C’est la « Une » du quotidien Libération de ce jeudi qui revient sur les déclarations de Ségolène Royal à propos du cambriolage de son appartement à Boulogne. En
effet, lors du journal télévisé de France 2, le 8 juillet dernier, l’ancienne candidate à la présidentielle s’est étonnée de la coïncidence entre son cambriolage et la présentation de sa
contribution, le 28 juin dernier où elle dénonçait la mainmise du clan Sarkozy sur la France.
Il va sans dire que les propos et l’éditorial de Laurent Joffrin m’ont surpris et déçu. Morceaux choisis extraits de l’édito :
« Que dire pour défendre Ségolène Royal ? Rien. On cherche vainement une raison qui pourrait justifier un tant soit peu les accusations à peine voilées qu’elle a portées mardi soir contre le «clan Sarkozy». L’ancienne candidate a bien été cambriolée, expérience toujours traumatisante d’autant qu’elle s’est répétée. Mais des millions de Français ont été cambriolés au fil des années. Rares sont ceux qui ont incriminé le président de la République… » (in Libération du 10 juillet 2008)
Que Laurent Joffrin exprime des doutes sur la stratégie politique de Royal, pourquoi pas ! Moi-même, pour être franc, je m’interroge également notamment sur l’effet boomerang que pourrait subir l’actuelle présidente de la région Poitou-Charentes surtout si ses doutes ne sont pas fondés. Mais tout de même : son appartement étant visité à trois reprises ainsi que ses collaborateurs (je pense tout particulièrement à Sophie Boucher-Petersen qui s’est fait dérobé son ordinateur portable), il y a de quoi émettre des doutes !
Toujours est-il que les adversaires de Ségolène Royal se surpassent pour dénigrer et insulter violemment cette dernière. Pourquoi un tel acharnement ? Dirait-elle tout haut, ce que bon nombre de personnes savent tout bas ? Sa posture d’opposante inconditionnelle à Nicolas Sarkozy commence-t-elle à agacer les caciques de l’UMP à l’heure où on fait des réformes très injustes sans que même personne n’ose lever le petit doigt pour les condamner ? (En même temps, si on prend soin de noyer le poisson…) Je n’en sais rien personnellement.
Ségolène Royal, lors de la présentation de sa
contribution, le 28 juin dernier. Alors j’aurai pensé que Libération, à défaut de soutenir Ségolène Royal, aurait eu la délicatesse d’adopter une attitude neutre. Mais
non ! Le quotidien de gauche ( ?) préfère titrer « la Gaffitude » en Une et de se focaliser sur un détail plutôt de voir le fond du problème que Ségolène Royal a récemment
soulevé. A ce titre, cela me rappelle les mauvais souvenirs de la campagne présidentielle où on avait fait passé la candidate socialiste pour une « Bécassine » ! Encore un délit de
sale gueule et voilà que Libération se lance à son tour dans le « Tout sauf Ségolène ! » Bien dommage pour un journal qui perd de plus en plus de son mordant !
Comme je
l’ai dit plus haut, j’émets des réserves sur ce qui s’est passé à propos du cambriolage de Ségolène Royal et j’attends voir ce que donnera l’enquête. Mais ne soyons pas dupes ! Non monsieur
Joffrin, le cambriolage de Ségolène Royal est tout sauf banal et si des millions de Français se font visiter chaque année, ils ne le sont pas à trois reprises ! (Ou alors, on a vraiment la
poisse !) En s’exprimant de la sorte, je considère plutôt que c’est Libération qui a commis une gaffe, ce qui ne veut pas dire que Ségolène Royal a entièrement raison dans la
stratégie politique qu’elle adopte vis-à-vis de la majorité à savoir une dénonciation tout azimut des méthodes et des pratiques de la clique Sarkozy. Elle comporte un risque, celui de faire
passer Ségolène Royal en victime en place et lieu d’accusatrice. C’est un risque qu’elle prend, qui peut se retourner contre elle mais qu’elle assume complètement ! Et pour vous dire, cela
change un peu de l’inaudibilité apparente de mon parti !
PS : pour resituer les choses dans leur contxte, je vous invite à lire la vidéo extraite du JT de France 2 du 8 juillet dernier. Bonne lecture !
C’est aujourd’hui que Carla Bruni, l’épouse du chef de l’Etat Nicolas Sarkozy sort son nouvel album ! Et comme un malheur (ou un bonheur, c’est selon !) n’arrive jamais
seul, elle a également annoncé qu’elle avait obtenu la nationalité française. Autrement dit, elle n’est plus italienne !
François Hollande, premier secrétaire du PS.



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