Ces jours-ci, je vis en ermite ! Je ne sors quasiment pas de chez toi, rédaction du mémoire oblige ! Mais je suis ravi parce que j’en suis à la moitié et je pense que d’ici une dizaine de jours, j’aurai fini le gros du travail.
Tout cela ne m’empêche pas de revenir de temps en temps sur mon blog et de commenter l’actu.
Nicolas et Carla Sarkozy, ce matin au marché
d'intéret national de Rungis. (www.liberation.fr)
Ainsi, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Marché d’Internet National (MIN) de Rungis (94) tôt ce matin, pour rendre visite à « la France qui se lève tôt et qui travaille » !
Tiens, tiens ! Cela me rappelle quelque chose ça et j’ai comme une impression de déjà vu ! N’est-ce pas ce même Nicolas Sarkozy qui
était venu il y a un peu plus d’un an au même endroit, dire bonjour à la France qui travaille ?
A titre personnel, je n’aime pas trop cette expression : « La France qui travaille » car cela sous entend qu’il existe une France qui profite, une France oisive et qui vit aux crochets des autres. Si tel est le cas, Nicolas Sarkozy devrait se séparer de ses copains, Bolloré, Bouygues et Cie. Mais bon, on sait toujours qu’ils font partie de cette France qui travaille et que la France des profiteurs se trouve notamment en banlieue, parmi ces jeunes qui sont trop paresseux pour se bouger et trouver un emploi, c’est bien connu !
Qui plus est, le président de la République est comme d’habitude, en campagne permanente, histoire de montrer qu’il veut reprendre la main après sa promesse sur l’augmentation du pouvoir d’achat désormais aux oubliettes et une semaine sociale agitée notamment en ce qui concerne le conflit des pêcheurs. Pour la petite histoire d’ailleurs, Nicolas Sarkozy a pris soin d’éviter de se rendre à la Marée de Rungis et de rencontrer les poissonniers qui eux, ne doivent pas se lever tôt à leurs yeux ! Il a également pris soin de ne pas affronter une manifestation de travailleurs sans-papiers du MIN qui eux aussi font partie de cette France qui se lève tôt, n’en déplaise au chef de l’Etat.
Nicolas Sarkozy était donc venu avec sa plante verte (plus connue sous le nom de Carla Bruni-Sarkozy) en temps que candidat permanent et non en tant que président de la République, à mes yeux ! En effet, c’est bien beau de dire bonjour à la France qui se lève tôt mais encore faut-il gouverner et prendre des mesures concrètes ! Durant longtemps, nos responsables politiques ont cru bon qu’il suffisait de venir avec une kyrielle de caméras, histoire de bien se faire voir au risque de ne rien proposer mais juste de constater ! L’heure n’est pas au constat mais bel et bien à l’action et le président de la République ne semble toujours pas le comprendre !
Nicolas Sarkozy veut paraître au premier plan, c’est son choix mais là, il se comporte un peu comme un roi de France qui vient de découvrir qu’il existe une France qui travaille et à laquelle il rend hommage ! Ce n’est pas tout de saluer cette France-là encore faut-il aider tout ceux qui aimerait faire partie de cette France qui travaille tout court au lieu de les stigmatiser en permanence !
Sinon, du côté de la majorité, j’ai lu un excellant article de
L’Express de la semaine du 15 au 21 mai consacré à la guerre secrète que se livre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Apparemment, il y a de l’eau dans le gaz et la guerre de succession a
également commencé au sein de l’exécutif et de l’UMP. Le président de la République fait jouer la concurrence en disant à Brice Hortefeux de se tenir prêt et en multipliant les gestes d’attention
envers son ministre préféré, Xavier Bertrand. Bref, cela aurait pu être drôle si dans le même temps, l’exécutif réalisait des résultats concrets et que la majorité ne tendait pas de passer en
force le fameux texte de loi sur les OGM alors qu’il a été rejeté par la même Assemblée nationale, il y a une semaine !
Durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était publiquement et fermement opposé à la candidature de
la Turquie à l’Union Européenne. Lors de son accession à l’Elysée, il a quand même laissé les négociations se poursuivre avec la Turquie. Par la suite, il envisageait de supprimer un article de
la Constitution qui obligeait la tenue d’un référendum pour tout nouvel Etat candidat dans l’Union.
Ca y est ! La course pour conquérir le poste de Premier secrétaire est
désormais lancée : avant-hier Ségolène Royal a annoncé officiellement qu’elle était prête à prendre la direction du PS si les militants lui confiaient cette charge.



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