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Mercredi 19 septembre 2007

S’il y a bien un pays que je voudrais bien visiter, c’est le Maroc. Un Maroc qui est plongé entre modernité et conservatisme. Un pays qui hésite entre le bikini et le voile.

Bon, vous me direz qu’on va dans les extrêmes, mais c’est quelque peu le cas si on en juge l’analyse de Thierry Thuillier dans son émission « Un œil sur la planète », excellente émission diffusée sur France 2.

Aussi, je vous invite à visionner l’intégralité de ce numéro diffusé le 17 septembre dernier en cliquant ici . Bonne lecture

Gilles

image-28386302.jpg

Thierry Thuillier, le présentateur d'"Un oeil sur la planète" et son équipe (www.france2.fr)


PS : pour plus d'éclairages, je vous reproduis le résumé de l'émission :

Maroc, le voile ou le bikini ?

Le 7 septembre, les Marocains ont élu  leurs députés. Le scrutin a été marqué par une très faible participation et par la relative contre-performance des islamistes, devancés par le plus ancien parti marocain, l'Istiqlal.

Que se passe-t-il au Maroc souvent perçu en France comme un modèle ? La réalité serait-elle différente des campagnes publicitaires ?
Un million et demi de touristes français choisissent le Maroc chaque année. Plusieurs dizaines de milliers ont même choisi de s’y installer pour la retraite ou le travail.
Sous l’impulsion du jeune Roi, Mohamed VI, le pays s’est lancé dans une intense campagne de modernisation. Avec un faible décalage horaire, le voisinage de l’Europe, une population largement francophone, le Maroc entend bénéficier de la mondialisation. Des programmes d’investissements colossaux ont été lancés dans les infrastructures, le tourisme, les nouvelles technologies. Un millier d’entreprises françaises, employant 65 000 personnes, profitent déjà de cet essor économique. En 2006, le pays a connu une croissance de 7,3 % !
Mais n’est il pas trop tard ? Une grande partie du pays connaît toujours des difficultés sociales. Près d’un Marocain sur deux ne sait ni lire, ni écrire. Un Marocain sur sept vit au dessous du seuil de pauvreté.
Au "bled", le changement se fait toujours attendre. La grande pauvreté pousse à l’exode rural. Les pauvres s’entassent dans les bidonvilles qui ceinturent les grandes villes. C’est là que les extrémistes religieux, palliant les carences de l’Etat, recrutent le gros de leurs troupes.
Une course de vitesse est aujourd’hui engagée entre les tenants d’une modernisation à l’occidentale et les gardiens de l’orthodoxie musulmane. La société marocaine est aujourd’hui déchirée entre ces deux grandes forces. Maroc, le voile ou le bikini ? est le 18e numéro d’Un oeil sur la planète.

par Gilles publié dans : International
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Lundi 17 septembre 2007

file-278209-69206.jpgA la Maison de la Culture, Grenoble. Trois jours, 54 débats, 108 invités et plus de 20 000 personnes (dont moi) pour assister au Forum politique et citoyen organisé par le quotidien Libération. Pour faire simple, c’était un forum très intéressant et enthousiasmant.

 Vu le nombre de débats intéressants, il m’a bien été obligé de faire le tri. Aussi, j’ai sélectionné les débats plus en fonction de mes centres d’intérêt qu’en fonction des personnalités politiques du moment. Dès lors, j’ai assisté à sept débats de grande qualité pour la plupart, des débats allant de la question de l’identité française à la question des partis politiques en passant par la justice.

Le forum politique et citoyen de Libération reste une initiative quelque peu inédite puisqu’un véritable débat s’est organisé entre les différents acteurs politiques du moment et ce dans un contexte d’un renouvellement politique en marche. Seul point noir à mon goût : des services de sécurité un peu trop tatillonne et qui ont même réussi l’exploit – il faut le dire – de refouler Sabine, une copine de Sciences Po qui n’avait rien de l’air une anarchiste ou une agitée. Toujours est-il que cela passe mal pour un forum que se voulait ouvert à tous, toutes opinions et idées politiques confondues ! A ce titre, Laurent Joffrin – le directeur de Libération – ainsi que Michel Orier – le directeur de la Maison de la Culture de Grenoble – ont voulu remettre les pendules à l’heure, Michel Orier ayant du même intervenir pour que certaines personnes refoulées puissent entrer à l’intérieur de la MC2.

Néanmoins, hormis ces quelques couacs et des manifestants d’extrême gauche quelques peu agités, le forum de Libération a répondu à mes attentes même si tout est loin d’être parfait au contraire ! Aussi, j’ai pu, à plusieurs reprises selon les débats, poser une question à chacun des intervenants. A ce titre, j’ai pu interpeller Fadela Amara – secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville – à propos de sa présence dans le gouvernement et sur le fait qu’elle se félicitait du fait que Nicolas Sarkozy a pu sensiblement faire baisser le score du Front national. Mon intervention étant quelque peu « frontal », il faut bien l’avouer, cela a quelque peu braqué Mme Amara qui ne s’est pas empêché de lancer un petit juron à propos d’un fait épineux mais bien réel sur l’ambiguïté de sa nomination (ainsi que de Rama Yade et Rachida Dati) au gouvernement : est-ce réellement par compétence ou pour servir de vitrine électorale ?

Toujours est-il que durant ces trois jours, tout l’IEP était là, des étudiants à notre maître à tous (RIRES), Olivier Ihl, le directeur de Sciences Po Grenoble, en plein entretien pour France Culture en compagnie d’Yves Santamaria, vendredi dernier. Autrement dit, il y avait bon nombre d’étudiants de mon école, ce qui est (et logique) en soi mais qui reste quelque peu dommage en réalité.

En tout cas, rien que tel de démarrer l’année politique par un forum de cette ampleur même si des sujets auraient du être évoqués comme l’international mais aussi l’Europe en son ensemble (et non limitée à la gauche européenne) ou bien les rapports de la France à l’Afrique (ce qui aurait pu tout à fait être d’actualité par rapport au discours de Dakar prononcé par Nicolas Sarkozy en juillet dernier). Toujours est-il que ce forum marque le point de départ – je l’espère – d’une nouvelle façon d’aborder la politique afin que celle-ci soit au plus près des citoyens.


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Près des Grands Boulevards à Grenoble, sur la ligne C du tramway (www.liberation.fr)

PS : pour la petite histoire – mais je sais pertinemment que vous vous en moquez (RIRES) – voici la liste des sept débats auxquels j’ai assisté, débats que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site de Libération

Jeudi 13 septembre :

Comment peut-on être français ?
(Fadela Amara (secrétaire d’Etat) / Jean Daniel (Directeur du Nouvel Observateur))

Vendredi 14 septembre :

Qu’est-ce qu’une gauche moderne ?
(Clémentine Autain (adjointe PCF au maire de Paris) / Manuel Valls (député-maire PS d’Evry))

Faut-il supprimer les partis politiques ?
(François Rebsamen (député-maire PS de Dijon) / Patrick Devedjian (président UMP du conseil général des Hauts de Seine))

S’opposer jusqu’où ?
(Stéphane Pocrain (ex porte-parole des Verts) / Razzye Hammadi (président du Mouvement des Jeunes Socialistes))

Samedi 15 septembre :

Banlieues : maires poules ou maires fouettards ?
(Michel Destot (député-maire PS de Grenoble) / Eric Raoult (député-maire UMP du Raincy [93])

La justice est-elle juste ?
(Rachida Dati (ministre de la Justice) / André Vallini (président du conseil général de l’Isère))

Peut-on tout dire ?
(Laurent Wauquiez (porte-parole du gouvernement) / Delphine Batho (député des Deux-Sèvres))

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par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Lundi 17 septembre 2007

Il est de remplir ma boîte à idées. Et pour la remplir encore faut-il disserter et proposer sur un sujet précis. Logique non ? (RIRES)

Fran--ois-Fillon-4.jpgFrançois Fillon, Premier ministre. Lundi dernier, notre professeur de Politiques Economiques, Célia Himlerfarb, a demandé à mon groupe de conférence de méthode, de réaliser une petite revue de presse sur une actualité économique en particulier. Après quelques recherches fructueuses en salle de documentation, l’idée m’est venue de faire une note sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Il faut dire que la question m’intéresse quelque peu.

Après lectures et réflexions, il convient d’être honnête avec soi. Une réforme des régimes spéciaux est indispensable, ne nous le cachons pas. Mais soyons également honnêtes : il n’y a pas de réforme des régimes spéciaux de retraite menée actuellement par le gouvernement.

En effet, en se contentant d’aligner la durée de cotisation des régimes spéciaux sur ceux du régime général, le Premier ministre François Fillon supprime en réalité les régimes spéciaux qui perdent ainsi leur particularité : celle qui permet à certains de cotiser un peu moins longtemps et donc de partir un peu plus tôt à la retraite.

syndicats-manifestations.gifDès lors, la « réforme » Fillon – vous remarquerez qu’il s’est bien gardé de la faire en 2003 lors de la réforme du régime général – a le mérite de tout mettre sur la table. Oui, une réforme est nécessaire car il faut une justice entre cotisants. Toutefois, il ne s’agit pas de la même justice que celle qui est évoquée par l’ancien ministre des affaires sociales du gouvernement Raffarin. En effet, la réforme des régimes spéciaux de retraite doit marquer l’opportunité pour la gauche en son ensemble de réaffirmer certains principes et en revoir certains. Ainsi, la question de la pénibilité du travail doit être portée et mise en avant par mon parti. Cette question de la pénibilité doit être au centre de la réforme permettant ainsi à certains de bénéficier de conditions particulières pour leur future retraite. En effet, certains métiers ont évolué et ne sont plus confrontés aux difficultés de la tâche alors que d’autres, si.

En guise d’exemple, je peux vous évoquer les trois Eté que j’ai passé aux entrepôts des Galeries Lafayette à Paris. La manutention est quelque chose de pénible et ce, quelque qu’en soit la tâche sans compter des cadences et un rythme de travail soutenue. A ce titre, j’ai rencontré des personnes travaillant dans l’entreprise depuis une quinzaine, une vingtaine, voire une trentaine d’années. Avec l’âge, la pénibilité de la tâche s’accroît et la vitalité qu’on a à 20 ans n’est bien évidemment plus la même, lorsqu’on approche des 60 ans. 

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Manifestants à Orléans (45), le 31 mai 2007 pour la défense des retraites

Aussi, une réforme des régimes spéciaux est inéluctable. Pour autant, cela ne saurait se résumer à un alignement de la durée des cotisations sur celui du régime général, ce qui ne réglerait que de façon illusoire la question du financement des retraites. En réalité, il faudrait penser à moduler l’âge de départ à la retraite. Alors certains me diront que cela existe déjà, ce qui est vrai mais pleinement insuffisant puisque dans les faits, cela ne concerne qu’assez peu de monde. Et là où la gauche et le PS ont une carte à jouer, c’est bien sur la question de la pénibilité. Dès lors, il serait illusoire et hypocrite de s’en tenir à un discours ancien sur la question des retraites. Mais attention ! Il ne s’agit pas non plus de droitiser le discours mais bien de l’adapter aux réalités socio-économiques de notre pays afin que la justice sociale puisse être réaffirmée chez des catégories qui en attendent beaucoup de la gauche en général et des socialistes en particulier.

Ainsi, si la question n’est désormais plus taboue, il n’en demeure pas moins qu’elle doit être réactualisé et individualisée selon les cas et les métiers.

par Gilles publié dans : La boîte à idées
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Mercredi 12 septembre 2007


Quelle surprise ! Ce matin, en me préparant pour aller en cours, j’entends sur France Info, que vingt préfets vont être purement et simplement convoqués par le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement, Brice Hortefeux, pour le motif suivant : « non-remplissage des quotas de reconduite d’immigrés hors de France ».

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Brice  Hortefeux - à droite - en compagnie de Nicolas Sarkozy, de  Christian Estrosi et de Claude Guéant (en  mars 2007) (www.lefigaro.fr)

 Comme si cela ne suffit pas ! Messieurs la vingtaine de préfets qui n’avez pas rempli vos quotas d’immigrés à expulser, vous allez vous faire engueuler par le ministre Hortefeux mais qui rassurez-vous, se fera engueuler par le président de la République à son tour !

Hé oui, du chiffre, du chiffre et encore du chiffre, c’est cela la méthode Sarkozy, méthode qui fonctionne à merveille depuis le 6 mai 2002, date à laquelle il devient ministre de l’Intérieur. Le président de la République – par ministre interposé – n’a que l’obsession du résultat et tout est bon pour arriver, histoire de dire qu’on respecte ce qu’on dit ! Pour cela, rien, je dis bien, absolument rien ne doit gâcher la fureur sarkozyste, au risque de compresser un peu plus les fonctionnaires et serviteurs de l’Etat.

 Un tel procédé me choque quelque peu car cela sous-entend que faire du chiffre semble plus nécessaire que d’agir avec humanité. Si le président de la République n’entend pas régulariser massivement les personnes en situation irrégulière, il entend en revanche les expulser de façon massive ! D’où les quotas, ce qui met d’ailleurs à mal, toute volonté de traiter les dossiers au cas par cas. Autrement dit, on ne fait pas dans le détail.

 Le rôle du préfet est de représenter et de servir l’Etat. Néanmoins, doit-il être le père fouettard ou bien encore un robot de la puissance publique au point d’appliquer de façon bête et méchante les directives du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ? Là encore, la présidence Sarkozy cherche à nous faire croire qu’elle agit, elle fait des effets d’annonce pour mieux s’assurer l’électorat d’extrême droite devenu sarko-idolâtre. Pour autant, cette culture du chiffre et du résultat ne peuvent que mettre à mal la mission des préfets au point que ces derniers préféreront remplir les charters (et donc leurs quotas), plutôt que d’agir avec professionnalisme et cœur. Qui plus est, on ne peut que craindre un renforcement des contrôles d’identité et des traques contre les sans-papiers, ce qui ne sera que la conséquence d’une pression toujours aussi forte du ministère de l’immigration, culture du résultat oblige.

Aussi, le président de la République – par ministre interposé – joue encore et toujours dans la communication. Malgré tous ses efforts, je crains fort bien qu’il ne soit encore plus stupide qu’il ne soit réellement (Ou plutôt que certains de nos concitoyens soient encore plus naïfs qu’ils ne sont réellement). Vous pourrez toujours faire du chiffre, remplir vos quotas, engueuler certains préfets pour les inciter à devenir de véritables « Inspecteur Javert », il n’en demeure pas moins que tant que vous n’aurez pas traité la racine du problème que constitue l’immigration clandestine, vous aurez beau faire, le problème restera sans solutions.

 Et le problème en question s’appelle la Françafrique !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 12 septembre 2007

 

aff-forum.jpgGrenoble, ce n’est pas seulement la montagne ou bien encore Sciences Po. Et dans Sciences Po, il y a le « Po » de Politiques.

 Cela tombe bien puisqu’à Grenoble s’organise justement un grand forum organisé par le quotidien Libération, intitulé : « Vive la politique : 3 jours de débats, d’expressions et d’échanges ».

  Durant donc trois jours - les 13, 14 et 15 septembre -, diverses personnalités politiques de droite comme de gauche (et parmi lesquels, François Hollande, Patrick Devedjian, Manuel Valls, Fadela Amara, Arnaud Montebourg, Christine Lagarde… pour ne citer qu’eux !) débattront sur de nombreux sujets à la Maison de la Culture. N’hésitez pas à venir, l’entrée étant libre. Une seule contrainte : réserver à la Maison de la Culture ou sur le site de cette dernière. (www.mc2grenoble.fr) Un conseil : dépêchez-vous car les places sont limitées !

En tout cas, moi je serai là et je vous ferai part de mes impressions !

 

Gilles

 

Forum de Libération : « Vive la politique : 3 jours de débats, d’expressions et d’échanges ».

MC2 : Maison de la Culture

4, rue Paul Claudel

38 000 GRENOBLE

Téléphone : 04 76 00 79 00

Tram : ligne A, arrêt : MC2 Maison de la Culture

Bus : ligne 18, arrêt : MC2 Maison de la Culture

Réservation en ligne : www.mc2grenoble.fr (toutes les explications et modalités vous seront communiquées)

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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