Dimanche 14 octobre 2007
L'ancien député-maire de Grenoble, Alain Carignon. Il y a quelques jours, l’ancien député-maire de Grenoble, Alain Carignon, avait annoncé qu’il ne se portait
pas candidat à la municipalité à l’occasion des élections de mars 2008.
A première vue, on ne peut que « saluer » cette sage décision, sage décision d’un homme qui avait tout simplement tiré les leçons de sa
cinglante défaite lors des élections législatives de juin dernier où il fut allègrement battu par la socialiste Geneviève Fioraso, celle-ci obtenant 63% des voix. Sans doute que l’actuel
président de l’UMP Isère a-t-il compris qu’une nouvelle candidature à la municipalité n’aurait aucun bénéfice pour lui.
Toutefois, cela serait sous-estimer Alain Carignon que de penser qu’il n’a aucun intérêt à la mairie de Grenoble, qui donne une jolie vue sur le
Parc Paul Mistral. En réalité, l’ancien ministre de la Communication du gouvernement Balladur (de mars 1993 à février 1994) y pense tous les jours, ne serait-ce que pour faire la nique à ses
anciens amis, Richard Cazenave en tête. Pour autant, il est plus préférable pour l’ancien président du Conseil général de l’Isère d’avancer masqué dans la bataille, son nom étant synonyme de
rejet pour la plupart des Grenoblois.
Aussi, les mauvaises langues avancent bon nombre d’hypothèses et de nom. Henri Baille, Nathalie Béranger… ces deux personnes sont des
proches de Carignon, et sont parfois cités pour conduire la liste UMP à Grenoble. Toutefois, c’est le président des Jeunes Populaires – la branche jeunesse de l’UMP – Fabien de Sans Nicolas qui
semble tenir la corde. En effet, lieutenant de Carignon, c’est ce dernier qui l’a installé à la tête des Jeunes Populaires, sans compter qu’il bénéficie du soutien de Nicolas
Sarkozy.
Fabien de Sans Nicolas et Alain Carignon en mai 2005 (http://alaincarignon.blogs.com)
Dès lors, le retrait d’Alain Carignon est une fausse nouvelle et ressemble beaucoup plus à une stratégie politicienne. En effet, en se portant sur Sans Nicolas, Alain Carignon espère bien – en cas de victoire de la liste UMP – diriger la municipalité grenobloise en sous-main. En gros, choisir Sans Nicolas, c’est s’assurer de l’obéissance sans faille de ce dernier au risque d’envenimer un peu plus les règlements de compte qui se préparent au sein de l’UMP Isère notamment entre pro-carignonistes et anti-carignonistes.
Aussi et comme toujours, le président de l’UMP Isère agit par calcul politique afin de pouvoir peser par la suite et je ne serai pas surpris si on
trouve – comme par enchantement – le nom de Carignon sur la liste UMP (Après tout, tout devient possible comme dirait l’autre !). Dès lors, il s’agit du côté de la majorité municipale de
prendre les choses sereinement et de nous préparer à cette échéance en portant de nouvelles propositions et en ayant de nouvelles perspectives pour Grenoble et pour les Grenoblois. Mais, à ce
sujet, je n’ai aucune inquiétude, la volonté et l’amour de Michel Destot – l’actuel député-maire socialiste – pour Grenoble étant sincères et réelles comme je m’en rends compte depuis plus d’un
an maintenant.
par Gilles
publié dans :
Vie militante, vie(s) locale(s)
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