Dans le cadre de la rénovation qui s’engage au sein du Parti socialiste, j’ai décidé de créer une rubrique intitulée tout simplement : « La boîte à idées ». Au travers de certains thèmes, je proposerai un nouveau regard socialiste sur un grand nombre de sujets. Vous pourrez également exposer vos propres idées et contributions en les déposant dans ma boîte e-mail (actupolitique@hotmail.fr) ou tout simplement en poursuivant le débat sur un forum créé à cette occasion (et dont l’adresse vous sera communiqué ultérieurement)
Je compte donc sur vous, mes chers bloggeurs, pour animer le débat et ce, quelque soit votre courant de pensée.
Gilles
PS : pour commencer, je vous invite à consulter la vidéo en ligne de l’émission C dans l'air d’Yves Calvi sur France 5 du 28 août dernier consacré à la situation du PS et de la gauche en son ensemble, émission très bien faite et quelque peu lucide. Je mets également en ligne un texte commun signé par une quinzaine d’élus socialistes dont Gilbert Roger (maire de Bondy et 1er vice-président de Seine-Saint-Denis), Manuel Valls (député-maire d’Evry) ou bien encore Arnaud Montebourg (député de Saône et Loire). Il s’agit d’un texte que je soutiens sans réserve tant que je veux taper du poing sur la table et faire en sorte qu’un PS renouvelé revienne en force à l’horizon 2012.
Gilles
Les Français n’ont pas voulu que la gauche disparaisse. Lors du second tour des élections législatives, ils ont été des millions à nous donner encore une chance.
Ce sursaut ne peut toutefois en rien dissimuler l’ampleur de la tâche exigée de notre parti. Son potentiel est immense, ses adhérents plus nombreux que jamais et pourtant, l’immobilisme demeure la tentation dominante. Riche de multiples talents, de plusieurs générations de militants et d’élus, le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre.
Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d’idées floues, de vieilles recettes. Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, notre Parti n’a d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère. Disons le tout net : le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il constitue la réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002. Comment dans ces conditions empêcher que 2012 ne connaisse les mêmes funestes résultats que 2007 ?
C’est d’un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin ! Et si cette exigence a été différée, elle finira pas s’imposer. La condition en est simple : que toutes celles et tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité, mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d’y répondre ; que toutes celles et tous ceux qui veulent d’abord répondre à la crise des idées, rebâtir un projet, réinventer un parti et une gauche modernes, oublient leurs différends, tirent partie de leurs désaccords, inventent un nouvel espace politique … Venant d’horizons différents, assumant nos itinéraires, mais soucieux de leur confrontation créative, nous prenons nos responsabilités en décidant de travailler ensemble. A la différence de ceux qui s’expriment en fonction d’intérêts trop visibles ou d’ambitions trop prévisibles, nous annonçons aujourd’hui notre volonté d’entamer au service de la Gauche et du Parti socialiste, sans leader ni présupposés, un véritable travail de rénovation, sans lequel l’avenir du Parti socialiste serait déjà écrit.
Signataires : Patricia Adam, Patrick Bloche, Christophe Caresche, Guillaume Garot, Louis Gautier, Jean-Patrick Gille, Gaëtan Gorce, Christophe Masse, Arnaud Montebourg, Pierre-Alain Muet, Christian Paul, Gilbert Roger, Marisol Touraine, Manuel Valls, Philippe Vuilque.

Abdullah Gül (à l'époque ministre de Affaires étrangères) en compagnie du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.
En effet, le (futur) président Gül, le Premier ministre Erdogan et les cadres du « Parti de la Justice et du Développement » (l’AKP) savent qu’ils restent surveillés de près aussi bien
par l’Union européenne – pour les raisons que j’ai evoqué un peu plus haut – mais également par l’armée, véritable garante du principe de laïcité en Turquie et qui n’a pas hésité récemment à
faire plusieurs démonstrations de force, notamment en avril dernier, ce qui a accentué un peu plus la crise politique et contraint le Premier ministre Erdogan à provoquer des élections anticipées
en juillet dernier.
L'ancien Premier ministre Raymond Barre (1976 - 1981) Samedi dernier, j’ai appris la
mort de l’ancien Premier ministre (1976 – 1981) et maire de Lyon (1995 – 2001) à l’âge de 83 ans, des suites d’un arrêt cardiaque survenu en avril dernier.

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