Samedi 30 juin 2007

Salope. Selon le dictionnaire, ce mot signifie : « Femme dévergondée, de mauvaise vie, garce ». C’est le mot prononcé par cet homme à propos d’Anne-Marie Comparini, conseillère régionale Modem de Rhône-Alpes et députée du Rhône, éliminée dès le 1er tour, le 10 juin dernier.

 

 

patrick-devedjian.jpg
 

Vous l’aurez compris, il s’agit de Patrick Devedjian, le tout nouveau président du conseil général des Hauts-de-Seine et secrétaire général adjoint de l’UMP. L’ancien maire d’Antony était en pleine discussion avec le nouveau député UMP du Rhône, tombeur de Comparini, lorsqu’il s’est senti « obligé » d’en rajouter une couche en utilisant une expression assez peu gracieuse. Manque de pot pour lui, la conversation fut diffusée par la chaîne de télévision locale (TLM pour Télévision Lyon Métropole) puis très rapidement sur le net. Bien évidemment, les réactions ne se font pas faites attendre et notamment dans le propre camp de Devedjian à tel point que ce dernier a du faire des excuses publiques.

 

C’est le mot de trop et il honore peu celui qui l’a prononcé. Cela témoigne également du mépris – voire de l’aversion – qu’a la plupart des membres de la majorité envers l’opposition et cela concerne aussi bien les élus que les militants. La droite se veut décomplexée, tolérante, ouverte ? Balivernes ! Elle se montre aussi arrogante, méprisante et intolérante, à l’image du gourou Sarkozy. Pour preuve, il suffit de voir le comportement de la droite hors caméra et au niveau local. A titre personnel, je me rappelle que trop bien des tentatives de déstabilisation et des entreprises de mauvaises fois menées par la droite, notamment lors de la dernière campagne législative. Ce que cela soit à Grenoble ou à Bondy, c’est le même lot : dénigrement et irrespect de l’adversaire. Pire ! A Grenoble, Alain Carignon a même renoué avec des pratiques que l’on croyait révolues, à savoir : la diffamation, des tracts mensongers, des pratiques intimidantes…

 

Le gros mot de Devedjian me surprend à moitié au bout du compte car le président du conseil général des Hauts-de-Seine est à l’image du président de la République. Devant les caméras, on nous joue l’ouverture tout en voulant ringardiser la gauche et le Modem, hors caméra, on exprime que mépris et indifférence. La droite décomplexée est une droite qui a une vision un peu spéciale de l’expression démocratique dans ce pays. Elle ne se montre conciliante avec autrui que dans la mesure où ce dernier se soumet. A ce titre, on peut évoquer les centristes. N’est-ce pas François Fillon qui déclarait à l’entre deux tours de la présidentielle, que les centristes qui le souhaitent pouvaient intégrer la majorité présidentielle mais que le projet de cette dernière ne changerait pas d’iota ?

 

Toujours est-il que la majorité devrait apprendre les bonnes manières et surtout le respect de l’adversaire. Le mot de trop de Devedjian résume tout l’esprit de l’UMP : arrogante, se comportant telle une « Madame je sais tout ! », imbue de sa personne. Rien qu’à Sciences Po Grenoble, il suffit de voir certains militants UMP qui affichent une telle arrogance et cela n’a pas manqué durant la campagne présidentielle. Quant aux dirigeants, je n’en parle pas ! A ce titre, je me rappelle encore les propos insultants du Premier ministre Fillon envers nous les socialistes, en nous reprochant de ne pas oser aimer la France. Quelle indécence !

 

La droite a gagné les élections générales et tant mieux pour elle. Mais elle se doit de respecter ses adversaires car c’est tout simplement une question d’expression démocratique. Bon, ne faisons pas la fine bouche : la gauche, quand elle était ses responsabilités, a eu aussi la langue qui a fourché notamment en octobre 1981 lorsque Paul Quilès déclarait au Congrès de Valence (26) que « des têtes vont tomber ». Toujours est-il que certains ne se sont toujours pas remis de l’ivresse de la victoire et que celle-ci leur donne une certaine liberté avec les bonnes manières. Aussi, si Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon ont fait le minimum syndical en critiquant Devedjian, ils pourraient également innover en créant un ministère des bonnes manières. Un ministère taillé sur-mesure pour le président du conseil général des Hauts-de-Seine. Vous ne trouvez pas ?

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 29 juin 2007

affichepersepolis.jpgPour une fois, je ne vais pas vous parler de politique. Enfin, pas directement. (Rassurez-vous, vous allez vite comprendre !)

En allant sur le net, je suis tombé sur la bande annonce de "Persépolis", le film animé autobiographique de Marjane Satrapi et de Vincent Paronnaud. En visionnant la bande annonce et quelques extraits du film, je me dis "Banco, je file au Forum des Halles pour le voir".

Et je n'ai pas été déçu du voyage. A vrai dire, je connais déjà la réalisatrice du film qui est l'auteur d'une BD s'appelant "Persépolis". Né en Iran dans une famille plutôt aisée et occidentalisée, elle raconte son enfance sous le régime du Shah, puis son adolescence au début de la Révolution islamique en 1979, la guerre Iran-Iraq, son passage à Vienne au lycée français et enfin sa vie d'étudiante à Téhéran, toujours sous la Révolution islamique.

Persépolis est un film qui vaut franchement le détour tant qu'il est à la fois, drôle mais aussi touchant puisque Marjane Satrapi décrit sa vie dans un Iran bouleversé par la Révolution islamique et dans un pays, l'Autriche où elle arrive tant que mal à s'intégrer avant de revenir dans un Iran où les jeunes restent écartelés entre la Révolution et le désir de liberté (sous toutes ses formes)

Aussi, entre Die Hard 4 et le cinquième opus des aventures d'Harry Potter, faites-vous un peu de culture ! "Persépolis" vaut le détour. Ce film permet notamment d'avoir le point de vue d'une Iranienne ayant véçu un double exil à la fois extérieur mais aussi intérieur.

Persépolis :
Film de Marjane Satrapi et Vincent Pardonnaud
Durée : 1h35
Avec les voix de : Chiara Mastronniani, Cathernine Deneuve, Danielle Darrieux, Simon Abkarian, Gabrielle Lopès.
Actuellement en salles (depuis le 27 juin)

Pour en savoir plus :
Cliquez à l'adresse suivante : www.myspace.com/persepolislefilm

par Gilles publié dans : Le fil rouge
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Vendredi 29 juin 2007

Depuis le 16 mai, on voit Nicolas Sarkozy partout (Bon, en même temps c’est normal, il est président de la République !). Il est à la télé, à la radio, en déplacement par ici, en déplacement par là ! Il reçoit les syndicats d’enseignants, les syndicats d’étudiants… bref, il est partout ! Enfin quelqu’un aux manettes, cela fait plaisir ! On en oublierait presque qu’il existe un Premier ministre en France.

 

Et pourtant – au risque de surprendre plus d’un – il existe bel et bien ! D’ailleurs le voici :

 

 

F.-Fillon.jpg


 

Il s’appelle François Fillon. Vous savez le Premier ministre désigné par le président de la République le 16 mai dernier. En temps normal, c’est lui qui se charge de la politique de la Nation comme le prévoit l’article 20 de notre chère constitution. En temps normal, je précise parce que là, on peut se demander de l’utilité de Fillon.

 

Alors du côté de la majorité, on nous dit que Fillon n’est pas hors-jeu et que son discours de politique générale, prévu pour le 3 juillet prochain, en surprendra plus d’un. Bon, on attend voir car Dieu sait qu’à cet exercice là, pas mal de locataires de Matignon s’y sont cassés les dents. Bref, du côté de la majorité, on nous jure que l’ancien sénateur de la Sarthe est utile. Toutefois, n’est-ce pas celui qui se déclarait comme étant le co-pilote de Sarkozy, se félicitant ainsi de la remise en cause d’un exécutif à deux têtes, si chère à notre démocratie. Et pour enfoncer le clou, un membre de la majorité avait déclaré lors de la réunion du bureau politique de l’UMP en début de semaine : « Sachant ce qui se murmure sur son compte, il a pris la parole pour nous expliquer à quel point il était satisfaisant de travailler ainsi au service du grand patron. Il assure que tout fonctionne comme prévu. Ben voyons. » (in Libération du 28 juin 2007).

 

Aussi à quoi sert Fillon ? Au mieux de porte-parole (ou de « co-pilote » comme il s’est lui-même décrit), au pire de laquais. Le Premier ministre nous jure sa joie de pouvoir travailler avec le Président de la République. En réalité, Nicolas Sarkozy affiche une telle indifférence et une telle défiance envers l’ancien ministre des affaires sociales du gouvernement Raffarin (2002 – 2004). Pour preuve, Nicolas Sarkozy veut être partout et se mêle de tout, étant finalement beaucoup plus encombrant que prévu. D’ailleurs, ce n’est pas faute d’avoir prévenu !

 

Lors de ses vœux à la presse, en janvier 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire avait présenté le prototype de ce qui serait sa présidence de la République. A ce titre, Libération avait titré de façon ironique, « L’Etat, ça sera moi ! ». Tel est le cas aujourd’hui. Nicolas Sarkozy ne respecte rien et réduit le Premier ministre à un simple rôle de chambellan. Dans les faits, François Fillon est virtuellement supprimé.

 

Alors l’ancien ministre des Affaires sociales, séguiniste à ses débuts, puis chiraquien en 1995 et enfin sarkozyste en 2005 (non pas par convictions mais bien par opportunisme et comme pour se venger de Chirac après que ce dernier l’ait remercié pour sa réforme avortée du BAC qui, à cette occasion, a mis à la rue des milliers de lycéens) veut se persuader que le temps de Matignon succédera à celui de l’Elysée, notamment en ce qui concerne la Défense et les Affaires étrangères, qui sont actuellement les domaines réservés du chef de l’Etat. Mais à mon sens, je crains fort que ces deux domaines risquent d’être réservés pour encore bien longtemps ! Qui plus est, l’omniprésence du chef de l’Etat revient à rappeler celle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974 à l’époque où son Premier ministre n’était autres que Jacques Chirac. Excédé, ce dernier avait annoncé sa démission en fracas, deux ans après, déclarant qu’il ne disposait plus des moyens nécessaires pour gouverner ? Dès lors, je m’interroge comme l’hebdomadaire Marianne : « Après la rupture du couple Royal-Hollande, le couple Sarkozy-Fillon peut-il tenir ? » Réponse, très prochainement.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Vendredi 29 juin 2007

Ali-Babacan.jpg Ali Babacan, négociateur en chef turc pour les négociations avec l'Union Européenne. Mercredi dernier, la présidence allemande de l’Union Européenne a ouvert deux chapitres supplémentaires dans le cadre des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE lesquels sont les statistiques et le contrôle financier. Angela Merkel envisageait d’ouvrir un troisième chapitre consacré à la politique économique et monétaire mais celle-ci a du y renoncer face au probable veto de la France.

 

Par cette attitude, Nicolas Sarkozy exprime sa volonté de ne pas voir la Turquie intégrer l’Union européenne, ce qu’il a répété à maintes reprises. En ce qui me concerne, je n’ai toujours pas changé d’opinion quant à la question turque. Je considère qu’Ankara doit rejoindre l’Union Européenne d’autant plus qu’il en va de la crédibilité de celle-ci. En effet, comment accepter que Bruxelles renie du jour au lendemain ses engagements en raison du caprice d’un chef d’Etat nouvellement élu ?

 

Bon soyons clair, nos compatriotes restent réticents à l’idée que la Turquie fasse partie de l’Union Européenne. Néanmoins, je considère qu’ils restent pour l’essentiel assez peu informés, notamment à propos des véritables enjeux. Il faut en effet rappeler que la Turquie demande à intégrer l’Union européenne depuis 1963. Cela fait donc plus de 40 ans que la Turquie cherche à rejoindre les pays membres de l’UE et que ces derniers – plus ou moins embarrassés, s’amusent à la faire tourner en rond. Comme c’est élégant !

 

Les 27 Etats membres de l’UE ne doivent pas se tromper sur les véritables enjeux que constitue la candidature turque. Si on veut aller à fond vers une Europe politique, du moins si on prétend ne pas vouloir trahir le rêve des Pères fondateurs (Robert Schuman, Jean Monnet, Conrard Adenauer et Alcide de Gasperi), alors il faut prendre son courage à deux mains et aller jusqu’au bout de la logique en entérinant l’adhésion de la Turquie à l’UE. Il faut pour cela une réelle volonté de la part des dirigeants qui nous gouvernent et une certaine honnêteté intellectuelle.

 

En effet, Nicolas Sarkozy surfe sur une opinion qui rejette assez largement la candidature turque à l’UE. Néanmoins, le président de la République se cache bien de considérer les vrais enjeux. Qui plus est, il ose dire que la Turquie n’a pas sa place en Europe, quitte à lui proposer un cadeau empoisonné, la création d’une Union méditerranéenne. Si, effectivement, la Turquie ne fait pas partie de l’Europe, comment expliquer en revanche que cette dernière fasse partie de l’Union Européenne de Football Association (UEFA) ? Apparemment, cela n’a l’air de choquer personne à tel point, qu’on ne se posera pas de questions si un jour, la Turquie remporte le Championnat d’Europe des Nations de Football (plus connu sous le nom d’Euro). Assez d’hypocrisie, je vous prie !

 

A mon sens, il me semble évident que l’Union européenne joue une grande partie de sa crédibilité. De nombreuses contraintes ont été infligées à la Turquie, ce qui me semble pour ma part justifiées – notamment en ce qui concerne la reconnaissance du génocide arménien par exemple. La Turquie ne cesse d’exprimer sa volonté d’intégrer pleinement le monde occidental et nous offre l’opportunité unique de peser de façon décisive sur les affaires du monde et notamment en Proche-Orient. Comme l’a dit Ali Babacan, le négociateur en turc en chef à Bruxelles, « l’Union Européenne restera forte tant qu’elle continuera à tenir ses promesses ».

 

Qui plus est, je vous rappelle que Nicolas Sarkozy, étant garant de la constitution, le président de la République se doit de la respecter. Or, il est rappelé dans la Constitution l’obligation que tout future adhésion d’un Etat à l’Union européenne, une consultation référendaire devra être organisée. Autrement dit, Nicolas Sarkozy ferait bien mieux de considérer autrement la question turque et de laisser les négociations se poursuivent au lieu de tenter le passage en force et de plonger l’Union Européenne dans une crise ouverte avec Ankara dont les conséquences pourraient être irréversibles et très dommageables pour le projet européen.

par Gilles publié dans : International
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Jeudi 28 juin 2007

Hier soir, j’ai reçu le commentaire suivant de la part de Serge, un bloggeur de droite :

 

"Il me semble avoir entendu que le PS avait formé un gouvernement dans l'opposition!!!  Je crois que tout le monde n'est pas d'accord chez les socialistes. C'est cela l'opposition constructive ? Comme rénovation c'est un bon départ"

Si il veut de l’opposition constructive, hé bien il en aura ! (RIRES) C’est d’ailleurs pour cela que s’est constitué au sein du groupe PS à l’Assemblée nationale, un contre exécutif, une sorte de cabinet fantôme à la britannique, et ce, autour du président du groupe, Jean-Marc Ayrault. 

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Jean-Marc Ayrault, député de Loire-Atlantique, président du groupe PS, à l'Assemblée nationale et président du "cabinet fantôme" (www.lemonde.fr)

 

Ce cabinet fantôme comprend 22 députés chargés de différents domaines correspondant à ceux qui sont sous la direction des principaux ministres. Ce cabinet a pour charge de suivre la politique du gouvernement et de faire des contre-propositions. On y trouve dans ce cabinet :

 

-          Jean-Marc AYRAULT, député de Loire-Atlantique, président du cabinet, chargé des affaires étrangères et européennes

-          Arnaud MONTEBOURG, député de Saône et Loire, premier vice-président du cabinet Ayrault, chargé de la prospective

-          Philippe MARTIN, député de Gers, deuxième vice-président, chargé du développement durable

-          Patrick BLOCHE, député de Paris, vice-président chargé de la prospective

-          Jean-Louis IDART, député de Haute-Garonne, chargé des finances

-          François BROTTES, député de l’Isère, chargé des Affaires économiques

-          Patricia ADAM, députée du Finistère, chargée de la Défense

-          Manuel VALLS, député de l’Essonne, chargé des Lois

-          George PAU-LANGEVIN, députée de Paris, chargée de l’Immigration et du co-développement

-          Sandrine MAZETIER, députée de Paris, chargée de l’Education

-          Jean-Yves LE BOUILLONEC, député du Val-de-Marne, chargé du Logement et de la Ville

-          Victorin LUREL, député de Guadeloupe, chargé de l’Outre-mer

-          Bernard ROMAN, député du Nord, chargé des Institutions

-          Gaëtan GORCE, député de la Nièvre, chargé du Travail

-          Michèle DELAUNAY, députée de Gironde, chargée de la Politique de l’âge et du vieillissement

-          Alain VIDALIES, député des Landes, chargé des Entreprises

-          Alain CLAEYS, député de la Vienne, chargé de l’Enseignement supérieur

-          Geneviève GAILLARD, députée des Deux-Sèvres, chargée de l’Environnement et de l’Economie sociale

-          Jean-Yves LE DEAUT, député du Morbihan, chargé de la Recherche.

-          Marisol TOURAINE, députée d’Indre et Loire, chargée de la Protection sociale

-          Pascal TERRASSE, député de l’Ardèche, chargé de la Santé

-          Martine LIGNIERES-CASSOU, députée des Pyrénées-Atlantiques, chargée des Transports.

-          Aurélie FILIPETTI, députée de Meurthe-et-Moselle, porte-parole

-          André VALLINI, députée de l’Isère, porte-parole

 

Vous l’aurez compris, la structure de ce cabinet ressemble à celle du gouvernement et celui-ci regroupe les principaux domaines d’intervention du ministère Fillon. A titre personnel, je ne peux que saluer, la mise en place par le groupe socialiste à l’Assemblée d’un tel cabinet, s’inspirant ainsi de l’exemple britannique. En effet, il faut rappeler qu’au Royaume-Uni, l’opposition s’organise également en « shadow cabinet », cabinet dirigé par le leader, en l’occurrence David Cameron pour le parti conservateur. C'est en soi, un énorme avantage démocratique car l'opposition ne se contente pas de s'opposer mais aussi de proposer, ou plus exactement, de faire des contre-propositions notamment à propos de la politique menée par un ministre particulier. 

A mon sens, l'opposition innove en s'inspirant d'un système qui se veut exigeant, car les personnes responsables d'un domaine particulier au sein de ce cabinet, doivent se comporter comme si elles étaient réellement aux responsabilités. C'est en cela que l'opposition peut devenir constructive et pourra peser de tout son poids au Palais Bourbon. Vous voulez une opposition constructive ? Hé bien, vous en aurez ! (RIRES)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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