Meeting participatif et enthousiasmant hier soir à la Halle Clemenceau. Notre candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, a pris part au quatrième et dernier débat participatif de sa campagne consacré à la jeunesse. Près de 4000 personnes se sont déplacés pour l'occasion, 600 personnes ayant même dû attendre près d'une heure pour certains avant de pouvoir entrer, les portes étant closes à 19h pour des raisons de sécurité.

Ségolène Royal, hier soir à Grenoble (Halle Clemenceau) (www.lemonde.fr)
C'était la première fois que je participais à des débats participatifs et on était tous là : les militants socialistes et MJS bien sûr, une bonne partie de Sciences Po, des membres de "Ségosphère". N'oublions pas les politiques tel que : Michel Destot (député-maire de Grenoble), Jean-Jack Quéranne (président de la région Rhône-Alpes), Chirstiane Taubira (députée PRG de Guyanne), Jean-Louis Bianco (co-directeur de campagne), Patrick Menucci, Razzye Hamidi (président du MJS) et pour finir Bruno Juillard (président de l'UNEF). Bien évidemment, tout le monde n'a pas pu avoir la parole et s'adresser directement à Ségolène - comme j'aurais, moi-même, aimé le faire - mais l'essentiel était là : qu'elle ne manque pas son RDV avec la jeunesse et je crois sincèrement qu'elle ne l'a pas loupé.

Les militants socialistes et MJS en train de chauffer la salle en attendant l'arrivée de Ségolène Royal, vers 18h30 (photo prise de mon téléphone portable)
Les jeunes sont exigeants et nous en attendons beaucoup de nos responsables politiques. En effet, il y a urgence : à ce titre, un intervenant avait utilisé le terme de "génération précaire", ce qui souligne toute notre difficulté de pouvoir exister à part entière au sein de cette société. Il fut également question des jeunes originaires de banlieue et pour ceux qui suivent régulièrement mon blog, vous savez que cette question me tient à coeur. A ce sujet, Ségolène Royal en a profité pour s'en prendre au ministre-candidat Nicolas Sarkozy en condamnant sa méthode et son traitement de la crise des banlieues de novembre 2005 en déclarant : "On pourra envoyer tous les bataillons de police et de gendarmerie que cela n'y changera rien, par les mots de la provocation, rien n'est réglé".
Ségolène Royal a martelé tout au long de ce meeting-débat, sa volonté d'être la "Présidente de la République d'une France métissée et colorée", d'une France qui affronte une fois pour toutes son passé colonial - évoquant au passage, l'esclavage comme crime contre l'humanité. A ce titre, elle a cité Djamel Debbouzze et Diam's à côté du philosophe Paul Nizan. Je pense qu'elle est tout simplement sincère dans ses aspirations et il est beaucoup plus enthousiasmant de voir quelqu'un vous tendre la main que de vous stigmatiser en permanence.
Alors il y a toujours les grincheux, les sceptiques et ceux qui considèrent qu'il n'y a rien de nouveau. Toutefois, Ségolène Royal a tout de même proposé des mesures touchant de près les problèmes qui touchent une majeure partie des jeunes : la création d'une carte-jeune santé, la contraception gratuite pour les jeunes jusqu'à l'âge de 25 ans, le permis de conduire offert à tous les apprentis, l'allocation autonomie afin que nous puissons tous suivre notre vie étudiante dans de meilleures conditions. Certains diront que c'est la "petite politique". Hé ben, je m'inscris en faux que ces mesures ont pour ambition de répondre au mieux à nos préoccupations.
Rien n'est parfait et tout peut être critiquable si on cherche bien mais je crois sincèrement que Ségolène Royal prend peu à peu en assurance et construit peu à peu sa stature de chef d'Etat. Elle a voulu prendre le temps, le temps d'écouter. Comme le disait Razzye Hamidi - le président du MJS -, il faut avoir de l'humilité pour écouter le peuple. Tracer une ligne directrice et se poser en guide, en chef de file, cela ne suffit plus. Il faut remettre les citoyens dans le jeu politique et c'est à cela que Ségolène s'est employée même si la tâche est quelque peu hardie. L'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes commence à donner des coups, ce qui me manque de toute façon indispensable si elle souhaite faire taire les nombreuses accusations sur ses supposées incompétences. Elle sait également qu'elle sera attendue le 11 février prochain, date à laquelle, elle devra présenter ses orientations pour le pays, ce qui témoigne aussi de l'attente et de la confiance que nos concitoyens sont prêts à accorder à Ségolène - comme le reste de la gauche - qu'elle ne doit pas déçevoir ce jour-là.
Il est bien sûr encore trop tôt mais je pense que la campagne de Ségolène Royal repart de plus belle. Effectivement, il y a eu des mauvaises passes mais cela, c'est le classique même d'une campagne. Rien n'est joué et celui ou celle qui s'amuserait à donner le nom du prochain locataire de l'Elysée serait surpris. Ségolène Royal considère la jeunesse comme une chance et c'est avec elle que je souhaite construire un désir d'avenir durable.

NB : je tiens à préciser que je n'ai pas pu garder le drapeau du MJS que j'ai du le restituer (SNIF)
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