Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Liens

Recherche

Lundi 24 septembre 2007

Brice-Hortefeux-copie-1.jpgBrice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Identité nationale, de l'Intégration et du Co-développement. Suite à mon article sur la loi Hortefeux – quatrième loi sur l’immigration votée par la droite depuis sa présence aux affaires en 2002 – j’ai voulu prolonger le débat.

Aujourd’hui, il est clair que l’immigration est devenue un sujet majeur dans l’opinion française, sujet avec lequel, mon parti s’est souvent senti mal à l’aise entre une volonté généreuse – c’est-à-dire, une politique de régularisation massive – et une réalité à prendre en compte – c’est-à-dire, la nécessité de contrôler les flux migratoires.

Dire qu’on régularisera tous les sans-papiers, c’est être quelque peu démagogique et ne pas rendre service aux pays d’émigration. A ce titre, il est bon de préciser que Ségolène Royal s’était opposée à une régularisation massive et avait opté en revanche pour une politique de développement ambitieuse dans les pays concernés par ce drame que constitue – en quelque sorte – l’immigration. Dès lors, un clivage droite / gauche se redessine puisqu’à la différence de la droite, il s’agit de traiter les problèmes à partir de la racine.

1705.jpg

Immigrés clandestins au large de Mayotte

En effet, comment peut-on rester indifférent par rapport à des personnes qui risquent tout et lâchent tout au point de faire un trait sur leur passé, leur existence ? Comment se sentir indifférent lorsque des centaines d’hommes et des femmes osent traverser tout le continent africain pour espérer une vie meilleure ? Comment se sentir indifférent lorsque ces hommes et ces femmes n’ont plus rien à perdre et préfèrent se prendre une balle à la frontière marocaine à Ceuta au lieu de mourir de faim dans leurs pays ?

Alors certains comme Nicolas Sarkozy se prononcent en faveur d’une politique des quotas. Cela me fait rire mais aussi frémir car 1) on a l’impression d’entendre Jean-Marie Le Pen (il y a une quinzaine d’années) et 2) la politique des quotas ne risque pas d’améliorer la question du contrôle des flux migratoires, bien au contraire !

carte-flux-migratoires.jpg

Carte des flux migratoires

Là où le président de la République s’oppose à une régularisation massive car cela favoriserait un appel d’air, une politique de quotas aurait le même effet. En effet, allez dire à un immigré : « on veut 70 000 immigrés pour cette année », ce dernier n’aura plus qu’à se dire : « je n’ai plus qu’à tenter ma chance ! ». Autrement dit, au lieu de réfréner les candidats à l’immigration, la politique des quotas favoriserait davantage l’immigration clandestine. A ce titre, des pays comme l’Italie, le Royaume-Uni ou bien encore l’Espagne en savent quelque chose !

normal-giefem--1024x768--1.jpgAlors que faire ? Que faire face à des gens qui imaginent l’Europe – par extension l’Occident – comme étant la nouvelle frontière, le nouvel Eldorado ? Que faire lorsque l’Europe – il faut le dire – est débordée par ce que Michel Rocard qualifiait de « misère du monde » ?

L’ancien Premier ministre de François Mitterrand (1988 – 1991) disait : « La France ne peut recevoir toute la misère du monde », ce qui avait fait polémique et ce qui est vrai. Néanmoins, elle peut contribuer à la faire diminuer de façon significative. Cependant, cela ne peut se faire sans le concours des autres Etats de l’Union. Autrement dit, la question de l’immigration (principalement clandestine) doit être traitée au niveau communautaire et en collaboration avec les principaux pays concernés par ce phénomène migratoire. Mener une politique migratoire unilatérale et sans le réel concours des principaux pays d’Afrique n’a aucun sens surtout si il s’agit de « piquer » leur matière grise et se contenter de maintenir en place des chefs d’Etat, véritable dictateurs en leurs pays.

François Mitterrand disait – lors de ses vœux à la Nation le 31 décembre 1989 à propos des peuples d’Europe de l’Est– « Les peuples libérés ne demandent pas l’aumône mais des raisons de croire dans un régime de liberté et de justice, c’est-à-dire un certain modèle de vie au sein d’une société de droit ». La France et l’ensemble de l’Union Européenne peuvent jouer un rôle de premier plan. A ce titre, de plus d’une redéfinition des relations franco-africaines, la France peut être la tête d’un véritable Plan Marshall, idée déjà soutenue par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

C’est de la crédibilité et de la mise en place d’une idée initiative que le continent africain sortira de l’ornière et que la question de l’immigration saura être réglée. Faire croire à nos compatriotes que la mise en place de test ADN et de quotas suffiront pour maîtriser les flux migratoires, cela reste un leurre, un clin d’œil au Front national et une insulte à des continents entiers dont on n’est pas mécontents lorsque ces derniers nous fournissent des matières premières ou lorsqu’on arrive à leur vendre des armes !

PS : le sujet étant vaste et complexe, je serai sans doute amené à l’évoquer régulièrement en traitant d’autres points ! A suivre donc !

PS 2 : je vous invite à regarder sur le site de France 5, l’émission de Serge Moati, « Ripostes », du 23 septembre, spécialement consacré à ce sujet. Parmi les participants au débat : Philippe Val, Patrick Veil, Christiane Taubira, Brice Hortefeux, Gaston Kelman et Eric Zemour. Cliquez ici! Bonne lecture !

 
par Gilles publié dans : La boîte à idées
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 17 septembre 2007

Il est de remplir ma boîte à idées. Et pour la remplir encore faut-il disserter et proposer sur un sujet précis. Logique non ? (RIRES)

Fran--ois-Fillon-4.jpgFrançois Fillon, Premier ministre. Lundi dernier, notre professeur de Politiques Economiques, Célia Himlerfarb, a demandé à mon groupe de conférence de méthode, de réaliser une petite revue de presse sur une actualité économique en particulier. Après quelques recherches fructueuses en salle de documentation, l’idée m’est venue de faire une note sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Il faut dire que la question m’intéresse quelque peu.

Après lectures et réflexions, il convient d’être honnête avec soi. Une réforme des régimes spéciaux est indispensable, ne nous le cachons pas. Mais soyons également honnêtes : il n’y a pas de réforme des régimes spéciaux de retraite menée actuellement par le gouvernement.

En effet, en se contentant d’aligner la durée de cotisation des régimes spéciaux sur ceux du régime général, le Premier ministre François Fillon supprime en réalité les régimes spéciaux qui perdent ainsi leur particularité : celle qui permet à certains de cotiser un peu moins longtemps et donc de partir un peu plus tôt à la retraite.

syndicats-manifestations.gifDès lors, la « réforme » Fillon – vous remarquerez qu’il s’est bien gardé de la faire en 2003 lors de la réforme du régime général – a le mérite de tout mettre sur la table. Oui, une réforme est nécessaire car il faut une justice entre cotisants. Toutefois, il ne s’agit pas de la même justice que celle qui est évoquée par l’ancien ministre des affaires sociales du gouvernement Raffarin. En effet, la réforme des régimes spéciaux de retraite doit marquer l’opportunité pour la gauche en son ensemble de réaffirmer certains principes et en revoir certains. Ainsi, la question de la pénibilité du travail doit être portée et mise en avant par mon parti. Cette question de la pénibilité doit être au centre de la réforme permettant ainsi à certains de bénéficier de conditions particulières pour leur future retraite. En effet, certains métiers ont évolué et ne sont plus confrontés aux difficultés de la tâche alors que d’autres, si.

En guise d’exemple, je peux vous évoquer les trois Eté que j’ai passé aux entrepôts des Galeries Lafayette à Paris. La manutention est quelque chose de pénible et ce, quelque qu’en soit la tâche sans compter des cadences et un rythme de travail soutenue. A ce titre, j’ai rencontré des personnes travaillant dans l’entreprise depuis une quinzaine, une vingtaine, voire une trentaine d’années. Avec l’âge, la pénibilité de la tâche s’accroît et la vitalité qu’on a à 20 ans n’est bien évidemment plus la même, lorsqu’on approche des 60 ans. 

manifretraite-orleans-31-mai-2007.jpg

Manifestants à Orléans (45), le 31 mai 2007 pour la défense des retraites

Aussi, une réforme des régimes spéciaux est inéluctable. Pour autant, cela ne saurait se résumer à un alignement de la durée des cotisations sur celui du régime général, ce qui ne réglerait que de façon illusoire la question du financement des retraites. En réalité, il faudrait penser à moduler l’âge de départ à la retraite. Alors certains me diront que cela existe déjà, ce qui est vrai mais pleinement insuffisant puisque dans les faits, cela ne concerne qu’assez peu de monde. Et là où la gauche et le PS ont une carte à jouer, c’est bien sur la question de la pénibilité. Dès lors, il serait illusoire et hypocrite de s’en tenir à un discours ancien sur la question des retraites. Mais attention ! Il ne s’agit pas non plus de droitiser le discours mais bien de l’adapter aux réalités socio-économiques de notre pays afin que la justice sociale puisse être réaffirmée chez des catégories qui en attendent beaucoup de la gauche en général et des socialistes en particulier.

Ainsi, si la question n’est désormais plus taboue, il n’en demeure pas moins qu’elle doit être réactualisé et individualisée selon les cas et les métiers.

par Gilles publié dans : La boîte à idées
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 29 août 2007

Dans le cadre de la rénovation qui s’engage au sein du Parti socialiste, j’ai décidé de créer une rubrique intitulée tout simplement : « La boîte à idées ». Au travers de certains thèmes, je proposerai un nouveau regard socialiste sur un grand nombre de sujets. Vous pourrez également exposer vos propres idées et contributions en les déposant dans ma boîte e-mail (actupolitique@hotmail.fr) ou tout simplement en poursuivant le débat sur un forum créé à cette occasion (et dont l’adresse vous sera communiqué ultérieurement)

 

Je compte donc sur vous, mes chers bloggeurs, pour animer le débat et ce, quelque soit votre courant de pensée.

 

Gilles

 

PS : pour commencer, je vous invite à consulter la vidéo en ligne de l’émission C dans l'air d’Yves Calvi sur France 5 du 28 août dernier consacré à la situation du PS et de la gauche en son ensemble, émission très bien faite et quelque peu lucide. Je mets également en ligne un texte commun signé par une quinzaine d’élus socialistes dont Gilbert Roger (maire de Bondy et 1er vice-président de Seine-Saint-Denis), Manuel Valls (député-maire d’Evry) ou bien encore Arnaud Montebourg (député de Saône et Loire). Il s’agit d’un texte que je soutiens sans réserve tant que je veux taper du poing sur la table et faire en sorte qu’un PS renouvelé revienne en force à l’horizon 2012.

 

Gilles

 

Les Français n’ont pas voulu que la gauche disparaisse. Lors du second tour des élections législatives, ils ont été des millions à nous donner encore une chance.

Ce sursaut ne peut toutefois en rien dissimuler l’ampleur de la tâche exigée de notre parti. Son potentiel est immense, ses adhérents plus nombreux que jamais et pourtant, l’immobilisme demeure la tentation dominante. Riche de multiples talents, de plusieurs générations de militants et d’élus, le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre.

Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d’idées floues, de vieilles recettes. Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, notre Parti n’a d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère. Disons le tout net : le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il constitue la réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002. Comment dans ces conditions empêcher que 2012 ne connaisse les mêmes funestes résultats que 2007 ?


C’est d’un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin ! Et si cette exigence a été différée, elle finira pas s’imposer. La condition en est simple : que toutes celles et tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité, mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d’y répondre ; que toutes celles et tous ceux qui veulent d’abord répondre à la crise des idées, rebâtir un projet, réinventer un parti et une gauche modernes, oublient leurs différends, tirent partie de leurs désaccords, inventent un nouvel espace politique … Venant d’horizons différents, assumant nos itinéraires, mais soucieux de leur confrontation créative, nous prenons nos responsabilités en décidant de travailler ensemble. A la différence de ceux qui s’expriment en fonction d’intérêts trop visibles ou d’ambitions trop prévisibles, nous annonçons aujourd’hui notre volonté d’entamer au service de la Gauche et du Parti socialiste, sans leader ni présupposés, un véritable travail de rénovation, sans lequel l’avenir du Parti socialiste serait déjà écrit


 

 


Signataires :
Patricia Adam, Patrick Bloche, Christophe Caresche, Guillaume Garot, Louis Gautier, Jean-Patrick Gille, Gaëtan Gorce, Christophe Masse, Arnaud Montebourg, Pierre-Alain Muet, Christian Paul, Gilbert Roger, Marisol Touraine, Manuel Valls, Philippe Vuilque.

par Gilles publié dans : La boîte à idées
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus