Vendredi 2 mars 2007
Le président du Conseil italien - Romano Prodi - a obtenu, hier, la confiance des sénateurs par 162 pour contre 157 contre. Cette situation devrait se reproduire au Parlement où le leader de la coalition de centre-gauche dispose d'une majorité plus large qu'à la Haute Assemblée.


"Il professore" à l'annonce du vote du confiance du Sénat, hier à Rome (www.lemonde.fr)
Romano Prodi est donc en surcis, quelques jours seulement après avoir été renversé par ce même Sénat au sujet de la politique étrangère. Il faut savoir que contrairement à notre système parlementaire, le Chambre des députés et le Sénat dispose des mêmes pouvoirs et donc de la même force de nuisance, si j'ose dire. "Il professore" (comme on le surnomme en Italie) est en sourcis car il est à la tête qu'une coalition très héréroclite, l'Olivier allant de petits partis de centre droit à l'extrême-gauche en allant par les Démocrates de Gauche (anciennement le Parti communiste italien). C'est comme si on imaginait Dominique Strauss-Khan à la tête d'une coalition regroupant l'UDF de Fraçois Bayrou, le PRG, le PS, le PCF et la LCR d'Olivier Besencenot ! Avouez que c'est quelque peu cocasse comme hypothèse ! La difficulté d'une telle coalition, c'est de trouver une cohérence et ce dans la durée puisque les prochaines élections législatives sont logiquement prévues pour 2011. Chaque parti de l'Olivier ayant des avis bien tranchés sur divers sujets, il est souvent fréquent de voir apparaître des points de désaccord, ce qui fragilise la coalition.
Ce n'est pas la première fois que Prodi est renversé par le Parlement puisqu'en 1998, il a été contraint à la démission après que la Chambre des députés ait refusé de lui accorder la confiance à une vote près ! Aussi, si Prodi reste à la tête du gouvernement italien, il reste en surcis et la situation reste la même. Difficile dans ce cas, de mener une politique volontariste. La force de Prodi se trouve sans doute - à mon sens - dans sa notoriété et sa crédibilité notamment sur le plan international - il fut président de la Commission européenne de 1999 à 2004. Dès lors, reste pour lui d'imposer son autorité morale sur un gouvernement hétéroclite afin de mener la législature jusqu'à son terme. Autrement dit, les prochaines semaines seront déterminantes.

Infographie : la composition du Parlement italien à l'issue des élections législatives d'avril 2006 (www.lemonde.fr)
Ce n'est pas la première fois que Prodi est renversé par le Parlement puisqu'en 1998, il a été contraint à la démission après que la Chambre des députés ait refusé de lui accorder la confiance à une vote près ! Aussi, si Prodi reste à la tête du gouvernement italien, il reste en surcis et la situation reste la même. Difficile dans ce cas, de mener une politique volontariste. La force de Prodi se trouve sans doute - à mon sens - dans sa notoriété et sa crédibilité notamment sur le plan international - il fut président de la Commission européenne de 1999 à 2004. Dès lors, reste pour lui d'imposer son autorité morale sur un gouvernement hétéroclite afin de mener la législature jusqu'à son terme. Autrement dit, les prochaines semaines seront déterminantes.

Infographie : la composition du Parlement italien à l'issue des élections législatives d'avril 2006 (www.lemonde.fr)

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