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Dimanche 6 janvier 2008

photo16.jpg Durant les années Jospin (1997 – 2002), le ministre de l’Intérieur de l’époque – Jean-Pierre Chevènement – avait crée la police de proximité.

 

Cette police avait pour but principal – avant tout – de défendre les institutions et de renouer le dialogue entre les habitants des quartiers et notamment avec les jeunes, dont le dialogue reste au combien difficile. Cette police, de par sa présence, avait également pour but de prévenir tout désordre dans les quartiers.

 

  Puis un beau jour de 2003 – quand la droite est revenue au pouvoir – un ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés locales, un certain Nicolas Sarkozy, a déclaré à Toulouse que « faire une partie de basket avec les jeunes. C’est bien ! Mais ce n’est pas la mission de la police ! […] La mission de la police, c’est l’investigation ! » Une seule phrase, l’essentiel était dit : La police de proximité était supprimée !






Sarkozy---Toulouse.jpgNicolas S
arkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire à Toulouse en 2005 (www.toulouse.fr)Depuis les rapports entre les forces de l’ordre et les jeunes des cités n’ont jamais été aussi exécrables et tendus. Et puis, on a eu les révoltes de novembre 2005 consécutives à la mort de Zyed et Bounia à Clichy-sous-Bois et plus récemment la mort de deux autres jeunes à Villiers-le-Bel.

 

Celui qui allait devenir président de la République avait déclaré lors de sa campagne qu’il voulait rétablir la police de proximité – même s’il l’appelle d’une autre façon ! Qu’attend désormais celui qui été élu avec 53% des voix et qui a déclaré qu’il respecterait toutes les promesses qu’il a faites ?

 

Contrairement à ce que Fadela Amara avait déclaré en octobre dernier sur le plateau de France 2, dans l’émission « A vous de juger », Nicolas Sarkozy n’a aucune préoccupation pour la banlieue. Si tel était le cas, son premier geste aurait tout simplement été le rétablissement de la police de proximité.

 

Je ne dis pas que la police de proximité était parfaite et s’il fallait en changer les dispositions, qu’on le fasse ! Néanmoins, si la police doit être respectée et affirmer son autorité, elle doit en retour respecter les habitants des quartiers en établissant le dialogue et en assurant une meilleure présence.

 

Lionel Jospin l’avait reconnu en 2002 : il avait été naïf en matière de sécurité. Mais la droite – surtout celle de Sarkozy – n’a pas fait mieux entre 2002 et 2007 et les premiers mois de la présidence Sarkozy montrent décidément qu’on ne va pas dans le bon sens ! Les évènements de Villiers-le-Bel, dont l’enquête a rapidement été bâclée, en sont bien triste exemple !

 

Aussi, à ceux qui considèrent qu’on ne peut considérer les jeunes des cités comme des voyoucrates, que la sécurité doit être au service de tous et que les habitants des cités ont droit au respect de même que les gardiens de la paix (dont il faut rappeler le travail bien souvent difficile et ingrat), je vous invite à signer la pétition lancée par l’association « Banlieues actives » en cliquant sur le lien suivant : http://www.banlieueactive.com/Petition/?petition=3.

 

De nombreuses personnalités politiques l’ont signée (dont Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis) et j’en ai fait tout autant car j’en ai assez qu’on caricature la banlieue, assez qu’on considère ses habitants comme des glandeurs, des profiteurs et des voyoucrates ! Ne nous voilons pas la face : les problèmes existent mais ce n’est pas agissant de façon sectaire et démagogique (pour fidéliser les électeurs du Front national) que le président de la République et sa ministre – Michelle Alliot-Marie – pourront régler le problème de la sécurité dans les quartiers (à moins qu’ils font tout pour pourrir la situation pour les mêmes raisons démagogiques que je viens juste d’évoquer !)

 

Monsieur le Président : vous faites le beau avec votre politique d’ouverture ? Ben, prouvez que vous êtes réellement ouvert à toute proposition !

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Vendredi 4 janvier 2008

file-301526-388389.jpg Fadela Amara à la sortie du Conseil des ministres Fadela Amara n’a décidément pas sa langue dans sa poche et ne pratique assurément pas la langue de bois. La preuve, l’actuelle secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, a déclaré sans ambigüité, hier après-midi, qu’elle ne votera pas pour l’actuel chef de l’Etat en 2012, avant de mettre un peu d’eau dans son vin aujourd’hui tout de même !

 

Il va sans dire que ses propos ont provoqué un malaise au sein de la majorité, certains comme le députe UMP de la Drôme, Hervé Mariton, lui suggérant de démissionner si elle exprimait un tel désaccord, pour la simple raison qu’elle ne respectait pas le principe de solidarité gouvernementale.

 

Je reprends encore une fois, les propos de Nicolas Sarkozy, le 31 décembre dernier : « J’ai voulu l’ouverture […] je l’ai faite avec des hommes et des femmes de valeur. Je ne leur ai pas demandé de se renier. Je leur ai simplement proposé de servir le pays »

 

Alors, je prends Nicolas Sarkozy mot pour mot et c’est en toute logique qu’il faudrait dire aux UMPistes qu’ils arrêtent de s’exciter comme des puces ! Dans leur esprit, en effet, l’ouverture signifie tout simplement ralliement aux idées du chef, sans plus ni moins ! On pratique, l’ouverture ? Volontiers tant que les ministres dit d’ouverture se transforment en bon soldat sarkozyste diffusant la bonne parole de la droite. Certains comme « Monsieur Besson » ou bien encore Jean-Marie Bockel s’y sont pliés sans problème en devenant de véritable groupies sarkozystes sans en compter d’autres – comme Bernard Kouchner – qui se sont complètement décrédibilisés en préférant se taire et pratiquer une honteuse langue de bois !

 

Fadela-Amara.jpg Fadela Amara en compagnie de la ministre de la Justice, Rachida Dati au ministère de l'Intérieur, le 3 janvier dernier. (www.20minutes.fr) Comme je l’ai dit en juin dernier, Fadela Amara a commis une erreur en entrant dans un gouvernement qui parle de tests ADN, pratique à la chasse à l’immigré et considère les jeunes de banlieue comme des « voyoucrates ». Pour autant, elle reste la seule à appliquer complètement le sens du mot « ouverture » : participation, oui – même si je considère cela comme regrettable venant de sa part – mais ralliement, surement pas !

 

L’UMP sarkozyste – n’est-ce pas un néologisme au passage ? – se veut ouverte, du moment où on se renie et qu’on devienne un bon sarkozyste. Mais enfin ! Que le chef de l’Etat et son parti assument leur politique car s'ils n’apprécient que le côté positif (enquiquiner l’opposition et émerger l’extrême-gauche de Besancenot), ils doivent aussi accepter sans broncher, les effets négatifs : c’est-à-dire, se rappeler que les ministres d’ouverture sont des ministres qui ne sont pas de leur bord politique et qu’ils sont libres tout justement de ne pas être systématiquement solidaires de la politique menée par le gouvernement (à moins que ces derniers fassent l’âne pour avoir le foin, si vous voyez ce que je veux dire !)

 

Fadela Amara est bien l’une des rares, sinon la seule à avoir compris ce que le mot « ouverture » voulait dire et le fait qu’elle travaille avec Nicolas Sarkozy ne signifie pas qu’elle doit se plier aux exigences et aux ordres du monarque, ni même faire allégeance ! Et si je peux me permettre un petit jeu de mots, Fadela Amara est à l’image de l’association qu’elle a fondé : « Ni pute, ni soumise » !

 

Aussi, Fadela Amara a déclaré rester une femme de gauche qui votera pour le candidat PS - s’il est bon - tout en réaffirmant ses critiques sur la direction de ce même parti qui la désespère (il faut reconnaître qu’elle n’a pas fondamentalement tort, non plus !) Dès lors, si Fadela Amara veut se sentir utile, je l’invite tout simplement à prendre sa carte au PS et à venir taper du poing sur la table afin que les thématiques qu’elle défend – la violence, la banlieue, les femmes – prennent une place encore plus importante au sein de notre mouvement.

 

Mais franchira-t-elle à nouveau le Rubicon dans l’autre sens ou alors préféra-t-elle son bureau et les bienfaits du pouvoir ? 

Fadela-Amara-copie-2.jpg

 

PS : pas mal la caricature de Boutin - en véritable catho limite intégriste ! - vous ne trouvez pas ;)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 3 janvier 2008

Une petite note :

Cet article devait initialement être publié le 21 décembre, à mon retour de Grenoble pour les fêtes. Toutefois, je l’ai mis de côté, la fatigue et le manque d’argumentation ayant eu raison de moi.

 

Pour autant, suite à mes vœux du 1er janvier, Benoît s’est offusqué sur le fait que je n’évoquais pas le Centre !

 

Benoît est un centriste, militant au Modem. Mais, c’est avant tout un ami et comme je tiens à faire plaisir à mes amis, j’ai finalement décidé de reprendre cet article !

 

Voilà, mon cher Benoît ! Comme je te l’ai dit, le Centre aura toujours une place sur mon blog à défaut de l’avoir sur l’échiquier politique de notre pays ! Alors, profites bien de cet article et bonne lecture !

 

Gilles

 

PS : je vous invite à consulter son excellent blog : http://voix-de-grenoble.over-blog.net

 

21 décembre 2007

 

Retour à la maison, après un premier semestre bien agité à l’IEP.

 

Depuis hier soir, je me fais un cycle « Graffiti » (pour faire simple, je me repasse tous les numéros de la série-documentaire « Graffiti » de 1958 à 2000, soit environ 24 heures de programme divisées en 16 épisodes) et là, je me suis arrêté aux années 1970, les fameuses années Giscard. Et après avoir revu en long et en travers ses sept années de pouvoir, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle par rapport à la situation politique actuelle du giscardisme, du moins ce qu’il en reste. C’est aussi l’occasion pour moi d’évoquer un peu le centre, du moins ce qu’il en reste également.

 

Ex--cutif-Nouveau-Centre.jpg Le bureau exécutif du Nouveau Centre réuni autour d'Hervé Morin, son président. En cette fin d’année, c’est presque une banalité de dire que l’UDF – parti fondé en 1978 par et pour Valéry Giscard d’Estaing – est bel et bien morte. Et ce n’est pas les propos stériles et politiciens d’Hervé Morin qui changeront la donne.

 

En effet, lors de la convention nationale du Nouveau Centre – ce parti de traîtres et de godillots qu’il dirige – l’ancien lieutenant de François Bayrou et actuel ministre de la Défense avait déclaré sa volonté de faire renaître l’UDF dans la lignée de Giscard, Veil, et Cie.

 

Que c’est beau ! Mais que c’est complètement stupide en même temps !

 

Le principal drame du Centre et des centristes est qu’ils sont incapables de sortir de la tutelle de la droite classique, cette droite de Chirac, Juppé, et désormais Sarkozy qui a constamment tiré à boulets rouges sur l’UDF et ses composantes au point de provoquer sa disparition sur le paysage politique français. C’est sans doute la faute à pas de chance ! Certes ! Mais c’est sacrément la faute aux centristes qui sont passés d’une logique d’alliance à une logique de tutelle avec la droite RPR puis UMP. 

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Nicolas Sarkozy, François Fillon et Hervé Morin (ministre de la Défense), lors des cérémonies du 14 juillet 2007 (www.premierministre.gouv.fr)

 

Pour preuve, il s’agit de voir comment les caciques de la feu UDF ont tourné casaque durant l’entre-deux-tours de la présidentielle, ces derniers préférant leurs carrières politiques à la fidélité de leurs idées. Ainsi, Hervé Morin, Maurice Leroy, Jean-Christophe Lagarde, Jean-Marie Cadava… tous ces centristes dénonçaient l’impotence de l’UMP sur l’échiquier politique à droite et au centre. Et ce sont les mêmes qui veulent ressusciter l’UDF en créant un énième parti, souffre-douleur de la droite ! A moins de préférer le sadomasochisme politique, cela se passe de commentaires !

 

Aussi, en cette fin d’année civile, il semble bien que le Centre tel qu’on l’a connu soit bel et bien mort et enterré.

Quant au Modem, son initiative est intéressante mais ne peut être validée que dans un système politique tripartite. Or, pour reprendre les propos d’un renégat, le député du Loir et Cher Maurice Leroy, « la V° République suppose des alliances », une façon de justifier la trahison pour sauvegarder l’essentiel : sa carrière politique !

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par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 3 janvier 2008

file-301515-377549.jpg Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de la candidate socialiste, Michele Bachelet au Chili en décembre 2005 (www.lilberation.fr) OPA. Trois lettres qui désignent en économie, une Offre publique d’Achat pour prendre le contrôle du capital d’une entreprise.

 

En politique, l’OPA existe également et on désigne là, la volonté de prendre la tête d’un parti. C’est ce que Ségolène Royal a tout cas décidé de faire en officialisant sa volonté de briguer la tête du Parti socialiste lors de son prochain congrès qui se tiendra après les municipales de mars prochain, sans doute vers la fin de l’année.

 

Ségolène Royal officialise donc son intention de succéder à son ex-compagnon, François Hollande. Cette annonce n’est finalement pas une surprise dans la mesure une telle hypothèse était plus que probable. Aussi, son OPA sur la direction du parti est, certes, perçue différemment selon les ténors et personnalités du mouvement mais, l’initiative a le mérite de clarifier les choses et de mesurer tout l’enjeu de la stratégie de Ségolène Royal.

 

En effet, Ségolène Royal se prépare pour l’échéance de 2012. Pour autant, elle ne peut se passer d’un parti et par souci de légitimité, prendre la direction de celui-ci paraît plus que nécessaire. Aussi, est-elle décidée à se lancer dans la bataille pour imposer et triompher ses idées et son orientation.

 

segolene-royal-1.jpgSi l’actuelle présidente de la région Poitou-Charentes se lance à la conquête du PS, il n’en demeure pas moins que la partie sera gagnée pour autant. En effet, elle devra rassembler le plus largement possible autour de son nom et son texte d’orientation – qu’on appelle dans notre jargon la « motion » – pour que sa désignation au poste de Premier secrétaire soit la plus claire possible et sans contestation possible. Disons-le clairement : la conquête du parti ne sera pas de tout repos mais l’ex-candidate à la présidentielle en a les moyens et les talents pour y arriver.

 

Il est, en tout cas, clair que l’annonce de Ségolène Royal dérange un peu au sein de notre parti. En effet, l’ancienne députée des Deux-Sèvres semble de moins en moins contournable et cherche à imposer sa marque notamment face au président de la République. Malgré tout, elle reste contestée et bien qu’elle possède de nombreux soutiens – aussi des militants socialistes, des membres de son association « Désirs d’Avenir » que de sympathisants – c’est la personne de Ségolène Royal qui reste controversée.

 

Aussi, Ségolène Royal doit montrer, tout au long des mois qui vont suivre, sa capacité de rassemblement non seulement sur sa personne mais aussi et surtout sur son projet pour le PS et par extension pour la France. C’est un préalable évident et essentiel mais qui convient de rappeler.

 

Certains d’entre vous se diront : « ça y est, il va se ranger derrière Royal et voter sa motion ». Ben, je vous répondrais la chose suivante : je considère que Ségolène Royal a de nombreux atouts, toutefois j’attends son « offre politique » (bon, je n’aime pas trop cette expression, mais bon, on ne va pas en faire tout un fromage non plus !) et c’est en fonction de cette « offre » que me déterminerai pour elle ou pas.

 

Autrement dit, j’attends sa motion ainsi que celle des autres prétendants à la direction du PS pour trancher ! ;)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 3 janvier 2008

Jean-Quatremer-2.jpg Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour le quotidien "Libération". En ce début d’année – et comme il faut que je parle d’Europe de temps en temps quand même ;) – voici une occasion de prendre de la hauteur et de voir l’Europe vue de Bruxelles.

 

C’est un peu l’objectif affiché par Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour le quotidien Libération.

 

Ton ironique, sarcastique mais avant tout européen, le blog de Jean Quatremer n’en reste pas moins intéressant tant que son espace est une véritable mine d’information sur l’Union Européenne et ses coulisses ainsi que ses principaux protagonistes.

 

Je vous invite tout simplement à visiter son blog – http://bruxelles.blogs.liberation.fr – et même si je ne suis pas forcément d’accord avec lui, il faut bien avouer que son blog reste quelque peu intéressant (surtout quand vous avez un Powerpoint à présenter en conférence de méthode ! (RIRES))

 

Gilles

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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