Ce 16 septembre, les sept prétendants - déclarés ou potentiels - à l'investiture socialiste, se sont déplacés à Lens devant 2000 militants de la Fédération du Pas de Calais.
De gauche à droite en partant du haut : François Hollande, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan, Ségolène Royal, Jack Lang et Lionel Jospin
Ils étaient tous présents de la favorite des sondages au présidentiable non déclaré. La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a ouvert le bal en premier et s'est appliqué dans un exercice de style plutôt simple puisqu'il s'agissait de prendre la parole durant 20 minutes le tout suivi d'une séance de questions-réponses.
Si les septs prétendants - Ségolène Royal, Lionel Jospin, Jack Lang, Dominique Strauss-Khan, Martine Aubry, Laurent Fabius et François Hollande - ont tour à tour évoqué la nécessité de rassemblement et le devoir de victoire, ils se sont retrouvés pour s'en prendre violemment au candidat auto-désigné qu'est le président-ministre Nicolas Sarkozy. A huit mois de la présidentielle, force est de constater que les présidentiables ont voulu concentrer toute leur énergie sur l'actuel ministre de l'Intérieur, Laurent Fabius qualifiant même le président de l'UMP comme "futur caniche de George W. Bush" (en référence de son dernier voyage aux Etats-Unis à l'occasion de la commémoration des attentats du 11 septembre). C'est quelque peu une sorte de paix armée qui a eu lieu à aujourd'hui à Lens, tant que les querelles de nos chers présidentiables desservent le parti. A ce propos, tous se sont référencés au projet qui fut adopté en juin dernier, ceci dans l'optique d'un rassemblement à gauche. A sept mois de la présidentielle et à deux de la désignation du candidat par les militants, il s'agissait avant tout de resserrer les liens et de s'affirmer sur une ligne marquée à gauche. A ce titre, l'ancien Premier ministre avait même déclaré devant les 2000 militants de Lens que le candidat désigné ne pourrait s'affranchir des militants et s'inscrire dans une ligne de gauche.
Le Grand oral de Lens marque en tout cas, le début de campagne interne des socialistes. Il y a quelques jours dans Libération, je pouvais lire dans l'éditorial :"PS Académy". Cela peut prêter sourire mais je ne sais pas si les 200 000 militants que compte le premier parti d'opposition peuvent en rire autant. De fait, du choix de notre candidat dépend pour beaucoup le déroulement de notre campagne. Quoi qu'il puisse être, il aura la lourde tâche de rassembler les socialistes, la gauche et les français. Dur challenge? Oui et non car il devra mener une "bonne campagne" - même si ce terme paraît flou - en effet, qu'est-ce qu'on entend par "bonne campagne"?. Notre candidat aura la responsabilité ne pas reproduire les erreurs de 2002 - surtout si c'était Jospin qui devait prendre le flambeau des socialistes - ce qui implique de mener une campagne inventive, créative et judicieuse afin d'élever le débat face à la droite qui fera pour évoquer les sujets en "vogue" - insécurité, immigration - occulltant ainsi les véritables enjeux : l'économie et le chômage.

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