Photo de Christian Vanneste, député sortant UMP et candidat dans le 5ème circonscription du Nord. En janvier 2005, un
député UMP s'était fait connaître en prononçant des propos très dégradants sur l'homosexualité et les homosexuels. A ce titre, il déclarait aux journalistes de La Voix du Nord :
« l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité ( …) » ; « je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à
l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité (…) » ; « Pour moi leur comportement est un comportement
sectaire » ; « Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement (…) ».
Tout est dit ! Résultats des courses : ce député a été trainé en justice par les principales associations gays et lesbiens (Act Up, SOS Homophobie...) et fut en première et seconde
instance condamné par le tribunal correctionnel de Lille pour propos homophobes. Ce député fut par la suite exclu de l'UMP, désavoué par son patron, Nicolas Sarkozy.
Vous l'aurez compris, ce député, c'est Christian Vanneste. Député du Nord (5ème circonscription), cet ancien professeur ne fait officiellement plus parti de l'UMP qui ne l'a donc
pas investi à Tourcoing à l'occasion des législatives. Toutefois, si on regarde bien, il y a comme une anomalie.
En effet, Christian Vanneste est bien candidat dans la 5ème circonscription du Nord sous le signe CNI pour "Centre National des Indépendants". Alors certains diront qu'il n'utilise pas les
couleurs de l'UMP. Toutefois, je tiens à rappeler que le CNI est un petite formation affiliée à l'UMP et que cette dernière n'a pas présenté de candidat à Tourcoing. Autrement dit, l'UMP a
investi Vanneste de manière déguisée.
Cela me fait rire car Nicolas Sarkozy voulait se montrer irréprochable envers les homosexuels. Il s'affiche avec le bien nommé Steevy Boulay, histoire de montrer qu'il peut être de droite et être
ouvert. Toutefois, derrière l'ouverture affichée par l'UMP se cache bien une tradition et une attitude conservatrices. L'UMP regroupe dans ses rangs des personnalités biens peu ouvertes sur
certaines questions de moeurs et de sociétés. A ce titre, Christian Vanneste et Christine Boutin font figure de symboles de ce que je pourrais appeler un certain intégrisme à l'encontre des
homosexuels. Toutefois, ce qui me choque davantage, c'est l'hypocrisie et le cynisme le plus total dont fait preuve l'UMP. Oui, on se veut ouvert, mais dans le même temps, on représente à la
députation, un ancien professeur de philosophie qui se permet de dire de tels propos à l'encontre des homosexuels.
Alors on se permet de faire la leçon. On se permet de dire : "je suis en accord avec mes paroles et mes actes" Toutefois, les magouilles et enjeux électoraux reprennent le dessus au détriment de
la morale et du courage politique. On préfère réinvestir Vanneste car on est sur de conserver la circonscription de Tourcoing, se dit-on l'UMP. Donc aux oubliettes, les propos sur l'homophobie !
L'essentiel est ailleurs !
Oui, Christian Vanneste est un symbole. Le symbole de la véritable nature qu'est le parti qu'a présidé Nicolas Sarkozy jusqu'en mai 2007. Un parti conservateur, traditionnaliste qui n'hésitera
pas à tolérer - voire, accepter - des propos outrageants envers les homosexuels et ceux qui entendent vivre leur sexualité différemment et en toute conscience. Qui plus est, je suis encore moins
rassuré depuis que Christine Boutin - véritable catho réactionnaire qui fait uniquement du social de type compassionnel - est membre du gouvernement Fillon 1 en la qualité de ministre du Logement
et de la Ville. Avec elle et certains membres de l'UMP, c'est le retour à l'ordre moral assuré.
Dès lors, je reste philosophe et me rappelle d'une conversation que j'avais eu avec Barthélémy, un gars UMP de Sciences Po qui avait présenté Michel Barnier lors de sa conférence, le 6 avril
dernier. Il m'avait alors filé un préservatif estampillé "UMP" et un de mes camarades - membre de l'UMP - m'avait dit (après que j'ai ironisé sur le fait que l'UMP joue la carte de la protection)
: "tu vois ? Au moins, l'UMP, on veut être moderne, ouvert..." M'ouais ! Toujours est-il, mon cher Thibault, que ton parti ne se pose pas de questions quand il s'agit d'investir un candidat
ouvertement homophobe, cynisme et stratégie éléctorale obligent...
L'histoire
se répète, comme on dit souvent. C'est encore le cas aujourd'hui à l'occasion de cette législative. La preuve avec la création d'un nouveau parti : Nouveau Centre - Parti social libéral
européen, parti fondé par des... UDF ralliés à Nicolas Sarkozy.
Le ministre de la Défense UDF-NC Hervé Morin, lors de la présentation de son nouveau parti (www.nouvelobs.com)
En 2002, Jacques Chirac avait été réélu président de la République et décide dans la foulée de sa réélection de créer un grand parti de la droite et du centre. C'est donc la création de l'Union
pour la Majorité Présidentielle (qui deviendra l'Union pour un Mouvement populaire en novembre de la même année) qui a pour but d'englober le RPR et l'UDF. Toutefois, François Bayrou, à l'époque
président de l'UDF a refusé d'intégrer le nouveau parti par crainte d'être marginalisé à l'intérieur de celui-ci. Craintes quelques peu confirmées puisque les 2/3 des parlementaires centristes
décident de quitter le parti de François Bayrou pour l'UMP. Parmi eux, Philippe Douste-Blazy, Jean-Claude Gaudin, Jean-Louis Borloo. Malgré tout, l'UDF tient bon et au soir du second tour de la
législative de juin 2002, l'UDF conserve 28 députés sur les 109 précédemment.
Si je
raconte cela, c'est qu'en 2007, on assiste à un véritable remake qui a pour seul objectif : tuer Bayrou politiquement. C'était d'ailleurs l'objectif affiché il y a cinq ans. Là, c'est un peu plus
explicite : Le Nouveau Centre se veut autonome et ce, sans renier jure-t-on du côté d'Hervé Morin, l'ancien lieutenant de François Bayrou. Balivernes ! Même si leur démarche est sans doute
sincère - ces derniers voulant conserver l'alliance classique avec la droite républicaine - il n'en demeure pas moins qu'une telle initiative sert uniquement à l'UMP et donc à Nicolas Sarkozy qui
cherche à marginaliser un François Bayrou qui fort de ses 19% à la présidentielle, pourrait devenir gênant. D'ailleurs, je reste assez frappé par le fait que ce parti à peine créé pourrait
recueillir un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale tandis que le Mouvement Démocrate de François Bayrou à peine cinq sièges dans le meilleur des cas. Autrement dit, l'UDF-NC serait une
force d'appoint et véritable bénet oui-oui centriste au service de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, cherche-t-on à assassiner une nouvelle fois le centre, ce qui permettra à la droite UMP d'être hégémonique au Palais Bourbon et ce sans opposition. A mon sens, l'initiative de Morin,
Santini et autres centristes ralliés au chef de l'Etat est vouée à l'échec tant que ces derniers vont se retrouver englués dans une droite au service de Nicolas Sarkozy. La stratégie d'ouverture
qu'affiche hypocritement l'UMP n'est qu'éphémère et il n'en demeure pas moins que les centristes ralliés deviendront les dindons de la farce.
Au risque de surprendre certains d'entre vous, il me semble essentiel pour le bien de la démocratie que le Modem soit suffisamment respecté et représenté à l'Assemblée. En effet, je ne
comprendrais pas que l'on fasse 19 % à l'Assemblée et qu'on ait quasiment aucun représentant à l'Assemblée. Mais j'oubliais ! Sous l'Etat-UMP (je devrais dire l'Etat-Sarkozy) un bon opposant
ferme sa gueule ou... ferme sa gueule (et entre dans le rang) Aussi, si il est encore tôt pour conclure à un recomposition du centre en deux pôles - un pôle droit (UDF-NC) et un pôle
progressiste, voire de gauche (UDF-Modem)... les prochains mois nous donneront sans doute une première indication.
PS : Bénédicte, si tu devais passer par mon blog, tu serais plutôt Modem ou NC ? Autrement dit, Bayrou ou Morin ? (RIRES)
Nous sommes aujourd'hui le 29 mai. Pour certains, c'est un jour comme un autre. Pour les socialistes, c'est le jour où se tient un meeting au
Zénith de Paris avec tous les candidats franciliens pour les législatives en présence de Ségolène Royal. Mais le 29 mai, c'est aussi la date anniversaire du rejet par la France du Traité
Etablissant une Constitution pour l'Europe, autrement dit des lustres. Mais ce n'est pas que cela. Le 29 mai, c'est aussi une date historique.
Le 29 mai, c'est aussi le jour où les Turcs se sont emparés de Constantinople en 1453. Constantinople est plus connue sous le nom d'Istanbul et Istanbul est la capitale économique de la Turquie.
Et il se trouve que la Turquie veut adhérer à l'Union européenne.
Et voilà que la France a choisi un nouveau président en la personne de Nicolas Sarkozy. Ce dernier s'était juré durant la campagne présidentielle de mettre immédiatement un terme aux négociations
avec la Turquie dès son arrivée en fonctions. Toutefois, il semble qu'il cherche à temporiser. Peut-être aussi qu'il est rendu compte que les discours politiques n'ont pas forcément leurs
traductions politiques dans la réalité.
Aussi, selon le Figaro - hé oui ! Je lis aussi la presse de mes adversaires ! - le président de la République donne six mois de répit à
Ankara. C'est donc reculer pour mieux sauter ? En fait, c'est quelque peu stratégique puisque le chef de l'Etat sait qu'il joue en terrain miné. C'est lors d'une conférence sur les frontières
qu'il entend organiser que la France exposera explicitement le fait que la Turquie ne fait pas et ne fera pas partie de l'Europe.
A mon sens, et je l'ai assez répété sur ce blog, je suis partisan de la candidature turque à l'Union européenne. Nous avons trop fait attendre et fait trop de promesses à la Turquie dans un
contexte où on était bien content de la position stratégique de cette dernière du temps de la Guerre Froide. L'entrée de la Turquie marquerait un pas décisif pour l'avenir de l'Union. Non,
monsieur Giscard ! L'Europe, comme vous l'avez honteusement dit, n'est pas un club chrétien.

De fait, c'est bien la question de la religion qui est posée en filigrane. Oui, la Turquie est de confession musulmane. Et alors ? Il en est de même pour la Bosnie-Herzégovine ou l'Albanie, deux
pays situés en plein coeur de la Péninsule balkanique. C'est donc la question de la religion qui est posée en filigrane et c'est un vecteur de peur chez la plupart de nos concitoyens qui
rejettent l'entrée de la Turquie dans l'Union pour cette raison justement.
Alors Nicolas Sarkozy cherche la parade et propose une Union méditerranéenne, sorte de lot de consolation, à la Turquie et son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Croyez-vous vraiment que
les Turcs vont accepter ce joli cadeau empoisonné ? En aucune façon ! Cela serait une façon de leur dire : "bon, vous ne jouez pas dans la cour des grands mais vous serez les boss du bac à sable
!"
Toujours est-il que Nicolas Sarkozy est sans doute amené à fléchir sur la question turque. Car, dire que la Turquie n'est pas européenne, c'est une chose et cela fait toujours plaisir à
turcophobes. Mais la realpolitik, c'est autre chose et la realpolitik veut que les relations franco-turques soient fructueuses notamment sur le plan économique. Nous profitons largement de
l'union douanière avec la Turquie, d'ailleurs nous avons de nombreux intérêts en Turquie - notamment avec Carrefour, Renault ou bien encore BNP Paribas. Si Nicolas Sarkozy va jusqu'au bout de sa
logique, il prend le risque de nous faire perdre des marchés dans un pays en plein boum économique.
Enfin, comme le disait Pierre Moscovici, le 7 mars dernier lors d'une conférence qu'il a donné à Sciences Po Grenoble, je préfère avoir une Turquie qui soit arrimée à l'Europe que tentée par le
fondamentalisme religieux dans un monde de plus en plus incertain. Aussi, il faut prendre le pari de la Turquie, une Turquie qui se bat afin de rapprocher toujours un peu plus de nos valeurs et
ce, sous influence de la France qu'elle estime et qu'elle a toujours estimé. Cela passe par une certaine vérité. Vérité à propos de la Turquie, notamment. Aussi, il serait plus sage pour le chef
de l'Etat de laisser les négociations d'adhésion avec la Turquie mener à son terme, il en va de l'image de la France en Europe, et en Turquie - une image qui se détériore de jour en jour à mesure
que la France se montre de plus en plus arrogante. De toute façon, la Constitution a désormais prévu que toute adhésion future à l'Union, une consultation référendaire devra obligatoirement être
tenue. Comme le président est garant de la Constitution, il se doit de la respecter.
par Gilles
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Rénovation Urbaine, créée en 2003 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Emploi, du Logement et de la Cohésion sociale du gouvernement Raffarin. Pour en savoir plus, la mairie organise une
réunion à l'occasion de l'ouverture de l'Atelier de la Rénovation urbaine, le 1er juin prochain, atelier qui sera mis à la disposition du public qui pourra s'informer sur les transformations
majeures concernant la ville durant les cinq prochaines années.
Aussi, venez nombreux !
Atelier de la rénovation urbaine
Inauguration le vendredi 1er juin à 18h
2, avenue Henri Varagnat (ex-antenne de police)
93140 BONDY
Bus : lignes 134, 234, 346, 351, 616 ou TUB arrêt "Route d'Aulnay - Jean Moulin"
Pour en savoir plus sur l'évènement et le projet de rénovation urbaine, cliquez ici
NB : l'inauguration de l'atelier sera suivi d'une réception au Palais des Sports (4, avenue Marx Dormoy) à 19h
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