Dimanche 1 octobre 2006

49-3. Non, ce n'est pas l'article permettant au gouvernement d'adopter un projet de loi sans discussion préalable au parlement. Non, pas du tout (LOL)

 Ségolène Royal, Dominique Strauss-Khan, Laurent Fabius : trois candidats pour un fauteuil socialiste

49 (ou plutôt 47 pour être précis), c'est le nombre de jours qui nous sépare du vote des militants socialistes qui désigneront le ou la candidate qui défendra les couleurs et le projet de notre parti à la présidentielle d'avril prochain.

3, c'est le nombre de candidats justement. On nous avait prédit les pires choses pour le PS : déchirements insoutenables, candidatures multiples, etc. Bon, il faut quand même se méfier tant que ce n'est que le début de la campagne interne. Mais un premier constat : il n'y a que trois candidatures, ce qui clarifie réellement les choses.

3 candidats : il n'y en avait pas 4 au départ? Ah si! Jack Lang a finalement jeté l'éponge lui aussi. Après une longue discussion avec François Hollande, l'ancien ministre de la Culture semble avoir compris que sa candidature n'aurait que trop peu d'intérêt sinon de ne pas produire l'effet souhaité. Aussi, il a opté pour une attitude responsable, ce que je ne peux que saluer. En effet, cela contribue à clarifier le débat.

Trois candidats, donc trois façons de concevoir la présidence de la République et la France. Même si, DSK, Royal et Fabius sont quelque peu caricaturés dans leur ligne politique, il n'en reste pas moins qu'elle doit se conformer et qu'elle se conformera à celle du Parti socialiste dans le cadre de notre projet. Notre prochain(e) candidat(e) devra de toute façon se référencer au projet tout en gardant sa personnalité et faire quoi qu'il arrive une bonne campagne, autrement dit : "ne pas réitérer les erreurs de 2002".

Bon, vous me direz : "facile à dire"! Mais que diable! Le secret d'une victoire électorale se situe dans une capacité et une force de conviction. Aussi, le futur candidat ou la future candidate devra mener une campagne de proximité et de conviction.

Voilà! Trois candidats, trois lignes et un début de clarté. Je l'avais toujours dit : juste le temps de remettre les choses au plat, de clarifier les choses et voilà. C'est ça un parti en ébuilition qu'est le PS : par "ébulition" j'entends : un parti qui débat, qui se pose des questions essentielles pour faire de bon choix. C'est tout l'enjeu de l'investiture de novembre prochain.

 

PS : je tacherai de suivre assez attentivement cette campagne interne en y mettant ma petite touche perso. Vous verrez bien! LOL. D'ailleurs, vous pouvez retrouver le premier article de ce dossier ["Quatre candidats pour un fauteuil"] dans la catégorie "actualité politique". Bonne lecture!

par Gilles publié dans : Dossier spécial "PS : investiture 2007"
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Vendredi 29 septembre 2006

Jeu de chaises musicales au PS! Après le retrait de Lionel Jospin dans la course à la candidature socialiste, le jeu semble s'éclaircir, rue de Solférino [siège du PS à Paris]. A la veille de l'ouverture du dépôt des candidatures, une liste de quatre candidats se dessine. Aussi, sauf accident, voici les quatre prétendants à la candidature. Présentations!

 

SEGOLENE ROYAL :

Favorite des sondages. C'est à la fois sa force mais - de manière relative sa faiblesse. Jusqu'ici, elle est restée assez largement en tête, loin derrière son plus proche concurrent, Dominique Strauss-Khan. Sa position dans les sondages lui donne une certaine dynamique qui se construit autour d'elle. Bien déterminée à aller jusqu'où bout, elle devrait donc logiquement annoncer sa candidature. C'est là que les choses sérieuses vont commencer. Fort du soutien de cadres (historiques) du parti [Jean-Louis Bianco, Arnaud Montebourg, Michel Collomb, Gilbert Roger] et d'une partie non négligeable des militants, elle devra mener une bataille interne dure et qui ne s'annonce pas de tout repos. C'est alors qu'on saura si elle est vraiment en situation pour l'emporter en novembre prochain, ce qui suppose une certaine autorité dans les sondages, une force de conviction mais aussi une crédibilité intact.

DOMINIQUE STRAUSS-KHAN :

Social-démocrate. Il assume volontiers cet adjectif. En s'affichant de la sorte, l'ancien ministre de l'Economie de Lionel Jospin veut proposer un certain modernisme en évoquant notamment les problèmes économiques. Bien vu chez les jeunes et les jeunes militants socialistes, il devrait à mon sens avoir le soutien de Lionel Jospin qui, rappelons-le, s'est finalement retiré. Selon tout vraisemblance et en dépit des sondages, il fait figure de candidat sérieux et de concurrent sérieux pour Ségolène Royal. Reste désormais à se montrer persuasif notamment envers les adhérents et les symphatisants du PS qui l'assimilent - à mauvais titre - à l'appelation - ma foi, très insultante - de "gauche caviar"

LAURENT FABIUS:

L'expérience. Cela est incontestable. En effet, n'oublions pas qu'il fut le plus jeune Premier ministre de la France de l'histoire de notre république sous François Mitterrand [il avait 37 ans quand il a pris ses fonctions, le 17 juillet 1984]. Longtemps présenté comme étant sur une ligne "libérale" au sein du PS, il s'est pourtant prononcé contre le référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005. Se mettant désormais à la gauche du PS, l'héritier de Mitterrand entend d'une certaine façon, revenir sur un fondement du PS : le rassemblement à gauche. Fabius est expérimenté. Reste désormais à convaincre les militants qui lui tiennent rigueur de son attitude lors du débat sur la Constitution européenne. Toujours est-il quand cas d'investiture, il devra se réconcilier non seulement avec les socialistes mais également avec l'opinion publique dans son ensemble qui a toujours en mémoire l'affaire du "sang contaminé" [en 1985, des hémophiles furent contaminés par le virus du SIDA lors d'une transfusion sanguine].  

JACK LANG :

Il l'a dit et le fait. Après avoir attendu, l'ancien ministre de la Culture se présente à son tour. A l'heure où j'écris cet article, il semble que ce dernier n'est pas encore obtenu les trente parrainages nécessaires pour se présenter même si au bout du compte, il devrait les obtenir.

ET MOI DANS TOUT CA ?

Bien évidemment, je ne suis pas candidat à la candidature! Mais qui sait, un jour prochain (LOL). Pour autant, je compte bien m'impliquer dans la campagne interne qui désignera notre candidat. Comment? Tout d'abord, en militant pardi! A cela, vous allez me demander : Gilles qui soutiens-tu? Moi, je vous réponds : celui qui aura gagné! (Rires) En effet, ces quatre candidatures se valent, reste à ces quatre prétendants de se sublimer devant les militants.

Cet article est le premier d'une série consacré la campagne interne. Aussi, vous pourrez le retrouver ainsi que tous les autres dans un "dossier spécial" [PS : investiture 2007] prévu à cet effet. Que le ou la meilleure gagne!

 

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 28 septembre 2006

C'est officiel. L'ancien Premier ministre Lionel Jospin ne sera pas candidat à la candidature socialiste à l'occasion des prochaines présidentielles du printemps prochain. Ainsi, l'a-t-il annoncé sur RTL ce matin et auparavant à ces fidèles.

 L'ancien Premier ministre, Lionel Jospin, sur Europe 1

UNE DURE DECISION

Lionel Jospin n'a pas pris la plus simple des décisions, c'est le moins qu'on puisse dire. En effet, l'ancien Premier ministre avait cette envie de se représenter et d'une certaine manière, effacer sa bévue de 2002. Comme je l'avais écris il y a quelques mois sur mon blog, Lionel Jospin, pour reconquérir le coeur des socialistes, devait obligatoirement faire un droit d'inventaire sur lui-même. Il avait commencé à faire un tel travail sur lui. Pour autant, les blessures sont encore présentes et même si il s'est exprimé haut et fort qu'il n'avait pas abandonné le parti en 2002, l'incompréhension reste encore fort chez les militants qui ont véçu ce funeste 21 avril. La grande majorité de ces derniers semblent lui faire encore grief de son départ précipité et sont toujours peu enclins à le pardonner.

UN CHOIX REALISTE

Lionel Jospin, en se présentant malgré tout, aurait pris le risque de se retrouver durement sanctionné par les adhérents. Selon le journaliste de Libération, Paul QUINO,  "Jospin avait fait le constat qu'il ne pouvait pas gagner". Etre battu en ne bénéficiant pas du soutien des militants aurait été une humiliation pour l'ancien Premier ministre, ce dernier ayant constaté que son retour ne mobilisait que trop peu. C'était comme si, cela avait été un non-évènement. Aussi, il était temps pour Lionel Jospin de se retirer tant qu'il était encore temps, ce qui lui évite tout discrédit éventuel en cas de défaite.

UN RETOUR INACHEVE

Mais ce retour me semble inachevé, du moins, il laisse un goût amer. La faute qu'a commise l'ancien Premier ministre à mes yeux fut qu'il soit revenu trop tard sur l'échiquier politique. Durant longtemps, le PS a souffert de l'absence d'un leader charismatique et durant tout ce temps, Lionel Jospin aurait pu revenir, cela au prix bien sûr d'un sursaut d'orgueil et d'un certain reniement sur ses paroles dites un certain 21 avril, mais bon! comme on dit : "les imbéciles ne changent jamais d'avis". Lionel Jospin avait toutes les cartes en main. Malheureusement, il a mal joué son jeu pariant sur un effondrement de Ségolène Royal. Ce qui n'est pas le cas.

Dès lors, reste à savoir l'attitude de Jospin. Il semble que ce dernier exclut de soutenir Ségolène Royal. Soit! Mais qui alors? Laurent Fabius qui fut longtemps son rival au sein du PS? Dominique Strauss-Khan? Probablement. Pour autant, un soutien et une mise à disposition de son savoir et de ses qualités à celle qui se place assez loin dans notre parti aurait un effet positif et rassurant auprès de notre électorat

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Dimanche 24 septembre 2006

Lors d'une réunion à la Fondation Bertelsmann à Berlin, en compagnie de Dominique de Villepin, la chancelière allemande, Angela Merkel s'est publiquement opposée, dans son discours sur l'avenir de l'Europe, à une solution de "mini traité" constitutionnel pour l'Union Européenne contrairement au président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui envisageait un tel cas pour relancer la construction européenne.

          Angela Merkel, la chancelière allemande

Elle a, à ce titre, affirmé, la nécessité pour l'UE de se doter d'une Constitution en dépit des "Non" français et néérlandais de mai et de juin 2005 même si cela suppose au préabable une phase de renégociation.

De fait, Angela Merkel a une carte à jouer notamment pour affirmer le rôle-moteur de l'Allemagne dans la construction européenne. C'est en janvier 2007 en effet, que Berlin prend la présidence tournante de l'UE et l'objectif affiché par Merkel est le suivant : il s'agit de relancer au plus vite l'aventure européenne et de fait, elle ne tolèrera en aucun cas, un échec. La future présidence Merkel au sein de l'UE doit laisser place aux ambitions pour l'UE afin de sortir celle-ci du bourbier dans lequel elle se trouve. Cela suppose une vision d'ensemble et à long terme de l'Europe. Aussi, désapprouver la solution de "mini-traité" proposée par le ministre français de l'Intérieur, me semble tout à fait logique. L'Europe ne peut être remise sur les rails avec un service minimum, autrement dit, on fait un mini-traité, on le fait approuver par voie référendaire et on n'en parle plus. La campagne référendaire de 2005 en France à démontré tout l'intérêt que les citoyens avaient de l'UE. Seulement, leurs peurs et leurs inquiétudes face à l'avenir ont eu raison du Traité tel qu'il leur a été présenté. Aussi, l'initiative de Merkel me semble louable, pour autant, il ne faut oublier les citoyens, ce qui passe par tout un aspect pédadogique des choses.

Il est essentiel de réaffirmer notre volonté pour l'Europe. Angela Merkel a saisi la balle au bond en voulant se montrer à l'avant garde de l'aventure européenne. De fait, c'est de sa réussite ou non à la relance de l'UE que dépend son avenir politique quelque peu contrarié par les mauvais résultats de son parti - la CDU, conservateur - aux élections régionales en Mecklenbourg-Poméranie et à Berlin. 

par Gilles publié dans : International
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Dimanche 24 septembre 2006

Ce dimanche s'ouvre à Manchester (Royaume-Uni), le traditionnel et annuel congrès du Labour Party, en présence du Premier ministre Tony Blair et de son ministre des Finances, Gordon Brown sur fond de crise interne.

                                      Tony Blair et son ministre des Finances, Gordon Brown

C'est une véritable course contre la la montre dans laquelle s'est engagé l'actuel leader du parti travailliste qui a d'ores et déjà déclaré qu'il n'annoncera pas sa démission malgré les appels de certains barons du Labour qui lui demandent ouvertement de quitter le 10 Downing Street. De fait, l'actuel locataire est dans une position délicate devant en plus prendre en compte les appétits politiques de son ministre des Finances, Gordon Brown. C'est une véritable lutte de pouvoir qui a lieu au sein du plus vieux parti de la gauche non communiste d'Europe et cette lutte est loin d'être saine.

En effet, Gordon Brown se sent pousser des ailes depuis l'annonce faite par Tony Blair de son prochain départ à la tête du pays et des travaillistes. L'objectif paraît simple pour l'Ecossais : précipiter le départ de Blair. Pour autant, un tel scénario précipiterait davantage le parti dans une crise dans laquelle, il ne cesse de s'enfoncer et accréditerait un peu plus l'idée selon laquelle, les travaillistes sont de plus en plus usés par le pouvoir. Le départ annoncé de Blair ne fait que raviver les tensions internes au Labour Party et mettent en avant les ambitions de chacun.

Dès lors, il s'agit pour l'actuel Premier ministre de jouer la montre tout en tentant de maintenir ce qui lui reste de son leadership. Néanmoins, un départ retardé ne ferait que renforcer les tensions et les ambitions de certains. A ce titre, Tony Blair se doit de maintenir un parti en ordre de marche en organisant au mieux sa succession et partir dans les meilleures conditions possibles tant qu'il en va de la crédibilité des travaillistes. Si les élections générales avaient eu lieu ce jour, il est sans doute probable que les travaillistes subiraient une lourde défaite face des Tories [conservateurs, ndlr] qui sortent grandis de la crise au sein du Labour party.

Du départ de Tony Blair dépend en réalité de l'avenir des travaillistes. Théoriquement, le Labour Party a trois ans pour redresser la barre mais de fait, tout se joue maintenant sans compter que 56% des Britanniques interrogés par un sondage, seraient favorables à des élections anticipées. Il est dès lors essentiel pour Tony Blair de sauver les meubles et de sortir au plus vite le Labour party de la crise de succession dans laquelle il est plongé. 

*Fin de partie, pour Tony : acte II

par Gilles publié dans : International
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