Vendredi 1 septembre 2006

"Le modèle qui est le nôtre doit rester celui d'une famille hétérosexuelle" dixit à l'Université d'été de la Rochelle, Nicolas Sarkozy. Le président de l'UMP a donc tranché : il se prononce contre le mariage des homosexuels et par la même occasion, l'adoption d'enfants par des couples du même sexe même s'il s'est montré favorable à une amélioration du PACS notamment pour les questions fiscales.

                          Le président de l'UMP en compagnie du Premier ministre, Dominique de Villepin, lors de l'université d'été du parti qui se tient, jusqu'au 3 septembre,  à Marseille

Le champion de la rupture, après réflexions, s'est prononcé finalement contre et affiche, une fois de plus, toute sa contradiction. Il prétend incarner la rupture, il se montre conservateur sur les questions sociétales et là où le ministre de l'Intérieur fait, semble-t-il selon certains, preuve de courage, il fait ici preuve de frilosité. La rupture qu'il revendique tant n'est qu'en ordre général un feu de paille dans la mesure où il se veut révolutionnaire, moderne dans son projet dans la France. Mais il se montre une fois de plus dans le parfait sillon conservateur : libéral sur les questions économiques et sociales, réticent sur les questions de société. La rupture ne semble pas concerner les couples homosexuels et dans ce cadre, il ne fait preuve d'aucun courage politique.

Un homme politique qui prétend accéder à la magistrature suprême se doit parfois d'aller au bout de ses convictions et les dépasser en tenant de l'évolution sociale et sociétale d'un pays. En 1981, François Mitterrand avait le courage politique de se déclarer favorable à une abolition de la peine de mort face à une opinion qui était farouchement pour la peine de mort. Plus proche de nous et dans le sujet qui nous concerne, le président socialiste du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, a autorisé en 2005, le mariage puis l'adoption pour les couples homosexuels, en dépit d'une opinion fortement hostile.

Dans ce sujet, Nicolas Sarkozy ne prend aucun risque, la majeur partie de son électorat étant opposé au mariage gay. Il caresse ainsi son électorat au sens du poil tout en espérant aller au delà. A ce titre, on a souvent accusé Ségolène Royal de n'avoir qu'un calcul politique en se prononçant en faveur du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels. Toujours est-il qu'elle fait preuve de cohérence non seulement avec son parti (le PS approuve dans son projet "Réussir ensemble le changement", le mariage et l'adoption gay) mais avec une certaine évolution de la société. Depuis plus d'une vingtaine d'années, on tend à dédiaboliser l'homosexualité qui est, par conséquent, considéré comme un choix personnelle d'orientation sexuelle. Reste alors d'aller jusqu'au bout de cette logique en garantissant les mêmes droits sociaux et fiscaux pour tous sans execption. 

Aussi, je ne mettrai pas en doute la sincérité de Nicolas Sarkozy concernant son positionnement sur le mariage homosexuel, toujours est-il qu'il tend à se montrer contradictoire et que la rupture qu'il recherche tant manque de cohérence. Si on veut incarner la rupture, celle-ci ne saurait être partielle mais totale. Encore faut-il qu'elle existe réellement et une fois de plus, le ministre-président a montré toute incohérence en invoquant un modèle nouveau pour la France conçu avec des outils antérieurs.

Il n'en demeure pas moins que la question ne réside pas dans le mariage ou non des couples homosexuels mais dans leur réelle considération au sein de notre société. Le PS et l'UMP - ou plutôt Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy - semblent peu à peu se différencier en adoptant des positions contraires. Reste alors à traiter concrètement et sérieusement cette question avec au passage les intéressés, afin que ces derniers puissent enfin se sentir membre à part entière d'une société en dépit de leur choix sexuel personnel.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 31 août 2006

C'est ce soir à minuit, jeudi 31 août que l'ultimatum lancé par la communauté internationale (AIEA*, ONU, Union européenne, Etats-Unis...) à l'Iran, concernant ses activités nucléaires, arrive à expiration. Au bout du compte, on est assez peu surpris du résultat : le régime de Mahmoud Ahmadinejad refuse de surprendre son programme d'enrichissement d'uranium et entend bien le poursuivre bien qu'il jure que ce dernier n'a que des fins civiles. 

              Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad                                              

Dès lors que faire? C'est la véritable question. Téhéran semble vouloir aller jusqu'au bout tout en jouant les troubles-fête et sur la corde sensible des pays occidentaux, à savoir l'approvisionnement en pétrole. Ahmadinejad, face à aux hésitations occidentales, joue la montre et gagne du temps face à un tel imbroglio. La crise iranienne ne cesse que de s'aggraver sans compter que Téhéran semble être d'une certaine façon, la grande gagnante de la situation actuelle au Proche-Orient.

Oui, que faire? Poursuivre la voix diplomatique? Mais avec quelles garanties? L'ultimatum lancé il y a plusieurs mois n'est pas le premier, rien de là. Les négociations ont bien montré que le régime iranien se moquait des considérations et des avertissements de la communauté internationale sans compter que celle-ci paraît divisée entre lassitude (Etats-Unis, Royaume-Uni...) et poursuite du dialogue (France, Allemagne). Le manque de cohérance entre les membres permanents du Conseil de Sécurité - ménagement de Moscou et de Beijing** à l'égard de Téhéran contre fermeté de Washington -  a largement joué en la faveur de l'Iran. Les intérêts de chacun semblent avoir raison d'une politique claire et ferme dans la gestion du dossier iranien. Néanmoins, l'option de la fermeté est tout aussi aléatoire. En effet, elle aurait pour effet - à l'intiative de Téhéran qui en trouverait son intérêt - de favoriser une escalade des tensions pouvant mener à l'offensive armée. Une telle option n'apporte aucune garantie car rien ne dit qu'une éventuelle intervention (américaine, sans doute) en Iran puisse faire preuve d'éfficacité. Cette situation ne ferait que de l'Iran une victime et nourrirait davantage les rancoeurs vis-à-vis de l'Occident.

La voie diplomatique est incontestablement à la peine et il n'est dans l'intérêt de personne que celle-ci échoue, ce qui suppose au passage, une politique lisible et cohérante entre partenaires occidentaux. Mais une ligne politique claire ne se dispense en aucun cas de fermeté. Face à un régime mystérieux sur ses intentions, les organisations et pays en charge du dossier iranien ne doivent plus tarder de prendre des sanctions et de les mettre à exécution, à savoir le transfert du dossier de l'AIEA au Conseil de Sécurité. Une telle décision ne peut qu'être prise que si il existe une véritable concertation entre les pays négociateurs car il en va de fait de leur crédibilité. En effet, comment à l'avenir gérer les vélléités de Pongyang [capitale de la Corée du nord] - qui se vante d'avoir développé un programme nucléaire à vocation militaire - avec une illisibilité à l'instar de la situation actuelle avec Téhéran? 

Dans cet épineux dossier, il ne faut jamais oublier le spectre de Munich. En 1938, face à Hilter, on pensait avoir sauvé la paix, on s'est finalement dirigé vers une guerre sanglante. Bien évidemment, aucun parallèle n'est à faire entre 1938 et 2006, mais la vigilance et la fermeté sont de rigeur. De la fermeté envers Téhéran, bien sûr mais aussi envers des pays comme l'Inde, le Pakistan et Israël. Il n'est aujourd'hui un secret pour personne que ces trois pays - notamment Israël - détiennent l'arme nucléaire. Aussi, la fermeté passerait, par exemple, par une pression sur ces trois Etats afin que ces derniers signent le Traité de Non-prolifération (pour une mise en service effective). C'est en se dotant de moyens de pression exercables à tous que la communauté internationale pourra à l'avenir se montrer ferme face à des Etats qui ne cessent de la défier et qui jouent avec le feu.

*Agence Internationale de l'Energie atomique, basée à Vienne (Autriche)

** Pékin

par Gilles publié dans : International
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Mardi 29 août 2006

Le 12 août dernier, j'avais évoqué - dans mon précédent blog (http://sergil7.spaces.live.com) le possible retour d'Alain Juppé sur la scène politique au bénéfice d'une démission collective du conseil municipal de Bordeaux conduit par l'actuel député-maire, Hugues Martin.

                                        

                              Alain Juppé et l'actuel maire démissionnaire (UMP) de Bordeaux, Hugues Martin

Ce scénario se confirme bel et bien puisque ce matin, l'éxecutif municipal de la cité girondine a présenté sa démission, ce qui provoque par conséquent la tenue d'élections anticipées prévues pour le courant octobre.

Il faut tout de même rappeler que l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac (1995 - 1997) - selon l'énoncé du verdict prononcé en première instance par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre (92) en février 2004 - "a trahi la confiance du peuple français" dans le cadre du financement occulte du RPR (l'actuelle UMP). Condamné en seconde instance à quatorze mois de prison avec sursis et à un an d'inélligibilté, Alain Juppé a payé sa dette, soit. Mais qu'il se démarque ainsi, c'est autre chose et à ce sujet, on ne peut être que scandalisé.

Si cette démission traduit un véritable déni de démocratie, il s'agit de fait d'une véritable manoeuvre politique à l'insu des Bordelais à qui l'équipe municipale démisssionnaire demande : "remettez Alain Juppé à la place où il devrait être : celle de maire". Rien n'interdit à Hugues Martin et à son équipe de faire une telle démarche mais il est très fâcheux qu'elle se fasse sous le dos des citoyens bordelais sans compter que rien n'est dit que les Bordelais souhaitent revoir leur ancien maire qui a quand même porté préjudice à Bordeaux et à son image lors du procès relatif au financement occulte du RPR.

Le retour de l'ancien Premier ministre à Bordeaux n'est que la première étape vers un but ultime : laver ce dernier que la "décision infâme" (sic) prise à son égard par le tribunal de Nanterre. Ce qui implique avant tout de montrer qu'il a la confiance de ses administrés bordelais. Néanmoins, il est utile de rappeler que Bordeaux ne constitue pas la France et qu'il n'est pas sur que dans un avenir proche, les Français aient envie de le revoir jouer un rôle majeur dans la vie politique.

Les Bordelais vont en tout cas voter courant octobre en connaissance de cause. Certains d'entre eux penseront à ce que le fils spirituel de Jacques Chirac a fait pour la ville et son développement. Pour autant - si je peux me le permettre - il faut insister sur un point essentiel : la démocratie et le pouvoir ne sont pas une propriété personnelle que l'on reprend lorsqu'on a été sanctionné pour quelque raison que ce soit. Le meilleur respect qu'on puisse à la démocratie dans ce cas, c'est d'attendre les échéances électorales prévues. De retour de son exil québécois - pour rappel, il a enseigné durant un an à l'Ecole nationale d'Administration de Montréal, Canada - Alain Juppé se comporte comme si son fauteil de maire était un dû, l'équipe municipale n'étant que pour gérér les affaires courantes. Espérons que les Bordelais s'en souviendront sans compter que Juppé ne semble pas avoir suivi mon conseil du 12 août dernier [consulter l'article sur mon ancien blog à l'adresse ci-dessus], repenant ainsi une citation de La Fontaine : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point" A méditer, donc pour Juppé mais aussi pour mes concitoyens bordelais.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Lundi 28 août 2006

23 août. Eglise Saint Bernard à Paris. A l'intérieur, 300 immigrés en situation irrégulière présents depuis bientôt deux mois. A l'extérieur, des cars remplis de policiers. L'évacuation est immimente. Auparavant, le ministre de l'Intérieur avait insisté : "Avec humanité et coeur".

Le récit est écrit au présent mais les évènements sont bien antérieurs. Il y a tout juste dix ans, le 23 août 1996, après deux mois d'occupation, Jean-Louis Debré - alors ministre de l'Intérieur du gouvernement Juppé - avait ordonné l'évacuation des 300 sans-papiers malgré une grève de la faim et la mobilisation de personnalités de la société civile, l'actrice Emmanuelle Béart et le professeur Schartwzenberg en tête. Cette évacuation avait à l'époque provoqué une forte émotion dans l'opinion qui a exprimé son mécontentement à l'égard du gouvernement.

Dix ans après, l'histoire semble se répéter. La droite est de nouveau aux affaires et la place Beauveau a changé de locataire, la politique en matière d'immigration semble être la même qu'il y a dix ans mais en pire.

L'ambitieux ministre d'Etat semble vouloir prendre à bras le corps le dossier de l'immigration en menant une politique active. Politique active? Certes, mais dans un curieux mélange des genres.

En effet, on ne peut s'empêcher de rappeller que derrière le ministre de l'Intérieur, se cache le président de l'UMP mais aussi le très probable candidat à la succession de Jacques Chirac. Aussi, il s'agit de séduire son électorat mais aussi celui des autres (l'extrême-droite principalement) et montrer que le problème est traité au sérieux.

Mais quel sérieux?

L'actuel ministre cherche à démontrer qu'il mène une politique courageuse et accuse l'inertie des précédents gouvernements. Mais de qui se moque-t-on? Au contraire, Nicolas Sarkozy met en avant une vision manichéenne de l'immigration ("Immigration choisie", "Ceux qui n'aiment pas la France ne se gêne pas pour la quitter", etc.), ce qui est peu flatteur pour quelqu'un qui prétend à la magistrature suprême.

Les récents évènements - expulsion d'enfants immigrés scolarisés en France, évacuation du squatt de Cachan... - démontrent bien que la question de l'immigration n'est pas mieux traitée depuis 2002 que depuis bientôt 25 ans et ne peut se targuer d'être le pays des droits de l'homme si à côté les immigrés en situation irrégulière sont traités avec irrespect. La question ne peut être traité par des mesures spectacle et éléctoralistes - on peut en effet s'interroger sur les raisons de l'évacuation du squatt de Cachan à près de neuf mois de la présidentielle - car au bout du compte, Nicolas Sarkozy ne règle rien et ne fait qu'attiser les tensions et les rancoeurs.

L'épisode de Saint Bernard est une piqûre de rappel et nous montre qu'on ne rester indifférent face à une politique qui ne prend pas en compte les immigrés eux-mêmes. Le mouvement Réseau Education Sans Frontières (RESF), les nombreux parrainages républicains envers des enfants scolarisés menacés d'explusion sont une réponse à une situation insupportable et non cautionnable. Néanmoins, dix ans après Saint Bernard, il est de plus en plus urgent de traiter avec humanité et sérieux la question de l'immigration. Rappelons-le : on ne quitte jamais sa terre d'origine par plaisir et si on le fait c'est qu'on espère des conditions de vie meilleures. Aussi, il faut mettre en avant une véritable et ambitieuse politique de développement à l'égard de l'Afrique subsaharienne notamment en coopération avec les Etats concernés, ce qui au passage signifie également, une rupture totale et complète avec cette politique néo-coloniale qu'est la France-Afrique. L'heure n'est plus aux voeux pieux et aux rêves mais à l'action volontariste, c'est ce titre que nous pourrons mieux répondre au défi de l'immigration tout en donnant les clés du développement à des pays qui ne souhaitent qu'une chose : sortir du chaos.

                                         23 août 1996 : des policiers évacuent un immigré de l'Eglise Saint Bernard (Paris)

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Lundi 28 août 2006

Du 25 au 27 août dernier, s'est tenu à la Rochelle (Charente-Maritime), la traditionnelle université d'été du PS sous l'oeil de quelques 3000 militants.

Cette université marque avant tout le lancement de l'année politique de la principale formation de gauche dans un contexte de rivalité et de compétition entre présidentiables. En effet, il s'agissait pour chacun de compter ses troupes avant le grand dénouement de novembre prochain, date à laquelle les 200 000 militants désigneront le ou la candidat(e) pour la prochaine course à l'Elysée. Aussi, que retenir de cette université?

On a beaucoup insisté sur la compétition entre (futurs) présidentiables ce qui est, à mon sens, assez regrettable. En effet, l'université d'été en elle-même - lieu de réfexion et de débats - a été éclipsé au profit de la course à l'investiture au sein de mon parti. C'est dommage puisque un projet existe bel et bien - je vous invite d'ailleurs à le consulter sur le site du PS (voir rubrique "Liens") - mais il semble être moins vendeur pour les journalistes que la course entre présidentiables.

Pour autant, on ne peut que se réjouir de l'affluence de militants et de symphatisants à La Rochelle. 3 000 pour une fréquentation habituelle de 2000 adhérants. Preuve qu'au bout du compte, l'actualité du PS intéresse toujours.

Cette université fut celle des remises aux points avant tout notamment entre présidentiables et à ce jeu, c'est Ségolène Royal qui tient la corde. Toujours favorite des sondages, l'actuelle députée des Deux Sèvres et présidente de la région Poitou-Charentes est chez elle en terrain conquis. Durant la durée de l'université, elle a joué d'habileté en se présentant comme présidente de région (à l'occassion du colloque regroupant les chefs d'exécutifs régionaux), ce qui ne lui a pas empêché de lancer quelques petites piques, ici ou là.

L'autre temps fort fut sans doute le retour - officiel, c'est sûr - de Lionel Jospin - sur la scène politique. Devant les militants du MJS et visiblement ému, l'ancien Premier ministre a fait une sorte de mea-culpa en revenant sur les causes de son fiasco en avril 2002 date de la dernière présidentielle. Ces explications étaient attendues depuis le... 21 avril 2002 et il semble bien que la blessure ne s'est totalement refermée. Ce mea-culpa suffira-t-il pour autant pour espérer briguer la candidature socialiste pour 2007? Rien n'est moins sur tant que les militants PS ont encore en souvenir son retrait annoncé de la vie politique. Mais revenir sur l'échec de 2002 est un premier pas décisif. Dans mon précédent blog (voir rubrique "liens") j'avais écrit ceci : "un retour [sur la scène politique] signifierait pour Jospin une rupture - ou plutôt un inventaire - sur lui-même. Osera-t-il faire son propre droit d'inventaire?" Je pense qu'il va dans le bon sens. Néanmoins, il lui reste fort à faire pour se montrer indispensable et montrer qu'il peut, face à la droite réactionnaire et intolérante de Nicolas Sarkozy, être un rempart efficace, ce qui suppose avant tout chose une réconcialiation avec certains militants et les sympathisants de gauche.

Après quelques inquiétudes et réflexion, je me montre assez optimiste pour la suite tant que nos chers éléphants - à commencer par le Premier secrétaire, François Hollande - ont conscience que leurs querelles ne font que perdre de l'énergie au parti. Quoi qu'il arrive, une dynamique ne met peu à peu en route et notre futur(e) candidat(e) aura la lourde tâche de l'amplifier. Il est aussi bon de rappeler que ce sont les militants (et eux seuls) qui trancheront et qu'ils seront en marche face à une droite qui ne respecte plus rien et dont les rivalités sont tout aussi exacerbées.

                               

De gauche à droite : Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang et Ségolène Royal, lors de l'ouverture de l'université d'été, le 25 août à la Rochelle (17)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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