Je poursuis le remplissage de ma boîte à idées et cette fois, j’ai voulu savoir ce que faisaient nos camarades transalpins.
Comme vous le savez, les principaux partis de la coalition de l’Olivier – qui regroupe à la fois les Démocrates de Gauche (l’ex PC italien), la
Marguerite (parti du centre), les Radicaux et des formations d’extrême gauche – se sont formés en une seule et même formation : le Parti Démocrate qui a officialisé son existence lors de son
congrès du 17 octobre dernier.

Walter Veltroni, leader du Parti Démocrate italien, lors du congrès inaugural, le 17 octobre dernier
Si en France, on s’intéresse beaucoup à la création de nouveau parti qui va des chrétiens-démocrates au démocrates de gauche et communistes historiques, c’est que l’Italie constitue à lui seul un laboratoire des transformations et autres recompositions politiques dans ce pays. A ce titre, la socialiste Ségolène Royal s’était elle-même rendu dans la botte italienne pour observer cette recomposition de la gauche et du centre italien, recomposition rendue encore plus intéressante dans la mesure où la coalition de l’Olivier est actuellement au pouvoir.
Alors que doit en penser la Gauche française ? Certains politologues, comme Marc Lazar, considèrent que l’Italie est un exemple à suivre. A titre personnel, la recomposition de la vie politique italienne notamment à gauche est très intéressante et il serait stupide que la gauche française rejette d’un revers de main une telle initiative sans l’étudier de près. Toutefois, on ne saurait transposer la situation italienne à la situation française, l’histoire et la vie politique de ces deux pays étant quelque peu différentes.
A l’heure
actuelle, il convient de réfléchir sur la pertinence ou non de l’Union de la Gauche façon « Congrès d’Epinay de 1971 ». En effet, une telle union qui regroupait – et regroupe encore –
Communistes, Socialistes et Radicaux de Gauche était encore valable dans l’hypothèse où on avait un PCF fort électoralement. Il faut désormais constater que cela n’est plus le cas. Vraiment plus
le cas. Aussi, il faut redéfinir une nouvelle stratégie d’alliance autour du PS, un PS qui accepte peu à peu une vision sociale démocrate et réformiste tout en ne reniant pas son passé et
son histoire, une formidable histoire ceci dit en passant ! Et comme je l’avais dit il y a quelques mois sur mon blog, je suis favorable à une nouvelle Union d’Epinay qui irait du Modem aux
communistes réformateurs.
Toutefois, cela n’est pas simple et il convient de se rappeler que les coalitions entre la gauche et le centre ont souvent été peu fructueuses dans l’histoire de notre pays notamment sur les Troisième et Quatrième Républiques, en particulier entre le MRP (ancêtre de l’UDF), la SFIO (ancêtre du PS) et le PCF tous trois au pouvoir peu après la Seconde Guerre mondiale.
Qui plus est, François Bayrou – le leader du Modem – devra choisir tant que son attitude « ni droite, ni gauche » trouvera ses limites. Autrement dit, il est contraint d’adopter une ligne politique tant que ce dernier reste coincé entre les deux grands partis politiques français, système institutionnel et électoral obligent.
Enfin, reste à savoir si une gauche à l’italienne avec la création d’une nouvelle formation peut être quelque chose de pertinent pour la suite. Si on se contente de créer un nouveau parti avec une idéologie « fourre-tout », alors cette formation ressemblera plus à un conglomérat de partis politiques qu’à un véritable parti, ce qui a été le cas de la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste (qui regroupait la SFIO et les Radicaux de 1965 à 1968) et de l’UDF jusqu’à 1998 au moins.
Aussi, le cas italien mérite d’être suivi afin que la Gauche française puisse en tirer ses propres conclusions.
François Hollande,
à la sortie du Bureau national du PS qui a approuvé le Traité de Lisbonne (
Palais de la Porte Dorée (Paris XII°), jeudi 1er novembre (photo prise de mon téléphone
portable) Jeudi 1er novembre. Pour passer les fêtes de la Toussaint et comme je suis de passage sur la capitale, rien de tel que faire une visite du musée de
l’immigration, Porte Dorée, dans le XII° arrondissement, en compagnie d’une ancienne camarade de lycée.


Commentaires