Mercredi 31 octobre 2007

Rocambolesque ! Surréaliste cette affaire. Pour une simple mission humanitaire, voici qu’un groupe de Français se retrouve inculpé d’enlèvement d’enfants au Tchad et qu'il risque tout bonnement vingt ans de travaux forcés. 

L-Arche-de-Zo--.jpg

Une partie de l'équipage de "l'Arche de Zoé" (www.rmc.fr)

 

Depuis quelques jours, je ne peux que constater la cacophonie présente au sujet de cette affaire. Et surtout, il reste une question en suspens : que savait exactement la France dans ce dossier ? Que savait exactement notre diplomatie dans cette mission humanitaire menée par l’Arche de Zoé ? Et surtout, pourquoi notre cher ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Bernard Kouchner reste bizarrement silencieux dans cette histoire, lui le spécialiste des missions humanitaires qui préfère laisser à Rama Yade, le soin de prendre les coups et de s’occuper de la patate chaude !

 

Rama-Yade-Assembl--e-nationale.jpg Rama Yade, à l'Assemblée nationale, le 30 octobre dernier Toujours est-il que plus le temps passe, plus notre diplomatie commence à se faire ridiculiser. En effet, comment accepter qu’un président de la République – celui du Tchad – se permette de porter des accusations graves à l’encontre de nos compatriotes et ce devant les caméras sans aucun problème ? Comment expliquer que notre diplomatie ait commencé à réagir assez tardivement sur la situation de nos compatriotes ?

 

J’en pose pas mal de questions. Mais pour la simple raison qu’on en sait pas grand-chose de cette histoire. En réalité, derrière cette affaire, qui ressemble à une mauvaise farce, se cache un enjeu stratégique tout aussi important : le Darfour.

 

Il faudrait rappeler en effet que la France va déployer dans les prochaines semaines une force militaire dans le cadre de la guerre civile au Darfour (cette région située à cheval entre le Soudan et le Tchad) afin de protéger la minorité chrétienne persécutée par le gouvernement de Khartoum (la capitale du Soudan), un exécutif exclusivement musulman. A ce titre, le président tchadien, Idriss Déby, est opposé à la mise en place de cette force militaire sur son pays. Aussi, cherche-t-il sans doute des garanties et se sert de ces malheureux français pour réclamer compensation. 

Idriss-D--by.jpg

Idriss Déby, Président de la République du Tchad

 

Enfin, derrière ses considérations politiques, il convient que la France tire au plus clair la situation car plus celle-ci dure, plus les relations entre Paris et N’Djamena deviennent exécrables. Elles en deviennent d’autant plus exécrables que Paris peine à dire avec clarté ce qu’elle savait de l’opération.

 

Pour tout vous dire, je reste quelque peu dubitatif au sujet de l’Arche de Zoé et je préfère découvrir les choses au lieu de commencer à leur jeter des tomates. Enfin, il serait bon pour tout le monde qu’on tire au clair les responsabilités de chacun, cela vaudrait mieux notamment pour l’image de notre pays !

par Gilles publié dans : International
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 31 octobre 2007

Hier, entre 14h et 15h, chez mes parents. La télé est allumée sur la 2, ma mère cuisine et je navigue sur le net. Soudain, un coup de fil que reçoit ma mère. Puis un second. Je lui demande alors ce qui se passe : une explosion a eu lieu dans le centre-ville de Bondy. 

Incendie-Bondy-3.jpg

Sur les lieux de l'explosion, angle rue Jules Guesde / rue Roger Salengro (www.lefigaro.fr)

 

Très vite, on entend les sirènes et on voit les voitures défiler. Comme on habite à proximité du lieu de l’explosion, on s’inquiète un peu car on n’a pas beaucoup d’informations sur l’ampleur du sinistre. Par la suite, l’inquiétude grandit car on ne sait pas où se trouve mon petit frère qui rentre de Paris. L’inquiétude est vite retombée lorsque je l’entends arriver avec ma petite sœur dans les escaliers.

 

Dès lors, je dois partir car je dois me rendre à Bagnolet en bus. Très vite, je me rends compte de l’ampleur du sinistre : la rue Auguste Pollissard – une des artères principales qui fait la jonction entre le Nord et le Sud de la ville – est complètement bouclée par les forces de l’ordre. Je vois un défilé d’ambulances et de SAMU et la Nationale 3 est partiellement fermée dans le sens Paris – Province. De mon arrêt de bus, j’attends le 351 pour me rendre à Bagnolet mais au bout de ¾ d’heure, il n’arrive toujours pas. Là, j’en conclus que son parcours a du être dévié à l’entrée de Bondy directement sur l’Autoroute. Et peu avant de partir, j’aperçois la voiture de la ministre de l’Intérieur sous bonne escorte.

 

Dès lors, je décide de me rapprocher des lieux pour en savoir plus. Après un rapide saut chez moi – où je fus contraint de contourner la cité de Lattre pour rentrer (la rue A. Pollissard étant fermée) –, je rencontre un journaliste du Bondy Blog. Là, on entend les premières infos et les premières rumeurs : 13 morts, 6 suite, puis 3, et enfin aucun mort ! Quant aux blessés, les chiffres sont également à prendre avec prudence. Je demande au journaliste s’il va interviewer Michelle Alliot-Marie. Il me dit qu’un de ses collègues s’en chargera. Toujours est-il que nous cherchons le point presse situé, rue Jules Guesde.

 

Incendie-Bondy.jpg Du côté de la rue Roger Salengro (www.lemonde.fr) Tout au long de notre trajet, nous rencontrons de passants et des curieux qui restent postés au loin du sinistre et se demandant bien ce qui se passe. Arrivés Rue Roger Salengro, je me rends compte avec Chou – le journaliste du Bondy Blog – de l’ampleur de l’explosion : le gaz brûle et une colonne de feu s’échappe, colonne qui ne sera maîtrisée par les sapeurs pompiers que quelques heures après, en fin de journée.

 

Après cela, je décide de rentrer chez moi. A la maison, on ne fait que parler du sinistre mais aussi de la venue de Michelle Alliot-Marie et du Premier ministre François Fillon. Une de mes copines s’interrogera plus tard sur MSN, si leur venue n’était pas synonyme de récupération politique. A vrai dire, cela importe peu et ce n’est pas le problème. Les services de la préfecture ont été compétents et ont rapidement réagi à ce sinistre, en déclenchant le plan rouge. Les services de la mairie ont été tout aussi réactifs et compétents en installant une cellule de crise dans la salle des fêtes. Le maire, Gilbert Roger, en se trouvant en province a été informé de l’évolution de la situation tout au long de l’après-midi et est rentré sur Bondy en début de soirée.

  
Ce matin, un bilan faisait état d’un mort et de 41 blessés. Il faut dire que le sinistre qu’a connu ma ville reste impressionnant de par son ampleur d’autant plus l’Etoile du Centre – le café-restaurant qui a brûlé suite à l’explosion de la conduite de gaz – ne méritait pas cela. D’ailleurs, Bondy ne méritait pas cela pas plus que les 41 blessés (dont dix dans un état grave) et la personne décédée.

30102007-004--copie-1.jpg

Du côté de la rue Jules Guesde vers 17h (on peut aperçevoir, la fumée au loin), (photo prise de mon téléphone portable)

PS : merci Clara pour ton SMS, cela m'a fait plaisir de savoir quelqu'un de l'IEP ait pris la peine de de prendre son portable et m'envoyer un message pour savoir comment j'allais !

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 30 octobre 2007

Sarkozy-26-octobre.jpg Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée, le 26 octobre dernier (www.liberation.fr) « Gagner plus en travaillant plus ! » Tel était le slogan non-officiel de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, slogan complètement démagogique, ceci dit en passant.

 

Pour montrer l’exemple, notre cher président envisage de se faire augmenter, puisqu’il travaille comme un forcené, bien entendu. C’est du moins si on en croit une note rédigée par la directrice de cabinet de l’Elysée, Emmanuelle Mignon, qui envisage d’augmenter le salaire du président de la République sur celui du Premier ministre, à hauteur d’environ 140%

 

Pour info, Nicolas Sarkozy gagne dans les 8 000 € / mois alors que François Fillon touche dans les 20 000 € mensuels. Et ce, c’est sans compter les très nombreux avantages en nature : transports, frais de bouche, entretien de l’Elysée et des résidences secondaires du président, etc.

 

Alors, certains d’entre vous ne seront pas choqués par une telle augmentation. C’est sans doute que vous ne connaissez pas les fins de mois difficiles. Dès lors, je vois mal en quoi une augmentation de 140% du salaire du chef de l’Etat se justifie et ce, dans un contexte où « l’Etat est en faillite », selon le locataire de Matignon, et où il devient de plus en plus urgent de réduire la dette publique. 

Fillon---Sarkozy.jpg

Le Premier ministre François Fillon en compagnie de Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée (www.lemonde.fr)

 

Aussi, les partisans de l’Etat impartial – notion chère à notre regretté Raymond Barre – risquent d’être déçus ! On nous a promis un Etat irréprochable, le voici qu’il augmente son train de vie au lieu de le réduire ! A mon sens, une République et une démocratie moderne passe tout d’abord par une simplification et une réduction du train de vie de l’Etat.

 

En effet, il ne suffit de le dénoncer comme l’avait fait François Mitterrand lors de la présidentielle de 1974, il faut également le faire ! Mais bon, je dois être naïf et me dire que c’est sans doute l’un des travers de notre histoire politique et nationale. Depuis 1958 au moins, ce n’est pas un chef de l’Etat qui élit mais un monarque avec tout ce qui s’en suit : un protocole digne des cérémonies princières et des avantages en nature qui deviennent de moins en moins justifiées. Et si je me permets d'évoquer François Mitterrand - pour qui j'ai la plus grande admiration je tiens à le rappeler -, c'est que même lui ne s'était, malheureusement, pas employé à réduire le train de vie de l'Elysée lorsqu'il en était le locataire de 1981 à 1995 (A moins que je sois mal informé, dans ce cas, veuillez me rectifier !)

 

Aussi, si on demande aux concitoyens que nous sommes de faire des efforts, l’Etat pourrait montrer l’exemple en réduisant son train de vie afin que son fonctionnement soit plus efficace par rapport aux exigences de notre temps. Dès lors, la note d’Emmanuelle Mignon est ressemble un peu à du « foutage de gueule » (navré pour l’expression mais je n’ai pas trouvé plus fort !) et ce, dans un contexte où le gouvernement a refusé une augmentation du SMIC.

 

Enfin, je trouve personnellement normal que le chef de l’Etat soit celui qui soit le moins bien payé du gouvernement dans la mesure où 1) il bénéficie d’avantages en nature énormes (en gros, il ne paye rien) et 2) il ne risque pratiquement rien au niveau politique et électoral car il est en place du début à la fin de son mandat. En revanche, nos chers ministres et Premier ministre sont tous sur des sièges éjectables et disposent d’une légitimité moindre. Alors, je ne vois pas en quoi cette augmentation vaut la peine d’être réalisée, si ce n’est que pour satisfaire l’ego d’un homme qui veut être constamment placée au haut de l’échelle !

 

Aussi, je me dis : qu’il est loin le temps où Ségolène Royal nous promettait un Etat économe. A ce titre, elle avait montré l’exemple en réduisant sensiblement le train de vie de la région qu’elle préside – Le Poitou-Charentes – économisant au passage 1,5 million d’Euros. Et qu’il me semble désormais loin le temps où c’est cette même Ségolène qui proposait un meilleur contrôle des dépenses de l’Etat et de l’Elysée ! Ah oui ! Qu’il me semble loin ce temps !

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 29 octobre 2007

En faisant les courses avec mon père au centre commercial Rosny II, voilà que je tombe sur la une du Parisien. Une « une » quelque peu étonnante puisqu’à la question « souhaitez-vous l’organisation d’un nouveau référendum à propos du Traité simplifié ? », 61% des sondés répondent « Oui ». Si un référendum était organisé, 68% des personnes interrogées se prononceraient pour le « Oui », au traité de Lisbonne.

 
Sommet-de-Lisbonne.jpg

Sommet de Lisbonne, octobre 2007 (www.lefigaro.fr)

Je suis resté quelque peu silencieux quant à ce fameux traité simplifié qu’on appelle désormais, le traité de Lisbonne. Certes, il permet à l’Union Européenne de repartir sur de bons rails et d’avancer vers une union politique, c’est ce que je souhaite de tout cœur. Qui plus est, la fameuse partie III – celle qui posait le plus de souci dans le feu Traité établissant une Constitution pour l’Europe – a été tout simplement écartée. Enfin, on a gardé l’essentiel : une présidence de l’Union Européenne (ce qui est mieux que cette stupidité de présidence tournante) et un Haut représentant de l’Europe pour les Affaires étrangères.

 

Alors je devrais m’en réjouir et l’Européen fédéraliste qui sommeille en moi devrait tout simplement dire « Oui » au traité de Lisbonne tant que ce dernier permet à l’UE de sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve depuis ce fameux 29 mai 2005.

 

Toutefois, il est nécessaire de se rappeler de ce 29 mai. Ce jour-là, le Traité constitutionnel fut rejeté par 55% de nos concitoyens, le rejet de ce Traité marquant un désamour (ou plutôt un malaise) par rapport à la construction européenne. Le vote négatif du 29 mai a le mérite suivant : que l’Europe ne peut désormais se faire sans les citoyens et que leur décision doit être prise en considération. Alors d’une certaine manière, leur vote a été pris en considération puisque la fameuse partie III a été retirée.

 

Néanmoins, passer par la voie parlementaire pour ratifier le traité de Lisbonne – comme l’avait déjà proposé le chef de l’Etat lors de la campagne présidentielle – voilà qui ne peut que jeter le trouble et la confusion. En effet, passer par la voie parlementaire, c’est faire comme si le référendum de 2005 perdait de sa légitimité et que la parole du peuple importait peu.

 

Dès lors, je reste quelque dubitatif devant le traité de Lisbonne. En tant qu’Européen fédéraliste, je pencherais en faveur de la ratification. Toutefois, nos chers responsables politiques semblent – dans la majorité d’entre eux – peu à peu oublier un vote, celui du 29 mai. Il est à mon sens, urgent de le prendre constamment en compte si nous ne voulons être à nouveau surpris par une nouvelle défiance de nos concitoyens.

 

Aussi, ratifier le traité de Lisbonne, et ce quelque qu’en soit la voie empruntée, ne suffira pas et si « La France est de retour en Europe » comme l’a récemment clamé Nicolas Sarkozy, il n’en demeure pas moins que notre retour fera pschitt si nous – militants et responsables politiques – nous nous n’efforçons pas à réconcilier l’Europe et nos concitoyens. Autrement dit, la transparence et honnêteté doivent être de rigueur.

 

Aussi, je ne sais pas quoi en penser même si mon cœur et ma raison penchent plutôt pour le traité de Lisbonne. Toutefois, si on continue avec les mêmes méthodes – à savoir des conférences intergouvernementales peu transparentes et démocratiques qui établissent des textes qui s’appliquent à des millions de citoyens européens – on risque d’aggraver un peu plus la défiance de nos concitoyens par rapport à la construction européenne. Dès lors, et je me répète, la transparence doit être de rigueur et la transparence suppose tout d’abord, une mise à disposition au grand public du traité de Lisbonne.

par Gilles publié dans : International
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 28 octobre 2007

Si vous souhaitez vous établir dans l’Ouest Parisien, département des Hauts de Seine, j’ai une excellente annonce qui peut vous intéresser :

 

« Parti politique vend siège national à Saint-Cloud non loin de la ligne 2 du Tramway. Prix à débattre. Urgent ! » 

Le-Paquebot.jpg

Le Paquebot, siège du Front national à Saint-Cloud (92)

 

Si cela vous intéresse, il suffit de lire les dernières unes de nos chers quotidiens dont Le Parisien qui est à l’origine du scoop : Jean-Marie Le Pen, le président du Front national est sur le point de vendre le siège de son parti en raison de graves difficultés financières.

 

Les difficultés s’accumulent pour le leader du parti frontiste et ce jour du 22 avril qui a vu la stratégie de Nicolas Sarkozy porter ses fruits. Souvenez-vous : au soir du premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen n’avait recueilli qu’environ 10,8% des voix, ce qui était en deca des 16,5% qu’il avait enregistré au premier tour de la présidentielle de 2002. Résultats des courses : un FN quasiment inexistant depuis bientôt cinq mois et un Jean-Marie qui voit son leadership ouvertement remis en question notamment par les cadres de la formation.

 

A titre personnel, je reste prudent qu’on évoque la fin des années Le Pen. A première vue, on peut se réjouir de l’absence de Jean-Marie Le Pen dans les débats. D’ailleurs, on semble remercier le chef de l’Etat de s’être débarrassé du leader frontiste de 79 ans. Toutefois, si l’ancien député de Paris (1986 – 1988) semble avoir disparu de la scène médiatique, il n’en demeure pas moins qu’il reste au fond le grand gagnant de ces dernières élections. En effet, depuis quelques semaines, ce sont bien les idées du parti d’extrême droite qui sont appliquées par une droite décomplexée qui se veut républicaine. Dès lors, ce que la droite gaulliste et le centre-droit déclaraient de scandaleux du temps de la « splendeur » du Front national – les tests ADN, un ministère de l’immigration, etc. – voici que la droite sarkozyste applique cela, sans que cela ne choque personne !

 

Marine-et-Jean-Marie-Le-Pen.jpgMarine et Jean-Marie Le Pen, au soir du premier tour de la présidentielle, le 22 avril dernier (www.liberation.fr) A maintes reprises, on s’est excité sur la fin du Front national et ce depuis les origines de ce mouvement en 1972. A maintes reprises, on a pensé que durcir le discours sur l’immigration et la sécurité suffiraient à envoyer ce parti aux oubliettes. Et comme toujours, on a fait des conclusions trop hâtives. Pour preuve, les propos de Fadela Amara – lors du forum « Vive la politique » de Libération qui s’est tenu en septembre dernier à Grenoble – qui se félicitait que son nouveau patron – Nicolas Sarkozy – ait fait sensiblement baisser le score du FN. A ses propos, l’assistance n’a pas tardé à lui rappeler que les électeurs frontistes sont tout simplement passés du côté de l’UMP (enfin, c’est une façon de parler !) et qu’il fallait se montrer prudent !

 

Et ce d’autant plus que le FN et Jean-Marie Le Pen ont à maintes reprises montré leur capacité à rebondir. En 1999, le parti frontiste subissait une grave scission entre lepénistes et mégrétistes. A cette époque-là, on criait également à la fin du FN. Ce qui n’a pas empêché le 21 avril, quatre plus tard ! Dès lors, crier « victoire » quant à la fin du FN me prématuré et je dirais même plus, au risque de choquer certains, « indécent ».

 

Oui, cela est quelque peu indécent lorsqu’on s’aperçoit que l’UMP n’hésite pas à stigmatiser des populations contre une autre et à faire dans l’émotionnel et le fait divers pour fidéliser les électeurs frontistes récemment convertis au sarkozysme. Si le sarkozysme consiste à recycler les idées du FN alors, l’UMP version Sarkozy aura du souci à se faire dans la mesure où le président de la République joue un jeu dangereux : appliquer les idées du FN, c’est risquer de remettre en question nos principes républicains et écorner notre réputation de patrie des droits de l’Homme, ne pas le faire, c’est voir les électeurs frontistes retrouver la maison-mère. Et faire un tel choix, cela montre qu’on est tombé bien bas !

 

Dès lors, attendons voir, les prochaines élections nationales de 2012 et là, nous verrons si Le Pen et toute sa clique sont bien morts et enterrés !

par Gilles publié dans : Actualité politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Calendrier

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Blog : Journal Intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus