Quand les intellectuels africains répondent à Nicolas Sarkozy : contre le discours de Dakar

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Mercredi 7 mai 2008

Il y a tellement de choses à dires dans l’actualité politique – là par exemple, j’aimerais bien vous parler de Nicolas Sarkozy qui en a profité pour enfoncer Chirac devant des parlementaires UMP aujourd’hui ! – que j’en oublie un peu l’essentiel : parler de mon propre camp ! Alors, parlons du PS

Bertrand Delanöe, maire PS de Paris. Actuellement, rue de Solferino, les choses avancent lentement mais surement et 2012 est dans les esprits. On prépare l’après-Hollande avec un très probable duel Royal – Delanöe. A ce sujet, le maire de Paris a rédigé un texte qui se veut un texte de fond intitulé, « Clarté, courage, créativité ». A ce jour, il a recueilli près de 90 signatures dont celles de Michel Destot (député-maire de Grenoble), Harlem Désir (député européen), Lionel Jospin (ancien Premier ministre) et d’Elisabeth Guigou (députée de Seine-Saint-Denis)

 

 

Je ne peux m’exprimer sur ce texte dans la mesure où je ne l’ai pas encore consulté. J’espère pour autant que ce texte – comme son nom l’indique – respectera réellement ses engagements : si cette contribution doit apporter quelque chose de nouveau à la réflexion et au débat, alors ce texte est le bienvenu ! Si en revanche, ce texte doit servir de tremplin pour la course au Premier secrétariat, alors c’est bien dommage !

Actuellement, les regards sont jetés sur un probable « affrontement » Royal – Delanöe lors du congrès de novembre prochain. Certains, avides de « baston » comme on dirait chez moi, veulent dramatiser les choses, les envenimer un peu plus ! A ce petit jeu-là, le PS ne doit se disperser et se concentrer sur l’essentiel : la rénovation !

Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et ancienne candidate à la présidence de la République. La rénovation prend du temps et surtout du temps pour convaincre nos concitoyens que le PS s’engage résolument à leurs côtés. Pour autant, pour que le premier parti de gauche et de l’opposition puisse se faire entendre, il lui faut une figure de proue.

 

A ce stade, je préfère parler franchement : il faut un premier ou une première secrétaire qui devienne notre candidat(e) pour l’horizon 2012. Certains diront que c’est prématuré mais c’est comme cela parce que le temps du quinquennat l’exige désormais ! Quatre ans, c’est à la fois long et court et les Français ont besoin d’une visibilité, de quelqu’un qu’ils puissent identifier ! A ce titre, Ségolène Royal l’a bien compris en multipliant les initiatives envers les militants. Mais Bertrand Delanöe n’est pas en reste et je vous en dirai un peu plus lorsque j’aurai lu son texte d’une dizaine de pages.

Dès lors, je me rappelle des propos de Julien Dray qui avait déclaré ce matin sur France 2 :

Julien Dray, député PS de l'Essonne. 

"La solution de facilité, c'est de dire: allez, on met un chef, un vrai c'est lui qui va diriger le Parti socialiste et qui sera le candidat à l'élection présidentielle. Mon sentiment c'est que c'est droit dans le mur, ça",

 Je pense qu’il a tout simplement tort ! Choisir tout de suite une figure de proue pour 2012, ce n’est pas aller droit dans le mur : c’est le temps qui nous est imparti pour que les Français s’identifient à la fois au PS mais également à celui qui le dirige car diriger un grand parti, qu’on le veuille ou non, c’est prétendre plus tard à vouloir diriger la France ! C’est en cela que Julien Dray a tort parce qu’il n’intègre pas le temps du quinquennat ! Avec le quinquennat, c’est bel et bien l’Elysée qui donne son tempo et qui rythme la vie politique française. C’est regrettable, mais c’est ainsi !

Alors pendant ce temps-là au PS, on prépare le congrès et finalement, les bisbilles Royal – Delanöe, les ambitions de Moscovici, de Dray, de Valls ou de Machin importent peu ! Ce qui compte c’est que le prochain congrès soit véritablement un congrès historique : historique pour l’avenir du PS, historique dans le sens où le PS souhaite sortir d’une caricature bien souvent injuste (mais bien souvent justifiée malheureusement). Un congrès utile et serein mais aussi clair, courageux et créatif quoi !

par Gilles publié dans : La boîte à idées
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Mercredi 7 mai 2008

Une de Marianne. C’est avec un peu de retard – bon 24 heures en même temps, mais les partiels n’attendent pas ! – que je souhaite un bon anniversaire à notre cher Président pour ses un an d’inaction au pouvoir !

 

 

Certains d’entre vous diront que j’exagère ! Ils penseront en effet que Nicolas Sarkozy a quand même réalisé des choses et qu’il met la France sur de bons rails. J’aimerais bien le croire mais pour autant…

En un an, Nicolas Sarkozy a effacé le mot « rupture » pour revenir dans le classique : comme l’avait dit Chirac, dans un documentaire satirique de Karl Zéro, « le pouvoir l’emmerde »

Le pouvoir l’emmerde parce qu’il est contraignant ! Nicolas Sarkozy a cru bon qu’il suffisait de se présenter comme un homme neuf et énergique pour gouverner la France et que les Français soutiennent la réforme ! Pour autant, son comportement bling-bling et son mépris pour une large partie de la population montre tout simplement que le président s’est comporté comme un gamin qui voyait son rêve exaucé : celui d’être locataire de l’Elysée.

Pour y parvenir, le président de la République n’a cessé de promettre à tout va. Si je dois retenir une seule de ses promesses – hormis le pouvoir d’achat – c’est bien en ce qui la politique étrangère et cette fameuse diplomatie des Droits de l’Homme. D’ailleurs, où est-elle cette fameuse diplomatie ? Jetée aux orties avec Rama Yade en prime ! La secrétaire d’Etat ne cesse de montrer l’inutilité de sa présence au sein de son gouvernement et de sa diplomatie et il serait enfin temps que cette mascarade !

Bref, tout cela pour dire qu’il a suffit d’un an pour que les Français comprennent la supercherie Sarkozy. D’ailleurs, je trouve que les journalistes ont été plutôt sympas en n’enfonçant pas trop le président de la République entre l’entretien tout mielleux d’Andrée Sarkozy, la maman et la non-évocation d’un sondage réalisé par le Nouvel Obs et LH2 : si le second tour de l’élection présidentielle avait eu lieu, c’est bien la candidate socialiste qui l’aurait remporté avec 53% des suffrages. Bon, cela reste un sondage mais bien significatif de la déception des Français à l’égard de quelqu’un qui leur avait promis le veau d’or.

 

Toujours est-il que pendant que les Français comptent les sous et collent les pots cassés, l’UMP s’amuse et semble complètement aveugle ! Preuve en est, pour fêter « l’anniversaire », ils se réunissaient salle Gaveau, à Paris, où une banderole était placardée et sur laquelle était inscrite : « 1 an, 55 réformes ! » Ah, le tout ce n’est pas la quantité, c’est la qualité des réformes et surtout leurs efficacités ! Cependant, ni l’une ni l’autre ne sont réunies !

Alors voilà ! Un an après, on nous a promis la France d’après ! Tu parles ! Nicolas Sarkozy ne cesse de décevoir et déjà la guerre de succession a commencé au sein de l’UMP. Pour 2012 ?

Putain encore 4 ans !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Dimanche 4 mai 2008

Je suis en pleine révision mais comme j’ai un peu la tête pleine et l’envie d’écrire pour mon blog est plus forte. Qui plus est, c’est l’occasion pour moi de parler un peu d’Europe.

Gordon Brown, Premier ministre britannique Tout d’abord, le Royaume-Uni où les dernières élections municipales ont vu la déroute – et encore, je suis sympa ! – du Parti travailliste de Gordon Brown. A environ un à deux ans des élections, les résultats sont très mauvais pour le Premier ministre britannique qui paie, à mon sens, une certaine lassitude de la part de la population. Il n’a pas su s’imposer en tant que chef du gouvernement, ce qui n’est pas évident quand on succède à un homme qui a été durant dix ans le locataire du 10 Downing Street, je veux bien sûr parler de Tony Blair.

 Je parlais de lassitude juste à l’instant et cela semble le cas. D’ailleurs, la défaite de Ken Livingstone, à Londres face au tory et ancien journaliste Boris Johnson, n’est-il pas un symbole d’un certain ras-le-bol des Britanniques vis-à-vis à dix ans de blairisme ? Ou plutôt un essoufflement des travaillistes au bout de dix ans de pouvoir ?

Toujours est-il que la déculottée de Brown est plutôt mauvais signe et que cela risque tout bonnement de profiter au Parti conservateur de David Cameron. Dans l’opposition depuis 1997, les tories britanniques semblent être plus à gauche que l’UMP française ou bien encore la droite italienne ! Ce n’est pas une blague et cette stratégie semble être la bonne à l’heure où les sujets de sa Gracieuse Majesté pourraient être tentés par l’alternance et pour parler, je ne serais malheureusement pas surpris si les travaillistes britanniques se trouvaient écartés du pouvoir aux prochaines élections !

Revenons sur le continent pour parler un peu de la Belgique, mon pays d’accueil pour un an, année d’ouverture oblige ! Nos chers médias français ne semblent plus évoquer ce pays de dix millions d’âmes. On pourrait alors penser que la crise qui avait secoué le plat pays à la fin de l’année 2007 est bel et bien retombée et que la patrie de Tintin aspire à aller de l’avant. C’était sans compter sur les articles de Jean Quatremer – disponibles sur son blog – qui témoignent bien des tensions persistantes entre Wallons et Flamands. Ainsi, en témoigne une caricature que le journaliste de Libération a mis en ligne sur son blog et qui a suscité la colère des néerlandophones. Si l’idée de scission n’est plus tellement à l’ordre du jour, elle reste toujours dans les esprits et la Belgique a – enfin ! – un gouvernement depuis quelques semaines, rien est acquis notamment quand on voit l’impopularité d’Yves Leterme, le Premier ministre flamand.

 

 

La crise, si elle est partiellement retombée, n’attend pas grand-chose pour éclater à nouveau. A titre personnel, je pense que ce qu’il lie encore Wallons et Flamands, c’est encore et toujours Bruxelles. Sinon, comme l’avait justement dit Vincent, il y a quelques mois au plus fort de la crise, la rupture aurait été consommée ! Toujours est-il que j’ai hâte de m’installer à Bruxelles durant mon année à l’étranger, histoire de voir de mes propres yeux la situation !

Pour finir, mon tour d’Europe, je voulais parler du traité de Lisbonne. Depuis qu’il a été ratifié par le Parlement français en Congrès, on n’en parle plus alors que je tiens à rappeler que 1) la France prendra le 1er juillet prochain, la présidence de l’Union Européenne et que 2) ce traité, qu’on l’approuve ou non, reste un texte majeur. A ce jour, douze Etats de l’Union (France, Portugal, Danemark, Autriche, Allemagne, Slovénie, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie et Malte) ont ratifié le texte. Tous les yeux seront désormais rivés sur l’Irlande où le référendum est obligatoire. Mais cela, c’est en octobre, et c’est une autre histoire !


Pays ayant ratifié le Traité de Lisbonne, en avril 2008

PS : je n’avais pas parlé du retour de Berlusconi aux affaires en Italie, il y a quelques semaines ! Ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas mais bon ! Il y a rien à dire hormis que c’est une mauvaise nouvelle pour l’UE et pour les Italiens même s’ils adorent les beaux parleurs ! (LOL, je vais me clamer, sinon je risque de glisser dans des préjugés xénophobes !)

PS 2 : à propos de la caricature (source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr)

Voici la caricature qui illustre la "une", aujourd'hui, du Standaard  l'équivalent du Monde en Flandre. Le Roi annonce la naissance du quatrième enfant du prince héritier, Philippe. Les Belges francophones sont ravis. Le roi demande à son conseiller: "où sont les Flamands?". Réponse: "au travail". Sans commentaire.(Blog de Jean Quatremer, le 17 avril dernier)

 

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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Vendredi 2 mai 2008

Après notre aventure lilloise, voici la vidéo que nous avons présenté devant le jury de Newrope, il y a une semaine tout juste ! En espérant qu’elle vous plaira !

 

Bonne lecture vidéo !

 

Gilles

 

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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Vendredi 2 mai 2008

Episode 1 : « Faut-il liquider mai 68 ? »

Venons-en directement au problème ! Il y a un an, le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy disait devant ses partisans : « Il nous reste deux jours pour dire adieu à mai 68 »

 

Un an après, et si on regarde l’impact et l’importance des « commémorations » du 40ème anniversaire des évènements de mai, force est de constater que le chef de l’Etat s’est bel et bien trompé !

Tout d’abord, en raison de son attitude même : « Jouissez sans entrave » disait-on en 1968 ? Nicolas Sarkozy s’est comporté comme un président « bling-bling », amateur de montres et de jolies femmes au point de se permettre de divorcer pour ensuite épouser quelques semaines plus tard une mannequin-chanteuse.

Liquider mai 68, cela aurait pour sens de revenir à un certain conservatisme digne du temps du général de Gaulle et d’une France qui se voulait l’égale des deux hyper-puissances, les Etats-Unis et l’URSS. Liquider mai 68, c’est finalement renoncer à la formidable mise en avant de la société qui a été permise grâce aux évènements et à la révolte étudiante mais également syndicale.

Ce qui est assez curieux, c’est que Nicolas Sarkozy n’est pas un acteur de mai 68. Normal, il n’y avait que… 13 ans. Aussi, on peut facilement dire qu’il a profité des retombées à long terme de ce qui a constitué une rupture : une société plus libérée, moins corsetée qui a finalement porté des valeurs progressistes et qui a refusé de voir en la France, un pays figé sous la bienveillance du Général de Gaulle.

Aussi, je me suis demandé ce que Nicolas Sarkozy allait bien pouvoir faire. Un an après, je me dis tout simplement que liquider 68, c’était tout simplement un argument de vente électorale afin d’attirer les personnes âgées et tous ceux qui n’avaient pas digéré ce qui n’était qu’une remise en cause d’un modèle de société.

En s’exprimant de la sorte il y a un an, Sarkozy a finalement fait un très beau cadeau aux nostalgiques du mouvement de mai. En réalité, l’ancien ministre de l’Intérieur continue d’entretenir l’esprit de mai en menant une politique agressive et de remise en cause sans véritable contrepartie de notre modèle de société sous couvert de réformes.

La réforme est nécessaire pour notre pays, et j’aimerais qu’on ne pense pas que je suis opposé à tout changement. Pour autant, elle ne peut s’effectuer en rejetant d’un revers de la main notre histoire politique et sociale. L’héritage est lourd et il doit être préservé, cohésion sociale et unité nationale obligent. C’est en cela que l’esprit de mai existe encore et toujours. Nicolas Sarkozy pensait le liquider, mais il s’est bien rapidement retrouvé en décalage avec la société actuelle. Pour preuve, selon un sondage CSA pour le Nouvel Observateur réalisé en mars 2008, 74% des personnes interrogées estiment que « la période de mai 68 a eu un impact positif sur la société ».

 

Prochain épisode : Pourquoi la gauche n’a pas compris les évènements de mai ?

par Gilles publié dans : L'Esprit de mai
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"Le courage...c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel"
(Jean Jaurès, 1903)

 


"Allons voir si la Rose", le journal des sections universitaires du PS disponible en ligne
Numéro 1 (janvier - février 2008)
Numéro 2 (mars - avril 2008)

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Etudiant à Sciences Po Grenoble et militant socialiste depuis octobre 2003, je suis un passioné de politique et je cherche à m'investir au maximum dans les affaires de la cité.

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Bonne visite

Gilles

PS : pour me contacter, actupolitique@hotmail.fr



 

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