Lundi 31 mars 2008

En consultant le site internet de Libération, je suis tombé sur un article assez intéressant.

Ségolène Royal et Bertrand Delanöe, durant la campagne présidentielle au printemps 2007 Selon un sondage, Bertrand Delanöe, maire de Paris, ferait aux yeux des sympathisants PS et de gauche un meilleur premier secrétaire que l’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal. Dans le baromètre LH2-Libération, il est en effet crédité de 14% contre 13% pour la présidente de la région Poitou-Charentes.

 

 

Je dois vous l’avouer, ce sondage m’amuse dans la mesure où certains tirent rapidement des conclusions hâtives. Ainsi, Libération parle de « percée ». Certes. Seulement, je ne vois pas vraiment dans quel domaine Bertrand Delanöe a fait cette percée.

Le maire de Paris souhaite devenir premier secrétaire du PS pour ensuite devenir candidat en 2012 ? Pourquoi pas, à la condition qu’il propose un projet et une orientation claires. A mon sens, les baromètres et autres sondages d’opinion ne doivent en aucun éloigner l’objectif que doit atteindre mon parti à savoir sa rénovation idéologique et structurelle. Qui plus est, il faut tout de même rappeler – et c’est qu’a récemment fait Alain Duhamel à juste titre – que ce n’est ni les Français ni les sympathisants de gauche ou du PS qui désignent le premier secrétaire mais bien les militants. Aussi, faire de tels sondages me paraît hasardeux dans la mesure où les questions de personnes prennent le pas sur les questions idéologiques.

Bertrand Delanöe et Nicolas Sarozy (avec Lionel Jospin en arrière plan)  lors de la finale de la Coupe de la Ligue PSG - Lens, samedi dernier au stade de France (2) Les mauvaises langues racontent souvent que Delanöe est le candidat parfait pour Nicolas Sarkozy dans la perspective des élections présidentielles de 2012. Sans doute mais toujours est-il que, nous, militants et membres du PS, devons nous concentrer sur un travail de rénovation désormais indispensable. On aura beau mettre Royal, Delanöe, Bartolone, Aubry ou bien encore Gilbert Roger (1) à la tête du parti, cela ne servira à rien si le travail de refondation et de rénovation n’aura pas été effectué.

 

Aussi, le choix du premier secrétaire ne doit pas être pris à la légère d’autant plus que je considère, à l’inverse de Pierre Moscovici ou de Jean-Christophe Cambadélis, que le ou la futur(e) premier secrétaire doit être celui qui doit porter les couleurs de notre formation pour la présidentielle pour 2012. Cela me semble un impératif surtout si on souhaite que les Français s’identifient rapidement à ce dernier.

Dès lors, si les sondages sont un outil essentiel, l’expérience, les propositions et la visibilité sur le plan national doivent également être la règle. Si ces conditions sont réunies, on peut alors espérer un premier secrétaire et donc un candidat de premier plan pour 2012 ! A la condition sine qua none d’avoir travaillé idéologiquement bien évidemment

 

(1) c’est juste un clin d’œil pour mon premier édile adoré ! (RIRES)
(2) troublante, la photo vous ne trouvez pas ? ;)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 28 mars 2008

199576.jpgAlain Duhamel est un journaliste politique dont la compétence et le talent ne sont plus à démontrer. D’ailleurs, il m’a fait bonne impression hier soir, face à un membre de l’Ambassade de Chine en France dans l’émission « A vous de juger » sur France 2.

 

A l’occasion du bureau national du PS du 25 mars dernier, Alain Duhamel a donné son avis sur la rénovation de mon parti. Un point de vue intéressant et pertinent que je vous invite à découvrir afin que vous fassiez votre opinion.

 

Bonne lecture !

 

Gilles  

Le Parti Socialiste réunissait mardi son conseil national. C'est la première étape d'un processus qui va le mener jusqu'à un congrès décisif en novembre prochain. Les questions de certains éléphants vont beaucoup compter et si François Hollande se posait en arbitre ?

Oui, le conseil national du PS, c'est à dire le parlement du Parti, s'est réuni hier, pour la première fois depuis la victoire socialiste aux élections locales. Au programme, il y a à la fois réforme des statuts, renouvellement idéologique et évidemment choix du successeur de François Hollande. On a tendance à résumer les 8 mois qui se préparent, en ce qui concerne les Socialistes, à une bataille d'hommes, à une querelle de succession, en fait, il y a vraiment plusieurs dimensions.
La première, chronologiquement, c'est ce qui va être l'adoption en fait, d'un nouveau texte de référence. Ce sera dans une convention dès le mois de juin. Et le contenu est important, parce qu'au fond la question qui se pose, est de savoir si une fois pour toutes, le Parti socialiste va, comme les autres partis européens, adopter un texte de référence qui soit franchement, non seulement, réformiste, mais social-démocrate. Et là, la question qui se pose n'est pas du tout rhétorique, puisqu'on a bien vu la différence entre les succès locaux, qu'accumule le Parti socialiste, et sur le plan local il a une pratique sociale-démocrate. Et puis ses échecs sur le plan national, où là il cultive assez souvent l'ambiguïté entre l'ambition des objectifs théoriques, et puis la pratique gouvernementale.
Ensuite, il va y avoir, ce qui est peut être le plus intéressant politiquement, c'est à dire la rédaction des contributions. Tous ceux qui veulent jouer un rôle décisif au moment du congrès, doivent définir leur ligne politique à cette occasion.
Et puis ensuite, il y aura les fameuses motions, qui là, sont des textes de synthèse et d'alliance à l'intérieur du Parti socialiste.
Ça a l'air compliqué, mais en réalité le Parti socialiste, c'est très simple, c'est le parti dont le fonctionnement en France est de loin le plus démocratique. Qu'il s'agisse de l'extrême droite, de la droite, du centre, ou de l'extrême gauche, il y a des comportements autoritaires à l'intérieur des partis. En ce qui concerne le PC et les Verts, ce sont des comportements qui sont obscurs. Et puis il y a le Parti socialiste.


Les questions de personnes vont quand même beaucoup compter?

Elles comptent quand même, et ce serait hypocrite de dire le contraire.
Il y a plusieurs cas de figure. Il y a ceux qui voudraient avant tout, éviter qu'on choisisse dès maintenant un premier secrétaire qui ait une tête de candidat à l'élection présidentielle. Ça ce sont des gens qui sont prêts à faire don de leur personne, comme Pierre Moscovici, comme Julien Dray, peut être comme Martine Aubry qui a remporté un grand succès personnel à Lille.
Il a ensuite ceux qui sont des lieutenants des vrais leaders, et qui pouvaient penser se substituer à eux, comme Michel Sapin, Benoit Hamon, par exemple. Je cois que pour ceux-là, leur heure est passée.
Et puis il reste évidemment, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, qui sont les deux principaux rivaux, qui sont les deux principaux favoris, et qui ont des chances, aujourd'hui, qui sont équivalentes, puisque Bertrand Delanoë est le plus populaire chez les Français, que Ségolène Royal est la plus populaire chez les électeurs socialistes, mais ce ne seront ni les Français, ni les électeurs socialistes qui vont choisir, mais les militants socialistes. Et là en gros, ils sont à peu près à égalité.

Vous pensez toujours que c'est François Hollande qui sera l'arbitre de tout ça?

Plus que jamais. François Hollande, d'abord il a imposé sa méthode et son calendrier.
Ensuite, la semaine dernière, ça ne vous a sûrement pas échappé, il y a 45 premiers secrétaires de fédérations qui ont validé sa démarche, presque la moitié des fédérations. Et puis on sait très bien qu'il n'y aura pas de majorité sans lui, autrement dit il n'aura jamais été plus puissant qu'au moment où il quitte la tête du PS.

Source : www.rtl.fr

par Gilles publié dans : La boîte à idées
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Vendredi 28 mars 2008

article_SGE_CRV93_120507162107_photo01_photo_default-512x357.jpgMardi dernier s’est tenu le conseil national du PS qui a lancé le processus qui doit mener mon parti au prochain congrès prévu du 7 au 9 novembre.

 

Le congrès de novembre aura une importance particulière puisque le PS sera confronté à plusieurs questions essentielles. Ainsi dès le mois de juin, une convention sera réunie et qui posera la question suivante : « qu’est-ce être socialiste aujourd’hui ? » S’en suivra alors la rédaction et la proposition de contributions puis de motions, texte qui définiront et défendront une conduite idéologique pour le Parti socialiste.

 

Mon parti est sans doute à un tournant majeur et contrairement à 2002, il me semble qu’il se met sérieusement au travail. Du moins, il n’a pas d’autres alternatives.

 

Le PS a un énorme potentiel qu’il a parfois mal exploité. En effet, les talents ne manquent pas et des meneurs n’ont plus et malgré la caricature – souvent exagérée – le Parti socialiste reste un parti de débat, pleinement démocratique dans son ensemble.

 

Lors de la réunion du bureau national, certains se sont interrogés à propos du calendrier proposé par François Hollande, premier secrétaire de mon parti. Après mûres réflexions, je considère ce calendrier comme correct dans la mesure où la rénovation qui doit être menée doit se faire de la plus sérieuse et de la plus profonde possible. Avancer le congrès ? Pourquoi pas, mais je doute que cela soit réellement pertinent. La rénovation demande un travail intellectuel et idéologique important, en profondeur. Puisque le PS et la gauche arrivent à la fin d’un cycle (celui d’Epinay), il est nécessaire d’en préparer un nouveau avec la préparation la plus sérieuse possible. Toujours est-il que si les huit mois qui nous séparent du congrès de novembre seront primordiaux pour ma formation, il n’en demeure pas moins que la convention de juin qui doit réviser les statuts et le fonctionnement du parti, le seront tout autant. Comme le souligne, à juste titre, le journaliste politique Alain Duhamel, « la question qui se pose, est de savoir si une fois pour toutes, le Parti socialiste va, comme les autres partis européens, adopter un texte de référence qui soit franchement, non seulement, réformiste, mais social-démocrate » C’est sans doute le véritable enjeu de cette convention de juin et qui changera sans doute la donne au sein de mon parti. De cette capacité à dire clairement les choses, dépendra pour le PS d’avoir une visibilité nette sur l’échiquier politique national par rapport notamment à la droite sarkozyste et à l’extrême gauche de Besancenot.


logo_ps_transp.png
 

Aussi, le PS s’est lancé dans un processus qui doit lui permettre, si il est respecté et si tout le monde joue véritablement le jeu, de prendre un nouveau départ et se présenter comme une alternative durable et forte face à la politique bling-bling et spectacle de Nicolas Sarkozy (au passage, je ne crois absolument pas au changement qu’il tente de montrer depuis son désaveu aux dernières municipales)


La rénovation ne sera pas simple, il y a sans doute des grincements de dents et les ambitions de chacun seront fortes. Mais c’est sans doute le passage pour que le PS redevienne une force majoritaire dans le pays à l’horizon 2012.
par Gilles publié dans : La boîte à idées
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Mercredi 26 mars 2008

h_4_ill_1027371_356774.jpgGordon Brown, premier ministre britannique (www.lemonde.fr) En naviguant, pour les besoins de mon mémoire, sur le Net, je suis tombé sur un entretien du Premier ministre britannique Gordon Brown, réalisé par le Monde à l’occasion de la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy au Royaume-Uni.

 

Ce sont les propos du premier ministre et leader travailliste sur l’Europe qui m’ont attiré l’attention. Comme vous le savez, le Royaume-Uni n’est pas vraiment un enthousiaste connu et convaincu à propos de la construction européenne. Toujours est-il que l’ancien Chancelier de l’Echiquier (l’équivalent de notre ministre de l’Economie et des Finances) a parlé d’Europe mondiale.

 

« L'Europe doit devenir un acteur global, elle doit construire une société capable d'affronter les changements climatiques, la lutte contre le terrorisme, les Etats voyous, la pauvreté et être en mesure de créer une coopération économique entre les pays riches et les pays pauvres.

 

Comme une entité, elle peut être leader sur l'environnement et changer la manière dont le monde voit le changement climatique. Elle peut mener la bataille contre le terrorisme et l'instabilité. Elle peut être à l'avant-garde de la création d'une société qui intègre, où toutes les populations peuvent bénéficier de la prospérité. Elle peut faire de grosses différences dans les relations entre riches et pauvres, elle est le plus gros donateur. L'Europe mondiale, l'Europe unie, travaillant ensemble pour des enjeux mondiaux dans la société mondiale est capable de changer fondamentalement les choses », dixit l’actuel locataire du 10 Downing Street.

 

En première lecture, les propos de Brown ont une certaine pertinence puisqu’en effet, l’Europe doit jouer un rôle primordial dans les questions environnementales, mais au risque d’être cynique, je pense surtout que le Premier ministre britannique n’évoque pas les vrais enjeux et les questions qui fâchent. Après tout, il y a un véritable consensus sur la thématique de l’environnement et il n’y a pas de risque pour une hyper-puissance comme les Etats-Unis d’être concurrencée et donc inquiétée.

 

De fait, le premier ministre britannique ne parle pas des véritables enjeux pour l’avenir de l’Union Européenne à savoir, entre autres, l’implication du Royaume-Uni dans la construction européenne. L’idée d’Europe mondiale peut être intéressante si seulement la Grande Bretagne était pleinement intégrée dans l’Union Economique et Monétaire (autrement dit, si elle adoptait l’Euro) et qu’elle n’avait pas cette fâcheuse habitude de considérer l’Europe comme une prestation à la carte (il faut en effet rappeler que le Royaume-Uni n’a pas signé les accords de Schengen et qu’elle ne coopère pas en matière de justice et d’immigration). Dès lors, l’idée d’Europe mondiale est à placer dans une vision britannique de l’Union Européenne dans laquelle, le libre-échangisme et la gouvernance serait la règle et non l’intégration. Hors, une Europe mondiale ne pourra jamais jouer de son poids et de son influence si elle ne se donne pas les moyens de réaliser ses ambitions. Aussi, pour jouer un rôle majeur dans des questions brûlantes comme l’environnement ou la lutte contre le terrorisme, il faudrait au préalable, s’orienter vers une véritable Europe-puissance capable de mener de tels objectifs !

 

Elémentaire mon cher Gordon !

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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Mardi 25 mars 2008

Lors du séminaire national des Jeunes Européens-France – il y a quelques semaines – nous avions réalisé un « lip-dub », sorte de clip vidéo dans lequel j’ai participé. Un tournage sympa et divertissant dans lequel nous avons tout simplement exprimé notre amour et notre ambition pour une Europe fédérale.

 

Je vous invite à lire cette vidéo en espérant que vous apprécierez !

 

Bonne lecture !

 

Gilles

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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