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Lundi 23 juillet 2007

Lundi 23 juillet

 

Questions / Réponses

 

Suite à l’article « Le nouveau siècle des socialistes », Vincent un ami militant à l’UMP, m’a laissé une série de questions quelques peu intéressantes au sujet de la situation de mon parti.

 

Vincent et moi, vous l’aurez aisément deviné, faisons partie de deux formations politiques différentes et opposées. Néanmoins, cela ne me nous empêche pas d’avoir des rapports plus que courtois, l’essentiel étant que nous respections les idées de l’autre et que nous pratiquions la joute politique sans arrogance ni dénigrement gratuit de l’autre. Autrement dit, discuter politique avec Vincent, c’est largement plus plaisant qu’avec certains UMP de l’IEP qui se distinguent par leur arrogance à peine voilée ! (N’est-ce pas Barthélémy ?)

 

Toujours est-il que Vincent m’a posé quelques questions. D’ailleurs voici le commentaire qu’il m’a déposé :

 

Salut Gilles,

Puisque tu annonces de manière prophétique le nouveau siècle des socialistes, j'aimerais connaître ton point de vue sur ces quelques questions que le PS n'a pas encore éclaircies :

- le marxisme est-il une référence convenable et appropriée ?
- le capitalisme est-il le système le moins mauvais ? (sinon, lequel proposes-tu ?)
- les politiques sociales passent-elles nécessairement par une régulation publique de l'activité économique ?
- le développement de la propriété est-il une bonne chose ?
- vaut-il mieux fréquenter Bush ou Chavez ? (même si les deux sont des cons)
- qui produit les richesses ?
- faut-il surtaxer les plus riches, au risque de les voir partir ?
- le PS doit-il s'allier avec l'extrême-gauche ou avec le Modem ?
- le PS doit-il lâcher les communistes, qui ne représentent plus rien électoralement ?

Je pense que la rénovation du PS passe par une réponse claire à ces questions idéologiques de fond. Il faut que ton parti cesse de dire le contraire de ce qu'il fait lorsqu'il est au pouvoir.
J'aimerais vraiment que tu répondes à ces quelques questions (pas besoin de faire un long discours), car je souhaiterais savoir quel genre de socialiste tu es personnellement. Je m'adresse au citoyen, et pas au militant formé à répéter un discours officiel (ce que je fais aussi en tant que militant UMP).

Vincent

 

Alors allons-y et jouons le jeu :

 

Le marxisme est-il une référence convenable et appropriée ?

 

Mon cher Vincent, je pense tout simplement que le marxisme ne peut plus se concevoir tel que Marx l’avait lui-même conçu. Toutefois, certaines de ses idées ont le mérite d’être réactualisées comme celle stipulant que le capitalisme mourra de ses propres contradictions. Cela a failli être le cas lors de la crise de 1929 qui a été un prélude à la Seconde Guerre Mondiale. En tout cas, croire que le libéralisme (économique) est la seule et unique solution au bonheur du monde… Cela se saurait !

 

Le capitalisme est-il le système le moins mauvais ?  (Sinon, lequel proposes-tu ?)

 

Je n’ai pas condamné le capitalisme mon cher Vincent, sinon j’aurais pris ma carte à la LCR ou LO (RIRES). Plus sérieusement, je tiens à te rappeler que le PS a toujours accepté l’économie de marché. Seulement, nous exigeons qu’elle soit régulée afin que tous puissent bénéficier des bienfaits. Or, on vit dans un monde économique de moins en moins régulé où l’obsession du capital prend le pas sur les valeurs humaines. D’ailleurs comment prôner le tout libéral et le fameux « Gagner plus en travaillant plus » (Ce qui semble, au passage, d’une évidence folle) lorsque dans le même temps, on délocalise à tout va ?

 

Les politiques sociales passent-elles nécessairement par une régulation publique de l’activité économique ?

 

Ma réponse est oui. Mais attention, si l’Etat doit nécessairement jouer un rôle dans la régulation économique, il n’en demeure pas moins qu’il doit se montrer modéré et non dirigiste. L’erreur des socialistes – et c’est l’erreur que s’apprête à faire le gouvernement actuel – est de croire que la loi (donc l’autorité de l’Etat) suffit pour réguler l’économie et donc financer les politiques sociales. Aussi, les politiques sociales passent par une négociation salariale forte entre les différents partenaires sociaux (comme cela se fait en Allemagne et aux Pays-Bas). Mais pour cela, il faut développer des syndicats de masse ainsi que de changer les règles du jeu entre les partenaires sociaux (par exemple, passer de l’accord minoritaire à l’accord majoritaire, ce qui changerait pas mal de choses)

 

Le développement de la propriété est-il une bonne chose ?

 

Vincent, il me semble que le PS n’a jamais condamné la propriété privé ! (Tu devrais cesser de nous confondre avec l’extrême gauche ! (RIRES)) Seulement, ce sont les conditions d’accès à celle-ci qui posent encore problème. Qui plus est, la propriété reste quelque peu inégalitaire car certains ne partent pas avec les mêmes armes dans la vie

 

Vaut-il mieux fréquenter Bush ou Chavez ? (même si les deux sont des cons)

 

Ravi d’entendre un militant UMP de dire que Bush est un con ! Cela me change des discours de Lellouche ou de certains à l’IEP ! Plus sérieusement, je considère que Chavez est un trublion qui – au risque de choquer un peu – ne constitue que peu de risques pour l’humanité ! On peut détester Chavez et se rappeler que ce dernier a une vision particulière de la démocratie. Mais justement, les Vénézuéliens – tout comme les Américains – ont choisi en toute conscience leur actuel dirigeant. Quant à Bush, finalement, ce n’est pas lui est dangereux, c’est son entourage ! Mais tu connais les dessous de la diplomatie ! Il y a les idéaux et les réalités géopolitiques du moment !

 

Qui produit les richesses ?

 

Il est clair que la décision d’investir provient de l’entrepreneur mais je te rappelle que le salarié joue un rôle important. Sans salarié, point de salut pour l’entreprise ! CQFD mon ami !

 

Faut-il surtaxer les riches, au risque de les voir partir ?

 

Mon cher Vincent, je ne vois pas en quoi l’impôt devrait être un gros mot ! Désolé mais si Johnny Hallyday vit très bien c’est grâce (ou à cause, c’est selon) de fans qui sont pour la plupart des Français moyens. Alors, il me semble juste que Johnny Hallyday et d’autres doivent payer l’impôt en fonction de ce qu’ils gagent car il me semble scandaleux que l’effort soit excessivement porté sur ceux qui ont des revenus modestes. Aussi, il faut repartir équitablement l’imposition et le projet de TVA sociale montre malheureusement que cela n’est pas pour demain ! (La TVA sociale qui a tout de même coûté près de 60 sièges à l’UMP et ses alliés lors de la dernière présidentielle, comme quoi !)

 

Le PS doit-il s’allier avec l’extrême gauche ou avec le MODEM ?

 

Cela dépend de ce qui appelle par extrême gauche. Mais te connaissant, je te soupçonne de mettre dans le même panier, la LCR, LO et le PCF ! La rénovation du PS passe par une redéfinition des alliances de toute façon. A mon sens, je propose plutôt une alliance d’Epinay élargie allant du Modem ou communistes réformateurs, et ce à partir du moment où la LCR refuse tout bonnement de participer à un gouvernement – et donc d’affronter le jugement de nos compatriotes. Quant au MODEM, il devra se poser une question essentielle : poursuivre une stratégie d’indépendance qui s’avère pour l’heure peu payante ou bien rejoindre ceux qui ont une vision impartiale de l’Etat, une idée généreuse de la France et une réelle ambition pour l’Europe ?

 

Le PS doit-il lâcher les communistes qui ne représentent plus rien électoralement ?

 

Tu te trompes lorsque tu dis que le PCF ne représente plus rien. Si tel était le cas, les communistes n’auraient pas été en mesure de se maintenir lors des législatives mais aussi dans certaines élections telles que les municipales par exemple (qui restent présents que cela soit dans la Banlieue parisienne (même si la Ceinture est de plus en plus rognée) et dans l’agglomération grenobloise (Saint-Martin d’Hères, Fontaine, Echirolles… ce n’est pas rien quand même !). Je pense tout simplement que le PCF doit clairement comprendre que la rénovation vaut également pour elle et cesser de faire ce va et vient entre le PS et l’extrême gauche qui représente une impasse de toute façon

 

Voilà, j’espère avoir répondu à tes questions, en tant que citoyen lambda et non en tant que militant socialiste. D’ailleurs, cela n’amuserait de savoir quel genre de socialiste tu me considères. Quant aux autres, n’hésitez pas déposer vos commentaires également !

                                                                                                                  

PS : ne t’en fais pas Etienne, je te répondrai ! Mais d’abord, j’ai un article sur le Japon à finir moi ! (RIRES)

 

PS 2 : j’aurais aussi quelques questions à te poser Vincent ! Sois attentif mon cher !

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Jeudi 19 juillet 2007

Des nouvelles de Ségolène

 

Mercredi 18 juillet

 

Je suis enfin arrivé au Japon. Bon, ne m’en voulez pas mais si j’ai un peu traîné c’est en raison du récent séisme qui a eu lieu sur l’archipel et qui a touché une centrale nucléaire. Apparemment, il ne devrait pas avoir de danger d’après les autorités et la direction de la centrale. Enfin, passons.

 

J’en profite pour me promener dans les rues de Tokyo, cette mégapole de plus de 29 millions d’habitants. Je me promène dans ce pays quelque peu déroutant et passionnant en attendant de pouvoir faire un article sur la jeunesse nipponne, une jeunesse en perdition.

 

Je suis quelque peu émerveillé car Tokyo est tel que je l’imaginais notamment dans les mangas et les films d’animation. Mais bon, ce n’est pas tout, il faut que je m’informe. Aussi, je me rends dans un des nombreux cybers café de la capitale ouverts jours et nuits. Une (très) rapide connexion à Internet et me voici sur la toile.

 

En navigant sur le site du Monde.fr, j’apprends que Ségolène Royal avait récemment fait une réunion avec plusieurs de ses fidèles et membres de son équipe de campagne durant la présidentielle à l’Assemblée nationale. Une réunion de travail dans laquelle étaient présents des personnalités de la société civile dont Olivier Duhamel, le fameux constitutionnaliste et professeur à l’IEP de Paris. 

S--gol--ne-Royal--janvier-2006-.jpg

 

Décidément, Ségolène Royal n’est pas une personnalité politique comme les autres. Elle aurait très bien pu se dédouaner de la défaite qu’a connue ma formation au printemps dernier, tout comme l’ont fait certains de mes camarades socialistes. Mais non ! Elle a décidé d’assumer et surtout de réfléchir à cet échec. J’aime bien cette démarche car c’est de ses échecs qu’on arrive à avancer et repartir de l’avant. Au moment où le monde tente d’accabler Ségolène Royal, je trouve qu’elle adopte une attitude digne et remarquable. Elle aurait très bien pu se raccrocher à quelconque enjeu politicien en voulant – pourquoi pas – rester à l’Assemblée nationale. Elle aurait, en effet, très bien pu se représenter à nouveau et d’ailleurs, elle aurait été aisément réélue. Néanmoins, Ségolène avait été claire en juin dernier : elle ne siègera pas à l’Assemblée nationale en raison d’un cumul de mandats, c’est ce qu’elle a fait.

 

Ségolène Royal a souvent – il faut bien le reconnaître – dérouté le PS notamment de par ses déclarations ou propositions. Cela a bien souvent secoué les plus orthodoxes d’entre nous. Toutefois, je considère qu’elle a donné un coup d’accélérateur important dans le cadre du renouveau du parti. A ce titre, on l’a souvent traité de tous les noms, on l’a accusé de toutes les magouilles et depuis sa défaite, certains aimeraient la voir morte politiquement. On peut comprendre leurs inquiétudes car la période 2007 – 2012 est une période où il est fort probable que l’actuelle présidente de la région Poitou-Charentes jouera les premiers rôles.

 

Ségolène Royal aura de toutes façons, un rôle clé dans le processus de rénovation du PS d’autant plus qu’elle se remet en cause sans concessions. Certains diront qu’il est bien tard pour effectuer une telle tâche. Mieux vaut tard que jamais dirons nous ! En ce qui me concerne, je considère toujours que Ségolène Royal peut apporter un sang neuf au PS et à sa boîte à idées. Bien évidemment, il ne s’agit pas de rejeter notre passé mais ce cesser une certaine schizophrénie qui veut que l’on place le curseur à gauche quand on est dans l’opposition et au centre quand on accède aux responsabilités.

 

Ségolène Royal aura un avenir tout aussi important au sein au PS que ceux qui pensent qu’elle est politiquement morte se trompent lourdement et feraient bien mieux de faire preuve de mesure. En effet, il ne faudrait surtout pas oublier que les traversées du désert que De Gaulle, Mitterrand, Chirac Sarkozy et même (dans une moindre mesure) de Jospin ont été le prélude à une reconquête du pouvoir sans précédant. Aussi si l’ancienne députée des Deux-Sèvres connaît un moment difficile – ce que peut se comprendre après une campagne présidentielle où elle a donné de sa personne – il n’en demeure pas moins qu’elle ne compte pas sans arrêter là. Toutefois, avant une probable candidature à la tête du Parti socialiste, prélude à une candidature à l’élection présidentielle de 2012 (qu, à mon sens, sera loin d’être un remake de 2007), Ségolène Royal doit apprendre de ses erreurs. C’est en cela, qu’elle apportera beaucoup au renouveau de mon parti et de mon camp.

 

Alors, j’entends certains m’accuser de « Ségolisme ». A cela, je leur répondrais : « Je suis socialiste avant tout et c’est cela qui compte ». Peu importe de toute façon ! Je profite de la beauté du mont Fuji et quitte le cyber café pour me rendre sur un lieu bien fréquenté des jeunes nippons, des jeunes nippons plus ou moins désenchantés en raison d’un Japon en crise. Mais cela, c’est une affaire à suivre.

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Lundi 16 juillet 2007

A mes lecteurs

 

Après quelques jours de bullage, je reviens sur mon blog et je passe en mode « Vacances ». Rassurez-vous, le blog restera mis à jour. Toutefois, c’est l’occasion pour moi d’élargir mes domaines de discussion et de vous proposer une nouvelle rubrique que j’animerai jusqu’au 27 août et que j’ai intitulé « Carnets d’été ». Dans cette rubrique, je vous ferai part de lectures, de films et de documentaires qui me tiennent à cœur mais aussi de réflexions sur divers sujets, toujours en lien avec  notre vie politique française et internationale (Hé oui, on ne se refait pas ! RIRES) et ce, à travers un récit plus ou moins fictif. En effet, faute de ne pas pouvoir partir en vacances (car je travaille), j’ai décidé qu’en même de partir d’une manière différente.

 

Bons carnets d’été

 

Gilles

 

Le nouveau siècle des socialistes

 

Lundi 16 juillet.

 

C’est décidé ! Après un mois et demi de boulot, j’ai décidé de prendre des vacances et de me faire un tour du monde ! J’en ai plus qu’envie et les destinations de certains ont eu raison de ma patience ! Agathe est en Australie, Ariane part pour les Canaries, Marion est partie à la conquête de l’Ouest. Bon, c’est décidé, je m’en vais et décide de quitter momentanément, la France rebaptisé la Sarkozie depuis le 6 mai dernier. Aussi, je pars – du moins, virtuellement !

 

Vers 10 h 30, j’arrive à Roissy. Où aller ? Je ne sais pas trop. Le Royaume-Uni ? L’Espagne ? Tiens et si j’allais carrément au Japon ? Je ne suis jamais allé et c’est peut-être l’occasion de casser sa tirelire ! Bon ! Direction le comptoir d’Air France pour acheter mon billet.

 

Le billet acheté, je m’installe dans la salle d’attente de l’aérogare 2 Hall F. Il fait plutôt beau. Comme l’embarquement a pris un peu de retard, je me mets à regarder un documentaire, histoire de patienter. Il s’agit du Siècle des socialistes, un film réalisé par Yves Jeuland en 2005, à l’occasion des cent ans du Parti socialiste. Au bout de deux heures, je me mets à réfléchir.

 

Voilà 102 ans que le Parti socialiste existe. Pas mal comme longévité ! 100 ans de combats, de conquêtes et d’espérance mais aussi 100 ans de désillusions, de divisions, d’affrontement et de désaveu. Quand je regarde l’histoire des socialistes, je ne peux m’empêcher de penser à la situation actuelle de ma formation.
 
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Jean Jaurès (1858 - 1914), fondateur du Parti socialiste - Section française de l'Internationale Ouvrière en 1905 

Evidemment, cela n’est pas très réjouissant d’être à la place de celui qui vient de perdre une élection. Il était évident que la gauche aurait pu remporter la présidentielle. Mais bon, il ne d’agit pas de refaire le match. Il faut désormais regarder vers l’avant et s’interroger sur l’avenir. C’est dans de tels moments que le PS repart de plus belle et écrit une page enthousiasmante de son histoire. Des épreuves, mon parti en a connu. Des remises en causes idéologiques, mon parti en a connu également. Des querelles de personnes, mon parti n’en a pas été épargné. Toutefois, tout cela a contribué à renforcer le PS et à faire ce qu’il est : une formation incontournable dans le paysage politique français.

 

Aussi, le PS connaît un cycle et cela peut se démontrer facilement si on se met en souvenir l’évolution de mon parti. Et la période qui s’ouvre est pleine d’espérances et d’audace pour ma formation à la condition que nous menons de façon sérieuse l’entreprise de rénovation du PS. Cela suppose un débat clair sur notre identité et nos objectifs même si il paraît évident que cela ne se fera pas sans heurts. Cela suppose aussi un renouvellement dans les instances dirigeantes : Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius ont monté l’exemple en quittant le bureau national du PS afin de favoriser la montée en puissance des « jeunes ». Bien évidemment, il ne s’agit pas de faire la chasse au « vieux », d’autant plus que nous aurons besoin de leurs expériences. Toutefois, la refondation ne peut se faire sans une meilleure prise en compte des enjeux sociaux et sociétaux actuels et sans nul doute que les nouvelles têtes du PS symbolisent cette volonté de concilier une formidable histoire mais aussi de bâtir un nouveau siècle des socialistes.

 

Najat Belkacem, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Delphine Balto, Sandrine Mazetier, Benoît Hamon, Razzye Hamadi… mais aussi, des militants lambdas dont les fameux adhérents à 20 € qui – qu’on le veuille ou non – apporteront du sang neuf à notre parti. En réalité, la refondation est déjà en marche. Toutefois, il s’agit d’y entrer pleinement en réfléchissant à un projet qui soit en lien avec les réalités de notre pays sans pour autant rejeter des pans entiers de notre histoire. 

Razzye-Hammadi-copie-2.jpg Delphine-Balto-copie-2.jpg Manuel-Valls.jpg






                                                                            Razzye Hammadi, Delphine Balto et Manuel Valls ou la nouvelle génération du PS

 



Jean Jaurès disait en 1903 : « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». En ce début de XXI° siècle, la citation du fondateur du PS n’est plus que jamais d’actualité et de nouvelles perspectives s’ouvrent pour les socialistes et la gauche française en général même si le réalisme est de rigueur comme le rappelle Yves Jeuland à la fin de son documentaire :
« Hier collectivistes, les socialistes ont vite admis qu’ils étaient un parti révolutionnaire mais qui jamais ne ferait la révolution. Mais la révolution se trouve peut-être dans les réformes ». Ainsi va le PS, en ce début du XXI° siècle, un nouveau siècle prometteur, espérons-le.

 

Bon, il est temps d’embarquer, direction Tokyo !

 

A suivre…

 

Pour aller plus loin :

 

Documentaire Le siècle des socialistes, film d’Yves Jeuland, France Télévisions, 2005 (bientôt disponible sur le blog)

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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