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Mercredi 19 septembre 2007

Je vous l’avoue, je n’avais pas envie d’en parler. Mais là, ça va un peu fort sur ce coup-ci ! Vraiment trop fort !

Lionel-Jospin-mars-2007.jpgLionel Jospin en mars 2007, lors d'un meeting de soutien à Ségolène Royal (www.lefigaro.fr) Lundi dernier, Libération traitait en une : « Jospin flingue Royal », l’ancien Premier ministre (1997 – 2002) sortant un livre intitulé « L’impasse » et dans lequel il n’est pas avare de mots durs pour notre ancienne candidate à l’élection présidentielle, c’est le moins qu’on puisse dire !

Je le répète encore une fois – au risque de radoter mais bon, faut croire que le message n’est pas passé chez certains ! – tout le monde est comptable de l’échec de Ségolène Royal dans ma formation. Je dis bien tout le monde. Aussi, si tout le monde pouvait concentrer en énergie à redynamiser le PS et à donner de nouvelles perspectives au lieu de tirer à boulets rouges sur l’ancienne députée des Deux Sèvres, on gagnerait en temps et surtout en crédibilité, merci bien ! N’est-ce pas Lionel, mais aussi Marie-Nöelle au bien encore Claude ?

Et cela m’énerve d’autant plus que j’ai une grande admiration et respect pour Lionel Jospin. Il reste pour moi un grand homme d’Etat, plus soucieux de l’intérêt de la France que du strass et paillettes. Aussi, si il exprimait des réserves sur la campagne de Ségolène, rien ne lui interdisait de s’exprimer, bien au contraire ! Mais non, on a laissé faire !

Qui plus est, la sortie de Lionel Jospin est quelque peu maladroite dans un contexte où mon parti panse ses plaies de la défaite, à un moment où les militants se rassemblent et que nous devons répondre aux mauvais coups du monarque Sarkozy. Pour celui qui ne voulait qu’un simple militant au lendemain de son échec de 2002, cela passe mal et notamment pour les militants. Des militants qui ont tranché en novembre 2006 dans une désignation officielle pour laquelle, Lionel Jospin a renoncé. Des militants qui ont mené campagne en toute loyauté envers Ségolène Royal, ces derniers se moquant éperdument des querelles de chapelles, le problème étant ailleurs.

Je suis quelque peu vindicatif, il est vrai et rien n’interdit à Lionel de s’exprimer. Toutefois, le faire avec une certaine rudesse, le faisant ainsi passer pour un sexiste, voilà qui ne peut que jeter le trouble.

Le PS a besoin de retrouver une meilleure vision et une meilleure crédibilité et ce n’est pas en tirant à boulets rouges sur Ségolène Royal que cela ira pour le mieux. Bien évidemment, si notre candidate avait remporté la présidentielle, tout le monde se serait empressé pour revendiquer sa part de responsabilité… dans la victoire !

Aussi, la sortie de Lionel Jospin laisse à désirer d’autant plus que nous avons besoin de son expérience d’homme d’Etat dans le processus de rénovation du PS. L’ancien Premier ministre le doit au moins à nous, militants socialistes, qui avons du encaisser cette horrible soirée du 21 avril 2002, soir durant lequel son action et ses mesures ont été balayées par la présence de l’extrême droite au second tour.


S--gol--ne-Royal---Lionel-Jospin-ao--t-2006.jpg

Lionel Jospin et Ségolène Royal en août 2006, lors de l'université de La Rochelle (www.lefigaro.fr)

Mais qu’il se rassure car il ne sera pas le seul à subir mes critiques ! Je pense également à Marie-Noëlle Linemann mais aussi Jean-Luc Mélenchon ou bien encore Claude Allègre. Au lieu d’écrire des livres – qui ne serviront évidemment pas à financer le parti – vous feriez bien mieux d’apporter votre pierre à l’édifice afin que nous fassions une refonte en profondeur de notre mouvement et que nous répondions à des questions essentielles. Quant à Ségolène… vous feriez mieux de la suivre ! Elle est loin d’être parfaite – c’est sûr – mais elle au moins, a le mérite de réfléchir sur son échec !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 19 septembre 2007

S’il y a bien un pays que je voudrais bien visiter, c’est le Maroc. Un Maroc qui est plongé entre modernité et conservatisme. Un pays qui hésite entre le bikini et le voile.

Bon, vous me direz qu’on va dans les extrêmes, mais c’est quelque peu le cas si on en juge l’analyse de Thierry Thuillier dans son émission « Un œil sur la planète », excellente émission diffusée sur France 2.

Aussi, je vous invite à visionner l’intégralité de ce numéro diffusé le 17 septembre dernier en cliquant ici . Bonne lecture

Gilles

image-28386302.jpg

Thierry Thuillier, le présentateur d'"Un oeil sur la planète" et son équipe (www.france2.fr)


PS : pour plus d'éclairages, je vous reproduis le résumé de l'émission :

Maroc, le voile ou le bikini ?

Le 7 septembre, les Marocains ont élu  leurs députés. Le scrutin a été marqué par une très faible participation et par la relative contre-performance des islamistes, devancés par le plus ancien parti marocain, l'Istiqlal.

Que se passe-t-il au Maroc souvent perçu en France comme un modèle ? La réalité serait-elle différente des campagnes publicitaires ?
Un million et demi de touristes français choisissent le Maroc chaque année. Plusieurs dizaines de milliers ont même choisi de s’y installer pour la retraite ou le travail.
Sous l’impulsion du jeune Roi, Mohamed VI, le pays s’est lancé dans une intense campagne de modernisation. Avec un faible décalage horaire, le voisinage de l’Europe, une population largement francophone, le Maroc entend bénéficier de la mondialisation. Des programmes d’investissements colossaux ont été lancés dans les infrastructures, le tourisme, les nouvelles technologies. Un millier d’entreprises françaises, employant 65 000 personnes, profitent déjà de cet essor économique. En 2006, le pays a connu une croissance de 7,3 % !
Mais n’est il pas trop tard ? Une grande partie du pays connaît toujours des difficultés sociales. Près d’un Marocain sur deux ne sait ni lire, ni écrire. Un Marocain sur sept vit au dessous du seuil de pauvreté.
Au "bled", le changement se fait toujours attendre. La grande pauvreté pousse à l’exode rural. Les pauvres s’entassent dans les bidonvilles qui ceinturent les grandes villes. C’est là que les extrémistes religieux, palliant les carences de l’Etat, recrutent le gros de leurs troupes.
Une course de vitesse est aujourd’hui engagée entre les tenants d’une modernisation à l’occidentale et les gardiens de l’orthodoxie musulmane. La société marocaine est aujourd’hui déchirée entre ces deux grandes forces. Maroc, le voile ou le bikini ? est le 18e numéro d’Un oeil sur la planète.

par Gilles publié dans : International
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