Jeudi 1 février 2007

Ah les sondages ! "Ca s'en va et ça revient" comme l'aurait chanté Claude François. Je les observe depuis certains moments et souvent, ils restent contradictoires.

Pour mon cas personnel, je ne commenterai aucun sondage lors de cette campagne présidentielle ni même durant les législatives. Non pas parce que je n'en ai pas envie mais tout simplement parce que je suis très critique envers de cet instrument.

Les sondages restent un outil indispensable et utile - j'éviterai de me fâcher avec mes camarades iepiens de la section "Politique" qui les décortiquent assez souvent (Rires) - pour prendre la température de notre opinion publique et de notre vie politique. Toutefois, ils ne sauraient être des instruments de prédiction vis-à-vis de l'issue de telle ou telle élection. Un sondage ne fait pas une élection, vous pouvez me croire, d'autant plus que l'opinion reste volatile. Qui plus est, je reste assez agacé qu'on réalise des sondages de second tour alors que le premier n'a même pas eu lieu et que nous ne connaissons même pas la liste officielle et définitive des candidats prévue pour le 16 mars.

Qui plus est, je reste assez troublé par la méthode de l'échantillon. Même si elle consiste à se rapprocher au maximum d'une image représentative des Français, il n'en demeure pas moins qu'à peine un millier de nos concitoyens interrogés puisse penser pour les 42 millions de Français appelés aux urnes. Je le redis : l'opinion est volatile et reste encore indécise dans la plupart des cas. La vérité de fin janvier ne sera pas forcément celle de mars ou de début avril. Rien ne se joue et tout ce qui compte, ce seront les résultats du 1er tour, dimanche 22 avril, 20h.

Aussi, je reste prudent et distant vis-à-vis des sondages et pour vous en convaincre, je vais vous raconter une histoire : en novembre 1994, Jacques Chirac se présente candidat à la présidentielle. Tous les instituts de sondages président une victoire haut la main du Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, le maire de Paris étant à 9%. Au premier tour, le 24 avril 1995, il talonne Edouard Balladur avec 19% des voix contre 18. Comme quoi, les sondages ne sauraient, en aucun cas, dicter leur loi.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 30 janvier 2007

Après une visite de trois jours aux Antilles, qui a regonflé notre candidate, Ségolène Royal se déplacera à Grenoble dans le cadre d'un débat participatif consacrée à la jeunesse, le 1er février à la Halle Clemenceau à 19h. Pour vous y rendre : Tram C, arrêt "Hôtel de Ville de Grenoble". 

Ouverture des portes dès 17h !

Gilles

PS : venez nombreux

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Mardi 30 janvier 2007

Dimanche soir, à la maison. En pleine préparation d'un exposé collectif pour Mme Chaltiel - mes amis de l'IEP sauront bien sûr de qui je veux parler - sur "les pouvoirs d'initiative et d'exécution de la Commission européenne" (tout un programme je vous assure !), j'ai une envie soudaine de m'arrêter un peu. J'allume la télé, je zappe et je tombe sur Serge Moati qui annonce qu'il reçoit dans son émission, "Ripostes", cet homme que voici :

Philippe de Villiers, président du Mouvement Pour la France (MPF) et candidat à l'élection présidentielle

J'ai donc décidé de suivre l'émission, délaissant Mme Chaltiel et son exposé. Il faut dire également que cela faisait longtemps que je souhaitais écrire un article sur le président du MPF - également du Conseil général de Vendée - mais à chaque fois, l'occasion ne s'était pas présentée.

Philippe de Villiers a évoqué ses deux sujets de prédilection : l'islamisation de la France et sa croisade contre l'Europe bureaucratique. A cette occasion, il en a profité pour débattre avec Tariq Ramadan - islamologue à Oxford - et avec Elisabeth Guigou, franche partisante de la construction européenne. Au sortir de l'émission, j'ai trouvé un Philippe de Villiers extrêmiste - en tout cas, beaucoup plus que son premier interlocuteur qu'il tentait de mettre en cause - et teinté de nationalisme.

Le président du MPF nous propose une société du replis, marqué par la fierté dit-il d'être Français. Je suis tout autant que lui fier d'être Français, toutefois je ne partage en rien sa conception de la fierté nationale. Si "fier d'être Français", c'est favoriser, à la longue, un nationalisme exacerbé et agressif, alors je m'inscris en faux. Etre fier d'être Français, c'est tout d'abord donner la possibilté pour tous de l'être en donnant l'opportunité pour tous de participer à un projet collectif, à la construction de notre pays et à la consolidation -qui reste à faire - de notre société. Qui plus est, Philippe de Villiers est volontiers opportuniste lorsqu'il tire à boulets rouges contre l'Europe qu'il juge technocratique. Un peu plus et on aurait cru Jean-Marie Le Pen !

Le candidat à la présidentielle se veut l'héritier de Charles Maurras et de Maurice Barrès, chantres d'une France nationaliste, au pouvoir autoritaire et fortement conservatrice. "Le nationalisme, c'est la guerre" martelait François Mitterrand à la fin de sa vie, au Parlement européen de Strasbourg en 1994. Ne n'oublions pas ! A l'heure où l'Europe est en crise majeure, la question nationale ressurgit et elle devient le fond de commerce de personnes qui ne voient que pour la France un salut synonyme à un repli sur soi.

Vous me direz que j'exagère pas mal! Toujours est-il que Philippe de Villiers assume volontiers ce discours et que l'actuel président du conseil général de Vendée sert de trait d'union entre l'UMP sarkozyste et le FN. Les propos de Villiers ne me font que renforcer dans l'idée que l'Europe doit être la nouvelle frontière de la France. Toujours est-il que notre pays doit se relancer plain-pied dans le jeu européen, ce qui passe par redonner confiance aux citoyens sur la question européenne.

Dès lors, j'éteins la télé et je reviens voir Miss Chaltiel et l'exposé à préparer pour la conférence de méthode (Rires)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 30 janvier 2007

C’est hier que la commission nationale des conflits du Parti Socialiste, a voté à l’unanimité l’exclusion définitive du président de la région Languedoc Roussillon, Georges Frêche.

Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussilion en compagnie du premier secétaire du PS, François Hollande (www.liberation.fr)

L’ancien maire de Montpellier est un adhérant de longue date de notre formation et il a occupé d’importantes fonctions. Il a certes apporté beaucoup à sa ville et la région. Toutefois, ces récents propos sur l’Equipe de France de football sont et restent inacceptables. L’homme a beau être jovial, avoir un fort tempérament méditerranéen, ses fonctions et ses responsabilités au sein de notre fonction auraient dû l’inciter à se montrer mesuré dans ses propos. Le PS a eu une attitude responsable en excluant un homme qui ne fait que déraper verbalement et qui, sans le vouloir, donne du tort à mon parti. En effet, nous ne pouvons défendre une certaine idée de la République si à côté, certains de nos camarades se permettent de se comporter de la sorte.

Je ne peux que féliciter la décision de la commission nationale des conflits qui a pris le temps de la réflexion avant de statuer. Certains insisteront sur le fait que la décision fut longue à prendre. C’est effectivement le cas, toutefois je le répète : notre parti a pris le temps de la réflexion et il a tout simplement respecté la procédure à suivre. D’autres insisteront sur le fait que cette décision arrive à moins de trois mois d’une élection majeure pour notre pays, et le PS n’a agi que par calcul politique. Je ne le crois absolument pas.

Toujours est-il que le PS a bien fait de se séparer qu’un homme qui tôt ou tard aurait dérapé à nouveau. Car une fois, ça passe, deux, c’est limite mais trois… Au risque d’être mauvaise langue, je tiens à rappeler que l’UMP a dans ses rangs, des hommes qui ont tenu des propos plus ou insultants envers certaines populations ou communautés, tel que le député du Nord, Christian Vanneste qui avait déclaré en 2005 : « L’homosexualité est une menace pour l’humanité ». Résultat des courses : un… blâme. Autre exemple – même si cette personne n’est pas encartée au parti sarkozyste : les propos de Pascal Sevran sur la bite des Noirs. Aussi, le président de l’UMP, chantre de la rupture, (euh, non ! C’est désormais la synthèse !) devrait en prendre de la graine et faire le ménage au sein de sa formation.

Les propos de Georges Frêche n’ont plus droit de cité au PS et ce dernier en a tenu compte. Georges Frêche a réalisé de nombreuses choses pour les montpelliérains, cela est vrai, mais il ne faut en aucun cas oublier tous ses dérapages. Son exclusion marque un pas important pour que chacun se sente respecté et fasse pleinement partie de notre République.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 25 janvier 2007

Mardi dernier, le président des Etats-Unis, George Walker Bush, présentait son discours sur l'Union devant un Congrès nettement dominé par les démocrates et mené par Nancy Pelosi, première femme à occuper le poste de "speaker" à la Chambre des représentants. A ce titre, la question irakienne fut bien évidemment évoquée, le locataire de la Maison Blanche demandant au Congrès de lui accorder "une chance pour son plan" qui prévoit le renfort de 20 000 soldats en Irak.

Le président américain, George W. Bush, lors de son discours annuel sur l'état de l'Union prononcé devant le Congrès, le 23 janvier 2007. (www.lemonde.fr)

Comment sortir de cet enfer - que constitue désormais l'Irak - par le haut ? C'est la question à laquelle le président des Etats-Unis doit répondre et je dois reconnaître que cela n'est pas évident, vraiment pas évident. George W. Bush tient une patate chaude entre ses mains et il est clair qu'il est impossible pour lui de se désengager de l'Irak. A première vue, toutes les solutions sont mauvaises : un retrait aurait un effet désastreux pour l'avenir de l'Irak qui ne serait qu'un horrible tas de ruines. Toutefois, le maintien des troupes américaines n'est guère mieux, puisque celles-ci sont un vecteur de haine pour la population irakienne, toutes confessions confondues.

Le dossier irakien est une véritable patate chaude et les Etats-Unis doivent se sortir de ce gûepier par le haut si ils souhaitent retrouver un crédit, déjà bien entamé. Toutefois, cela ne nous interdit pas, nous autres pays occidentaux et autres organisations mondiales telles que l'ONU par exemple, de nous impliquer avec Washington afin de tirer par le haut un pays qui tôt ou tard ne manquera pas de déstabiliser encore un peu plus le Moyen-Orient. Il n'est de l'intérêt de personne de voir cette région majeure du monde emprêtrée dans la tourmente et le chaos. Sortir l'Irak par le haut, cela passera sans doute par la négociation avec des régimes et des pays au combien peu fréquentable. Personnellement, cela ne me réjouit pas que nos démocraties négocient avec la Syrie et la République islamique d'Iran mais force est de constater que leur poids politique, démographique et religieux ne sont pas à négliger d'autant plus que ce sont des facteurs évidents d'influence. Actuellement, le grand gagnant de la situation actuelle en Irak est... l'Iran qui exerce une influence évidente sur l'Irak.

J'ai un souhait : que les Etats-Unis retrouvent leur idéal de liberté, pour laquelle ils se sont protés en faux contre le communisme durant les années "Guerre froide". Vous pourrez me traiter d'idéaliste, mais force est de constater que les Etats-Unis ont cru, à tort, que la puissance pouvait tout et - surtout - vous exonérait de tout même des conseils de vos proches partenaires. Aussi, il faut faire en sorte que l'Irak soit tirée par le haut, il en va de l'intérêt de tous

par Gilles publié dans : International
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