Comme le dirait Jean-Louis Aubert, "Voilà, c'est fini"
Six mois de campagne dont trois semaines d'officielle et deux projets qui se présentent à nous. A droite, celui de Nicolas Sarkozy qui jure qu'"ensemble tout devient possible". Moi, j'ai envie d'ajouter le pire. Un projet idéologique, revanchard et qui nous menerait en arrière toute dans l'histoire de notre pays.
A gauche, Ségolène Royal est sa "France présidente". Sa France de la concertation, de la tolérance, du partage et de la laïcité. Diam's aurait dit ma "France à moi". Une France qui n'aurait pa peur de la diversité, des autres et qui se considère comme multiculturelle.
Ces deux projets, nos concitoyens auront à les départager dimanche et si je devais résumer la campagne - notamment de second tour - je la résumerais ainsi :
Dimanche dernier, à Bercy, Nicolas Sarkozy nous présentait sa France homogène, uniforme, toute unie devant son maître à penser et affichant un patriotisme - soyons gentils - à peine voilé, où il est normal d'applaudir un rocker qui part s'exiler en Suisse pour des questions fiscales, où on ne bronche pas lorsqu'on déclare vouloir "liquider l'héritage de mai 1968". En bref, cette France, c'est celle de Nicolas Sarkozy, une France repliée sur elle-même, une France du replis et non du mouvement finalement, contrairement à ce que veut prétendre le candidat de l'UMP.
Mardi dernier au Stade Charléty, Ségolène Royal nous présentait sa France hétérogène, colorée, diversifiée. Une France qui exprime son envie, son bonheur de vivre ensemble, cette France où on l'on fait la fête et qui crie "diversité". Une France qui crie "la progrès pour tous, le respect pour chacun". Une France dans laquelle, de plus en plus de militants centristes se reconnaissent parce qu'ils croient en l'Etat impartial, à un renouveau de nos institutions. Tous les progressistes se sont unis pour réclamer ce renouveau et cette nouvelle république en marche.
En gros, on a deux choix aux conséquences et aux issues bien différentes.
Ségolène Royal reste à mes yeux, la seule à pouvoir incarner le changement si nécessaire pour notre pays. Tout est là dans sa "France présidente" : c'est la volonté de réconcilier le Français avec la vie politique mais aussi avec l'entreprise et les autres sphères de notre pays. Ségolène Royal peut incarner ce changement et a démontré durant sa campagne, de la ténacité et du courage face à un candidat plus ou moins rude, plus ou moins vindicatif.
Oui, la France est face à un choix capital pour son avenir et nous devons être extrêmment attentifs à notre vote. Oui, il est nécessaire de réformer notre pays notammen sur le plan économique sans pour autant casser les solidarités. C'est la base même du modèle français né d'un compromis entre De Gaulle et le PCF. Pour ma part, je reste méfiant envers ceux qui ne cessent de promettre et je le suis d'autant plus lorsqu'ils prétendent qu'ils respecteront leurs promesses. N'oubliez pas ! Les promesses n'engagent que ceux qui les croient !
Aussi, il est temps de choisir. Pour ma part, c'est Ségolène Royal. Mais je pense également aux indécis,à ceux qui doutent. Je leur demanderai seulement de peser le pour et le contre et de réfléchir. Voulons-nous une France fraternelle ou une France qui se déchire ? Pour moi, il n'y a pas photo !
PS : comme la loi m'oblige, ce blog ne sera plus mis à jour jusqu'à dimanche 20h. Vous pourrez bien sur déposer vos commentaires d'ici là mais ils ne seront que diffusés à partir de dimanche soir au plus tôt. D'ici là, exercez votre pouvoir démocratique et bon vote !
Gilles

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