Mercredi 30 janvier 2008

La course à l’investiture présidentielle se poursuit aux Etats-Unis. Et déjà, on a les premières victimes dans un camp comme dans l’autre. Je cite : John Edwards pour les Démocrates et Rudolph Giuliani pour les Républicains.

 

h_4_ill_1005532_302133-copie-1.jpg Le sénateur démocrate, John Edwards (www.lemonde.fr) A mon sens, John Edwards n’a pas su faire la différence entre les deux poids lourds démocrates que sont Clinton et Obama, ces derniers se livrant d’ailleurs une guerre sans merci et parfois sale. Durant la campagne d’investiture, il n’a pas su se démarquer à tel point qu’il n’a remporté aucune primaire. La campagne étant vaine, poursuivre la course à la Maison Blanche aurait été un véritable chemin de croix. Dès lors, l’ancien colistier de John Kerry à la présidentielle de 2004 a préféré jeter l’éponge sans pour autant préciser si il allait soutenir la sénatrice de l’Etat de New-York ou le sénateur de l’Illinois. 




 

GiulianiSpeech-copie-1.jpg L'ancien maire de New-York, Rudolph Giuliani. Côté républicain, Rudolph Giuliani avait tout misé et a tout perdu. A titre personnel, je pense que l’ancien maire de New-York n’a pas fait campagne, préférant tout concentrer sur la primaire de Floride pensant que cet Etat serait la rampe de lancement de sa bataille pour la conquête de la Maison Blanche ! Enorme erreur à mon sens, d’autant plus que Giuliani avait finalement un profil – en apparence – de centre-droit dans la mesure où il défendait l’avortement, ce qui passe très mal dans l’Amérique conservatrice.

 

Edwards et Giuliani sont donc les premières victimes de la course à la Maison Blanche et il est évident que le jeu s’éclaircit de plus en plus. Aussi, je me risque au jeu des pronostics et je pense que John Mc Cain, côté républicain, est bien parti pour devenir un prétendant à la succession de George Walker Bush. Côté démocrate, tout se décidera lors du fameux « Super Tuesday » début février : ce jour-là, des militants des deux partis départageront leurs candidats dans une dizaine d’Etats et il s’agit là d’un moment crucial pour Clinton et Obama. Tous deux savent qu’ils ont beaucoup à gagner comme beaucoup à perdre dans ce Super Tuesday notamment l’ancienne First Lady.

 

A ce propos, je reste toujours autant partagé entre les deux prétendants démocrates restants en course et je dois bien vous avouer qu’aucun ne trouve grâce à mes yeux. Clinton représente finalement un « back to the future » (un retour vers le futur, si vous voulez) d’autant plus que son mari reste très présent dans la campagne. Et puis, il ne faut pas oublier son engagement en faveur de la guerre d’Iraq en 2003.

 

Quant à Barack Obama, ce dernier s’est opposé à cette guerre mais défend tout de même la peine de mort sans compter qu’il s’est montré plus ou moins conciliant envers un certain Nicolas Sarkozy ! Dès lors, si j’étais Américain, je crois que je me serais bien encore tâté avant de trancher !

par Gilles publié dans : International
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Lundi 28 janvier 2008

Je suis actuellement moins présent sur mon blog. Normal, je m’en occupe d’un autre pour l’instant et ce, dans le cadre des municipales et en partenariat avec le Nouvel Obs. Mais cela ne m’empêche pas de passer de temps en temps et de mettre à jour mes articles. D’ailleurs, en voici un ! (RIRES)

 

Hier soir, je regardais le journal de France 2 et ce qui m’attiré l’attention, c’était Olivier Besancenot et son projet de créer un nouveau parti anticapitaliste. 

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Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire, lors de son congrès (www.liberation.fr)

 

Réuni en congrès à La Plaine-Saint-Denis (93), la LCR se donne un an pour créer cette nouvelle formation. Alors promis, il ne s’agit pas du parti de Besancenot mais de tous ceux qui veulent rejeter l’économie de marché et proposer de nouvelles méthodes.

 

Cela doit en tout cas, bien faire rire le locataire de l’Elysée mais également l’UMP qui considèrent tout simplement qu’ils peuvent dormir tranquille. Car à mon sens, le meilleur allié de l’extrême-gauche, ce n’est pas la gauche traditionnelle mais bien la droite !

 

En effet, quel est l’intérêt de poursuivre un combat si on n’a pas adversaire ? Et surtout quel est l’intérêt de mener un combat si vous avez d’autres personnes qui agissent finalement dans le même sens ? Autrement dit, celui d’agir pour une société de bien-être et de progrès ? A ce titre, l’extrême gauche l’a bien compris et cela a été toujours dans son intérêt de taper sur la gauche traditionnelle (PS, PRG, MRC et même PCF), cette gauche de gouvernement qui a accepté l’exercice du pouvoir et ses conséquences notamment le jugement du peuple.

 

Sans-titre-4.JPGLa LCR se trompe d’adversaire en flinguant le reste de la gauche et, par son attitude, préfère faire le jeu de la droite sarkozyste. Selon un numéro de Marianne de novembre dernier, Nicolas Sarkozy, pour se maintenir au pouvoir, cherche à gonfler l’importance de l’extrême gauche tout comme Mitterrand l’avait fait avec le Front national (bien que cela soit contestable, la droite de Chirac ne peut se targuer d’être totalement vierge à ce sujet, mais passons !). Dès lors, Olivier Besancenot, en refusant toute idée de réformisme et d’ouverture mais surtout d’exercice du pouvoir, ne combat pas le système qu’il prétend défendre, il l’entretient tout simplement !

 

Vous direz que j’exagère ? Sans doute, mais alors comment évoquer tout refus de la part d’Olivier Besancenot de dialoguer avec la gauche de gouvernement. Ok, elle n’est pas parfaite et souvent décevante. Mais, c’est finalement celle qui est et reste la plus réaliste. A mon sens, la marche vers une société du bien-être passe par un discours réformiste, réaliste et surtout concret, non pas des envolées lyriques et simplistes. Si le contraire existait, cela se saurait !

 

Alors Olivier Besancenot, dans sa fougue, cherche à aller vers la révolution. Certes, mais les mots ne valent rien tant que ces derniers ne se transforment pas en actes. Et tant que la LCR – ou je ne sais quel autre parti anticapitaliste – refusera de jouer le jeu démocratique et de dialoguer avec la gauche traditionnelle, je crains fort que Besancenot se trompe de cible et reste, malgré lui, un allié de la droite !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 25 janvier 2008

Le 2 mars dernier, j’avais publié sur mon blog, un article sur Romano Prodi intitulé « Prodi en sursis ». Sursis, c’était le mot approprié vu la fragilité de la coalition de centre-gauche qu’il dirigeait.

 

Hier soir, cette majorité a volé en éclats et le gouvernement Prodi aussi puisque ce dernier n’a pas obtenu le vote de confiance des sénateurs, ce qu’il l’a contraint de démissionner. De fait, l’Italie est plus qu’ingouvernable puisque le gouvernement Prodi a à peine tenu vingt mois au pouvoir et que la situation politique est très instable.

 

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Le président du Conseil italien, Romano Prodi, à l'annonce des résultats (www.lemonde.fr)

 

Romano Prodi était à la tête d’une coalition très fragile puisqu’elle partait de l’extrême-gauche à des petits partis de centre-droit. Aussi, il suffisait qu’un seul de ces partis se retire de la coalition pour que celle-ci se lézarde. C’est ce qui s’est récemment passé à la tête du pouvoir italien puisque le ministre de l’Intérieur et membre d’un petit parti centriste – l’Udeur – Clemente Mastella, fut contraint à la démission en raison de son implication dans une affaire de corruption, entraînant par la suite, le départ de sa formation.

 

h_9_ill_1003410_372047.jpg Romano Prodi, dans sa voiture qu'il emmène à la résidence du Président de la République, pour remettre sa démission (www.lemonde.fr) Ce n’est pas la première fois qu’Il professore (surnom donné à Romano Prodi) chute devant les sénateurs puisqu’en 1998, il avait du jeter l’éponge après le vote négatif de la Haute-assemblée à une voix près. Dès lors, les options politiques pour le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, sont multiples et son rôle – d’habitude minime – devient essentiel puisque c’est lui qui devra provoquer de nouvelles élections ou bien encore nommer un nouveau Président du conseil qui devra, entre autres, réformer l’actuelle loi électorale.

 

Car c’est en effet, le problème principal : la loi électorale prévoit principalement un scrutin proportionnel intégral, ce qui favorise les coalitions de tous genres et affaiblit durement les grands partis politiques. Cette loi, votée sous le gouvernement de droite Berlusconi fin 2005, avait pour but de limiter la défaite du leader de Forza Italia notamment au Sénat. Cet objectif fut quelque peu réussi puisque Forza Italia reste le premier parti en nombre de sièges au Parlement et au Sénat.

 

Aussi, l’Italie s’enfonce dans une crise politique dont elle a l’habitude. Toutefois, rien n’est dit que les Italiens retourneront prochainement aux urnes. Contrairement aux souhaits de la droite et notamment de Silvio Berlusconi, les Italiens hésitent et semblent lassés par une vie politique de plus en plus instable à leur goût.

par Gilles publié dans : International
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Mardi 22 janvier 2008

Sarkozy-2.jpg Nicolas Sarkozy, au Parlement européen à Strasbourg en novembre dernier. Et dire qu’il nous avait promis le veau d’or au printemps dernier ! « Je serai le président du pouvoir d’achat ! » disait-il.

 

Huit mois, les concitoyens que nous sommes, déchantent de plus en plus et les 53% qui ont voté pour le chef de l’Etat ont l’impression d’avoir été floués sur la qualité de la marchandise. Résultats des courses : Nicolas Sarkozy préfère se montrer discret. Tellement discret qu’il préfère finalement « ne pas se mêler de la bataille des municipales » selon ses dires.

 

Il faut que l’ancien ministre souhaitait faire de ses municipales, un test pour son pouvoir. Une sorte de confirmation. Une confirmation par rapport à ses mesures et ses actions. Dès lors, l’UMP s’était dit : « banco, on va les politiser les municipales et en boucher un coin à l’opposition ! » Mais les sondages et le ras-le-bol des Français aidant, le président de la République a préféré faire machine arrière !

 

En huit mois, le président de la République aura davantage réussi à se rapprocher de la stature d’un David Copperfield que de celle du général de Gaulle ou bien encore de François Mitterrand. C’est un sacré illusionniste, le cher Nicolas ! On lui parle pouvoir d’achat ou bien encore emploi, il nous montre sa dernière Rolex ou bien encore sa nouvelle compagne, Carla !

 

file_305006_99049.jpg Il joue le beau mais pendant ce temps-là, les Français attendent ! Bon certains vont me dire que je suis trop pressé, que le quinquennat dure cinq ans, etc. Certes et ces derniers ont bien raison ! Toujours est-il que c’est bien Nicolas Sarkozy qui utilisait le mot « rupture » durant cinq ans. La rupture par-ci, la rupture par-là, de la rupture, en veux-tu, en voilà ! Alors oui, on a eu rupture et notamment dans la pratique du pouvoir, mais pas comme on l’aurait imaginé !

 

A partir du moment où on prend les Français pour plus bêtes qu’ils le sont, ces derniers vous le font payer tôt au tard ! D’ailleurs, Jacques Chirac en sait quelque chose, lui qui a tant promis également lors de la campagne présidentielle de 1995 avant de changer de cap à la fin de cette même année. Pour éviter le même sort que son prédécesseur, Nicolas Sarkozy préfère se faire oublier, le temps de la campagne municipale, histoire de mieux de dédouaner d’une possible sanction de la part des électeurs.

 

Mais le mal est fait et nos concitoyens commencent à se réveiller peu à peu. La politique sarkozyste devient de moins en moins pertinente et le coup de communication rencontre ses limites. Preuve en est, hier soir : accompagné de la ministre de l’Intérieur, Michelle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy s’est rendu à Sartrouville dans les Yvelines. Bon, vous me direz : « Génial, il est allé en banlieue ! » Toujours est-il que les habitants n’ont pas été dupes : il a soigneusement évité d’aller dans les cités voisines et s’est contenté de rester à la Gare RER. Pour se montrer encore plus discret ?

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Dimanche 20 janvier 2008

Sarkozy---Fillon.jpg Nicolas Sarkozy et François Fillon au second plan. Lors de sa conférence de presse journalistique – le terme est volontairement néologique de ma part – le 8 janvier dernier, le président de la République avait proposé la suppression de la publicité sur les chaînes du service public, à savoir France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO.

 

Dit comme cela, cela peut être intéressant et on pourrait crier au génie. Plus de publicité à France Télévisions, c’est du temps de disponible en moins pour nos cerveaux. Mais c’est plus de temps  disponible pour TF1, Direct 8 et compagnie. Autrement dit, pour Bouygues, Bolloré et Cie. Autrement dit encore pour les amis de Nicolas Sarkozy.

 

En effet, la suppression programmée de la publicité sur France Télévisions est une fausse bonne idée et une sacrée aubaine pour les chaînes privées qui vont pouvoir en rajouter une couche entre tel ou tel film et nous proposer en plus de télé-poubelle. Pour mieux démanteler le service public ?

 

Car ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement de droite tente de reprendre totalement la main sur France Télévisions. En 2002, sous le gouvernement Raffarin, il avait même été état d’un projet de privatisation de France 2. Un sujet bien trop sensible pour que le projet voie le jour.

 

On peut donc craindre dans la suppression annoncée de la publicité sur France Télévisions, une sorte de cheval de Troie déguisée ayant pour objectif de toucher davantage à l’intégrité du service public. Du côté du gouvernement – François Fillon et Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication – on jure que non ! Mieux ! La perte annoncée de la publicité sera compensée par une taxe sur les nouveaux appareils technologiques, les écrans plats, les services Internet et de téléphonie mobile. A la joie d’ailleurs, des professionnels du secteur ! (J’ironise !)

 

Carolis---Albanel.JPGPatrick de Carolis, président de France Télévisions et Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication. Alors je veux bien croire le gouvernement mais je pense que la suppression de la publicité sur France Télévisions est une bien fausse idée ! En tant que téléspectateur, la publicité ne me gêne pas plus que cela d’autant qu’à France Télévisions, il n’y a pas de coupure pub entre les programmes contrairement aux chaînes privées, TF1 en tête ! (Hé oui, faut bien multiplier les annonces pub avant de connaître celui ou celle qui va sortir de la Star Ac’ ! Ne pas le faire, c’est commercialement criminel !) Qui plus est, la suppression de la pub inquiète le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, qui redoute une modification du cahier des charges, ce qui aurait un impact sur la qualité des programmes !

 
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Aussi, à qui va profiter le crime ? Aux chaînes privées assurément qui pourront garantir leur domination sur le Paysage Audiovisuel Français. En touchant au financement de France Télévisions, Nicolas Sarkozy affiche sa défiance envers le service public et fait indirectement des cadeaux à ses proches ! Qui plus est, le projet du gouvernement de financer France Télévisions par de nouvelles taxes est quelque peu intéressant mais ne compensera pas le manque à gagner ! Dès lors, la suppression de la pub : un nouveau cheval de Troie pour France Télévisions ?

par Gilles publié dans : Actualité politique
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