Mercredi 29 août 2007

Dans le cadre de la rénovation qui s’engage au sein du Parti socialiste, j’ai décidé de créer une rubrique intitulée tout simplement : « La boîte à idées ». Au travers de certains thèmes, je proposerai un nouveau regard socialiste sur un grand nombre de sujets. Vous pourrez également exposer vos propres idées et contributions en les déposant dans ma boîte e-mail (actupolitique@hotmail.fr) ou tout simplement en poursuivant le débat sur un forum créé à cette occasion (et dont l’adresse vous sera communiqué ultérieurement)

 

Je compte donc sur vous, mes chers bloggeurs, pour animer le débat et ce, quelque soit votre courant de pensée.

 

Gilles

 

PS : pour commencer, je vous invite à consulter la vidéo en ligne de l’émission C dans l'air d’Yves Calvi sur France 5 du 28 août dernier consacré à la situation du PS et de la gauche en son ensemble, émission très bien faite et quelque peu lucide. Je mets également en ligne un texte commun signé par une quinzaine d’élus socialistes dont Gilbert Roger (maire de Bondy et 1er vice-président de Seine-Saint-Denis), Manuel Valls (député-maire d’Evry) ou bien encore Arnaud Montebourg (député de Saône et Loire). Il s’agit d’un texte que je soutiens sans réserve tant que je veux taper du poing sur la table et faire en sorte qu’un PS renouvelé revienne en force à l’horizon 2012.

 

Gilles

 

Les Français n’ont pas voulu que la gauche disparaisse. Lors du second tour des élections législatives, ils ont été des millions à nous donner encore une chance. 

Ce sursaut ne peut toutefois en rien dissimuler l’ampleur de la tâche exigée de notre parti. Son potentiel est immense, ses adhérents plus nombreux que jamais et pourtant, l’immobilisme demeure la tentation dominante. Riche de multiples talents, de plusieurs générations de militants et d’élus, le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre. 

 

Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d’idées floues, de vieilles recettes. Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, notre Parti n’a d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère. Disons le tout net : le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il constitue la réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002. Comment dans ces conditions empêcher que 2012 ne connaisse les mêmes funestes résultats que 2007 ? 

 

C’est d’un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin ! Et si cette exigence a été différée, elle finira pas s’imposer. La condition en est simple : que toutes celles et tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité, mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d’y répondre ; que toutes celles et tous ceux qui veulent d’abord répondre à la crise des idées, rebâtir un projet, réinventer un parti et une gauche modernes, oublient leurs différends, tirent partie de leurs désaccords, inventent un nouvel espace politique … Venant d’horizons différents, assumant nos itinéraires, mais soucieux de leur confrontation créative, nous prenons nos responsabilités en décidant de travailler ensemble. A la différence de ceux qui s’expriment en fonction d’intérêts trop visibles ou d’ambitions trop prévisibles, nous annonçons aujourd’hui notre volonté d’entamer au service de la Gauche et du Parti socialiste, sans leader ni présupposés, un véritable travail de rénovation, sans lequel l’avenir du Parti socialiste serait déjà écrit. 

 

Signataires :
Patricia Adam, Patrick Bloche, Christophe Caresche, Guillaume Garot, Louis Gautier, Jean-Patrick Gille, Gaëtan Gorce, Christophe Masse, Arnaud Montebourg, Pierre-Alain Muet, Christian Paul, Gilbert Roger, Marisol Touraine, Manuel Valls, Philippe Vuilque.
par Gilles publié dans : La boîte à idées
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Mardi 28 août 2007

En allant aux entrepôts des Galeries Lafayette de l’Ile Saint Denis (allez courage, plus que trois jours de taf ! (RIRES)), je me suis procuré le dernier né des quotidiens gratuits, Matin Plus, la version gratuite du Monde. En couverture, était présenté cet homme :

 

Abdullah-Gul-1.jpg

Abdullah Gül, le nouveau président de la République de Turquie

 

Voici donc Abdullah Gül, actuel ministre des Affaires étrangères du gouvernement islamo-modéré de Recep Tayyip Erdogan et futur président de la République de Turquie. Si cette fonction est quelque peu symbolique et honorifique – puisque l’essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du Premier ministre et que le chef de l’Etat est élu par le parlement – il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un événement car pour la première fois depuis 1923 (création de la République laïque de Turquie par le père de la Nation, Mustafa Kemal Atatürk), c’est un non-laïque qui accède à la magistrature suprême. D’où les inquiétudes de certains observateurs turcs mais aussi occidentaux sur une possible remise en cause de la laïcité, même symbolique.

 

A titre personnel, je ne suis pas plus inquiet ou enthousiaste quant à l’accession d’Abdullah Gül à la magistrature suprême, ce dernier se déclarant comme un ex-islamiste. Pour sa part, la Turquie sait qu’elle est très attendue au tournant notamment par ceux qui sont ouvertement hostiles à son entrée dans l’Union Européenne. Elle sait également qu’on attend d’elle de nombreux gages notamment en termes de démocratie, de libertés fondamentales ou bien encore en ce qui concerne le génocide arménien. Dès lors, la nomination d’Abdullah Gül à la présidence de la République de Turquie ne devrait que peu bouleverser les choses. Au contraire, elle marque la volonté d’Ankara de se présenter comme un pays soucieux du respect de ses institutions et ayant la volonté de sortir de la crise politique dans laquelle, elle est plongée depuis plusieurs mois.

 

Erdogan---Gul.jpgAbdullah Gül (à l'époque ministre de Affaires étrangères) en compagnie du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. En effet, le (futur) président Gül, le Premier ministre Erdogan et les cadres du « Parti de la Justice et du Développement » (l’AKP) savent qu’ils restent surveillés de près aussi bien par l’Union européenne – pour les raisons que j’ai evoqué un peu plus haut – mais également par l’armée, véritable garante du principe de laïcité en Turquie et qui n’a pas hésité récemment à faire plusieurs démonstrations de force, notamment en avril dernier, ce qui a accentué un peu plus la crise politique et contraint le Premier ministre Erdogan à provoquer des élections anticipées en juillet dernier.

 

L’élection d’Abdullah Gül intervient au moment où notre cher président de la République fléchit sa position à propos de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Cela me fait rire au passage car il est bien loin le temps où le candidat Sarkozy disait à qui veut l’entendre que la Turquie n’a rien à voir en Europe. Même s’il reste hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, il reste malgré tout favorable à une poursuite des négociations avec Ankara, chose qu’il avait juré mettre fin dès son arrivée à l’Elysée. Comme quoi, les intérêts économiques et politiques auront toujours plus de poids que les promesses électorales (ce qui n’est pas pour me déplaire au passage, tant que je reste un fervent partisan de la  candidature turque à l’Union !)

par Gilles publié dans : International
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Lundi 27 août 2007

A mes lecteurs,

 

Je reviens en mode « Normal » pour vous commenter l’actualité politique de notre pays. C’est parti donc pour une nouvelle année politique et internationale, dominée par les échéances municipales de mars 2008. Ce retour à la normale est également marqué par mon premier anniversaire sur Over-blog. A ce titre, je vous proposerai de nouvelles rubriques, ainsi que de nouvelles fonctionnalités. A suivre donc !

                                               

En attendant, voici ma réaction suite à la mort de l’ancien Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre

 

Bonne lecture !

 

Gilles

 

 

« Raymond se Barre »

 

Raymond-Barre.jpg L'ancien Premier ministre Raymond Barre (1976 - 1981) Samedi dernier, j’ai appris la mort de l’ancien Premier ministre (1976 – 1981) et maire de Lyon (1995 – 2001) à l’âge de 83 ans, des suites d’un arrêt cardiaque survenu en avril dernier.

 

Si je ne partage pas les mêmes idées que l’ancien député du Rhône, il n’en demeure pas moins que Raymond Barre fait partie de la catégorie de ces grands hommes d’Etat au service de notre pays. Il fut entre autres, le concepteur de « l’Etat impartial », notion qui fut reprise par Ségolène Royal mais aussi François Bayrou lors de la précédente campagne présidentielle. Si Raymond Barre, ancien diplômé et professeur à l’IEP de Paris, était proche de l’UDF, il n’en demeure pas moins qu’il avait une vision de l’intérêt général et qu’il s’investissait en politique pour la France et les Français.

 

A titre personnel, je ne connais Raymond Barre à travers les images d’archives et les livres d’histoire. Pour autant, il n’en demeure pas moins que l’ancien maire de Lyon fut quelqu’un d’éminemment respecté et apprécié aussi bien à droite qu’à gauche. Aussi, Raymond Barre restera comme un des grands hommes politiques de l’histoire contemporaine de notre pays, toutes tendances confondues.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Dimanche 26 août 2007

Dimanche 26 août

 

Le tour du monde en un marché… et une chanson !

 

Après un mois et demi de tour du monde virtuel, j’ai décidé de revenir à la réalité et en Sarkozie. Aussi, rien de tel que d’aller se promener dans les rues de la capitale pour voir la diversité de notre pays, la France. Mais il existe un autre endroit où cette diversité est forte et criante où il est possible de faire le tour du monde en un marché ! (Si, si ! Je vous l’assure !)

 

Bienvenue à Saint Denis, sous-préfecture de la Seine-Saint-Denis. Pour bon nombre de nos concitoyens, Saint-Denis c’est avant tout et surtout, le Stade de France. Mais, ce n’est pas uniquement que cela. Pour preuve de que j’avance, il suffit de se promener en plein centre-ville, centre-ville célèbre pour son grand marché.

 

Un grand marché dans lequel, on croise pas mal de nationalités. Des Italiens, des Yougoslaves, des Africains, des Maghrébins… Venez faire un tour dans la grande Halle où vous trouverez bon nombre de spécialités culinaires, où la choucroute et la boucherie chevaline cohabitent sans aucune difficulté avec le boucher hallal et le couscous. Un marché où on se tutoie sans problème, où on négocie assez âprement mais dans la bonne humeur ! 

Photo005.jpg

Marché de Saint-Denis (93), près de la rue de la République, le 26 août 2007. (Photo prise de mon téléphone portable)

 

En gros, le marché de Saint-Denis, c’est le tour du monde en une heure et la France dans toute sa diversité. C’est un peu ma France à moi, une France conviviale où les cultures ne font plus qu’une seule. Là où, on s’exprime sans complexes son amour pour la France tout en étant fier de ses origines.

 

La Seine-Saint-Denis ne saurait se résumer uniquement au marché de Saint-Denis. Néanmoins, je suis quelque peu enchanté lorsque je m’y promène car on a là, une autre image du 9-3, un département (et en l’occurrence une ville) où il est possible de faire le tour du monde tout en faisant son marché.

 

Ainsi, sur ces notes, se terminent mes carnets d’été. J’espère que vous aurez apprécié cette rubrique assez particulière et quelque peu à côté de la politique sans pour autant s’éloigner. Il est temps pour moi de reprendre le fonctionnement habituel de mon blog mais juste avant, j’aimerais vous quitter en vous laissant avec le clip (et le texte) de Grand Corps Malade et son titre « Saint-Denis ». Lisez-le, il résume tout à fait ma pensée.

 

Gilles

 

Grand Corps Malade, « Saint-Denis » (2006)

 

J'voudrais faire un slam pour une grande dame que j'connais depuis tout petit
J'voudrais faire un slam pour celle qui voit ma vieille canne du lundi au samedi
J'voudrais faire un slam pour une vieille femme dans laquelle j'ai grandi
J'voudrais faire un slam pour cette banlieue nord de Paname qu'on appelle Saint-Denis
Prends la ligne D du RER et erre dans les rues sévères d'une ville pleine de caractère
Prends la ligne 13 du métro et va bouffer au McDo ou dans les bistrots d'une ville pleine de bonnes gos et de gros clandos
Si t'aimes voyager, prends le tramway et va au marché. En une heure, tu traverseras Alger et Tanger.
Tu verras des Yougos et des Roms, et puis j't'emmènerais à Lisbonne
Et à 2 pas de New-Deli et de Karashi (t'as vu j'ai révisé ma géographie), j't'emmènerai bouffer du Mafé à Bamako et à Yamoussoukro
Et si tu préfères, on ira juste derrière manger une crêpe là où ça sent Quimper et où ça a un petit air de Finistère
Et puis en repassant par Tizi-Ouzou, on finira aux Antilles, là où il y a des grosses re-noi qui font « Pchit, toi aussi kaou ka fé la ma fille ! »
Au marché de Saint-Denis, faut que tu sois sique-phy. Si t'aimes pas être bousculé tu devras rester zen
Mais sûr que tu prendras des accents plein les tympans et des odeurs plein le zen
Après le marché on ira ché-mar rue de la République, le sanctuaire des magasins pas chers
La rue préférée des petites rebeus bien sapées aux petits talons et aux cheveux blonds peroxydés
Devant les magasins de zouk, je t'apprendrai la danse. Si on va à la Poste j't'enseignerai la patience...
La rue de la République mène à la Basilique où sont enterré tous les rois de France, tu dois le savoir ! Après Géographie, petite leçon d'histoire
Derrière ce bâtiment monumental, j't'emmène au bout de la ruelle, dans un petit lieu plus convivial, bienvenu au Café Culturel

On y va pour discuter, pour boire, ou jouer aux dames. Certains vendredi soir, y'a même des soirées Slam
Si tu veux bouffer pour 3 fois rien, j'connais bien tous les petits coins un peu poisseux
On y retrouvera tous les vauriens, toute la jet-set des aristocrasseux
Le soir, y'a pas grand chose à faire, y'a pas grand chose d'ouvert
A part le cinéma du Stade, où les mecs viennent en bande : bienvenue à Caillera-Land
Ceux qui sont là rêvent de dire un jour « je pèse ! » et connaissent mieux Kool Shen sous le nom de Bruno Lopez
C'est pas une ville toute rose mais c'est une ville vivante. Il s'passe toujours quelqu'chose, pour moi elle est kiffante
J'connais bien ses rouages, j'connais bien ses virages, y'a tout le temps du passage, y'a plein d'enfants pas sages,
j'veux écrire une belle page, ville aux cent mille visages, St-Denis-centre mon village
J'ai 93200 raisons de te faire connaître cette agglomération. Et t'as autant de façons de découvrir toutes ses attractions.
A cette putain de cité j'suis plus qu'attaché, même si j'ai envie de mettre des taquets aux arracheurs de portables de la Place du Caquet
St-Denis ville sans égal, St-Denis ma capitale, St-Denis ville peu banale.. où à Carrefour tu peux même acheter de la choucroute Hallal !
Ici on est fier d'être dyonisiens, j'espère que j't'ai convaincu. Et si tu m'traites de parisien, j't'enfonce ma béquille dans l'... non !
J'voudrais faire un slam pour une grande dame que j'connais depuis tout petit
J'voudrais faire un slam pour celle qui voit ma vieille canne du lundi au samedi
J'voudrais faire un slam pour une vieille femme dans laquelle j'ai grandi
J'voudrais faire un slam pour cette banlieue nord de Paname qu'on appelle Saint-Denis.

Grand Corps Malade
par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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Samedi 25 août 2007

Samedi 25 août

 

Pour faire simple

 

Mon tour du monde virtuel s’achève bientôt et je voulais à cette occasion vous parler de la Turquie. Néanmoins, je reste quelque peu pris par le temps et qui plus est, je vous ai à nombreuses reprises pas mal parlé de la Turquie. Aussi, je vous invite à lire ou à relire les quelques articles que j’ai consacré à la « Petite Anatolie », en m’excusant à l’avance. Mais bon, j’ai décidé de faire simple pour une fois mais c’est pour mieux revenir ! Et puis, tout a été dit il me semble sur la Turquie !

 

Gilles

 

Découvrez ou redécouvrez mes articles en cliquant sur les liens suivants :

 

Tête de turc (article publié le 29 juin 2007)

 

29 mai (article publié le 29 mai)

Pour la laïcité ! (article publié le 30 avril)

Le politique ne doit pas se subsituer à l'historien (article publié le 01 novembre 2006)

 

par Gilles publié dans : Carnets d'été 2007
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