Il a fallu un rapport pour souligner ce qui n'est qu'une cruelle évidence ! L'ancien secrétaire américain aux Affaires étrangères, James Baker, a remis au président George Walker Bush, son rapport et - c'est le moins que l'on puisse dire - il ne fait pas les choses à moitié, bien au contraire !

Les coprésidents du groupe d'étude sur l'Irak, James Baker (à gauche) et Lee Hamilton, le 6 décembre 2006. (source : www.lemonde.fr)
En une pharse, l'essentiel est dit : "The situation in Iraq is grave and deteriorating. There is no path that can guarantee success, but the prospects can be be improved". (Autrement dit : "A l'heure actuelle, la situation en Irak s'aggrave. Il n'existe aucune solution qui puisse garantir le succès mais les perspectives peuvent être améliorées dans le futur")
Baker a tiré une lourde conclusion : celle que la campagne d'Irak menée par l'administration Bush depuis mars 2003 est un échec cinglant. L'Irak est bien plus instable depuis la chute de Saddam Hussein et ce pays n'est pas loin de l'implosion. C'est une évidence que l'administration Bush - mais aussi son fidèle allié, le Royaume-Uni - a refusé d'admettre, pratiquant avec délice la méthode Coué. Aussi, il n'existe pas d'autre solution face - pardonnez-moi l'expression - au bordel provoqué par les Américains : le retrait
Oui, mais comment le réaliser ? En effet, le retrait est loin d'être la meilleure solution du moment. L'administration Bush a montré toute sa naïveté de la situation, pensant que mener la guerre pour la liberté d'un peuple pouvait le rendre plus prospère et plus démocratique. C'est une chimère qui fut longuement dénoncée et force est de constater que le peuple américain s'en est rendu compte bien tard. Contrairement à ce qu'on leur a fait croire, la démocratie ne décréte pas. On ne la plannifie pas lors de réunions de travail dans le Bureau Ovale ni même dans un plan d'attaque militaire. Le rapport Baker montre, sans aucune ambiguïté, que l'administration n'a pris les dispositions et la distance nécessaires à une telle opération militaire.
Un retrait d'Irak sans aucun soutien de ce pays risquerait d'enfoncer un peu plus cette nation dans une guerre civile qui n'aura pas d'autre issue que celle de l'implosion. Aussi, partir d'Irak comme "sauve-qui-peut" serait un désastre non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour les Irakiens qui ne demandent pas grand chose que de goûter enfin à la liberté qui leur a été promis.
Il est clair que les Etats-Unis doivent changer leur attitude et sortir la tête haute d'un conflit qui ne fait que noircir leur image. Rétrospectivement, ce rapport montre bien que la diplomatie française avait vu juste en refusant de s'engager dans la campagne irakienne. Il faut reconnaître cela au président de la République d'avoir dénoncé la campagne irakienne, parlant aorès coup, d'une boîte de Pandore qu'on a ouverte. Aussi, l'administration Bush, si elle souhaite remporter la guerre contre le terrorisme et pour la démocratie - notamment dans le Proche-Orient - ne doit pas utiliser les méthodes de ceux qu'ils combattent et mettre en avant un idéal, comme les Etats-Unis ont tant réussi à faire face à l'ex-URSS. Cette méconnaissance de la région et l'échec de la campagne irakienne est quelque peu fâcheuse et ne fait que renforcer des groupes et des régimes qui chaquent jour ne font que conspuer la liberté et la démocratie. Les Etats-Unis doivent retrouver un idéal et s'y conformer et utiliser d'autres armes que celles utilisés par leurs ennemis si ils veulent l'emporter.





Voiture dans laquelle a été assassiné Pierre Gemayel, ministre de l'industrie libanais, par des hommes armés, mardi 21 novembre. (
Des centaines de Libanais se sont retrouvés, mercredi 22 novembre, dans les rues de Bikfaya, à 25 kilomètres de Beyrouth, pour rendre hommage au ministre de l'industrie Pierre Gemayel, assassiné le 21 novembre (
Joseph Kabila,
président élu de la RDC. Au terme d'un long processus électoral, émaillé par des affrontements entre supporters des deux principaux candidats, le chef de l'Etat sortant, Joseph
Kabila, a été démocratiquement élu à la tête du Congo-Kinshassa [autre appelation de la RDC, par opposition au Congo-Brazaville] face à son adversaire et vice-président, Jean-Pierre Memba.
L'élection démocratique de Kabila ne me surprend pas et fait de lui, à 35 ans, le plus jeune chef d'Etat du continent africain. Cette vicotire est avant tout, celle de la démocratie. Pour
autant, elle a valeur de défi pour la RDC tant que le pays est loin de connaître une véritable stabilité. Durant l'entre deux tours - le premier tour ayant eu le 29 juillet dernier et
le second, deux mois plus tard - les partisans de Kabila et de Memba se sont affrontés, souvent physiquement, notamment à Kinshassa, la capitale et même les résultats désormais
connus, les tensions restent vives, les partisans de Memba parlant d'un "hold-up électoral". A ce titre Jospeh Kabila s'est déclaré comme étant le président de tous les
Congolais, et ce dans un contexte où ses adversaires n'ont pas hésité à utiliser la fibre nationaliste, tentant ainsi de remettre en cause, la "Congolité" du président sortant et
faisant diffuser la rumeur qu'il était d'origine rwandaise.

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