Je vous l’avoue, je n’avais pas envie d’en parler. Mais là, ça va un peu fort sur ce coup-ci ! Vraiment trop fort !
Lionel Jospin en mars 2007, lors d'un meeting de soutien à Ségolène Royal
(www.lefigaro.fr) Lundi dernier, Libération traitait en une : « Jospin flingue Royal », l’ancien
Premier ministre (1997 – 2002) sortant un livre intitulé « L’impasse » et dans lequel il n’est pas avare de mots durs pour notre ancienne candidate à l’élection présidentielle, c’est le
moins qu’on puisse dire !
Je le répète encore une fois – au risque de radoter mais bon, faut croire que le message n’est pas passé chez certains ! – tout le monde est comptable de l’échec de Ségolène Royal dans ma formation. Je dis bien tout le monde. Aussi, si tout le monde pouvait concentrer en énergie à redynamiser le PS et à donner de nouvelles perspectives au lieu de tirer à boulets rouges sur l’ancienne députée des Deux Sèvres, on gagnerait en temps et surtout en crédibilité, merci bien ! N’est-ce pas Lionel, mais aussi Marie-Nöelle au bien encore Claude ?
Et cela m’énerve d’autant plus que j’ai une grande admiration et respect pour Lionel Jospin. Il reste pour moi un grand homme d’Etat, plus soucieux de l’intérêt de la France que du strass et paillettes. Aussi, si il exprimait des réserves sur la campagne de Ségolène, rien ne lui interdisait de s’exprimer, bien au contraire ! Mais non, on a laissé faire !
Qui plus est, la sortie de Lionel Jospin est quelque peu maladroite dans un contexte où mon parti panse ses plaies de la défaite, à un moment où les militants se rassemblent et que nous devons répondre aux mauvais coups du monarque Sarkozy. Pour celui qui ne voulait qu’un simple militant au lendemain de son échec de 2002, cela passe mal et notamment pour les militants. Des militants qui ont tranché en novembre 2006 dans une désignation officielle pour laquelle, Lionel Jospin a renoncé. Des militants qui ont mené campagne en toute loyauté envers Ségolène Royal, ces derniers se moquant éperdument des querelles de chapelles, le problème étant ailleurs.
Je suis quelque peu vindicatif, il est vrai et rien n’interdit à Lionel de s’exprimer. Toutefois, le faire avec une certaine rudesse, le faisant ainsi passer pour un sexiste, voilà qui ne peut que jeter le trouble.
Le PS a besoin de retrouver une meilleure vision et une meilleure crédibilité et ce n’est pas en tirant à boulets rouges sur Ségolène Royal que cela ira pour le mieux. Bien évidemment, si notre candidate avait remporté la présidentielle, tout le monde se serait empressé pour revendiquer sa part de responsabilité… dans la victoire !
Aussi, la sortie de Lionel Jospin laisse à désirer d’autant plus que nous avons besoin de son
expérience d’homme d’Etat dans le processus de rénovation du PS. L’ancien Premier ministre le doit au moins à nous, militants socialistes, qui avons du encaisser cette horrible soirée du 21 avril
2002, soir durant lequel son action et ses mesures ont été balayées par la présence de l’extrême droite au second tour.

Mais qu’il se rassure car il ne sera pas le seul à subir mes critiques ! Je pense également à Marie-Noëlle Linemann mais aussi Jean-Luc Mélenchon ou bien encore Claude Allègre. Au lieu d’écrire des livres – qui ne serviront évidemment pas à financer le parti – vous feriez bien mieux d’apporter votre pierre à l’édifice afin que nous fassions une refonte en profondeur de notre mouvement et que nous répondions à des questions essentielles. Quant à Ségolène… vous feriez mieux de la suivre ! Elle est loin d’être parfaite – c’est sûr – mais elle au moins, a le mérite de réfléchir sur son échec !


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