Avis aux lecteurs,
Cet article fut, pour la première fois, publié en décembre 2005 dans mon précédent blog dans lequel j'affiche mon appartenance politique. Toutefois, cela ne m'empêche pas d'être ouvert et de débattre avec autrui. Aussi, je vous laisse lire ce billet en espérant débattre avec vous prochainement par le biais des commentaires que vous me laisserez.
Cordialement,
Gilles
2 décembre 2005
Cela commence par un symbole

Le poing, c'est le combat que l'on mène tous les jours, en tant que citoyen, salairié, mère ou père de famille... C'est lutter pour améliorer son quotidien et celui de ses proches.
La rose, c'est l'amour et la fraternité. C'est apporter une réponse humaine à nos préoccupations et celles de nos concitoyens. A la logique économique, du "laisser faire, laisser passer" (Quesnay), la rose veut mettre en avant, la logique sociale.
"Il faut comprendre le réel, pour atteindre l'idéal" comme disait Jean Jaurès, l'un des pères du socialisme français. En cette année où le Parti Socialiste fête ses 100 ans, je crois sincèrement que c'est un objectif qu'il a toujours voulu et qu'il veut atteindre. Des critiques peuvent être formulées et certaines sont justifiées. Mais dire que le PS est un parti atone et n'ayant rien compris au vote du 21 avril 2002, ce n'est 1) pas lui rendre justice du rôle important joué par ce dernier durant les 25 dernières années 2) de le sous-estimer.
Le Parti Socialiste a un précieux potentiel qu'il n'a pas fini d'exploiter d'autant plus qu'il a la capacité de reconquérir tout ceux qui ont été déçus et qui subissent depuis plus de 3 ans, la politique réactionnaire de l'UMP - la plus virulente qu'on ait connu depuis une vingtaine d'années.
Seulement, il ne doit tomber dans le jeu de la surenchère politique car promettre à tout-va, c'est bien, être en accord avec ce qu'on dit quand on est au pouvoir, c'est autre chose. Les Français pourraient en tenir rigueur au PS de ne pas avoir été en accord avec ses promesses et avec ses actes, s'il revient au pouvoir en 2007.
C'est pourquoi, il me semble assez scandaleux d'accuser un PS frileux ou - pire - mou. Face à une droite qui se radicalise et qui nous entraîne en pré-révolution néo-libérale, le PS - et je le pense sincèrement - se veut pragmatique.
Etre pragmatique, c'est être frileux, c'est ne pas avoir de courage, d'avoir renoncé à vouloir "changer la vie"? NON
Etre pragmatique, c'est atteindre l'idéal en prenant compte des réalités actuelles (souvenez-vous de la citation de Jean Jaurès). Etre pragmatique, c'est vouloir sans promettre à tout va quand on est dans l'opposition et se retrouver désarmé quand on est au gouvernement. En un mot, être pragmatique, c'est être responsable.
C'est pourquoi - et je pense que vous l'aurez compris - j'ai décidé d'agir dans la vie politique en rejoignant le PS en octobre 2003. Depuis cette date, je suis militant en Seine Saint Denis et face à une droite qui prétend parler au nom des Français, de traduire ce qui'ls pensent, je veux exprimer ma voix discordante. Bien sûr - et je l'ai dit - de nombreux griefs peuvent être apportés au PS, mais force est de constater que le PS a la volonté de revenir au premier plan dans 18 mois et il le prouvera.
Vous me direz que je suis naïf, trop optimiste? Peut-être. Mais je reste persuadé que le PS peut créer la surprise en 2007, comme il l'a fait en 1997 et dans une moindre mesure en 1995 (année où la santé du mouvement était bien précaire!). Pour autant, les socialistes doivent oser, se montrer davantage audacieux et surtout bousculer les préjugés.
Sur ces dires, j'attends vos commentaires avec impatience. N'hésitez pas à vous exprimer et à apporter vos critiques.
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