Une petite note :
Cet article devait initialement être publié le 21 décembre, à mon retour de Grenoble pour les fêtes. Toutefois, je l’ai mis de côté, la fatigue et le manque d’argumentation ayant eu raison de moi.
Pour autant, suite à mes vœux du 1er janvier, Benoît s’est offusqué sur le fait que je n’évoquais pas le Centre !
Benoît est un centriste, militant au Modem. Mais, c’est avant tout un ami et comme je tiens à faire plaisir à mes amis, j’ai finalement décidé de reprendre cet article !
Voilà, mon cher Benoît ! Comme je te l’ai dit, le Centre aura toujours une place sur mon blog à défaut de l’avoir sur l’échiquier politique de notre pays ! Alors, profites bien de cet article et bonne lecture !
Gilles
PS : je vous invite à consulter son excellent blog : http://voix-de-grenoble.over-blog.net
21 décembre 2007
Retour à la maison, après un premier semestre bien agité à l’IEP.
Depuis hier soir, je me fais un cycle « Graffiti » (pour faire simple, je me repasse tous les numéros de la série-documentaire « Graffiti » de 1958 à 2000, soit environ 24 heures de programme divisées en 16 épisodes) et là, je me suis arrêté aux années 1970, les fameuses années Giscard. Et après avoir revu en long et en travers ses sept années de pouvoir, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle par rapport à la situation politique actuelle du giscardisme, du moins ce qu’il en reste. C’est aussi l’occasion pour moi d’évoquer un peu le centre, du moins ce qu’il en reste également.
Le bureau exécutif
du Nouveau Centre réuni autour d'Hervé Morin, son président. En cette fin d’année, c’est presque une banalité de dire que l’UDF – parti fondé en 1978 par et pour Valéry Giscard
d’Estaing – est bel et bien morte. Et ce n’est pas les propos stériles et politiciens d’Hervé Morin qui changeront la donne.
En effet, lors de la convention nationale du Nouveau Centre – ce parti de traîtres et de godillots qu’il dirige – l’ancien lieutenant de François Bayrou et actuel ministre de la Défense avait déclaré sa volonté de faire renaître l’UDF dans la lignée de Giscard, Veil, et Cie.
Que c’est beau ! Mais que c’est complètement stupide en même temps !
Le principal drame du Centre et des centristes est qu’ils sont incapables de sortir de la tutelle de la droite
classique, cette droite de Chirac, Juppé, et désormais Sarkozy qui a constamment tiré à boulets rouges sur l’UDF et ses composantes au point de provoquer sa disparition sur le paysage politique
français. C’est sans doute la faute à pas de chance ! Certes ! Mais c’est sacrément la faute aux centristes qui sont passés d’une logique d’alliance à une logique de tutelle avec la
droite RPR puis UMP.

Nicolas Sarkozy, François Fillon et Hervé Morin (ministre de la Défense), lors des cérémonies du 14 juillet 2007 (www.premierministre.gouv.fr)
Pour preuve, il s’agit de voir comment les caciques de la feu UDF ont tourné casaque durant l’entre-deux-tours de la présidentielle, ces derniers préférant leurs carrières politiques à la fidélité de leurs idées. Ainsi, Hervé Morin, Maurice Leroy, Jean-Christophe Lagarde, Jean-Marie Cadava… tous ces centristes dénonçaient l’impotence de l’UMP sur l’échiquier politique à droite et au centre. Et ce sont les mêmes qui veulent ressusciter l’UDF en créant un énième parti, souffre-douleur de la droite ! A moins de préférer le sadomasochisme politique, cela se passe de commentaires !
Aussi, en cette fin d’année civile, il semble bien que le Centre tel qu’on l’a connu soit bel et bien mort et
enterré.
Quant au Modem, son initiative est intéressante mais ne peut être validée que dans un système
politique tripartite. Or, pour reprendre les propos d’un renégat, le député du Loir et Cher Maurice Leroy, « la V° République suppose des alliances », une façon de justifier la
trahison pour sauvegarder l’essentiel : sa carrière politique !
Ségolène Royal lors
de la campagne présidentielle de la candidate socialiste, Michele Bachelet au Chili en décembre 2005 (
Si l’actuelle présidente de la région
Poitou-Charentes se lance à la conquête du PS, il n’en demeure pas moins que la partie sera gagnée pour autant. En effet, elle devra rassembler le plus largement possible autour de son nom et son
texte d’orientation – qu’on appelle dans notre jargon la « motion » – pour que sa désignation au poste de Premier secrétaire soit la plus claire possible et sans contestation possible.
Disons-le clairement : la conquête du parti ne sera pas de tout repos mais l’ex-candidate à la présidentielle en a les moyens et les talents pour y arriver.
Jean
Quatremer, correspondant à Bruxelles pour le quotidien "Libération". En ce début d’année – et comme il faut que je parle d’Europe de temps en temps quand
même ;) – voici une occasion de prendre de la hauteur et de voir l’Europe vue de Bruxelles.

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