La course à l’investiture présidentielle se poursuit aux Etats-Unis. Et déjà, on a les premières victimes dans un camp comme dans l’autre. Je cite : John Edwards pour les Démocrates et Rudolph Giuliani pour les Républicains.
Le sénateur démocrate, John Edwards (www.lemonde.fr) A mon sens, John Edwards n’a pas su faire la différence entre les deux poids lourds
démocrates que sont Clinton et Obama, ces derniers se livrant d’ailleurs une guerre sans merci et parfois sale. Durant la campagne d’investiture, il n’a pas su se démarquer à tel point qu’il n’a
remporté aucune primaire. La campagne étant vaine, poursuivre la course à la Maison Blanche aurait été un véritable chemin de croix. Dès lors, l’ancien colistier de John Kerry à la présidentielle
de 2004 a préféré jeter l’éponge sans pour autant préciser si il allait soutenir la sénatrice de l’Etat de New-York ou le sénateur de l’Illinois.
L'ancien maire de New-York, Rudolph Giuliani. Côté républicain, Rudolph
Giuliani avait tout misé et a tout perdu. A titre personnel, je pense que l’ancien maire de New-York n’a pas fait campagne, préférant tout concentrer sur la primaire de Floride pensant que cet
Etat serait la rampe de lancement de sa bataille pour la conquête de la Maison Blanche ! Enorme erreur à mon sens, d’autant plus que Giuliani avait finalement un profil – en apparence – de
centre-droit dans la mesure où il défendait l’avortement, ce qui passe très mal dans l’Amérique conservatrice.
Edwards et Giuliani sont donc les premières victimes de la course à la Maison Blanche et il est évident que le jeu s’éclaircit de plus en plus. Aussi, je me risque au jeu des pronostics et je pense que John Mc Cain, côté républicain, est bien parti pour devenir un prétendant à la succession de George Walker Bush. Côté démocrate, tout se décidera lors du fameux « Super Tuesday » début février : ce jour-là, des militants des deux partis départageront leurs candidats dans une dizaine d’Etats et il s’agit là d’un moment crucial pour Clinton et Obama. Tous deux savent qu’ils ont beaucoup à gagner comme beaucoup à perdre dans ce Super Tuesday notamment l’ancienne First Lady.
A ce propos, je reste toujours autant partagé entre les deux prétendants démocrates restants en course et je dois bien vous avouer qu’aucun ne trouve grâce à mes yeux. Clinton représente finalement un « back to the future » (un retour vers le futur, si vous voulez) d’autant plus que son mari reste très présent dans la campagne. Et puis, il ne faut pas oublier son engagement en faveur de la guerre d’Iraq en 2003.
Quant à Barack Obama, ce dernier s’est opposé à cette guerre mais défend tout de même la peine de mort sans compter qu’il s’est montré plus ou moins conciliant envers un certain Nicolas Sarkozy ! Dès lors, si j’étais Américain, je crois que je me serais bien encore tâté avant de trancher !


Romano Prodi, dans sa voiture qu'il emmène à la résidence du
Président de la République, pour remettre sa démission (
Nicolas Sarkozy, au Parlement européen à Strasbourg en novembre dernier. Et
dire qu’il nous avait promis le veau d’or au printemps dernier ! « Je serai le président du pouvoir
d’achat ! » disait-il.
Il joue le beau mais pendant ce
temps-là, les Français attendent ! Bon certains vont me dire que je suis trop pressé, que le quinquennat dure cinq ans, etc. Certes et ces derniers ont bien raison ! Toujours
est-il que c’est bien Nicolas Sarkozy qui utilisait le mot « rupture » durant cinq ans. La rupture par-ci, la rupture par-là, de la rupture, en veux-tu, en voilà ! Alors oui, on a
eu rupture et notamment dans la pratique du pouvoir, mais pas comme on l’aurait imaginé !
Nicolas Sarkozy et François
Fillon au second plan. Lors de sa conférence de presse journalistique – le terme est volontairement néologique de ma part – le 8 janvier dernier, le président de la République
avait proposé la suppression de la publicité sur les chaînes du service public, à savoir France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO.

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