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Vendredi 4 mai 2007

Comme le dirait Jean-Louis Aubert, "Voilà, c'est fini"

Six mois de campagne dont trois semaines d'officielle et deux projets qui se présentent à nous. A droite, celui de Nicolas Sarkozy qui jure qu'"ensemble tout devient possible". Moi, j'ai envie d'ajouter le pire. Un projet idéologique, revanchard et qui nous menerait en arrière toute dans l'histoire de notre pays.

A gauche, Ségolène Royal est sa "France présidente". Sa France de la concertation, de la tolérance, du partage et de la laïcité. Diam's aurait dit ma "France à moi". Une France qui n'aurait pa peur de la diversité, des autres et qui se considère comme multiculturelle.

Ces deux projets, nos concitoyens auront à les départager dimanche et si je devais résumer la campagne - notamment de second tour - je la résumerais ainsi :

Dimanche dernier, à Bercy, Nicolas Sarkozy nous présentait sa France homogène, uniforme, toute unie devant son maître à penser et affichant un patriotisme - soyons gentils - à peine voilé, où il est normal d'applaudir un rocker qui part s'exiler en Suisse pour des questions fiscales, où on ne bronche pas lorsqu'on déclare vouloir "liquider l'héritage de mai 1968". En bref, cette France, c'est celle de Nicolas Sarkozy, une France repliée sur elle-même, une France du replis et non du mouvement finalement, contrairement à ce que veut prétendre le candidat de l'UMP.

Mardi dernier au Stade Charléty, Ségolène Royal nous présentait sa France hétérogène, colorée, diversifiée. Une France qui exprime son envie, son bonheur de vivre ensemble, cette France où on l'on fait la fête et qui crie "diversité". Une France qui crie "la progrès pour tous, le respect pour chacun". Une France dans laquelle, de plus en plus de militants centristes se reconnaissent parce qu'ils croient en l'Etat impartial, à un renouveau de nos institutions. Tous les progressistes se sont unis pour réclamer ce renouveau et cette nouvelle république en marche.

En gros, on a deux choix aux conséquences et aux issues bien différentes.

Ségolène Royal reste à mes yeux, la seule à pouvoir incarner le changement si nécessaire pour notre pays. Tout est là dans sa "France présidente" : c'est la volonté de réconcilier le Français avec la vie politique mais aussi avec l'entreprise et les autres sphères de notre pays. Ségolène Royal peut incarner ce changement et a démontré durant sa campagne, de la ténacité et du courage face à un candidat plus ou moins rude, plus ou moins vindicatif.

Oui, la France est face à un choix capital pour son avenir et nous devons être extrêmment attentifs à notre vote. Oui, il est nécessaire de réformer notre pays notammen sur le plan économique sans pour autant casser les solidarités. C'est la base même du modèle français né d'un compromis entre De Gaulle et le PCF. Pour ma part, je reste méfiant envers ceux qui ne cessent de promettre et je le suis d'autant plus lorsqu'ils prétendent qu'ils respecteront leurs promesses. N'oubliez pas ! Les promesses n'engagent que ceux qui les croient !

Aussi, il est temps de choisir. Pour ma part, c'est Ségolène Royal. Mais je pense également aux indécis,à ceux qui doutent. Je leur demanderai seulement de peser le pour et le contre et de réfléchir. Voulons-nous une France fraternelle ou une France qui se déchire ? Pour moi, il n'y a pas photo !

 

PS : comme la loi m'oblige, ce blog ne sera plus mis à jour jusqu'à dimanche 20h. Vous pourrez bien sur déposer vos commentaires d'ici là mais ils ne seront que diffusés à partir de dimanche soir au plus tôt. D'ici là, exercez votre pouvoir démocratique et bon vote !

Gilles

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 4 mai 2007

En ce dernier jour de campagne officielle, venez assister à la "réunion du changement" qui aura lieu au Palais des fêtes de Romainville à partir de 20 heures en compagnie de :

- Mohammed MECHMACHE d'AC le FEU,

- Corinne VALLS, maire (DVG) de ROMAINVILLE

- Dominique VOYNET, sénatrice (Verts) de la Seine saint-denis

- Gilles GARNIER, vice président (PCF) du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

- Elisabeth GUIGOU, députée (PS) de la circonscription

- Gilbert ROGER, maire (PS) de BONDY.

Venez nombreux si vous êtes habitant de Seine-Saint-Denis et quel qu'en soit votre opinion politique, et ce à quelques heures d'un choix décisif pour notre pays.

Pour vous y rendre :

De Bondy :

Bus ligne 105 arrêt "Romainville Carnot" puis bus ligne 129 ou 318 "Mairie de Romainville"

Gilles

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Jeudi 3 mai 2007

Je reviens après ces quelques jours de "bullage" durant lesquels j'ai vécu les derniers instants de la campagne. Au menu notamment, le débat d'hier soir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy que j'ai attentivement suivi à la télévision avec mes camarades socialistes de la section de Bondy.

Deux heures quarante et un débat assez équilibré pour lequel je donne l'avantage à... Ségolène Royal. Bon, vous me direz que cela est quelque peu évident pour moi puisse je suis militant socialiste et que je défends ma championne. Toutefois, j'ai noté la force de conviction, de courage et de détermination qui a animé notre candidate durant ce débat.

Royal-D--bat.jpg

Ségolène Royal, lors du débat télévisé hier soir (www.lemonde.fr)

Tout le monde disait que le président de l'UMP n'allait ne faire que d'une bouchée de Ségolène Royal. Mais encore une fois, Ségolène Royal a réussi à faire taire les critiques et a démontré qu'elle avait bien la carrure pour devenir la future chef de l'Etat. L'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes a durant tout le débat voulu pousser le candidat de l'UMP dans ses propres retranchements et il faut dire qu'elle est bien réussi. N'en déplaise à certains, notre candidate a montré sa parfaite connaissance des dossiers tout en affichant ses convictions et sa compétance.

Quant à Nicolas Sarkozy, ce dernier a voulu se montrer calme, discipliné. Toutefois, je ne suis pas dupe ! Il s'agissait surtout pour l'ex-ministre de l'Intérieur de ne pas commettre l'irréparable. Aussi, a-t-il adopté une posture qui ne lui rassemble pas bien au contraire ! Nicolas Sarkozy s'est, durant tout le débat, mis en retrait, plus ou déstabilisé par notre candidate à tel point qu'il a tenté de ressortir le fameux "Vous n'avez pas le monopole du coeur" de Valéry Giscard d'Estaing de 1974, formule qui a vite fait "pschitt".

Toujours est-il que ce débat m'a passionné et au sortir de celui-ci, je reste profondément persuadé que la victoire reste encore possible, sondages mis à part - pour lesqulles, je n'ai fait aucune référence durant la campagne. J'en aurai l'occassion d'y revenir demain, juste avant la fin de la campagne officielle, mais là, il est clair que nous avons devant nous, deux projets politiques qui s'opposent et qui nous sont présentés.

Pour ma part, je reste méfiant envers celui qui présente comme l'homme providentiel. Nicolas Sarkozy n'a rien de moderne finalement d'autant plus lorsqu'il veut lidiquer l'héritage de mai 1968. Il est sans doute doué pour la rétorique mais il me fait penser à Chirac en 1995 avec la fameuse "fracture sociale". Aussi, je me méfie des formules toutes faites du genre "Ensemble tout devient possible". Ségolène Royal - contrairement à ce qu'on tente de nous faire croire - a une cohérence dans son pacte présidentiel et propose véritablement quelque chose de neuf pour notre pays. Ne nous y trompons pas d'autant plus que notre candidate s'est affichée avec la plus grande authenticité. Sur bon nombre de dossiers, elle a affiché sa différence et sa compétance.

Ces quinze derniers jours ont montré que Ségolène Royal avait l'étoffe d'une chef de l'Etat qui joue la concertation avec les partenaires sociaux et qui avait une vision partagée du pouvoir. La "France présidente", c'est tout simplement la France du XXI° siècle, s'oppsant clairement à la "France d'après" de Nicolas Sarkozy qui symbolise non pas le mouvement mais bien un retour au conservatisme.

Aussi, le choix me semble clair et évident et je m'adresse tout particulièrement aux indécis.  Dimanche, c'est Ségolène Royal.

PS : j'aimerais vous faire part d'une déclaration que j'ai relevé dans le Marianne de cette semaine :

"Nous devons être tous ensemble pour lutter contre ce qu'incarne Sarkozy qui réussit le tour de force d'emprunter à Bush, son néoconservatisme, à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme et à Chirac son culot" 

Bon, maintenant, devinez qui cela peut bien être.

Vous ne savez pas ?

Bien autant vous le dire, il s'agit....

de "Monsieur Besson", lors du Congrès du Mans le 19 novembre 2005, soit un an avant la désignation de Ségolène Royal par les militants socialistes. Aussi, dire que le PS a participé délibérément à une entreprise de diabolisation de Sarkozy, comme il l'a récemment sous-entendu à Dijon, il y a quelques jours, c'est faire preuve de malhonnêté politique. A méditer !

par Gilles publié dans : Actualité politique communauté : Les blogs socialistes
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