Nicolas Sarkozy est à l'affût de sa rivale et fait tout pour la déstabiliser à tel point que selon le Canard Enchaîné, le ministre de l'Intérieur aurait commandé une enquête menée par les Renseignements Généraux au sujet du couple Royal-Hollande et de son entourage - on parle entre autres de Bruno Rebelle, l'ancien numéro deux de Greenpeace International et qui a rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal -, ce que le locataire de la place Beauvau dément bien évidemment.

Nicolas Sarkozy, le 24 janvier dernier (www.lemonde.fr)
Pour ma part, je ne sais pas si cette enquête a bien eu lieu et de toute façon, cela m'étonnerait fort qu'on en sache davantage. Toujours est-il que cette révélation paru dans le Monde.fr et le Nouvel Obs.com, montre qu'il existe bel et bien un mauvais mélange des genres pratiqué par le ministre-président-candidat Nicolas Sarkozy. L'homme est partout et veut être tout à la fois. Il occupe la scène médiatique de façon ostentible, ce qui fait donne le tournis à la longue. Qui parle aux Français ? Le ministre de l'Intérieur sortant, le président de l'UMP ou le candidat à la présidentielle ?
Nicolas Sarkozy utilise tous les rouages de l'Etat et de sa fonction pour mener campagne. De fait, il est horriblement contradictoire dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait : pour preuve, il exploite au maximum ses interventions et passages télévisés afin de renforcer son image et son statut de prétentant. C'est un mélange des genres car on ne sait pas à quel jeu joue Nicolas Sarkozy. Cela est d'autant plus insupportable que l'attitude affichée par Sarkozy ne date pas d'hier mais depuis 2003 au moins, date à laquelle il ne cachait plus ses ambitions élysiennes.
C'est un mélange des genres périlleux mais quelque peu utile pour le locataire de la place Beauvau pour qui l'Intérieur est une pièce indispensable dans le cadre de sa conquête élyséenne. Aussi, qui mieux que Sarko pour défendre un bilan quelque peu calamiteux des cinq dernières années passées à l'Intérieur - avec un intermède entre avril 2004 et mai 2005 ?
Nicolas Sarkozy veut incarner une rupture, pourtant il est bien contradictoire dans ses méthodes et ses manières. Oui, il est contradictoire. Il déteste Chirac ? Cela ne l'empêche pas d'être le premier des chiraquiens. Pour preuve, son discours d' "investiture" du 14 janvier dernier où de plus de citer Zola, Jaurès, Moquet - les pauvres, ils doivent se retourner dans leur tombe - il veut se présenter comme le candidat de tous les Français. Pas sûr que ses "propositions" aillent dans l'intérêt de tous les Français.
Aussi, nous assistons à un mélange des genres quelque peu scandaleux. Sarkozy veut incarner un changement, il fait encore parti d'un gouvernement qui porte un bilan bien peu flatteur. Dès lors, il s'agit de soulever ces contradictions afin que nos concitoyens ne porte pas au pouvoir un homme qui ne cesse de promettre alors qu'il n'a jamais autant disposé du pouvoir entre 2002 et aujourd'hui. L'homme fera tout pour s'imposer en mai prochain et pour lui, tout les coups seront permis même les plus condamnables.
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