Le colonel Kadhafi en compagnie de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Une semaine
de vacances qu’on aimerait bien vite oublier. Voilà le cher colonel Kadhafi qui quitte notre pays après s’être comporté tel un monarque avec sa cour. La Tour Eiffel, Versailles, la forêt de
Fontainebleau, etc. Celui qui se fait appeler le « Guide suprême », s’en est allé avec toute sa clique et toute sa Cour dans notre pays et on a profité pour nous humilier, le chef de
l’Etat en tête.
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade (www.liberation.fr) Je le dis tout net : la visite du colonel Kadhafi en France est une honte
pour notre gouvernement, un gouvernement qui est censé défendre les Droits de l’Homme. D’ailleurs, je ne peux que m’étonner du silence plus qu’assourdissant des ministres dit d’ouverture :
ni Fadela Amara (qui pourtant a l’habitude d’avoir la langue bien pendue), ni Bernard Kouchner n’ont jugé utile de commenter cette visite plus que controversée. Il n’y a eu que notre chère
secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, qui a eu le courage et l’honnêteté intellectuelle, il faut le dire, de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas au sein même de la
majorité : que la visite de Kadhafi était tout sauf un honneur pour la France !
Voilà ! Une semaine, pour quels résultats ? Pour voir que le président de la République s’est renié en accueillant un homme qui a une vision bien spéciale de la démocratie, un homme qui se permet de contredire sans ambiguïté son homologue lorsque ce dernier déclare qu’il a été fait état de la question des Droits de l’Homme entre les deux pays. Pour voir le colonel Kadhafi se payer notre tête lorsqu’il évoque cette même question à l’UNESCO en se demandant si ces droits sont bel et bien respectés pour les étrangers qui vivent sur notre sol. En bref, on a été les dindons de la farce.
Alors certains diront mais où est passé l’opposition ? Rassurez-vous ! Le PS a eu une attitude tout sauf ambigüe en condamnant la visite du Guide suprême et en refusant tout bonnement de le rencontrer. Preuve en est, les députés socialistes, menés par Jean-Marc Ayrault ont boycotté la visite de ce dernier à l’Assemblée nationale !
Si le président de la République n’a pas commis une erreur en invitant le colonel Kadhafi, il a certainement commis une énorme maladresse diplomatique ! Alors, certains diront aussi bien à l’UMP – comme Pierre Lellouche, néoconservateur à ses heures perdues – que dans mon groupe de conférence de méthode à Sciences Po Grenoble qu’il faut agir au nom du pragmatisme.

Certes. Mais le pragmatisme ne suffit pas et surtout, n’excuse pas tout. Soyons clair ! Il est nécessaire de discuter avec le chef de l’Etat libyen et voir d’un bon œil sa conversion en tant qu’homme repenti du terrorisme. Néanmoins, fallait-il aller jusqu’à dérouler le tapis rouge et lui faire les honneurs ? Tout cela pour des contrats ? Et à quel prix ? Le déni ou bien la mise au placard de nos valeurs ?
La France est quelque peu arrogante, il est vrai. Mais la France est également considérée et appréciée quand
elle défend avec courage et hargne des questions essentielles comme celle des Droits de l’Homme. Au fond, ce n’est pas la visite en elle-même qui est à condamner mais la façon dont on organisé
cette dernière. Car à force de vouloir trop faire les yeux doux au colonel Kadhafi, ce dernier s’est payé notre tête à merveille !
Nicolas Sarkozy reçevant le colonel Kadhafi sur le perron de l'Elysée.
(www.lefigaro.fr) Avec la visite du colonel Kadhafi en France – visite de six jours tout de même – c’est la place même des Droits de l’Homme accordée par Nicolas Sarkozy dans la
diplomatie française qui est posée. A titre personnel, je dirais que la question des droits de l’Homme est posée de façon aléatoire selon les cas précis. Ainsi, le président de la République
évite soigneusement que sa secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme fasse partie du voyage, on aurait peur que cela choque nos amis chinois et préfèrent voir ailleurs au niveau de leur
emplettes.
Photo extraite de la
vidéo prouvant qu'Ingrid Bétancourt, retenue par les FARC, est vivante. Vidéo rendue publique par le gouvernement colombien le 29 novembre dernier (
Notre cher président de la République adore emmener toute sa clique gouvernementale et familiale, surtout lors d'un voyage
officiel.



Alors la Belgique semble se réveiller et le patriotisme avec surtout du côté wallon ou on refuse
tout bonnement l'idée d'une partition de la Belgique même si le sujet a ouvertement été évoqué par la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) lors d'une émission – sous forme de docu-fiction –
qui a fait mouche et surtout polémique en automne 2006. Dès lors, la Belgique et les Belges doivent se poser la question : la partition oui, mais pourquoi faire ? Et pour quelle finalité
?
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