Mardi 27 mai 2008

Ces jours-ci, je vis en ermite ! Je ne sors quasiment pas de chez toi, rédaction du mémoire oblige ! Mais je suis ravi parce que j’en suis à la moitié et je pense que d’ici une dizaine de jours, j’aurai fini le gros du travail.

Tout cela ne m’empêche pas de revenir de temps en temps sur mon blog et de commenter l’actu.

 Nicolas et Carla Sarkozy, ce matin au marché d'intéret national de Rungis. (www.liberation.fr) Ainsi, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Marché d’Internet National (MIN) de Rungis (94) tôt ce matin, pour rendre visite à « la France qui se lève tôt et qui travaille » ! Tiens, tiens !  Cela me rappelle quelque chose ça et j’ai comme une impression de déjà vu ! N’est-ce pas ce même Nicolas Sarkozy qui était venu il y a un peu plus d’un an au même endroit, dire bonjour à la France qui travaille ?

 

A titre personnel, je n’aime pas trop cette expression : « La France qui travaille » car cela sous entend qu’il existe une France qui profite, une France oisive et qui vit aux crochets des autres. Si tel est le cas, Nicolas Sarkozy devrait se séparer de ses copains, Bolloré, Bouygues et Cie. Mais bon, on sait toujours qu’ils font partie de cette France qui travaille et que la France des profiteurs se trouve notamment en banlieue, parmi ces jeunes qui sont trop paresseux pour se bouger et trouver un emploi, c’est bien connu !

Qui plus est, le président de la République est comme d’habitude, en campagne permanente, histoire de montrer qu’il veut reprendre la main après sa promesse sur l’augmentation du pouvoir d’achat désormais aux oubliettes et une semaine sociale agitée notamment en ce qui concerne le conflit des pêcheurs. Pour la petite histoire d’ailleurs, Nicolas Sarkozy a pris soin d’éviter de se rendre à la Marée de Rungis et de rencontrer les poissonniers qui eux, ne doivent pas se lever tôt à leurs yeux ! Il a également pris soin de ne pas affronter une manifestation de travailleurs sans-papiers du MIN qui eux aussi font partie de cette France qui se lève tôt, n’en déplaise au chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy était donc venu avec sa plante verte (plus connue sous le nom de Carla Bruni-Sarkozy) en temps que candidat permanent et non en tant que président de la République, à mes yeux ! En effet, c’est bien beau de dire bonjour à la France qui se lève tôt mais encore faut-il gouverner et prendre des mesures concrètes ! Durant longtemps, nos responsables politiques ont cru bon qu’il suffisait de venir avec une kyrielle de caméras, histoire de bien se faire voir au risque de ne rien proposer mais juste de constater ! L’heure n’est pas au constat mais bel et bien à l’action et le président de la République ne semble toujours pas le comprendre !

Nicolas Sarkozy veut paraître au premier plan, c’est son choix mais là, il se comporte un peu comme un roi de France qui vient de découvrir qu’il existe une France qui travaille et à laquelle il rend hommage ! Ce n’est pas tout de saluer cette France-là encore faut-il aider tout ceux qui aimerait faire partie de cette France qui travaille tout court au lieu de les stigmatiser en permanence !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 20 mai 2008

Neuvième édito. Et j’ai toujours autant de boulot ! Faut dire qu’il me reste tout juste, trois semaines pour rédiger mon mémoire. Bon, j’ai bien avancé et je suis dans le temps imparti ! Mais bon, c’est un enfer car j’ai au moins une centaine de pages à rédiger !

Donc, je vais une fois de plus me mettre en retrait de mon blog ! Cela m’agace un peu d’autant plus que j’aurais bien aimé remplir ma rubrique sur Mai 1968 (« L’esprit de mai ») mais cela sera doute pour plus tard ! Chaque chose en son temps et à chaque sujet, sa priorité !

Malgré tout, j’avais bien envie de rédiger cet édito, notamment pour vous parler brièvement du 60ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël. Là aussi, j’aurai bien aimé vous en toucher un mot mais je manque de temps, mémoire oblige ! Néanmoins, j’ai trouvé qu’on n’a pas assez parlé des Palestiniens qui, ne l’oublions pas, restent concernés en premier chef par la création d’Israël.  Est-ce que 60 ans après la naissance d’une nouvelle nation, la communauté internationale consentira enfin à rendre possible et viable la création d’un Etat palestinien ? Vaste programme !

Vaste programme également la course à la succession de François Hollande au sein de mon parti. Certains s’en inquiètent, d’autres s’en réjouissent et d’autres s’en foutent ! Toujours est-il que s’il y a compétition, elle doit se faire dans les règles et dans le respect des personnes. Le PS et ses 160 000 militants méritent mieux !

Sinon, du côté de la majorité, j’ai lu un excellant article de L’Express de la semaine du 15 au 21 mai consacré à la guerre secrète que se livre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Apparemment, il y a de l’eau dans le gaz et la guerre de succession a également commencé au sein de l’exécutif et de l’UMP. Le président de la République fait jouer la concurrence en disant à Brice Hortefeux de se tenir prêt et en multipliant les gestes d’attention envers son ministre préféré, Xavier Bertrand. Bref, cela aurait pu être drôle si dans le même temps, l’exécutif réalisait des résultats concrets et que la majorité ne tendait pas de passer en force le fameux texte de loi sur les OGM alors qu’il a été rejeté par la même Assemblée nationale, il y a une semaine !

Bref, sur ce je termine cet édito ! Et je replonge en enfer ! Enfin, l’enfin du mémoire ! (RIRES)

Au prochain édito !

Gilles


PS : je vous laisse avec ce clip satirique sur Sarkozy ! Comme quoi, les insultes, cela donne des idées ! (RIRES)

par Gilles publié dans : Edito
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Dimanche 18 mai 2008

Durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était publiquement et fermement opposé à la candidature de la Turquie à l’Union Européenne. Lors de son accession à l’Elysée, il a quand même laissé les négociations se poursuivre avec la Turquie. Par la suite, il envisageait de supprimer un article de la Constitution qui obligeait la tenue d’un référendum pour tout nouvel Etat candidat dans l’Union.

Et finalement, coup de théâtre ! Le Président de la République, sous la pression de Patrick Devedjian – fervent opposant à la candidature d’Ankara – est finalement revenu sur sa décision, ce qui constitue en soi une nouvelle mauvaise, une très mauvaise nouvelle !

C’est carrément un scandale et il s’agit là d’une aberration ! « Si la réforme constitutionnelle, dans laquelle s'inscrit cette disposition, est votée lors du Congrès qui doit avoir lieu le 7 juillet, la Constitution française sera le seul pays européen à compter une disposition spécialement destinée à empêcher l’adhésion d’un pays, la Turquie en l’occurrence. » dixit Jean Quatremer sur son blog. Du côté de l’UMP et de l’Elysée, on tente de dédramatiser en précisant que ce fameux recours au référendum concerne également des pays comme l’Ukraine ou la Russie, candidats potentiels, ce qui pause un problème de taille puisque l’Ukraine fait bel et bien partie du continent européen. Mais l’objectif reste le même : bloquer l’entrée de l’Europe à la Turquie.

« Cette affaire est inquiétante à plus d’un titre : d’abord, c’est la démonstration que Sarkozy ne tient plus sa majorité. Alors qu’il était favorable à la suppression pure et simple de l’actuel article 88-5 imposant un référendum pour toutes les adhésions après celle de la Croatie, il se retrouve avec une disposition spécifiquement antiturque. Son engagement politique de procéder à un référendum sur cette adhésion n’a donc pas suffi à rassurer l’UMP, ce qui en dit très long sur la confiance qu’inspire le locataire de l’Élysée. Ensuite, le nouvel article 88-5 est clairement discriminatoire, car l’Ukraine n’est pas prête d’être candidate. La Turquie est donc fondée à voir là une véritable déclaration d’hostilité : la version actuelle du 88-5 avait au moins le mérite de la neutralité. Enfin, le référendum, qui n’aura pas lieu avant une dizaine d’années, promet d’être un grand moment de la vie démocratique française, la consultation risquant de se transformer en un défouloir antimusulmans.» rappelle à juste titre, le correspondant de Libération à Bruxelles.

Nicolas Sarkozy en compagnie de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes et du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. C’est tout le risque de ce référendum et Nicolas Sarkozy l’avait bien compris tant que cela pouvait nuire à l’image de la France non seulement en Turquie mais dans les pays musulmans. Pour autant, il a préféré céder aux pressions d’un homme – Patrick Devedjian – qui s’oppose à la venue de la Turquie en raison des polémiques sur le génocide arménien ! Dès lors, il prend le risque d’envenimer les relations entre Paris et Ankara dans la mesure où la France se permet de décider ou non la venue de la Turquie dont on sait pertinemment que le référendum risque de se transformer en rejet pur et simple de ce pays.

«Si cette disposition, qui est une défaite pour Sarkozy, est maintenue en l’état, je pense que le PS ne votera pas la réforme constitutionnelle.» a récemment déclaré le député socialiste du Doubs Pierre Moscovici. Il est en effet clair que le Parti socialiste ne peut cautionner ce qu’il convient d’appeler un référendum antiturc et une insulte à la Turquie, pays de 70 millions d’habitants. Ne pas le faire, c’est finalement être bienveillant de la bêtise commise par l’Elysée et prendre le risque de subir les contrecoups d’une telle décision !

Pour lire l'article de Jean Quatremer, cliquez ici :

par Gilles publié dans : Je vous parle d'Europe
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Dimanche 18 mai 2008

Ca y est ! La course pour conquérir le poste de Premier secrétaire est désormais lancée : avant-hier Ségolène Royal a annoncé officiellement qu’elle était prête à prendre la direction du PS si les militants lui confiaient cette charge.

Dès l’annonce de Ségolène faite, les autres ténors socialistes n’ont pas traîné : les amis de Dominique Strauss-Kahn se mobilisent, Arnaud Montebourg souhaite désormais travailler avec le président du FMI et Bertrand Delanöe publiera un livre d’ici quelques jours dans lequel il nous expliquera sa vision de la France.

En tout cas, les manœuvres ont commencé au sein de mon parti pour savoir qui allait bien succéder à François Hollande et prendre une option décisive pour la présidentielle de 2012. A titre personnel, je ne me prononcerai pas pour tel ou tel postulant tant que les contributions et les motions ne seront pas présentées. En tant que simple militant, il me semble plus constructif et plus honnête de me déterminer sur une orientation qu’en fonction de telle ou telle personne.

Alors je vois certains venir et me dire : « C’est reparti, les socialistes vont s’en mettre plein la figure ! » C’est un risque à ne pas exclure tant que le congrès de Reims marque un tournant important dans l’histoire de notre parti. Pour autant, je pense qu’on peut faire confiance à nos chers dirigeants et chers camarades pour mener une campagne interne dans le respect des uns et des autres. Le Parti socialiste souffre, à mon sens, d’une caricature parfois injuste, ce n’est pas le moment d’en rajouter !

Toutefois, si je ne me détermine pas sur tel ou tel candidat à la succession de François Hollande, j’ai tout de même une exigence (ou plutôt un vœu pieux si on est réaliste) : que le prochain ou la prochaine premier secrétaire est bel et bien une attitude de rassemblement afin de son autorité ne soit pas contestée. Cela me semble un point essentiel si on veut éviter une cacophonie parfois insupportable, surtout quand on veut s’adresser aux Français !

Toujours est-il que le prochain congrès de Reims est historique pour l’avenir de ma formation et que son issue prochaine pèsera énormément sur l’attitude que nos concitoyens auront à notre égard ! Autrement dit, ce congrès doit résolument marquer une nouvelle étape pour les socialistes afin qu’ils puissent réellement devenir une alternative crédible et durable pour la France et les Français.

Ce qui suppose un premier secrétaire puissant et légitime, c’est-à-dire porté par les militants et avec un véritable projet pour le PS et pour la France. Ce qui veut dire également que tous les ténors doivent une fois pour toutes, se conformer au choix de ces derniers ! Cela serait un bon début et cela serait pas mal !

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 14 mai 2008

C’est la dernière ligne droite ! Les partiels sont quasi-finis et il me reste une épreuve, à la fois enthousiasmante mais aussi terrifiante : le Grand Oral[1] ! Aussi, je révise toutes mes notes et relis des définitions essentielles comme la nation, l’Etat ou bien encore la société. Mais il faut également consulter l’actualité, et c’est ce que j’ai fait pas plus tard que ce soir, histoire d’être prêt pour le jour J.

Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères (1995 - 1997), actuel député UMP (www.liberation.fr) Aussi, en lisant l’actu, je suis tombé sur un entretien d'Hervé de Charette,  ancien ministre des Affaires étrangères et député UMP. Il est sans concession sur son parti et sur l’ambiance au sein du groupe parlementaire au Palais Bourbon

Ainsi, il dénonce le fonctionnement même de son parti, construit par Nicolas Sarkozy de manière autoritaire dans le seul but de conquérir le pouvoir. Dès lors, il observe comme une anomalie dans son fonctionnement notamment depuis de Patrick Devedjian a pris les commandes du parti : il parle à ce titre de « présidence brejnévienne », ce que j’ai trouvé très amusant. Pour finir, s’il assure qu’il soutien Nicolas Sarkozy, il ne veut pas pour autant être un parlementaire béni « oui-oui » ou servile.

Hervé de Charette dit tout haut, ce que bon nombre de députés de la majorité pensent tout bas : en effet, Nicolas Sarkozy et le gouvernement pensaient avoir une assemblée remplie de députés godillots, au service du roi Sarkozy et de ses caprices ! Le président de la République pensait qu’il pouvait contrôler le Parlement comme il pouvait contrôler l’UMP : en lui faisant courber l’échine ! La « rébellion » des parlementaires UMP est pour autant le signe bien visible d’un malaise dans le parti de Nicolas Sarkozy !

Et c’est le président de la République qui est le principal responsable, à mon sens. En effet, entre la prise de la présidence de l’UMP en novembre 2004 et son arrivée à l’Elysée en mai 2007, Nicolas Sarkozy a construit le parti autour de sa seule personne et tant qu’il en avait le contrôle, rien ne pouvait le gêner. Pour autant, il entend imposer ses vues depuis l’Elysée, quitte à rendre immobile son parti : preuve en est la présence de Patrick Devedjian à la tête du secrétaire général de l’UMP : la nomination de l’ancien ministre de l’Industrie a été fortement contestée par les cadres du parti mais finalement, la polémique fut retombée, ces mêmes cadres étant trop préoccupés de conserver leur siège de député. En réalité, l’UMP est vue par le président de la République comme une force d’appoint, au pire un fan-club dans lequel, ses principaux leaders ne sont que des suiveurs pourris d’ambition !

Jean-François Copé, député-maire de Meaux (77), président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. (www.lefigaro.fr) Dès lors, je me pose une question : à quoi bon la victoire si on n’est pas capable de tenir par la suite ? Ou plutôt à quoi bon la victoire si on déconsidère ses troupes par la suite ? A ce titre, même si Jean-François Copé a reçu une standing ovation aujourd’hui à l’Assemblée, après le « couac » à propos de la loi sur les OGM hier, le malaise des députés UMP est bien réel : il est la conséquence d’un certain « autoritarisme » du chef de l’Etat qui décide de tout et qui multiplie commission sur commission notamment en ce qui concerne la réforme des institutions : une telle mesure est-elle bien trop lourde à supporter pour les députés de la majorité ? Apparemment oui puisque qu’Hervé de Charette a d’ores et déjà annoncé qu’il ne votera pas le texte en l’état pour la raison suivante : « En l’état, je ne peux pas voter pour ce texte [sur la réforme des institutions] que je n’approuve pas. Premièrement, je considère que la Constitution française est une excellente constitution, qui réussit l’équilibre que nous cherchons depuis deux siècles entre la fonction du Président et la vie politique quotidienne entre le parlement et le gouvernement. On nous propose de toucher à trente-six articles, soit un article sur deux de la Constitution. C’est une transformation constitutionnelle qui ne dit pas son nom. Quant aux dispositions sur le pouvoir du Parlement, c’est une réforme technocratique. » Et il n’est pas le seul à le penser au sein de la majorité !


[1]Le Grand Oral, c’est la grande épreuve de Sciences Po : une heure pour préparer un sujet ou un texte tiré au sort, dix minutes pour exposer et vingt minutes de discussion devant un jury. Si vous pensez que c’est simple comme bonjour, c’est que nous n’avez jamais fait ce type d’examen ! J’appréhende un peu – surtout qu’on peut tomber sur tout et n’importe quoi ! – mais bon, comme on dit en latin : Alea Jacta Est (« Le sort en est jeté ! »)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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