Dimanche 29 juillet 2007
Graffiti-90-2.jpg Pierre Lescure et Dominique Besnehard, les présentateurs de Graffiti 90 Juste avant d’évoquer le Chili à l’occasion de mon tour du monde virtuel, j’aimerais vous faire part d’une série documentaire à ne pas manquer, tous les dimanches d’août sur France 5.

 

Après les années 1960 (en 2004), 1970 (en 2005) et 1980 (en 2006), la série Graffiti reprend le cours du temps en s’attaquant aux années 1990, en musique et en images d’archives s’il vous plaît ! Présentée par Pierre Lescure et Dominique Besnehard, Graffiti est une série documentaire très bien faite où une grande place est faite aux protagonistes directs de la décennie évoquée.

 

Aussi, plongez-vous dans une décennie qui me tient particulièrement à cœur, pour des raisons que vous devez aisément deviner ! (RIRES). A vos DVD enregistreurs car cette émission vaut réellement le détour.

 

Gilles

 

NB : je vous reproduis le programme ainsi que les dates de diffusion de Graffiti 90, série documentaire en quatre parties :

france5.jpg

 

Graffiti 90, tous les dimanches d’août sur France 5 (TNT, câble & satellite, ADSL) à 20h40 (Canal hertzien à partir du 12 août à 17h30) (durée : 1h25)

 

Dimanche 5 août :

 

Episode 1 : Pour un oui ou pour un non (1989 – 1992)

 

Le début de la dernière décennie du XXe siècle n'est pas calme, avec la guerre du golfe et celle de l'ex-Yougoslavie. C'est réellement la fin et l'éclatement du bloc de l'est. Au niveau intérieur, si l'Europe est l'objectif majeur du président Mitterrand, les préoccupations des Français sont réelles avec la réapparition de la précarité et les mesures pour lutter contre, qui s'ensuivent (RMI, CSG). Michel Rocard a tenu trois ans et il est remplacé par Edith Cresson, qui elle-même moins d'un an après, suite à l'échec socialiste aux régionales, fera place à Pierre Bérogovoy. Le traité de Maastricht sera le dernier succès politique de François Mitterrand. La banlieue commence à exister : le rap véhément de NTM et la poésie de MC Solaar sont là pour donner des couleurs et de l'énergie à la chanson française. Les tags et le rap sont baptisés ' arts de la rue '. Serge Gainsbourg disparaît...

 

Dimanche 12 août :

 

Episode 2 : « Mangez des pommes » (1993 – 1995)

 

Le président François Mitterrand rencontre à Washington Bill Clinton, quarante-deuxième président des Etats-Unis, sur fond de guerre en Bosnie; le premier ministre Pierre Bérégovoy se suicide et René Bousquet est abattu. 1994 : le marché de Sarajevo est bombardé; le massacre du Rwanda entachera la présidence de François Mitterrand. 1995 : Jacques Chirac, ''grand mangeur de pommes'' est élu président de la République Française battant contre tout pronostic Edouard Balladur, parti grand favori dans la course à l'Elysée. Mais 1993-1995, c'est aussi, en France, l'adoption de la CSG, du permis à points et du chômage révisé à la hausse : la barre des 3 millions de demandeurs d'emploi a été franchie. Projecteurs aussi sur les ''défilés de mode automne - hiver 1995'' : la collection rigueur, grève, modernité de la maison Juppé, va enthousiasmer 10 millions de personnes dans les rues.

 

Dimanche 19 août :

 

Episode 3 : France 1 – Chirac 0 (1996 – 1997)

 

En 1996, François Mitterrand laisse derrière lui sa Grande Bibliothèque. La France, dans l'incapacité d'envisager l'avenir, repasse son passé. Après le procès Touvier en 1994, c'est au tour de l'ancien préfet Maurice Papon. Jacques Chirac commence son règne en jouant au petit chimiste mais perd. En suivant les conseils de Dominique de Villepin, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale pour consolider sa majorité. C'est ainsi que la gauche arrive au gouvernement et que s'ouvre une nouvelle cohabitation de cinq ans. Lionel Jospin est nommé Premier ministre le 4 juin 1997. Il est à la tête de la gauche plurielle et promet la transparence. C'est également l'émergence de la presse people, son succès est instantané et se révélera durable ; les politiques fréquentent les plateaux de télévision. Le monde sanctifie Lady Di disparue de façon tragique sous le pont de l'Alma...

 

Dimanche 26 août :

 

Episode 4 : Le bogue de l’An 2000 n’aura pas lieu (1998 – 2000)

 

Pas franchement tranquilles, ces années 1998-1999. Il y a bien sûr cette explosion de bonheur quand l’équipe de France rapporte la Coupe du monde de football. Moins réjouissante, la sourde colère qui gronde lorsque l’Erika endeuille le littoral atlantique. Et que dire des bourrasques de la « grande » tempête de décembre 1999, qui souffle tout sur son passage ? Jusqu’à Paco Rabanne qui annonce, rien de moins, l’imminence de la fin du monde. Que d’émotions !

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Samedi 28 juillet 2007

A mes lecteurs

 

Rassurez-vous, je ne vous ai pas oublié et je compte bien poursuivre mon tour du monde virtuel. Cependant, je suis quelque peu fatigué ces temps-ci et qui plus est je suis en pleine lecture du dernier tome des aventures d’Harry Potter (Harry Potter and the Deathly Hallows). Fan comme je suis, je ne peux m’empêcher de plonger dans les intrigues du plus célèbre sorcier de la planète, d’autant plus que ce tome est passionnant.

 

Mais promis, je ne vous oublie pas, d’ailleurs voici mon article (tant attendu, je l’espère) sur le Japon !

 

Vendredi 27 juillet

                     

Génération désenchantée          

 

Vendredi matin dans les rues de Tokyo. Je profite de ces derniers instants de promenade avant de revenir à mon hôtel et faire mes valises pour une autre destination. Je vais sans doute partir pour le Chili, pays que j’avais déjà visité il y a huit ans.

 

En me promenant non loin de la « Mairie » (siège du Gouvernement local de Tokyo), je croise une personne qui m’a l’air familier. « Tu me reconnais pas ? » me dit-elle. Il faut dire que je n’étais sûr de rien… Mais ce n’est pas possible ! C’est bien elle !

 

Il s’agit bien de Dounia, une amie de lycée, spécialiste du Japon. Du moins, c’est un pays qu’elle connaît très bien puisqu’elle s’y rend régulièrement. En tout cas, l’occasion est trop belle pour avoir son avis sur la jeunesse et la société nipponnes, une jeunesse et une société qu’on a trop souvent tendance à idéaliser.

 

D’Europe, le Japon c’est les mangas, les films d’animations et la haute technologie. Autrement dit, on a une image quelque peu idyllique de l’archipel et de ses habitants. On oublierait presque que l’Empire du soleil levant traverse également une crise et cela est perceptible plus particulièrement dans la jeunesse japonaise. Dès lors, durant mon dîner avec Dounia, je voulais en savoir plus.

 

Quand on parle de la jeunesse japonaise – et à travers les lectures que je fais à ce sujet – je reste quelque peu frappé par des jeunes qui sont quelques peu désenchantés par un pays et les valeurs adoptées. Les jeunes japonais connaissent – à mon sens – une crise de valeurs et d’identité. Ainsi que me l’a décrit Dounia, la jeunesse japonaise est très influencée par le mode de vie à l’Américaine (plus communément connu sous le nom d’American Way of life). En effet, il faudrait rappeler que le Japon fut occupé par l’armée américaine au sortir de la Seconde Guerre mondiale et que l’influence de l’Oncle Sam est très notable et ce, jusqu’au niveau institutionnel. Aussi l’influence américaine est très notable et les jeunes nippons semblent – selon Dounia – plus américanisés que « japonisés ».

 

Toujours est-il que la jeunesse japonaise reste quelque peu désenchantée notamment face à l’avenir. En réalité, la peur du futur n’a jamais été aussi pesante dans la jeunesse japonaise. Le mythe du toyotisme et de l’emploi à vie a bel et bien vécu dans l’archipel et la précarité semble devenir la norme. Qui plus est, Dounia a voulu m’attirer l’attention sur le système éducatif japonais, véritable système à deux vitesses et quelque peu vicieux puisqu’on va même jusqu’à distinguer le niveau de tel ou tel élève suivant l’uniforme de l’école qu’il arbore. Autrement dit, les écoles japonaises se classent en fonction de leur niveau et de leur prestige et l’uniforme scolaire est là pour en témoigner, ce qui facilite les inégalités et un système à deux vitesses.

 

Pour s’en convaincre, il suffit de voir le film Battle Royale ou bien encore le manga animé Great Teacher Onizuka (GTO). En particulier dans Battle Royale, où hormis l’intrigue en elle-même et les scènes d’hémoglobine, il s’agit de mettre en avant des jeunes plus ou moins désenchantés et qui sont exclus de la société. Aussi, la jeunesse japonaise est en pleine mutation, ce qui peut avoir des effets pervers notamment avec le phénomène des suicides collectifs (voir article ci-dessous) qui touchent de plus en plus les jeunes étudiants quand ces derniers ne se contentent pas de vivre comme des ermites.

 

Dès lors, le Japon – et notamment sa jeunesse – est quelque peu complexe et il serait bien réducteur de voir en lui, les mangas et les arts martiaux.

 

A suivre (Prochaine destination : le Chili)

 

Pour aller plus loin :

 
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Affiche du film Battle Royale

Je vous conseille de regarder le film Battle Royale (Attention, film interdit aux moins de 16 ans) ainsi que Great Teacher Onizuka (GTO), disponible également en manga. Et en guise de conclusion, je vous reproduis l’intégralité d’un article du Courrier International de mai 2003, consacré aux suicides collectifs.

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Japon, les suicides collectifs de jeunes se multiplent (Article du Courrier International (numéro 656, 28 mai 2003))

JAPON •  Les suicides collectifs de jeunes se multiplient

Depuis février dernier, l'archipel est secoué par une série de suicides collectifs. Leur point commun : les candidats au sacrifice cherchent et rencontrent leurs futurs partenaires sur Internet. L'inquiétude grandit dans toute la société.

En novembre 2002, une étudiante de 19 ans, que nous appellerons Kaoru, a découvert cette annonce laconique sur un forum de discussion d'Internet : "H. recherche partenaires pour mourir avec lui. Habite la banlieue de Tokyo." Plus tôt dans la journée, ses camarades de club de son université lui avaient fait des remarques désobligeantes sur le retard qu'elle avait pris dans la préparation d'un événement dont elle était responsable. Profondément blessée, elle était demeurée sans voix. "Je me suis dit que j'étais vraiment nulle et qu'il ne me restait plus qu'à mourir. Mais je n'avais pas le courage de réfléchir à la manière de m'y prendre. Je souhaitais qu'on m'aide à mourir." En surfant distraitement sur le web, elle est tombée sur l'annonce. A peine avait-elle envoyé le message : "Ça m'intéresse", elle recevait la réponse suivante : "Je suis d'accord".
L'auteur de l'annonce était un jeune homme qui ne lui apprit rien d'autre sur ses motivations que : "Ma vie n'a pas de sens." Ni l'un ni l'autre n'ont cherché à en savoir davantage. Quelques jours plus tard, une lycéenne s'est jointe à leur projet. Des échanges de courriels entre les partenaires se sont succédé pendant un temps : "Il faut que je mette de l'ordre dans mes affaires personnelles", "Quelle quantité de somnifère faut-il prendre pour mourir ?", "Quelle est la manière la plus efficace de se pendre ?" Après s'être partagé la recherche sur le choix de méthodes, ils ont décidé d'opter soit pour l'asphyxie à l'oxyde de carbone, soit pour l'absorption de pesticides. Puis ils se sont donné rendez-vous dans le quartier de Shibuya, à Tokyo, pour fixer le jour fatidique.
Au mois de février, à Irima [au nord de la capitale], un homme de 26 ans et deux jeunes filles, qui avaient répondu à son annonce sur Internet, se sont suicidés en s'asphyxiant aux gaz d'échappement dans une voiture. D'autres tentatives de suicides collectifs ont eu lieu en mars dans les préfectures de Mie, Yamanashi et Tokushima, en avril à Chiba et Saga, en mai à Gunma. Au total 17 personnes, la plupart d'un âge compris entre 20 et 40 ans, ont ainsi mis fin à leurs jours.
Dans le cas de Kaoru, la tentative a échoué. Une fois le projet arrêté, la lycéenne, qui n'avait pas l'habitude de se livrer, a confié à ses partenaires les problèmes relationnels qu'elle avait avec ses amis. Se laissant prendre au jeu, Kaoru a répondu qu'elle éprouvait aussi des difficultés et qu'elle était très influençable. Pendant un certain temps, les trois partenaires ont ainsi échangé des confidences. "Quand elle [la lycéenne] m'a dit qu'elle se sentait soulagée, raconte Kaoru, moi et mon autre partenaire n'avons plus éprouvé le besoin de poursuivre notre projet."
Durant ses années de primaire, Kaoru a souvent été victime de brimades. Au collège, il lui est arrivé de se voir barrer l'accès de la salle de classe par ses camarades, et elle a souvent refusé d'aller à l'école. Elle se souciait toujours de ce qu'on pensait d'elle et, au moindre problème, culpabilisait et se sentait inutile. Sa première tentative de suicide remonte à l'école primaire : elle essaie de se pendre à l'aide d'une corde à sauter. Au collège, elle absorbe une forte dose de somnifères et doit être hospitalisée. Par la suite, elle multiplie les tentatives, allant même jusqu'à se jeter sur la voie ferrée. Quand elle allait mal, elle tapait "suicide" ou "déprime" sur un moteur de recherche de son ordinateur et parcourait des milliers de pages sur les différents sites. En février dernier, quand elle apprend la nouvelle du suicide collectif d'Irima, son coeur se met à battre la chamade. "J'étais partagée entre l'horreur de voir ce qu'il aurait pu m'arriver et le regret de ne pas être morte. C'était très complexe", se souvient-elle.
Mai (il s'agit là encore d'un pseudonyme), 20 ans, fréquente un établissement d'enseignement spécialisé. Il y a deux ans, elle a lu sur le web le message : "C'est triste de mourir seule." Elle a compris que l'auteur était une fille et a répondu : "Quand on est seul, on a du mal à aller jusqu'au bout." Les échanges les ont rendues très proches l'une et l'autre. Ne se sentant pas faites pour vivre en société, elles ont décidé de mourir ensemble. Bien avant cela, Mai avait fait une fugue, mais elle avait été ramenée chez ses parents. Comme elle s'était mise à délirer, on l'avait hospitalisée dans un service psychiatrique. "J'ai continué à penser vaguement mais sérieusement au suicide, indique-t-elle
. Je me disais que, seule, il est difficile de se trancher la gorge profondément, mais qu'à deux on a davantage de chances d'y parvenir."
Depuis son enfance, Mai n'a jamais été très sociable. Même si elle est un moment la coqueluche de ses camarades, elle est aussi victime de brimades. Elle est persuadée que ses parents ne l'aiment pas et préfèrent ses frères.

Après s'être jetée de la terrasse de son école, elle tente à plusieurs reprises de se suicider aux barbituriques. Sans le web, Mai pense qu'elle ne serait pas en vie aujourd'hui. "Il me suffit de lire des textes dénotant le même état que le mien pour me sentir bien. Je suis très heureuse quand quelqu'un accepte l'idée de mourir et me propose un suicide collectif."
"Beaucoup de jeunes n'éprouvent pas de respect pour eux-mêmes", explique la psychiatre Rika Kayama, spécialiste des difficultés des jeunes. "Tout en souffrant d'un profond complexe d'infériorité, ils ont un complexe de supériorité qui les fait se sentir différents des autres. Quand ils prennent conscience de l'écart entre leur idéal et leur véritable moi, ils ressentent un violent rejet d'eux-mêmes et éprouvent le besoin impulsif de se blesser. Derrière ce comportement, il y a le vague espoir de mettre fin à leurs jours. Si certains d'entre eux en arrivent à envisager un suicide collectif, poursuit-elle, c'est peut-être parce que, quand ils partagent pour la première fois les sentiments de désespoir et de solitude des jeunes qu'ils rencontrent sur Internet, ces liens leur apparaissent comme une relation très pure et ils ne peuvent plus prendre de la distance." Les suicides collectifs via le web se succèdent. Pourquoi ce mal de vivre ?

Takuji Yoshizumi
Asahi Shimbun

Bilan

En quelques jours, le nombre d'internautes qui se sont suicidés collectivement depuis le mois de février est passé de 17 à 23. Après un premier groupe de trois jeunes, découverts morts le 21 mai dans les montagnes de Gunma, au nord de Tokyo, la police a trouvé le 24 mai les corps de trois autres jeunes dans un appartement de Kyoto. Dans les deux cas, les enquêtes ont révélé que les suicidés s'étaient rencontrés sur le web. Face à cette multiplication d'annonces sur Internet en vue de trouver des partenaires de suicides collectifs, plusieurs sites de forums de discussions affichent aujourd'hui l'interdiction de publier une telle annonce, sans toutefois avoir la certitude de l'empêcher totalement.



par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Mardi 24 juillet 2007

Mardi 24 juillet 2007

 

Il faut bien sortir la première dame !

 

En travaillant sur l’article que je consacre à la jeunesse japonaise, j’appris que les infirmières bulgares ont été libérées et sont arrivées à Sofia, après huit ans d’emprisonnement en Libye, accusées d’avoir sciemment inoculé le VIH à près de 400 enfants de Benghazi. 

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Les infirmières bulgares rentrant à Sofia (Bulgarie) avec un avion de l'Etat français (www.reuters.fr)

 

A titre personnel, je ne peux que me réjouir de la libération de personnes foncièrement innocentes. C’est un heureux dénouement et nous pouvons en être fiers.

 

Toutefois, il y a comme un hic !

 

Cela concerne la méthode ! En effet, il faut rappeler le rôle particulier qu’a joué la France dans la libération des otages et notamment la mise en avant de Cécilia Sarkozy, la femme du petit Nicolas. Celle-ci intervient comme une fleur et son rôle – selon Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée – aurait été déterminant. Tiens, c’est drôle, on aimerait en savoir plus ! Toujours est-il que le président de la République agit avec un certain opportunisme et il entend tirer profit du succès de l’opération, à son seul avantage. Alors pour cela, on fait sortir madame ! Niveau communication c’est excellant !

 

C’est d’autant plus excellant que la première dame de France souffre un lourd déficit d’image auprès de nos concitoyens ! Décidément, tout devient possible avec Nicolas Sarkozy ! On envoie sa femme pour quelque « mission » humanitaire mettant ainsi hors-jeu le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner. Si madame Sarkozy est si compétente, qu’elle replace le French doctor, histoire de clarifier les choses !

 

Nicolas Sarkozy se sert de la communication pour un but strictement politique, histoire d’être bien vu sur la scène mondiale. Ce qui compte pour lui, c’est le résultat et uniquement le résultat. Mais à quel prix, l’Union européenne et la France ont obtenu la libération des otages bulgares ? A ce petit jeu, le président de la République croit avoir réalisé un coup d’enfer mais en réalité, c’est bien le général Kadhafi qui est le grand gagnant de cette affaire. L’actuel locataire de l’Elysée aura beau dire que rien n’a été cédé à la Libye, mais tout le monde sait que dans la vie, rien n’est gratuit ! Absolument rien et que la libération des otages s’est faite en échange de lourdes contreparties !

 

Une telle attitude risquerait à terme d’agacer nos partenaires européens. Oui, nous pouvons nous féliciter d’un succès mais que se serait-il passé si les négociations avaient échoué ? Je n’ose même pas imaginer ! De toute façon, Nicolas Sarkozy veut le succès à n’importe quel prix du moment que s’en est un !

 

Alors à quoi sert Kouchner ? A quoi servent les diplomates français ? Pour Nicolas Sarkozy, ils ne servent pas à grand-chose, ils sont là pour faire joli. Nicolas Sarkozy est certes chef de l’Etat et cherche à tout faire. Mais à force de trop vouloir faire les choses, on risque de mal faire à terme. Plus qui est, il me semble que je vis dans une démocratie et non dans une monarchie où le président se permettre de convoquer sa femme jouer les intrigantes ! Mais bon, il faut bien sortir la première dame, histoire qu’elle ne tombe en ringardise comme ses prédécesseurs ! 

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Cécilia Sarkozy en compagnie de son époux (www.liberation.fr)

 

Le président de la République, récemment élu, se considère comme un démocrate. Toutefois, il y a une constitution et il se doit de la respecter. Je le répète : le gouvernement déterminant la politique de la Nation, s’il considère que monsieur Kouchner est bien mieux confiné au Quai d’Orsay et qu’il préfère donner un rôle de diva à sa femme, qu’il dissout le gouvernement et annonce officiellement qu’il décide de tout, cela voudra mieux ! Ses partisans parleront de rupture mais on ne peut mettre ce vocable à toutes les sauces. La politique d’un pays, ce n’est pas un jeu ou un espace où il suffirait de jouer le beau et tout ce que l’on fait à une incidence sur les concitoyens. Après deux mois de présidence, je considère que le président de la République porte bien un costume bien trop grand pour lui.

 

 

PS : maintenant, mon cher Vincent, j’ai aussi des questions à te poser. J’aimerais que tu y répondes franchement, de manière citoyenne et non avec un discours policé façon « UMP ».

 

-          Trouves-tu normal que le président de la République envoie sa femme et son secrétaire général de l’Elysée pour une négociation avec les autorités libyennes alors que c’est une tâche normalement dévolue au ministre des Affaires étrangères ? (Si ta réponse est oui, à quoi sert Kouchner alors?)

-          Faut-il donner un statut à l’épouse du chef de l’Etat sachant que ce n’est pas elle qui s’est présentée devant les Français mais son mari ?

-          A quoi sert le gouvernement, si on a un président qui ne jure que par la communication ?

-          Faut-il présidentialiser le régime au risque d’avoir un déficit de contre-pouvoirs ?

-          L’ouverture est-elle encore pertinente surtout lorsqu’on sait qu’elle provoque de plus en plus de remous au sein même de l’UMP ? (Et que Nicolas Sarkozy utilise un double discours ?)

-          Crois-tu que le traité simplifié pourra sortir l’UE de l’ornière, en utilisant les mêmes méthodes et en cédant aux mêmes maître-chanteurs que sont les Britanniques et les Polonais ?

-          Que penses-tu d’un ministère de l’immigration, de l’identité nationale et de l’intégration ? (J’aimerais que tu y réponses franchement)

 

J’en ai pas mal de question, je t’avouerais mais je m’efforce de faire le tri. En tout cas, j’espère que tu me répondras assez rapidement.

 

Gilles

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Lundi 23 juillet 2007

Lundi 23 juillet

 

Questions / Réponses

 

Suite à l’article « Le nouveau siècle des socialistes », Vincent un ami militant à l’UMP, m’a laissé une série de questions quelques peu intéressantes au sujet de la situation de mon parti.

 

Vincent et moi, vous l’aurez aisément deviné, faisons partie de deux formations politiques différentes et opposées. Néanmoins, cela ne me nous empêche pas d’avoir des rapports plus que courtois, l’essentiel étant que nous respections les idées de l’autre et que nous pratiquions la joute politique sans arrogance ni dénigrement gratuit de l’autre. Autrement dit, discuter politique avec Vincent, c’est largement plus plaisant qu’avec certains UMP de l’IEP qui se distinguent par leur arrogance à peine voilée ! (N’est-ce pas Barthélémy ?)

 

Toujours est-il que Vincent m’a posé quelques questions. D’ailleurs voici le commentaire qu’il m’a déposé :

 

Salut Gilles,

Puisque tu annonces de manière prophétique le nouveau siècle des socialistes, j'aimerais connaître ton point de vue sur ces quelques questions que le PS n'a pas encore éclaircies :

- le marxisme est-il une référence convenable et appropriée ?
- le capitalisme est-il le système le moins mauvais ? (sinon, lequel proposes-tu ?)
- les politiques sociales passent-elles nécessairement par une régulation publique de l'activité économique ?
- le développement de la propriété est-il une bonne chose ?
- vaut-il mieux fréquenter Bush ou Chavez ? (même si les deux sont des cons)
- qui produit les richesses ?
- faut-il surtaxer les plus riches, au risque de les voir partir ?
- le PS doit-il s'allier avec l'extrême-gauche ou avec le Modem ?
- le PS doit-il lâcher les communistes, qui ne représentent plus rien électoralement ?

Je pense que la rénovation du PS passe par une réponse claire à ces questions idéologiques de fond. Il faut que ton parti cesse de dire le contraire de ce qu'il fait lorsqu'il est au pouvoir.
J'aimerais vraiment que tu répondes à ces quelques questions (pas besoin de faire un long discours), car je souhaiterais savoir quel genre de socialiste tu es personnellement. Je m'adresse au citoyen, et pas au militant formé à répéter un discours officiel (ce que je fais aussi en tant que militant UMP).

Vincent

 

Alors allons-y et jouons le jeu :

 

Le marxisme est-il une référence convenable et appropriée ?

 

Mon cher Vincent, je pense tout simplement que le marxisme ne peut plus se concevoir tel que Marx l’avait lui-même conçu. Toutefois, certaines de ses idées ont le mérite d’être réactualisées comme celle stipulant que le capitalisme mourra de ses propres contradictions. Cela a failli être le cas lors de la crise de 1929 qui a été un prélude à la Seconde Guerre Mondiale. En tout cas, croire que le libéralisme (économique) est la seule et unique solution au bonheur du monde… Cela se saurait !

 

Le capitalisme est-il le système le moins mauvais ?  (Sinon, lequel proposes-tu ?)

 

Je n’ai pas condamné le capitalisme mon cher Vincent, sinon j’aurais pris ma carte à la LCR ou LO (RIRES). Plus sérieusement, je tiens à te rappeler que le PS a toujours accepté l’économie de marché. Seulement, nous exigeons qu’elle soit régulée afin que tous puissent bénéficier des bienfaits. Or, on vit dans un monde économique de moins en moins régulé où l’obsession du capital prend le pas sur les valeurs humaines. D’ailleurs comment prôner le tout libéral et le fameux « Gagner plus en travaillant plus » (Ce qui semble, au passage, d’une évidence folle) lorsque dans le même temps, on délocalise à tout va ?

 

Les politiques sociales passent-elles nécessairement par une régulation publique de l’activité économique ?

 

Ma réponse est oui. Mais attention, si l’Etat doit nécessairement jouer un rôle dans la régulation économique, il n’en demeure pas moins qu’il doit se montrer modéré et non dirigiste. L’erreur des socialistes – et c’est l’erreur que s’apprête à faire le gouvernement actuel – est de croire que la loi (donc l’autorité de l’Etat) suffit pour réguler l’économie et donc financer les politiques sociales. Aussi, les politiques sociales passent par une négociation salariale forte entre les différents partenaires sociaux (comme cela se fait en Allemagne et aux Pays-Bas). Mais pour cela, il faut développer des syndicats de masse ainsi que de changer les règles du jeu entre les partenaires sociaux (par exemple, passer de l’accord minoritaire à l’accord majoritaire, ce qui changerait pas mal de choses)

 

Le développement de la propriété est-il une bonne chose ?

 

Vincent, il me semble que le PS n’a jamais condamné la propriété privé ! (Tu devrais cesser de nous confondre avec l’extrême gauche ! (RIRES)) Seulement, ce sont les conditions d’accès à celle-ci qui posent encore problème. Qui plus est, la propriété reste quelque peu inégalitaire car certains ne partent pas avec les mêmes armes dans la vie

 

Vaut-il mieux fréquenter Bush ou Chavez ? (même si les deux sont des cons)

 

Ravi d’entendre un militant UMP de dire que Bush est un con ! Cela me change des discours de Lellouche ou de certains à l’IEP ! Plus sérieusement, je considère que Chavez est un trublion qui – au risque de choquer un peu – ne constitue que peu de risques pour l’humanité ! On peut détester Chavez et se rappeler que ce dernier a une vision particulière de la démocratie. Mais justement, les Vénézuéliens – tout comme les Américains – ont choisi en toute conscience leur actuel dirigeant. Quant à Bush, finalement, ce n’est pas lui est dangereux, c’est son entourage ! Mais tu connais les dessous de la diplomatie ! Il y a les idéaux et les réalités géopolitiques du moment !

 

Qui produit les richesses ?

 

Il est clair que la décision d’investir provient de l’entrepreneur mais je te rappelle que le salarié joue un rôle important. Sans salarié, point de salut pour l’entreprise ! CQFD mon ami !

 

Faut-il surtaxer les riches, au risque de les voir partir ?

 

Mon cher Vincent, je ne vois pas en quoi l’impôt devrait être un gros mot ! Désolé mais si Johnny Hallyday vit très bien c’est grâce (ou à cause, c’est selon) de fans qui sont pour la plupart des Français moyens. Alors, il me semble juste que Johnny Hallyday et d’autres doivent payer l’impôt en fonction de ce qu’ils gagent car il me semble scandaleux que l’effort soit excessivement porté sur ceux qui ont des revenus modestes. Aussi, il faut repartir équitablement l’imposition et le projet de TVA sociale montre malheureusement que cela n’est pas pour demain ! (La TVA sociale qui a tout de même coûté près de 60 sièges à l’UMP et ses alliés lors de la dernière présidentielle, comme quoi !)

 

Le PS doit-il s’allier avec l’extrême gauche ou avec le MODEM ?

 

Cela dépend de ce qui appelle par extrême gauche. Mais te connaissant, je te soupçonne de mettre dans le même panier, la LCR, LO et le PCF ! La rénovation du PS passe par une redéfinition des alliances de toute façon. A mon sens, je propose plutôt une alliance d’Epinay élargie allant du Modem ou communistes réformateurs, et ce à partir du moment où la LCR refuse tout bonnement de participer à un gouvernement – et donc d’affronter le jugement de nos compatriotes. Quant au MODEM, il devra se poser une question essentielle : poursuivre une stratégie d’indépendance qui s’avère pour l’heure peu payante ou bien rejoindre ceux qui ont une vision impartiale de l’Etat, une idée généreuse de la France et une réelle ambition pour l’Europe ?

 

Le PS doit-il lâcher les communistes qui ne représentent plus rien électoralement ?

 

Tu te trompes lorsque tu dis que le PCF ne représente plus rien. Si tel était le cas, les communistes n’auraient pas été en mesure de se maintenir lors des législatives mais aussi dans certaines élections telles que les municipales par exemple (qui restent présents que cela soit dans la Banlieue parisienne (même si la Ceinture est de plus en plus rognée) et dans l’agglomération grenobloise (Saint-Martin d’Hères, Fontaine, Echirolles… ce n’est pas rien quand même !). Je pense tout simplement que le PCF doit clairement comprendre que la rénovation vaut également pour elle et cesser de faire ce va et vient entre le PS et l’extrême gauche qui représente une impasse de toute façon

 

Voilà, j’espère avoir répondu à tes questions, en tant que citoyen lambda et non en tant que militant socialiste. D’ailleurs, cela n’amuserait de savoir quel genre de socialiste tu me considères. Quant aux autres, n’hésitez pas déposer vos commentaires également !

                                                                                                                  

PS : ne t’en fais pas Etienne, je te répondrai ! Mais d’abord, j’ai un article sur le Japon à finir moi ! (RIRES)

 

PS 2 : j’aurais aussi quelques questions à te poser Vincent ! Sois attentif mon cher !

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Samedi 21 juillet 2007

Hier soir en regardant les informations sur TV5 Monde, je suis tombé sur un reportage fort intéressant qui évoquait la Seine-Saint-Denis, mon département de naissance. Reportage intéressant, réaliste et qui est loin des caricatures et des préjugés.

 

En effet, qu’est-ce que cela évoque pour vous la Seine-Saint-Denis ? En général, les gens de l’extérieur vont me sortir des tas de lieux communs et de préjugés du genre : la racaille (autrement dit, les « Noirs et les Arabes »), les cités, les délinquants, l’économie souterraine, etc. Pour quelqu’un qui n’est jamais sorti de sa province ou de son village du fin fond de la campagne – je caricature à peine ! – c’est cela la Seine-Saint-Denis. D’ailleurs, ce n’est pas une question de culture. Même ceux qui poursuivent des études ne peuvent s’empêcher d’avoir des préjugés sur le 9-3, des idées toutes faites. A ce propos, Vincent - un copain savoyard de 2ème année à Sciences Po – en est l’exemple parfait.

 

Le 22 avril dernier, au soir du premier tour de la présidentielle, nous commentions les résultats de Sarkozy et de Royal. Il me disait que dans son village, le candidat de l’UMP avait recueilli près de 35 % des voix. Je lui réplique avec une certaine malice qu’en Seine-Saint-Denis, Ségolène en avait fait autant. Dès lors, il me répond ceci : « Mais je m’en fiche de ton département, d’ailleurs, cela ne me donnerait pas envie d’y vivre ! ».

 

Vous me direz, Vincent a dit cela sous le ton de la plaisanterie, du moins, il ne cherchait pas à blesser, ce qui est d’ailleurs vrai. Toutefois, cela est révélateur d’une certaine image qu’on la plupart de mes compatriotes sur le 9-3. Une image tronquée où on n’insiste que sur les aspects négatifs que je vous ai évoqué auparavant. Une image caricaturale qui devient de moins en moins pertinente.

 

Il est clair que la Seine-Saint-Denis a des problèmes, mais pas plus que d’autres au bout du compte. Et si il est clair que le 9-3 est loin d’être le département le plus riche d’Ile-de-France, il n’en demeure pas moins qu’il détient une autre richesse incomparable et inestimable : la richesse humaine et culturelle.

 

Il suffit de s’en convaincre quand on parcourt le département et son histoire et la ville de Saint-Denis en est le meilleur exemple. Il suffit de se promener dans le centre-ville et son fameux marché, vous aurez l’impression de faire le tour du monde. De nombreuses nationalités se côtoient et vivent avec une certaine harmonie : portugais, africains subsahariens, maghrébins, asiatiques… le 9-3, c’est une accumulation d’origines.

 

Le département est riche de sa culture et a souvent inspiré de nombreux auteurs contemporains et personnalités tels que Victor Hugo (dans les Misérables, il évoque la ville de Montfermeil), André Malraux (qui a passé son enfance à Bondy), Paul Eluard, etc. La Seine-Saint-Denis n’a pas à rougir de cette richesse et n’a pas à se comparer au Paris de Bertrand Delanöe ou bien encore aux Hauts-de-Seine de Nicolas Sarkozy.

 

C’est parce que la Seine-Saint-Denis est multiple de part sa culture et son histoire qu’elle est forte. Les talents ne manquent pas dans ce département. Qui plus est, le 9-3 peut être également un gage de réussite. De l’extérieur, on conçoit la Seine-Saint-Denis comme un nid à ghetto avec des jeunes en perdition. Pour ma part, j’ai grandi dans une cité, ce qui ne m’a pas empêché de réaliser le parcours que je fais actuellement. Cela s’explique aussi par une prise de confiance envers les nombreux jeunes que le 9-3 peut réussir et modifier son image.

 

Aussi, il est temps de retirer l’étiquette qu’on a collé sur les habitants de la Seine-Saint-Denis (les Séquano-Dionysiens) et de découvrir sous un autre angle ce département. Les talents et l’envie de réussir ne manquent pas. Non, la cité des 4000 à la Courneuve n’est pas un endroit à faire passer au Karcher comme l’a honteusement dit un certain Nicolas S devenu locataire de l’Elysée. Non, la Seine-Saint-Denis, ce n’est pas un département uniquement rempli de feignants et de profiteurs. Non, il ne faut pas placer le 9-3 sous un angle manichéen.

 

La Seine-Saint-Denis a un potentiel énorme et des gens qui sont ou seront au service de la France. C’est parce que je suis né dans ce département et j’y ai vécu une très large partie de mon actuelle existence, que je suis fier d’être du 9-3 à tel point que je le revendique notamment dans les couloirs de l’IEP. Dès lors, j’en ai quelque peu assez d’entendre des personnes qui se permettent des remarques sur un département qu’ils ne connaissent que trop mal et qu’ils ne cessent de caricaturer sans en connaître les véritables richesses. C’est quelque peu dommage car même une personne comme Vincent intériorise ces préjugés, même si bien évidemment, je ne lui en veux pas ! 

Appel93.jpg

"Décollez l'étiquette avec l'Appel des 93", campagne lancée par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis (ici : affiche déposée devant la Gare RER et Tramway de Bondy) (http://bondyblog.yahoo.fr)

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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