Quand les intellectuels africains répondent à Nicolas Sarkozy : contre le discours de Dakar

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Lundi 16 octobre 2006

Mardi dernier, l'Union africaine (UA) réunie à Addis-Abeba (Ethiophie) a recommandé une nouvelle fois, le report d'un an des élections générales prévues en Côte d'Ivoire, initialement prévu le 31 octobre prochain. Autrement dit, le président ivorien, Laurent Gbagbo va son mandat prolonger d'un an, il est à expiration depuis... 2005.

 Laurent Gbagbo, président de la Cote d'Ivoire

Ce n'est pas la première fois que l'UA reporte d'un an l'organisation des élections ivoriennes qui devaient avoir normalement lieu en octobre 2005. De fait, ce report montre toute la complexité voire l'acrité de la situation ivorienne.

En effet, la Côte d'Ivoire reste, au moment où je vous parle, un pays coupé en deux avec au nord, les forces rebelles et au sud, les jeunes patriotes soutenant le président Gbagbo. La situation est complexe et je vous avouerai que parfois, je m'emmêle les pinceaux. Toujours est-il que le report d'un an des élections générales ne me parait pas de bonne augure.

Il est temps pour la Côte d'Ivoire de retrouver une stabilité et l'attitude de l'UA - en partenariat avec l'ONU - est quelque peu hazardeuse. Reporter une nouvelle fois les élections montre que la situation reste bloquée et qu'elle peut exploser à tout moment. L'UA et l'ONU sont encore bien impuissantes pour imposer durablement une solution pour ce pays central et longtemps considéré comme un modèle économique en Afrique occidentale. Une telle décision ne ferait que mettre en soupape une crise qui demande qu'à reprendre. C'est risquer alors une situation encore plus tragique dont le dénouement serait facheûx.

L'UA place, certes, des gardes-fous puisque le président ivorien Laurent Gbagbo devrait avoir des prérogatives réduites et un pouvoir partagé avec son premier ministre, Charles Konan Banny. Néanmoins, on reste dans le stade du bricolage et réduire le pouvoir du président dans des domaines précis, risquerait d'attiser la colère des Jeunes patriotes et menacer à terme la stabilité de la Côte d'Ivoire. Néanmoins, il faut rendre justice à l'UA tant qu'elle se place dans une situation insupportable et qu'il s'agit de juguler la crise et non la précipiter, ce qui aurait été sans doute le cas si les élections se seraient tenues comme prévu.

La Côte d'Ivoire joue son avenir et plonge dans la crise en laissant pourrir la situation. Quant à l'UA, elle joue sa crédibilité. La crise ivorienne a valeur de test, essentiel pour la fiabilité de cette organisation. De fait, il est temps que l'Afrique se prenne en main et ne soit plus sous tutelle des anciens pays coloniaux par Françafrique interposée qui, il faut le dire, font encore la pluie et le beau temps (ce qui ne veut pas dire une rupture ferme et définitive entre Afrique et Occident). De fait, l'issue de la crise ivorienne est capitale.

A ce titre, je vous invite, si vous êtes intéressé par l'actualité politique africaine, je vous invite à consulter le mensuel Jeune Afrique - L'Intelligent. Vous pouvez également consulter le site www.jeuneafrique.com et suivre au plus près l'actu de ce magnifique continent au potentiel énorme.

FICHE :

 

Nom : Côte d'Ivoire

 

Superficie : 322 460 km²

 

Population : 16,6 millions d'habitants

 

Langues : français (officielle), dioula, baoulé, bété, sénoufo...

 

Capitale : Yamoussoukro

 

Ville majeure : Abijdan

 

Elections et situation :

Le 22 octobre 2000, Laurent Gbagbo est élu à la présidence de la République face au général Robert Gueï, auteur d'un coup d'Etat contre Henri Konan Bédié, élu en octobre 1995. En septembre 2002, le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire échoue dans une tentative de coup d'Etat. Le MPCI se retranche dans le nord et le pays est coupé en deux. La France intervient militairement et politiquement et est à l'origine des accords de Marcoussis qui met en place un gouvernement de réconcialition nationale en janvier 2003. La situation empirant, l'Afrique du Sud propose une médiation entre les deux camps [les rebelles contre les Jeunes patriotes]. En septembre puis octobre 2005, l'UA puis l'ONU reportent d'un an la tenue des élections présidentielles prévues à cette date. Fin 2005, un gouvernement de transition est mis en place. Laurent Gbagbo reste à la tête de l'Etat mais se voit imposer Charles Konan Banny, membre de l'opposition, comme Premier ministre.

 

par Gilles publié dans : International
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Dimanche 15 octobre 2006

Pendant ce temps, la campagne interne pour la présidentielle se poursuit au sein du PS. Les candidats se découvrent et dans une ambiance - pour l'instant - bonne enfant, les trois candidats s'observent et assène déjà les premiers coups.

 Dominique Strauss-Khan, le 13 octobre dernier

Dominique Strauss-Khan semble, à ce jeu, le plus déterminé et revendique avec force son objectif : obtenir l'investiture socialiste. A ce titre, il assène ses coups sur Ségolène Royal, toujours aussi bien placée et qui bénéficie toujours autant de soutiens - le dernier étant, à mon sens, celui de Manuel Valls, député-maire d'Evry et jospinite. Dans un entretien au Journal du Dimanche, l'actuel député du Val d'Oise a une nouvelle fois réaffirmé qu'il exclurait tout ticket avec la présidente de la région Poitou-Charentes (autrement dit :"à elle, l'Elysée, à lui... Matignon") affirmant qu'il est "candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas".

Toujours dans le JDD, DSK s'est distingué de sa rivale en insistant sur la tenue et l'importance des débats du sein du PS et sur la question turque qui - reconnaissons-le - avait quelque peu embarassé Ségolène Royal.

DSK se montre offensif car il est persuadé qu'il peut faire changer la donne voulant que Ségolène Royal soit élue dès le premier tour prévu le 16 novembre prochain. En effet, il ne manque d'atouts et il cherche par conséquent à les mettre en valeur en prouvant qu'il a la pleine maîtrise des sujets économiques et internationaux. Il compte sur son expertise - qui est indéniable - pour créer la surprise au soir du premier tour et en provoquer un second face à Ségolène Royal, ce qui ne ferait que remettre en cause l'assise de cette dernière au sein du PS.

Strauss-Khan a de solides atouts mais aussi des inconvénients. Certains le considèrent encore comme étant à la droite du PS et son discours reste encore à être entièrement assimilé sur certains points. Il n'en demeure pas moins que l'ancien ministre de l'économie du gouvernement Jospin (entre 1997 et 1999) joue tout son vatout pour espérer toucher la mise et coiffer Ségolène Royal au poteau. Reste désormais à ce dernier de montrer qu'il est bien en situation, ce qui peut être porteur puisque son discours est à la fois bien reçu chez les jeunes de Sciences po (à Paris ou à Grenoble, c'est selon) que chez les jeunes des cités (exemple, lors de son premier concours de candidat à l'investiture à Alfortville en région parisienne (94)).

DSK a donc des atouts. Mais sont-ils assez suffisants pour refuser un "ticket royal" et espérer l'emporter ? On verra bien et comme je le dis toujours : n'insultons pas l'avenir! LOL 

par Gilles publié dans : Dossier spécial "PS : investiture 2007"
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Samedi 14 octobre 2006

Après le temps de la déclaration vient celui des soutiens pour Royal, DSK et Fabius : le soutien des fédérations.

Selon le Nouvel obs, 49 premiers secrétaires fédéraux - près de la moitié - soutiennent la présidente de la région Poitou-Charentes contre 18 pour Laurent Fabius et 17 pour Dominique Strauss-Khan. Seule une dizaine de fédérations ne sont pas encore prononcées.

source : AFP, www.lemonde.fr

A première vue, le choix des premiers secrétaires de fédération n'influe que peu sur le choix du candidat puisque quoi qu'il arrive, ce sont bien les militants qui auront le dernier mot. Néanmoins, les fédérations exerce de facto une influence au sein du parti tant que le poids de certaines - Paris, Nord, Bouches-du-Rhône - est à prendre en compte. En effet, plus une fédé est grosse mieux c'est et avoir ce poids du nombre, c'est décider pour beaucoup de l'issue du scrutin. Pour preuve de ce que j'avance, il faut rappeller que le premier secrétaire François Hollande, s'était rendu dans les Bouches-du-Rhône, une des fédérations les plus importantes du PS, au moment du référendum. S'assurer le soutien de telles fédérations c'est prendre une option décivise pour la suite.

Mais une bonne fédération ne saurait se résumer à des chiffres. Le poids "interne" est également crucial. Bon nombre de cadres du PS ont leur supporters et leurs véritables bastions : Laurent Fabius peut, par exemple compter sur la loyauté de la fédé de Seine-Maritime mais aussi du premier secrétaire fédéral de Seine Saint Denis, Pascal Popelin. DSK, de son côté, n'aura mal à avoir le soutien de sa fédération du Val d'Oise mais aussi de l'Isère menée par André Vallini, Didier Migaud et Michel Destot (député-maire de Grenoble). Autrement dit, le poids des cadres - à tous niveaux - du parti semble important puisque cela permet d'évaluer les rapports de forces en son sein sans compter que la notoriété et le poids personnel d'un cadre peut devenir déterminent. Aussi lorsqu'Arnaud Montebourg ou Pierre Mauroy optent pour Ségolène Royal, ils "encouragent" les militants de leurs fédérations successives à porter leur vote sur l'actuelle présidente de Poitou-Charentes.

Aussi, vous me direz que le vote semble quelque peu artificiel. A cela, je vous pose un contre-exemple : lors de la consultation interne au sujet du Traité constitutionnel européen en décembre 2005, le journal Liberation - dans son édition du 30 novembre, soit la veille du vote - avait établi la cartographie des fédés susceptibles de voter "Oui" ou "Non". Pour la Seine-Saint-Denis, il était jugée qu'Elisabeth Guigou (favorable au "Oui") ne pourrait rien faire face au fabusien Pascal Popelin qui laboure la fédération depuis nombre d'années. Néanmoins, au soir du 1er décembre, le "Oui" l'avait emporté à 52%.

Tout cela pour vous dire que le positionnement des fédés a un poids limité. Il est d'autant plus limité aujourd'hui en raison de l'afflux de nouveaux militants présents au PS que depuis quelques mois. C'est sans doute là que ce joue la désignation du candidat (ou de la candidate) socialiste. A ce titre, il me semble bien évident que les trois candidats à l'investiture - par cadres interposés - ne manqueront pas de s'adresser à ces nouveaux militants aux possiblités immenses.

Affaire à suivre!

par Gilles publié dans : Dossier spécial "PS : investiture 2007"
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Mardi 10 octobre 2006

Vlaams Belang : "le plat pays" face à son destin

Dimanche 8 octobre, se sont organisés en Belgique des élections municipales générales. Principal constat : le maintien voire la progession de l'extrême droite, aussi bien en Wallonie qu'en Flandre.

 Filip Dewinter, leader du Vlaams Belang

15,3% en Flandre, 8 à 10% dans les principales villes de Wallonie. A neuf mois des législatives, l'extrême droite est de plus en plus présent et semble tisser sa toile en attirant des populations désoeuvrées. Le cas le plus significatif est sans doute le Vlaams Belang avec sa tête, le flamand Filip Dewinter.

Ouvertement xénophobe, antifrancpohone et sécessioniste [en effet, le Vlaams Belong réclame l'indépendance de la Flandre], ce parti d'extrême droite ne cesse d'attirer des populations minées par la crise. La recette est même utilisée qu'en France : on stigmatise l'étranger, responsable de tous les maux. Une particularité : le rejet sans ambiguité du fédéralisme qui fait toute la raison d'être de la Belgique.

Je ne suis pas belge mais j'aime ce pays et je m'inquiète pour la suite. A travers les municipales, force est de remarquer que la Belgique peine toujours à se fédérer en un seul et indivisible Etat. Les disparités restent énormes et les antagonismes forts entre Flamands et Wallons. En effet, il faut rappeller que la Belgique est un jeune Etat crée de toute pièce après le Congrès de Vienne de 1815. Ce pays regroupe deux langues, deux cultures différentes. Aussi, le progrès du Vlaams Belang s'explique sur un régionalisme exacerbé où l'on considère que la sécession de la Flandre est la voie pour sortir de la crise. La Wallonie et Bruxelles sont en ligne de mire constante, la capitale étant de plus le siège des institutions européennes.

A mon sens, la progression du Vlaams Belang [en Flandre] et du Front national [en Wallonie] à valeur de défi pour la Belgique tant que son unité se retrouve menacée. De fait, la Belgique est, à mon sens, deux Etats en un et la présence de l'extrême droite est quelque peu l'épée de Damoclès menacant l'avenir du plat pays. Ce qui pose la question suivante : qu'est-ce qu'être belge et qu'est-ce que la Belgique aujourd'hui? Je n'ai pas la réponse évidemment mais il me semble essentiel que les Belges doivent répondre à cette interrogation tant qu'il en va de l'avenir de leur pays.

Aussi, le Vlaams Belang et le Front national sont de véritables bombes à retardement qu'il est tant de désarmorcer. Pour autant, le principal défaut de la Belgique est qu'il s'agit d'un pays jeune à la recherche d'une identité nationale contrairement à son voisin français qui s'est construit sur plusieurs siècles. Pour que "ce plat pays qui n'est pas le mien" ait un avenir, il doit se trouver une identité et réconcilier Wallons et Flamands. C'est à ce prix que l'extrême droite n'aura plus sa raison d'être.

par Gilles publié dans : "Après coup"
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Lundi 9 octobre 2006

Info ou intox? Rappelez-vous : dimanche dernier, nous avons appris que la Corée du nord avait fièrement lancé son premier missile nucléaire dans le cadre d'essais. Les réactions n'ont pas trainé puisque la communauté internationale - Chine comprise - a fermement condamné l'essai nord-coréen.

Manifestation à Séoul contre l'essai nucléaire nord-coréen, le 11 octobre

Après vérification, et après quelques crises de nerfs de la part de certains pays dont le Japon, il est au bout du compte difficile d'affirmer avec certitude que Pyongyang ait bien réalisé avec succès cet essai nucléaire. Cependant, après le temps de la condamnation, vient celui de la réflexion et là, je me permets d'être polémique.

Le régime stalinien de Pyongyong [capitale de la Corée du nord, ndlr] - avec à sa tête Kim Jong-Il - est le moins fréquentable de la planète, c'est le moins que l'on puisse affirmer. Ouvertement belliciste, Kim Jong-Il n'a cessé de jouer la montre et de chanter les pays occidentaux. Il faut rappeler les nombreuses tables rondes, les négociations et que sais-je. Pyongyong n'a cessé de se moquer de la communauté internationale marchandant l'aide alimentaire internationale contre la suspension de son programme nucléaire. Comment de temps allons-nous subir ce chantage? De fait, il semble bien que les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soient tombés dans un piège.

En effet, ce piège est imparable puisqu'on a tout simplement sur-estimé la capacité de nuisance de la Corée du nord. De fait, nous nous sommes laches face aux extravagences de la Corée du nord. Nous savons que ce régime n'a aucune parole et qu'il est déterminé à obtenir l'arme nucléaire. Autrement dit, nous pouvons faire l'économie d'un second "Munich" [en 1938, les démocraties françaises et britanniques avaient capitulé face aux exigences de l'Allemagne hitlérienne, constitutant ainsi, l'élément décisif vers la marche à la guerre]. Il semble aujourd'hui bien tard de se montrer ferme face à un régime qui n'a que faire du droit et des traités internationaux.

Mais regardons-nous en face et soyons honnêtes ! Quand je parle de fermeté au sujet du dossier nucléaire, cela ne concerne pas uniquement que la Corée du nord. Nous agissons au cas par cas selon les pays et les apparences sont parfois trompeuses. Nous ne pouvons nous montrer fermes envers la Corée du nord d'un côté et fermer les yeux concernant le Pakistan et Israël de l'autre. La Corée du nord a tout simplement profité d'une faille dans l'attitude des pays occidentaux vis-a-vis de la prolifération nucléaire pour mener son programme. Aussi, la situation dans laquelle le monde se trouve actuellement, n'est que la conséquence de notre aveuglement face aux vrais enjeux : non la menace ne venait pas d'Iraq et si le président des Etats-Unis actuel voulait tant assouvir ses véillités bellicistes, c'est par la Corée du nord qu'il aurait fallu commencer ! Le manque de fermeté diplomatique vis-à-vis du régime stalinien de Pyonyong et la difficulté aux Nations Unies de s'accorder sur une position claire n'est que la conséquence de notre molesse face à un pays dont on surestime que trop sa capacité de nuisance.

Aussi, la question nord-coréenne a une réponse à une seule condition : ne plus s'engager dans le chantage permament de Pongyong, montrer une communautéé internationale déterminée mais aussi cohérante dans ses discours. Mais soyons réalistes : tant que la Chine continuera d'être ambigue envers la communauté internationale et de soutenir le régime stalinien de Kim Jong-Il, ce dernier aura encore de beaux jours devant lui. Autrement dit, la solution à cette crise permanente qu'est la question nucléaire nord-coréenne ne se trouve ni à Washington, ni à l'ONU et encore moins à Pyongyang mais bien à Beijing*.

*Pékin

par Gilles publié dans : International
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"Le courage...c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel"
(Jean Jaurès, 1903)

 


"Allons voir si la Rose", le journal des sections universitaires du PS disponible en ligne
Numéro 1 (janvier - février 2008)
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Etudiant à Sciences Po Grenoble et militant socialiste depuis octobre 2003, je suis un passioné de politique et je cherche à m'investir au maximum dans les affaires de la cité.

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Gilles

PS : pour me contacter, actupolitique@hotmail.fr



 

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