réalité, elle se comporte comme si elle n'avait jamais été au pouvoir, ce qui est bien évidemment faux. 

Parle-t-on de changement ? Parle-t-on de rupture ? Où est-elle, la rupture ? Avec Juppé, Alliot-Marie, Bachelot, Borloo, Fillon, c'est cela la rupture ? Avec les arrangements entre amis, le soutien aux indésirables (cf : Alain Carignon à Grenoble), la communication et le mensonge à outrance (François Fillon sur la TVA sociale), l'arrogance et l'irrespect envers les adversaires, c'est cela la rupture ?

Non. Assurément pas. La droite sarkozyste est à la fois différente mais aussi semblable à la droite RPR : différente car n'hésitant plus à faire des clins d'oeil à l'extrême droite pour élargir son électorat, semblable car toujours égale à elle-même : arrogante, prétentieuse, se croyant meilleure que la gauche. Une droite qui multiplie les phrases qui choquent à l'image de son gourou, Nicolas Sarkozy. Aussi, je me permets de relever des propos qu'aurait prononcé Maître Sylvie Noachovitch, avocate de la veuve et de l'orphelin dans l'émission phare de TF1 "Sans aucun doute", présentée par Julien Courbet et candidate UMP contre Dominique Strauss-Khan dans la huitième circonscription du Val d'Oise : «Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes, L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne.» (révélation du Canard Enchaîné, le 13 juin dernier et confirmé par Nicolas Poincaré, journaliste à RTL) 

Rien que pour cela, il est nécessaire d'aller voter. Personnellement, je ne souhaite pas d'une assemblée "bleu - blanc - bleu" qui contenterait de signer les textes du président de la République sans discuter même si notre cher chef de l'Etat a promis que l'Assemblée jouerait un rôle plus important (on aimerait voir !) Dès lors, il faut une opposition forte au Palais Bourbon. Je vous le rappelle : avoir 170 députés, cela est bien différent que d'en avoir 120 ou 100 ou pire 50 ! C'est du nombre de députés de gauche (notamment socialistes) que dépendra la capacité de l'opposition de résister face aux mauvais coups à venir pour notre pays. Il en va aussi de la santé de notre démocratie.

Aussi, il est nécessaire d'aller voter, notamment à gauche. Les électeurs de droite n'hésiteront pas à se déplacer aux urnes. Dès lors, il est primordial que nous, électeurs de gauche, répondions à la droite et son jeu de dupe. 

Alors n'hésitons plus ! Dimanche votons et portant un maximum de députés socialistes au Palais Bourbon !

Gilles 

PS : ce blog ne sera plus mis à jour jusqu'à dimanche 20 heures afin de respecter la loi. D'ici là, vous pourrez toujours laisser des commentaires !

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par Gilles publié dans : Actualité politique
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