Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, et ancien ministre de l'Economie et des Finances
(1995 - 1997) Et encore un de moins ! Après, Jean-Christophe Lagarde et Jean-Marie Cavada, le sénateur de la Mayenne, Jean Arthuis, quitte à son tour le Modem de François Bayrou.
L’ancien ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Juppé (1995 – 1997) a pour autant précisé qu’il ne rejoindrait ni le Nouveau Centre ni l’UMP (l’honneur est
sauf !)
Décidément, la stratégie de François Bayrou est fortement mise à mal ! Il est de même pour son leadership au sein de son parti puisque le sénateur de la Mayenne s’est offusqué contre le
député des Pyrénées-Atlantiques en considérant qu’ « on ne dirige pas un parti comme une secte ». Résultat des courses, le leader béarnais est de plus en plus isolé dans
l’échiquier politique et a de plus en plus de difficultés à tenir cette fameuse ligne « ni droite, ni gauche » qu’il s’est lui-même imposé.
Le Modem se plonge dans une sorte de « Bayrou-solitude » : le parti centriste a certes un leader fort mais dépourvu de programme et d’orientations, ce qui pose problème qu’on vise la prochaine présidentielle prévue (normalement) dans quatre ans. La stratégie de François Bayrou a l’inconvénient d’être perçue comme du populisme républicain (ou de la démagogie républicaine, si on préfère) et on en arrive à des ses situations bizarres. A ce titre, les dernières municipales ont été un exemple terrifiant et le militant socialiste que je suis a eu parfois du mal entre un coup travailler avec le Modem à Grenoble (son leader local, Philippe de Longevialle était présent dans la liste de rassemblement de gauche et du centre conduite par le maire PS Michel Destot, réélu depuis) et un autre coup, m’opposer à ce même Modem à Bondy (que Gilbert Roger considérait comme étant de droite)
Jean Arthuis et François Bayrou, lors de la campagne présidentielle de 2007. La mésaventure de Modem montre en tout cas tout le gâchis provoqué par Bayrou. La stratégie d’indépendance par rapport à la droite et à la gauche peut être intéressante – ce n’est pas d’ailleurs pas pour rien que près de 18% des Français ont voté Bayrou au premier tour de la présidentielle d’avril 2007 – mais elle ne peut être que valable que si une pensée et un corpus idéologiques ont été auparavant conçus. Ainsi, si cela avait été le cas, des gens comme Lagarde ou bien encore Hervé Morin ou André Santini auraient sans doute rejoint le Modem et restés fidèles à Bayrou au lieu de penser à leur ventre et à leur carrière politique (1)
Dès lors, le désarroi des militants Modem est compréhensible. D’ailleurs, mon ami Benoît était venu me
voir un soir pour me féliciter à propos des résultats du PS aux municipales avant de me dire, avec un certain cynisme dans la voix, que le Modem mourrait en douceur.
(1) Il ne faut pas
m’en vouloir mais j’ai une terrible dent contre le Nouveau centre, ce parti de godillots dont ces membres ne cherchent qu’à sauvegarder leur carrière politique. Et le pire, c’est qu’ils ne s’en
cachent pas ! C’est vraiment pitoyable au passage !



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