Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Liens

Recherche

Lundi 8 octobre 2007

François Fillon, lors des journées parlementaires de l'UMP, fin septembre 2007. (www.liberation.fr) Notre cher Premier ministre, François Fillon, peine à exister et il en est de même pour nos ministres, tous relégués au rang de collaborateur de notre cher Président de la République de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Aussi, pour exister et pour qu’on s’intéresse enfin à vous, rien de tel que de dire des bêtises, de temps à autre.

Dès lors, après la « faillite », la « rigueur » voici le « détail ». Pour ceux qui n’auraient pas compris, je cite le locataire de Matignon qui a déclaré ce week-end dernier lors du Conseil national de l’UMP à Paris, ceci :

« Les polémiques entourant l'amendement ADN avaient "grossi jusqu'au ridicule un détail" pour finalement masquer "l'essentiel" de la loi sur la "maîtrise de l'immigration" ».

Ce qui est bien avec la droite, c’est que certains dans ses rangs vous rappellent que l’Histoire est décidément une matière géniale et qu’il y a certains aspects de celle-ci qui ne faudrait surtout pas oublier. A ce titre, il convient de rappeler quand 1987, Jean-Marie Le Pen avait qualifié de détail les chambres à gaz dans l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale et des camps de concentration. Là, nous avons un Premier ministre qui qualifie de détail un amendement issue des rangs de la majorité et qui prévoit la mise en place de tests ADN pour tout candidat à l’immigration. Grâce à la sagesse – inhabituelle – des sénateurs (Charles Pasqua en tête, ce qui est encore plus inhabituel), cet amendement a été vidé de tout son sens.

Aussi, je trouve quelque peu choquant qu’un Premier ministre en exercice puisse qualifier de détail un amendement qui va à l’encontre même des principes républicains et des droits de l’Homme que nous sommes censés défendre. Cela est quelque peu scandaleux qu’il s’agit tout de même du parti majoritaire qui utilise là un double discours : on se veut ouvert en affichant la diversité et dans le même temps, on continue à draguer les électeurs du Front national fraîchement convertis à la sarko-idolâtrie. 

Car c’est bien là tout le problème ! Si la droite décomplexée consiste à appliquer bêtement le programme du Front national – moins par conviction idéologique mais bien par opportunisme électoral – alors oui, on a du souci à se faire ! En effet, cela n’a l’air de ne choquer personne de voir un parti qui chasse tranquillement sur les terres de Jean-Marie Le Pen. De fait, ce n’est pas tant le fait que l’UMP – en tant que parti républicain malgré tout, enfin pour combien de temps ! – veuille récupérer les voix du FN. La réalité réside sur le fait que le parti de Nicolas Sarkozy a intégré les thématiques du Front national pour ensuite les imposer à l’opinion française. 

Aussi, je suis à la fois inquiet d’entendre une personne comme François Fillon faire preuve d’opportunisme et je reste malheureusement convaincu que notre vie politique française reste un Grand corps malade. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher de sourire et de me rappeler d’une polémique qui est née en mars dernier lors de la présidentielle à propos d’une photo de Nicolas Sarkozy légendée « Votez Le Pen ». A l’époque, Vincent – mon ami militant à l’UMP – avait été très choqué par cette photo et m’avait même boycotté durant plusieurs semaines, me demandant auparavant de retirer cette photo de mon blog, ce que j’avais refusé car justifié. Avec du recul et à la lumière de l’actualité récente, je me dis que cette photo et toujours pertinente. Mais bon, c’est juste un détail ! ;)

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 4 octobre 2007

Bientôt sur vos écrans, une nouvelle production signée Sarkozy Productions. Nom de code : « Neuilly la Fronde », date de sortie : mars 2008.

  L’histoire est simple : un prince, après avoir conquis le royaume de France, cherche un héritier pour son domaine. Le choix est vite porté sur un de ses valais. A ce titre, il ne manque de plus que l’intronisation et à ce titre, une fête est organisée dans laquelle, le bon prince devenu roi s’invite et présente son héritier. Sauf que voilà ! Les manants et autres populaces expriment leur forte réticence par rapport à celui qui a été désigné comme étant héritier, certains lui préférant même celui qui a tenu le domaine, le temps que le prince parte de la conquête de France !

  Bon, là vous vous dites que je suis bon pour aller à l’asile ! Mais rassurez-vous ! Je reste encore sain et d’esprit et pour le prouver, il suffit de tout simplement de réactualiser mon petit récent digne d’un épisode inédit de Thierry la Fronde !

Sarkozy-Martinon.jpg

Nicolas Sarkozy et David Martinon, à la mairie de Neuilly sur Seine, dimanche dernier (www.liberation.fr)

 

  Dimanche dernier, Nicolas Sarkozy revient dans sa commune de Neuilly-sur-Seine (92), ville où il y a été député de 1986 à 2002 et maire de 1983 à 2002. Il y vient pour présenter son nouvel héritier : David Martinon, porte-parole de l’Elysée, et qui n’a que 36 ans. La présentation n’aurait pu être qu’une simple formalité si des militants UMP n’avaient pas tout simplement exprimé leur réticence face à celui qui doit penser la mairie de Neuilly tous les matins en se rasant. En effet, ces mêmes militants lui préfèrent un Neuilléen de souche, Arnaud Teullé, de cinq ans son aîné ! Dur, dur pour celui qui fait ses premiers pas sur la scène politique !

  Autant vous dire tout de suite, l’issue de ce scénario est connu puisque Nicolas Sarkozy arrivera à imposer son candidat et que – même si Arnaud Teullé mène une liste dissidente – le porte-parole de Nicolas Sarkozy sera bel et bien maire de Neuilly sur Seine. Vous ne me croyez pas ? Il suffit de voir la sociologie de la ville la plus riche de France ! En tout cas, comme parachutage, on ne pouvait pas rêver mieux !

  Dès lors, je vous avouerai que j’ai été assez surpris lorsque j’ai vu le protégé de Sarkozy se faire chahuter par certains militants UMP. Il me semble que ces derniers ont voulu se faire entendre et d’ailleurs, cela me fait un peu rire ! En effet, si on part du principe « qu’être militant UMP, c’est être écouté et respecté » (ce n’est pas moi qui le dit mais la Fédération UMP des Hauts de Seine !) alors, les militants UMP de Neuilly sur Seine auront du pain sur la planche !

  Aussi, je me dis que les possibilités de marge de manœuvre semblent plus que ténues pour le malheureux Arnaud Teullé. A moins d’avoir un culot comparable à celui qu’avait Nicolas Sarkozy lorsqu’en 1983 et du haut de ses 28 ans, il avait réussi à conquérir la mairie de Neuilly au nez et à la barbe de Charles Pasqua, successeur naturel d’Achille Peretti, décédé. Mais bon, quand on n’évolue pas avec les mêmes armes, la messe est dite d’avance !

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 4 octobre 2007

Nicolas-Sarkozy-Elys--e.jpgNicolas Sarkozy, hier soir au Palais de l'Elysée devant les parlementaires UMP et Nouveau Centre. Décidément, je vais vraiment finir par regretter l’ère Chirac – bon, je rassure mes proches et mes camarades, je ne vais en aucun cas prendre ma carte à l’UMP et encore moins devenir Chiracophile ! (RIRES) – Mais oui ! Je commence à devenir un petit poil nostalgique, à la lumière de ce qui se passe à la tête de l’Etat actuellement.

 

  Notre cher président n’est décidément jamais satisfait ! Non, jamais satisfait. Et comme il a besoin d’être vu en permanence à la télévision afin que tout le monde s’accorde à dire qu’il est actif et travailleur, il n’a pas mieux trouvé que de réunir les parlementaires UMP et Nouveau Centre – ces ex-UDF plus soucieux de leur carrière politique que de leurs convictions, mais enfin passons ! – à l’Elysée afin de leur rappeler que c’est lui le véritable chef de la majorité et non François Fillon pour ceux qui en doutaient encore !

 

  Il est comme cela Sarkozy. Bosseur du matin au soir, du soir au matin. A ce rythme, il va nous mettre la larme à l’œil ! Toujours est-il que son « bougisme » (pour reprendre l’expression utilisée par Elisabeth Guigou, il y a dix jours sur M6) commence à agacer au sein même de la majorité. D’ailleurs, certains parlementaires de cette même majorité – François Goulard, Hervé Mariton, etc. – commencent à s’interroger sur le bien fondé de la politique sarkozyste menée notamment en ce qui concerne la fameuse ouverture.

 

  Une ouverture qui devient de moins en moins pertinente sauf si on se vise comme objectif d’affaiblir l’opposition, de lui priver de ses meilleurs talents. Aussi, Nicolas Sarkozy cherche-t-il tout simplement à débaucher certains socialistes tels que Jack Lang, Julien Dray, Manuel Valls qui ont pour l’heure, poliment refusé de rentrer dans un gouvernement.

 

  Il faut dire que le chef de l’Etat est obsédé par le mythe de l’homme providentiel et de l’union sacrée. « Attention, mes chers compatriotes, la Nation est en danger ! » Mais en danger contre qui, mon cher président ? Contre elle-même ? Laissez-moi rire ! Nicolas Sarkozy s’imagine comme en 1958 – du temps où la plupart des partis de gouvernement avait rejoint le général de Gaulle à son retour au pouvoir – et se veut comme celui qui va relever la France ! Oh mon Dieu, que c’est beau tout ça !

 

  Sauf que là, on n’arrive pas à comprendre ! Si on résonne de façon citoyenne, l’ouverture pouvait se comprendre au lendemain des présidentielles comme une volonté de rassembler. Mais là, à ce moment précis, comment justifier l’ouverture ? Si celle-ci se poursuit, elle ne servirait que de caution sociale pour un président qui mène une politique économique et sociale tout sauf ouverte !

 

 F.-Fillon-N.-Sarkozy.jpg Dès lors, sa « majesté » – ce n’est pas moi qui le dit mais Jean-François Probst, l’ancien conseiller de Jacques Chirac au RPR – ordonne et le laquais – euh, pardon le Premier ministre ! – exécute. D’ailleurs, qu’est-ce que ce François Fillon doit bien penser de l’ouverture ? Et les parlementaires de l’UMP ? Se dire qu’on préfère mettre un tel ou un tel personnage qui se dit de gauche – comme si il se sentait coupable d’avoir fait quelque chose de mal – au lieu d’une personne issue de la majorité, cela doit faire bizarre tout de même !

 
  Et cela fait d’autant plus bizarre que les citoyens que nous sommes n’auraient été pas surpris si le gouvernement ne comportait que des gens issues de la majorité, pour la simple raison que les citoyens ont majoritairement voté pour une politique définie à l’avance ! Dès lors, je me dis : y’a-t-il vraiment des incompétents à l’UMP et dans le Nouveau Centre pour que Nicolas Sarkozy aille piocher dans les cellules grises de la gauche ? A ce titre, autant qu’il arrête car à force, il va nous permettre de revenir aux responsabilités et nous faire une jolie cohabitation, ce qui serait pas pour me déplaire, bien au contraire !

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 3 octobre 2007

Ah Paris ! Ma ville (après Bondy, bien sûr !), cette ville aux multiples facettes où il est possible de faire le tour du monde pour 1,50 €, correspondances comprises ! Si, si je vous l’assure !

En tout cas, la capitale est l’enjeu de toutes les ambitions politiques et il n’en demeure pas moins qu’à cinq mois des municipales, celles-ci deviennent de plus en plus fortes et exacerbées.

Pour preuve, il suffit de voir la joyeuse pagaille qui a lieu actuellement à l’UMP. Petit rappel des faits : en mars 2006, sous pression de Nicolas Sarkozy – à l’époque président de l’UMP et soucieux de récupérer la Ville lumière –, des primaires sont organisées pour départager les quatre prétendants à l’Hôtel de Ville suivants : Françoise de Panafieu (députée et maire du XVII° arrondissement), Bernard Debré (député et maire du XVI°), Jean Tibéri (ancien maire de Paris, actuel député et maire du V°) et Pierre Lellouche (député). Au terme d’une campagne interne qui ressemblait à tout sauf à une campagne interne, c’est Françoise de Panafieu, ancienne chiraquiste tout juste convertie au sarkozisme, qui a décroché le gros lot : tête de liste UMP pour les municipales de mars prochain.

medium-bernard-debre.jpg

Bernard Debré, député de Paris, maire du XVI° arrondissement et meneur de la fronde anti-Panafieu

 

panafieu-1.jpgFrançoise de Panafieu, députée de Paris, maire du XVII° arrondissement et tête de liste UMP pour les prochaines municipales. Toutefois, c’est trop facile et c’était sans compter sur les protestations de Bernard Debré qui ne se gêne plus pour dire tout le bien qu’il pense de Françoise de Panafieu. Qui plus est, celle-ci bénéficie d’un soutien plus que discret (Tiens ! Tiens !) de la part de l’actuel locataire de l’Elysée à tel point que les mauvaises langues racontent que Nicolas Sarkozy parie plus sur la réélection de Bertrand Delanoë afin de mieux le mettre sur orbite, ce qui est tout bénéfice pour son appétit présidentiel futur.

Toujours est-il que décrocher la Mairie de Paris, ce n’est pas rien pour les raisons que vous devez imaginer. En effet, depuis la réforme de 1975 (qui a permis aux habitants de la capitale d’élire leur maire comme n’importe quelle autre commune de France), l’élection municipale de Paris devient un enjeu national. Preuve en est, la victoire de Jacques Chirac en 1977, Paris étant devenue une sorte de vitrine expérimentale mais aussi un tremplin pour l’Elysée, dix-huit ans plus tard. Aussi, Paris devient un enjeu majeur.

Mais depuis 2001, la droite parisienne est déchirée entre un Tibéri qui rêve de reprendre son siège à l’Hôtel de Ville, Jacques Toubon, contraint par la suite à l’exil bruxello-strasbourgeois forcé, les sarkozistes purs et durs comme Pierre Lellouche, les partisans de Bernard Debré, etc. Bref, c’est un sacré désordre ! De fait, la droite parisienne n’en finit pas de payer une certaine pratique du pouvoir qui va des faux électeurs des III° et V° arrondissements aux emplois fictifs sous les ères Chirac et Tibéri. Qui plus est, il est à noter que la capitale évolue sociologiquement, ce qui explique les progrès d’une gauche de plus en plus majoritaire. Preuve en est, le PS et ses alliés sont majoritaires dans 13 des 21 circonscriptions de la capitale à l’occasion des législatives de juin dernier et en ce qui concerne les législatives, Ségolène Royal arrive en tête dans 11 arrondissements sur 20 et fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy.

Alors dit comme cela, on pourrait dire que les prochaines municipales ne seront qu’une formalité pourDelano--.jpg Bertrand Delanöe. Peut-être, peut-être pas. Toujours est-il qu’il serait injurieux envers les électeurs de penser que l’actuel maire PS de la capitale sera élu avec une grande facilité. En effet, il ne faudrait pas croire que c’est parce que l’adversaire est quelque peu éparpillé que l’élection ne sera qu’une promenade de santé. Au contraire !

Bertrand Delanöe a un bilan à la mairie de Paris peu discutable. Néanmoins, défendre un programme sur un bilan ne suffit pas, dès lors il faut mettre en avant un projet, c’est ce fait à mon sens Bertrand. En tout cas, la capitale devient de plus en plus agréable à vivre (enfin, ça dépend des jours ! (RIRES)) et c’est tant mieux !

PS : je n’ai pas évoqué le MODEM, il est vrai ! Mais cela ne veut pas dire que je les méprise ! En effet, il faudra surveiller de près la liste Sarnez (du nom de la numéro deux du parti de François Bayrou) d’autant plus que le mode de scrutin peut leur être favorable !

Bertrand Delanoé maire PS de Paris






caricature-06-03-01-de-panafieu-sarkozy.jpg

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 1 octobre 2007

Ioulia-Timochenko.jpgIoulia Timochenko, le 30 septembre dernier (www.lemonde.fr) J’attendais une bonne occasion pour vous parler de l’Ukraine, hé ben, je crois que cette occasion est arrivée avec les élections législatives qui se sont déroulées hier et qui voient pour le moment – car le dépouillement n’est pas encore terminé – Ioulia Timochenko bien partie pour redevenir le Premier ministre de l’actuel président de la République, Victor Iouchtchenko.

La révolution orange. Vous vous en souvenez quand même ? C’était il y a trois ans. Fin 2004, les Ukrainiens avaient répondu en masse et avait résisté face aux résultats truqués par le pouvoir en place incarné par le Premier ministre de l’époque, Victor Ianoukovitch, proche des la Russie de Vladimir Poutine. S’en sont suivies alors des pressions diplomatiques de la part des capitales occidentales qui ont contraint Kiev a procéder à de nouvelles élections et à consacrer la victoire de l’actuel chef de l’Etat.

Puis, s’en sont suivies trois années de crise politique qui ont vu la coalition orange se fissurer entre les ambitions et les arrières pensées de certains, notamment celle de Ioulia Timochenko qui fut contraint à la démission. A ce titre, Iouchtchenko fut contraint de rappeler en août 2006 son rival pro-russe pour tenter de sortir de la crise.

Aussi, les derniers résultats semblent quelques peu surprenants car les derniers sondages étaient plutôt en faveur du Parti des Régions, le mouvement de l’actuel Premier ministre. Toutefois, la grande gagnante de ces élections reste bien Ioulia Timochenko, l’égérie de la Révolution orange. Derrière cette jolie blonde se cache en réalité une femme ambitieuse et qui, je le pense, ne pas s’arrêter en si bon chemin, l’échéance présidentielle de 2009 arrivant à grand pas.

Ukraine.jpg

Victor Ianoukovitch, premier ministre (à gauche) et Victor Iouchtchenko, le président de la République en août 2006

 

Dès lors, il s’agit de voir ce que va faire l’Ukraine par la suite, ce pays étant partagé entre le giron russe mais aussi l’aventure de l’Union Européenne. A ce titre, il faut noter l’enjeu de cette élection ; enjeu qui bien évidemment était énorme pour le pays bien sûr mais aussi pour l’UE. En effet, l’Ukraine occupe un point stratégique notamment sur le plan de l’énergie et avoir une Ukraine arrimée à l’Occident, c’est toujours mieux pour la construction européenne et les affaires !

PS : je vous reproduis l’intégralité d’un article que j’avais déjà consacré à la crise politique en Ukraine en août 2006 sur mon précédent blog. Bonne lecture !


10 août 2006

Iouchtchenko ou la fin d'une révolution

Après plusieurs mois d'une ardente crise politique, le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, a finalement choisi. Le 3 août dernier, son rival de toujours, le pro-russe Viktor Ianoukovitch, a été nommé Premier ministre mettant ainsi un terme à l'immobilisme qui gagnait le pouvoir depuis bientôt un an.

C'est la fin d'un rêve, celui de la révolution orange. En choisissant Ianoukovitch, Iouchtchenko se retrouve confronté à la dure réalité de l'exercice du pouvoir. Exit donc les véilités d'indépendance par rapport à Moscou et de rapprochement avec l'Union européenne? L'avenir nous le dira mais à première vue, cela semble bien le cas.

De fait, les possibilités pour le leader de la révolution orange étaient limitées. Face à une longue crise politique ponctuée par des limogeages - celui de Julia Timoschenko en septembre 2005 par exemple - des dissolutions et autres rebondissements de tout genre, le président ukrainien avait une marge de manœuvre assez ténue et un choix politique capital. En effet, le leader de la révolution orange de décembre 2004 avait le choix entre une nouvelle dissolution du parlement et le choix d'un nouveau premier ministre. Il est sans rappeler que l'une ou l'autre des décisions est de toute façon défavorable au président ukrainien, une dissolution enfonçant un peu plus le pays dans la crise, le choix d'un nouveau premier ministre affaiblissant l'autorité du chef de l'Etat.

En choisissant Viktor Ianoukovitch, Iouchtchenko fait un choix logique puisqu'aux dernières élections législatives [en mars dernier], c'est le Parti des régions du premier ministre tout juste nommé qui fut arrivé en tête avec 32% des voix devant celui de l'actuel président, Notre Ukraine. Si dans l'immédiat, ce dernier apparaît comme affaibli, il peut par la suite devenir le principal bénéficiaire de ce compromis circonstanciel.

De fait, cette coalition entre les ennemis d'hier peut paraître assez peu compréhensible au regard du formidable élan populaire qui a envahi les rues et les habitants de Kiev [capitale de l'Ukraine] en décembre 2004 pour contester les résultats plus ou moins truqués à l'issue du second tour de la présidentielle qui opposait, rappelons-le, le Premier ministre de l'époque (un certain Viktor Ianoukovitch, proche de la Russie de Poutine) et le candidat de l'opposition et actuel président Viktor Iouchtchenko. Pour autant, un tel rapprochement ne surprend au bout du compte personne dans la mesure où il était plus ou moins inéluctable.

La faute à qui? A la coalition orange elle-même. Faute d'un fort consensus politique, les principaux partis ayant mené la révolution pacifique consacrant la victoire de l'actuel président se sont méfiés les uns les autres. De plus, il faut tout de même rappeler l'attitude plus ou moins suspecte de Julia Timoschenko, véritable égérie de la révolution orange. Premier ministre de janvier à septembre 2005, celle-ci n'a pas caché ses ambitions, ce qui faisait sans doute un peu beaucoup au sein d'une coalition fragile.

Aussi, en manque de stabilité politique, Iouchtchenko a préféré l'unité et le consensus en choisissant Ianoukovitch. Un tel choix aura sans doute des conséquences majeures sur le plan de la politique extérieure. Officiellement, il ne remettrait pas en question la politique d'ouverture et de rapprochement avec l'Union européenne menée par le président ukrainien. Néanmoins, on voit mal comment la Russie de Poutine [par le biais de Ianoukovitch] pourrait se tenir assez longtemps à l'écart des affaires ukrainiennes tant que l'Ukraine, à cheval entre Occident et Orient, reste la porte d'accès de Poutine pour les questions et enjeux européens. A suivre, donc

par Gilles publié dans : International
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
hebergement gratuit creation blog page web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus