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Jeudi 3 janvier 2008

Une petite note :

Cet article devait initialement être publié le 21 décembre, à mon retour de Grenoble pour les fêtes. Toutefois, je l’ai mis de côté, la fatigue et le manque d’argumentation ayant eu raison de moi.

 

Pour autant, suite à mes vœux du 1er janvier, Benoît s’est offusqué sur le fait que je n’évoquais pas le Centre !

 

Benoît est un centriste, militant au Modem. Mais, c’est avant tout un ami et comme je tiens à faire plaisir à mes amis, j’ai finalement décidé de reprendre cet article !

 

Voilà, mon cher Benoît ! Comme je te l’ai dit, le Centre aura toujours une place sur mon blog à défaut de l’avoir sur l’échiquier politique de notre pays ! Alors, profites bien de cet article et bonne lecture !

 

Gilles

 

PS : je vous invite à consulter son excellent blog : http://voix-de-grenoble.over-blog.net

 

21 décembre 2007

 

Retour à la maison, après un premier semestre bien agité à l’IEP.

 

Depuis hier soir, je me fais un cycle « Graffiti » (pour faire simple, je me repasse tous les numéros de la série-documentaire « Graffiti » de 1958 à 2000, soit environ 24 heures de programme divisées en 16 épisodes) et là, je me suis arrêté aux années 1970, les fameuses années Giscard. Et après avoir revu en long et en travers ses sept années de pouvoir, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle par rapport à la situation politique actuelle du giscardisme, du moins ce qu’il en reste. C’est aussi l’occasion pour moi d’évoquer un peu le centre, du moins ce qu’il en reste également.

 

Ex--cutif-Nouveau-Centre.jpg Le bureau exécutif du Nouveau Centre réuni autour d'Hervé Morin, son président. En cette fin d’année, c’est presque une banalité de dire que l’UDF – parti fondé en 1978 par et pour Valéry Giscard d’Estaing – est bel et bien morte. Et ce n’est pas les propos stériles et politiciens d’Hervé Morin qui changeront la donne.

 

En effet, lors de la convention nationale du Nouveau Centre – ce parti de traîtres et de godillots qu’il dirige – l’ancien lieutenant de François Bayrou et actuel ministre de la Défense avait déclaré sa volonté de faire renaître l’UDF dans la lignée de Giscard, Veil, et Cie.

 

Que c’est beau ! Mais que c’est complètement stupide en même temps !

 

Le principal drame du Centre et des centristes est qu’ils sont incapables de sortir de la tutelle de la droite classique, cette droite de Chirac, Juppé, et désormais Sarkozy qui a constamment tiré à boulets rouges sur l’UDF et ses composantes au point de provoquer sa disparition sur le paysage politique français. C’est sans doute la faute à pas de chance ! Certes ! Mais c’est sacrément la faute aux centristes qui sont passés d’une logique d’alliance à une logique de tutelle avec la droite RPR puis UMP. 

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Nicolas Sarkozy, François Fillon et Hervé Morin (ministre de la Défense), lors des cérémonies du 14 juillet 2007 (www.premierministre.gouv.fr)

 

Pour preuve, il s’agit de voir comment les caciques de la feu UDF ont tourné casaque durant l’entre-deux-tours de la présidentielle, ces derniers préférant leurs carrières politiques à la fidélité de leurs idées. Ainsi, Hervé Morin, Maurice Leroy, Jean-Christophe Lagarde, Jean-Marie Cadava… tous ces centristes dénonçaient l’impotence de l’UMP sur l’échiquier politique à droite et au centre. Et ce sont les mêmes qui veulent ressusciter l’UDF en créant un énième parti, souffre-douleur de la droite ! A moins de préférer le sadomasochisme politique, cela se passe de commentaires !

 

Aussi, en cette fin d’année civile, il semble bien que le Centre tel qu’on l’a connu soit bel et bien mort et enterré.

Quant au Modem, son initiative est intéressante mais ne peut être validée que dans un système politique tripartite. Or, pour reprendre les propos d’un renégat, le député du Loir et Cher Maurice Leroy, « la V° République suppose des alliances », une façon de justifier la trahison pour sauvegarder l’essentiel : sa carrière politique !

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par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 3 janvier 2008

file-301515-377549.jpg Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de la candidate socialiste, Michele Bachelet au Chili en décembre 2005 (www.lilberation.fr) OPA. Trois lettres qui désignent en économie, une Offre publique d’Achat pour prendre le contrôle du capital d’une entreprise.

 

En politique, l’OPA existe également et on désigne là, la volonté de prendre la tête d’un parti. C’est ce que Ségolène Royal a tout cas décidé de faire en officialisant sa volonté de briguer la tête du Parti socialiste lors de son prochain congrès qui se tiendra après les municipales de mars prochain, sans doute vers la fin de l’année.

 

Ségolène Royal officialise donc son intention de succéder à son ex-compagnon, François Hollande. Cette annonce n’est finalement pas une surprise dans la mesure une telle hypothèse était plus que probable. Aussi, son OPA sur la direction du parti est, certes, perçue différemment selon les ténors et personnalités du mouvement mais, l’initiative a le mérite de clarifier les choses et de mesurer tout l’enjeu de la stratégie de Ségolène Royal.

 

En effet, Ségolène Royal se prépare pour l’échéance de 2012. Pour autant, elle ne peut se passer d’un parti et par souci de légitimité, prendre la direction de celui-ci paraît plus que nécessaire. Aussi, est-elle décidée à se lancer dans la bataille pour imposer et triompher ses idées et son orientation.

 

segolene-royal-1.jpgSi l’actuelle présidente de la région Poitou-Charentes se lance à la conquête du PS, il n’en demeure pas moins que la partie sera gagnée pour autant. En effet, elle devra rassembler le plus largement possible autour de son nom et son texte d’orientation – qu’on appelle dans notre jargon la « motion » – pour que sa désignation au poste de Premier secrétaire soit la plus claire possible et sans contestation possible. Disons-le clairement : la conquête du parti ne sera pas de tout repos mais l’ex-candidate à la présidentielle en a les moyens et les talents pour y arriver.

 

Il est, en tout cas, clair que l’annonce de Ségolène Royal dérange un peu au sein de notre parti. En effet, l’ancienne députée des Deux-Sèvres semble de moins en moins contournable et cherche à imposer sa marque notamment face au président de la République. Malgré tout, elle reste contestée et bien qu’elle possède de nombreux soutiens – aussi des militants socialistes, des membres de son association « Désirs d’Avenir » que de sympathisants – c’est la personne de Ségolène Royal qui reste controversée.

 

Aussi, Ségolène Royal doit montrer, tout au long des mois qui vont suivre, sa capacité de rassemblement non seulement sur sa personne mais aussi et surtout sur son projet pour le PS et par extension pour la France. C’est un préalable évident et essentiel mais qui convient de rappeler.

 

Certains d’entre vous se diront : « ça y est, il va se ranger derrière Royal et voter sa motion ». Ben, je vous répondrais la chose suivante : je considère que Ségolène Royal a de nombreux atouts, toutefois j’attends son « offre politique » (bon, je n’aime pas trop cette expression, mais bon, on ne va pas en faire tout un fromage non plus !) et c’est en fonction de cette « offre » que me déterminerai pour elle ou pas.

 

Autrement dit, j’attends sa motion ainsi que celle des autres prétendants à la direction du PS pour trancher ! ;)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 3 janvier 2008

Jean-Quatremer-2.jpg Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour le quotidien "Libération". En ce début d’année – et comme il faut que je parle d’Europe de temps en temps quand même ;) – voici une occasion de prendre de la hauteur et de voir l’Europe vue de Bruxelles.

 

C’est un peu l’objectif affiché par Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour le quotidien Libération.

 

Ton ironique, sarcastique mais avant tout européen, le blog de Jean Quatremer n’en reste pas moins intéressant tant que son espace est une véritable mine d’information sur l’Union Européenne et ses coulisses ainsi que ses principaux protagonistes.

 

Je vous invite tout simplement à visiter son blog – http://bruxelles.blogs.liberation.fr – et même si je ne suis pas forcément d’accord avec lui, il faut bien avouer que son blog reste quelque peu intéressant (surtout quand vous avez un Powerpoint à présenter en conférence de méthode ! (RIRES))

 

Gilles

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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Jeudi 3 janvier 2008

Sept minutes pour des vœux classiques et surtout sept minutes d’autosatisfaction ! Sept minutes où nous avons eu droit à un nouvel épisode du Sarko-show avec pour guest star, un Petit Nicolas se rendant compte visiblement de ce qu’il a réalisé, autrement dit : pas grand-chose !

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Nicolas Sarkozy présentant ses voeux à la Nation, le 31 décembre 2007 (www.liberation.fr)

 

Sept minutes – en direct s’il vous plaît ! (Quoique cela existe également les faux-directs qu’on appelle également différés !) – de blablas et de généralités. En général, les vœux présidentiels à la Nation, c’est toujours ennuyant (j’essaie de rester poli), les Français que nous sommes préférant tout simplement faire la fête un soir de 31 décembre que d’écouter le chef de l’Etat.

 

Mais bon, comme je dois être le dernier des mohicans – ou tout simplement un étudiant de Sciences Po consciencieux qui passera son Grand Oral en mai prochain – j’ai écouté son discours. Là, encore le président de la République nous promettait de la rupture. Là encore, on a eu droit à du classique aussi sur le fond que sur la forme !

 

Un président content de lui qui a parlé de ses prétendues réformes et qui semble avoir remonté le temps. En effet, il s’est attaché à nous dire une nouvelle fois - comme au soir de sa victoire, le 6 mai dernier - qu’il ne nous trahirait pas et qu’il ne nous décevrait pas, ce qui reste à prouver au passage !   

 

En tout cas, un président content de lui mais qui n’a pas donné de perspectives claires pour l’année 2008 : l’Europe ? A peine évoquée ! En temps, cela n’aurait choqué personne, mais l’année qui commence au juste est celle, bizarrement, où la France prendra la présidence de l’Union Européenne. Trente secondes pour un évènement majeur ? Merci, monsieur le président !

 

Autre fait important : l’ouverture. Verbatim du Président : « J'ai mis tout mon coeur, et toute mon énergie à être le Président de tous les français et pas seulement de ceux qui ont toujours partagé mes convictions. C'est pourquoi j'ai voulu l'ouverture, c'est pourquoi je l'ai faite avec des hommes et des femmes de valeur. Je ne leur ai pas demandé de se renier. Je leur ai simplement proposé de servir leur pays. Ils l'ont accepté. Je leur en suis reconnaissant. »

 

Monsieur Sarkozy. Soyons honnêtes ! Les ministres d’ouverture ont surtout accepté de faire de la figuration et de manger des couleuvres ! Bernard Kouchner en est le triste exemple d’ailleurs ! (Quant à Monsieur Besson n'en parlons même pas tant qu'il a accepté de faire l'âne pour avoir le foin !) En tout cas, vous pouvez effectivement leur être reconnaissant : ils vous servent de caution sociale, histoire de mieux nous faire passer la pilule de vos prétendues réformes !

 

Enfin – et j’en aurai terminé parce que commenter les vœux du président, ce n’est finalement pas ma tasse de thé ! – je dois vous dire que j’ai été assez effaré par certains propos.

 

Par exemple : « retrouvons la fierté d’être Français ! » : clin d’œil malicieux aux électeurs du Front national et du Mouvement Pour la France, ce qui a le don de m’agacer parce que je n’ai pas attendu Nicolas Sarkozy pour être fier de mon pays, depuis un certain 12 juillet 1998 au moins d’ailleurs !

 

Quant à « sa politique de civilisation » : si seulement, il avait lu les thèses d’Edgar Morin !

 

Voilà, voilà ! On nous promettait de la rupture ? Finalement, elle a eu lieu ! On a eu un chef d’Etat content de lui hier soir, faisant le beau et des clins d’œil à son électorat au passage. Bref, on a un président en campagne permanente.

Et pendant ce temps-là, qui parle de mon modeste pouvoir d’achat d'étudiant à Sciences Po Grenoble ? Monsieur le Président ? Monsieur Fillon ? Madame Lagarde ? Où êtes-vous s’il vous plaît ?

par Gilles publié dans : Actualité politique
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