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Jeudi 10 juillet 2008

C’est la « Une » du quotidien Libération de ce jeudi qui revient sur les déclarations de Ségolène Royal à propos du cambriolage de son appartement à Boulogne. En effet, lors du journal télévisé de France 2, le 8 juillet dernier, l’ancienne candidate à la présidentielle s’est étonnée de la coïncidence entre son cambriolage et la présentation de sa contribution, le 28 juin dernier où elle dénonçait la mainmise du clan Sarkozy sur la France.

Il va sans dire que les propos et l’éditorial de Laurent Joffrin m’ont surpris et déçu. Morceaux choisis extraits de l’édito :

« Que dire pour défendre Ségolène Royal ? Rien. On cherche vainement une raison qui pourrait justifier un tant soit peu les accusations à peine voilées qu’elle a portées mardi soir contre le «clan Sarkozy». L’ancienne candidate a bien été cambriolée, expérience toujours traumatisante d’autant qu’elle s’est répétée. Mais des millions de Français ont été cambriolés au fil des années. Rares sont ceux qui ont incriminé le président de la République… » (in Libération du 10 juillet 2008)

Que Laurent Joffrin exprime des doutes sur la stratégie politique de Royal, pourquoi pas ! Moi-même, pour être franc, je m’interroge également notamment sur l’effet boomerang que pourrait subir l’actuelle présidente de la région Poitou-Charentes surtout si ses doutes ne sont pas fondés. Mais tout de même : son appartement étant visité à trois reprises ainsi que ses collaborateurs (je pense tout particulièrement à Sophie Boucher-Petersen qui s’est fait dérobé son ordinateur portable), il y a de quoi émettre des doutes !

Toujours est-il que les adversaires de Ségolène Royal se surpassent pour dénigrer et insulter violemment cette dernière. Pourquoi un tel acharnement ? Dirait-elle tout haut, ce que bon nombre de personnes savent tout bas ? Sa posture d’opposante inconditionnelle à Nicolas Sarkozy commence-t-elle à agacer les caciques de l’UMP à l’heure où on fait des réformes très injustes sans que même personne n’ose lever le petit doigt pour les condamner ? (En même temps, si on prend soin de noyer le poisson…) Je n’en sais rien personnellement.

Ségolène Royal, lors de la présentation de sa contribution, le 28 juin dernier. Alors j’aurai pensé que Libération, à défaut de soutenir Ségolène Royal, aurait eu la délicatesse d’adopter une attitude neutre. Mais non ! Le quotidien de gauche ( ?) préfère titrer « la Gaffitude » en Une et de se focaliser sur un détail plutôt de voir le fond du problème que Ségolène Royal a récemment soulevé. A ce titre, cela me rappelle les mauvais souvenirs de la campagne présidentielle où on avait fait passé la candidate socialiste pour une « Bécassine » ! Encore un délit de sale gueule et voilà que Libération se lance à son tour dans le « Tout sauf Ségolène ! » Bien dommage pour un journal qui perd de plus en plus de son mordant !

Comme je l’ai dit plus haut, j’émets des réserves sur ce qui s’est passé à propos du cambriolage de Ségolène Royal et j’attends voir ce que donnera l’enquête. Mais ne soyons pas dupes ! Non monsieur Joffrin, le cambriolage de Ségolène Royal est tout sauf banal et si des millions de Français se font visiter chaque année, ils ne le sont pas à trois reprises ! (Ou alors, on a vraiment la poisse !) En s’exprimant de la sorte, je considère plutôt que c’est Libération qui a commis une gaffe, ce qui ne veut pas dire que Ségolène Royal a entièrement raison dans la stratégie politique qu’elle adopte vis-à-vis de la majorité à savoir une dénonciation tout azimut des méthodes et des pratiques de la clique Sarkozy. Elle comporte un risque, celui de faire passer Ségolène Royal en victime en place et lieu d’accusatrice. C’est un risque qu’elle prend, qui peut se retourner contre elle mais qu’elle assume complètement ! Et pour vous dire, cela change un peu de l’inaudibilité apparente de mon parti !

PS : pour resituer les choses dans leur contxte, je vous invite à lire la vidéo extraite du JT de France 2 du 8 juillet dernier. Bonne lecture !

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 9 juillet 2008

C’est aujourd’hui que Carla Bruni, l’épouse du chef de l’Etat Nicolas Sarkozy sort son nouvel album ! Et comme un malheur (ou un bonheur, c’est selon !) n’arrive jamais seul, elle a également annoncé qu’elle avait obtenu la nationalité française. Autrement dit, elle n’est plus italienne !

Bon, il faut dire qu’elle aurait fini par obtenir sa naturalisation en raison de son mariage avec le président de la République mais aussi du fait qu’elle vive en France depuis très longtemps. Dès lors, et à première vue, il n’y a pas de quoi fouetter un chat à l’annonce de cette nouvelle. Toutefois, cette nouvelle montre une nouvelle fois de plus que cette « femme de gauche » n’est décidément pas logée à la même enseigne que n’importe quel immigré(e) vivant dans notre pays et parfaitement intégré.

Je m’explique. Lorsqu’une personne d’origine étrangère épouse un Français ou une Française, il n’obtient pas automatiquement la nationalité de son conjoint. Pour cela, il doit attendre trois ans pour obtenir ses papiers de naturalisation. En effet, il s’agit, pour l’administration, de lutter contre les mariages blancs et pour montrer leur bonne foi, les jeunes mariés doivent démontrer qu’ils s’aiment sincèrement.

Dans le cas de Carla Bruni, l’administration a dû immédiatement penser qu’elle était sincèrement amoureuse de Nicolas Sarkozy pour qu’au bout de cinq ans, elle obtienne son décret de naturalisation.

Oui, cinq mois, vous avez bien lu ! Alors que des couples mixtes ordinaires, il faut attendre plusieurs années avant que le ou la conjoint(e) obtienne la nationalité française, on épargne curieusement à la Première dame, tous ces désagréments ! C’est beau l’égalité devant la loi !

Décidément, on n’est pas logé à la même enseigne en France ! Tandis que l’on fait la misère des couples qui s’aiment réellement et qui veulent fonder un foyer dans notre pays, on permet à Carlita d’obtenir des papiers sans qu’on s’interroge sur la sincérité ou non de son union avec le chef de l’Etat ! Assez suspect pour quelqu’un qui affichait il n’y a pas si longtemps son appartenance italienne !

Qu’on se le dise ! Ce n’est pas le fait que Carla Bruni obtienne la nationalité française mais le deux poids, deux mesures de cette histoire ! Si seulement, les couples mixtes lambda pouvaient bénéficier des largesses de l’Etat !

Erratum (23h50) :
Suite au commentaire d'un bloggeur, il faut lire la phrase suivante : "l’administration a dû immédiatement penser qu’elle était sincèrement amoureuse de Nicolas Sarkozy pour qu’au bout de cinq mois, elle obtienne son décret de naturalisation" et non ce qui a été écrit précédemment !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 8 juillet 2008

François Hollande, premier secrétaire du PS. Ce mardi, le Bureau national du PS s’est réuni et a décidé à l’unanimité de ses membres de voter contre la réforme des institutions proposée par le gouvernement Fillon.

A titre personnel, je considère que cette décision va dans le bon sens d’autant plus que la majorité tente de faire passer en force en refusant, à maintes reprises, la main tendue de l’opposition. A ce titre, nous pouvons évoquer la question du Sénat : à plusieurs reprises, les députés et sénateurs socialistes ont proposé au Premier ministre et à l’UMP des réformes profondes concernant la Haute-Assemblée notamment en ce qui concerne le mode de désignation des sénateurs, mode de désignation archaïque et qui ne reflète en aucun cas la réalité économique, sociale et politique de notre pays. Plusieurs propositions ont été formulées comme la fusion du Sénat avec le Conseil économique et social ou bien encore le passage au scrutin proportionnel direct afin que les sénateurs puissent se rapprocher des citoyens. Que nenni ! Les élus de la majorité ont préféré faire la sourde oreille prétextant que le Sénat s’est déjà réformé de lui-même comme l’a récemment déclaré Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement. Il convient de rappeler à Monsieur Karoutchi, la chose suivante : depuis la Cinquième République, le Sénat n’a connu aucune alternance politique, ce qui fait que sa majorité est automatiquement à droite en raison du mode de scrutin indirect qui favorise les notables locaux.

Qui plus est, la réforme des institutions ne prend pas en compte d’autres éléments essentiels comme le temps de parole du président qui doit être décompté : actuellement, nous avons droit à un président de la République qui se comporte comme étant le chef de la majorité dans la mesure où il s’exprime sur des questions intérieures ou qu’il parle au nom de la majorité et du gouvernement qui le soutient. Dès lors, la règle des trois tiers – 1/3 pour la majorité, 1/3 pour le gouvernement et 1/3 pour l’opposition – est loin d’être respectée, elle est même mise à mal en raison de l’attitude du gouvernement à ce sujet.

Hémicycle du Palais Bourbon (Assemblée nationale) La Constitution de 1958 est notre loi fondamentale fondatrice de notre République qui n’est ni de droite, ni de gauche. Dès lors, un compromis était possible d’autant plus que près de 35 articles sont modifiés par l’actuelle majorité. Pour autant, les députés UMP ont préféré passer en force des dispositifs scandaleux comme l’article 88-5 relatif au référendum obligatoire pour tout nouvel Etat entrant dans l’Union Européenne mais également refuser tout compromis. Dès lors, le Premier ministre, dans son souci de ne pas perdre la face, cherche à se dédouaner d’un vote négatif de la réforme par les députés et sénateurs qui seront réunis en Congrès à Versailles le 21 juillet. Car François Fillon le sait : il lui faut la majorité des 3/5 des parlementaires pour que la réforme soit adoptée et l’UMP ne la détient pas. Aussi, tente-t-il de magouiller notamment avec les parlementaires néo-centristes mais aussi radicaux de gauche pour grappiller quelques voix et tenter de passer en force.  

Toujours est-il qu’en cas d’échec – ce qui me semble probable et souhaitable à mes yeux – le Premier ministre, la majorité et l’UMP ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes ! La Constitution, c’est notre loi commune à tous – et non la réécriture de certains articles à la sauce Sarkozy ! – et cela suppose que des concessions doivent être faites entre majorité et opposition, ce qui n’est pas le cas en dépit des nombreuses mains tendues des députés socialistes.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 8 juillet 2008

En marge de la libération d’Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy avait proposé aux combattants des FARC qui déposeraient les armes la possibilité pour ces derniers d’être réfugiés en France et de bénéficier de l’asile politique.

Dans le même temps, ce même Nicolas Sarkozy a signé le décret d’extradition de Marina Petrella, une ancienne terroriste d’extrême gauche, réfugiée en France depuis une trentaine d’années, condamnée à contumace en 2002 à la prison à perpétuité pour le meurtre d’un policier en 1981 et arrêtée en novembre 2007.

Avant de vous donner mon sentiment sur cette situation, il convient de vous faire un rapide rappel des faits :

Au cours des années 1970, l’Italie connaît ses « années de plomb » où extrême droite et extrême gauche s’affrontent par groupes et groupuscules terroristes interposés. Parmi ces mouvements, on retrouve les Brigades Rouges qui resteront célèbres pour avoir enlevé puis exécuté Aldo Moro, le leader des démocrates-chrétiens en 1978.
Marina Petrella dans les années 1970. Marina Petrella fut membre des Brigades Rouges et a participé à plusieurs attentats dont le meurtre d’un policier en 1981. Pour cet acte mais aussi pour d’autres commis entre 1977 et 1982, elle est condamnée, à contumace, en 1992 à la prison à vie.

Par la suite, au cours des années 1980, Marina Petrella s’est réfugié – comme 300 autres membres des Brigades Rouges – en France où elle a mené une vie normale et renoncé à la violence et ce, conformément à la parole donnée par le président de la République d’alors, François Mitterrand. Pour lui, en effet, il était hors de question d’extrader un terroriste des Brigades rouges repenti surtout qu’il n’avait pas de crime de sang à son actif et/ou qu’il pouvait être en danger en Italie.

Dès lors, la « doctrine Mitterrand », qui fut la règle durant de nombreuses années même sous l’ère Chirac, est basé sur une simple parole morale et verbale. Il n’y a donc aucune valeur juridique et la France peut sans contraindre, revenir sur son engagement et c’est à ce titre que Nicolas Sarkozy a signé le décret autorisant l’extradition de Marina Petrella.

Toutefois, il convient de rappeler que c’est la parole et l’image de la France qui sont en jeu et que celles-ci ont quand même une certaine valeur. Aussi, est-il concevable que le président de la République brise un tel engagement, et ce pour quelles considérations ? Je m’interroge !

Et je m’interroge d’autant plus que dans le même temps, c’est ce même Nicolas Sarkozy qui propose aux combattants des FARC qui auront déposé les armes, l’asile politique dans notre pays. Bien évidemment, tous les guérilleros n’ont pas de sang sur les mains mais une telle proposition me rend dubitatif. Y’aurait-il deux poids, deux mesures ? La parole donnée à l’un ne veut pas pour l’autre, apparemment ! Ou alors, craint-on pour la vie des combattants des FARC en Colombie et non pour celle de Marina Petrella, à l’état de santé plus qu’inquiétant ? (Pour info, elle se trouve, à l’isolement, dans une chambre à l’hôpital psychiatrique Paul Giraud de Villejuif (94))

Voyant les choses arriver, le président de la République tente de ruser : il autorise l’extradition de Marina Petrella tout en demandant au président du conseil italien qu’il intervienne pour une demande de grâce auprès du président de la République italienne ! Mais quand on connaît Silvio Berlusconi et son tempérament pour le moins inquiétant, on ne peut qu’être sceptique devant une telle demande ! Franchement croyez-vous que le chef du gouvernement italien, qui fait voter des lois sur mesure pour échapper à la justice de son pays, va se prononcer en faveur d’une femme qui reste un terroriste et une gauchiste à ses yeux, même repentie ?

Ainsi, la France a une drôle de façon de garantir ses engagements d’autant plus qu’il y a deux poids, deux mesures car franchement, et si on pousse le raisonnement jusqu’au vice, qui des FARC ou des anciens membres des Brigades rouges sont les plus dangereux et les moins fréquentables pour notre pays ?

 

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Dimanche 6 juillet 2008

François Hollande et Bertrand Delanoe, en juin dernier lors du vote de la déclaration de principes. Ca y est, nous y sommes ! La première phase du congrès de Reims vient de s’ouvrir avec les contributions déposées par les cadres du PS.

Il y a en tout vingt-une contributions, vingt-un textes qui ne sont pas motions mais des orientations, des réflexions sur l’état de la France et de la société française.

A titre personnel, j’aurais aimé vous donner un avis sur les contributions notamment celles de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et de Martine Aubry. Toutefois, manque de temps et conscience intellectuelle obligent, cela sera pour plus tard : en effet, je suis en pleine lecture des contributions et les textes sont assez copieux !

Les textes sont copieux mais assez fournis pour autant et ce qui disent qu’il n’y a d’idées nouvelles se trompent : en effet, de nouvelles pistes sont lancées dans des domaines comme l’enseignement supérieur, l’éducation ou bien encore le social. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que les contributions ne sont en aucun des motions pour le congrès de Reims. Les textes ont pour but d’alimenter le débat au sein du parti socialiste et rien de plus. Mais c’est à partir de ces textes que seront élaborées les motions, textes qui défendront la stratégie et la ligne à adopter pour le Parti socialiste sans compter que son premier signataire vise également le premier secrétariat.

Donc, voilà ! Je crois que je vais passer plusieurs jours, voire plusieurs semaines à lire tranquillement les 21 contributions générales (mais aussi thématiques) du PS afin de me faire une idée globale. Toujours est-il que je ne perdrai pas mon temps, loin de là et preuve en est que le parti bosse (un peu !) et puis, c’est toujours mieux que la prétendue et exagérée guerre des égos qu’on tente de nous vendre via les médias !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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