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Jeudi 25 octobre 2007

Remise-r--compense-Atelier-IEP-Paris-19-octobre-2007.jpgHatoumata Magassa, élève de Terminale au Lycée Jean Renoir de Bondy, brillament reçue à l'IEP de Paris et recompensée par la municipalité représentée par Sylvine Thomassin (maire-adjointe) et Gilbert Roger (maire et 1er vice-président du Conseil Général) (http://sylvinethomassin.blogspirit.com) En juillet 2003, j’avais eu l’honneur – en tant que membre du Conseil d’administration – de signer la convention ZEP conclue entre l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po Paris) et mon lycée, le lycée Jean Renoir à Bondy.

 

Cette convention permet à des lycéens originaires de quartiers difficiles ou sensibles de bénéficier d’une entrée spécifique à Sciences Po Paris dans le cadre d’un atelier. Au terme d’une sélection rigoureuse, deux à quatre lycéens sont admis à l’IEP sur la trentaine à la quarantaine de lycéens participant à l’atelier tout au long de l’année. Notons qu’à ce propos, d’autres IEP adoptent une politique plus ou similaire. Ainsi, dans mon IEP (celui de Grenoble), on adopte la « Démarche positive ».

 

Quatre ans après, les résultats sont intéressants et il n’en demeure pas moins que les élèves de mon ancien établissement sont l’exemple à suivre pour de nombreux jeunes. Autrement dit, il est possible, quand on est originaire d’une cité – comme moi – de se hisser en haut de l’échelle sociale et d’oser.

 

En effet, il faut oser et se dire qu’on peut oser. Cela n’est pas très évident pour des jeunes qui considèrent tout simplement qu’un BTS ou un IUT suffit largement pour poursuivre ses études après le BAC et obtenir un emploi. Bien sûr, il ne s’agit pas de dévaloriser ces filières courtes qui ont de leur importance. Toutefois, promouvoir l’accès aux Grandes Ecoles à des populations qui n’y auraient même pas pensé, voilà ce qui vaut la peine d’être défendu !

 

Cela est d’autant plus important que les IEP (aussi bien celui de Paris que de Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Aix-en-Provence, Toulouse, Bordeaux et Rennes) mais aussi les Grandes Ecoles comme Polytechnique, les Mines, HEC restent encore à hors de portée pour la plupart des jeunes de banlieue. Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Et durant longtemps, la banlieue et les Grandes Ecoles se sont évitées – du moins, ne s’étaient pratiquement pas rencontrées. Aussi, c’est désormais les Grandes Ecoles qui partent à la rencontre des jeunes de banlieue.

 

Dès lors, ces jeunes qui sont originaires de la banlieue comme moi sont l’exemple à suivre et le meilleur contre-exemple par rapport à l’image faussée que l’on se fait des quartiers populaires. Oui, il est possible de réussir et d’accéder aux meilleures grandes écoles quand on est issu des quartiers populaires ! Oui, il est possible d’être ambitieux et de vouloir le meilleur quand on vit dans un immeuble de dix étages, qu’on appelle Karim, Mamadou ou encore Samia et qu’on a pour parents, un père gardien ou une mère femme de ménage !

 

La banlieue, ce n’est pas seulement des voitures qui brûlent, des bâtiments dégradés et une niche à chômeurs et de délinquants. Non ! C’est aussi une niche à talents, un vivier pour notre pays, des gens qui formés dans de Grandes Ecoles, seront une véritable plus-value pour notre République. Si cela peut contribuer à modifier le regard qu’on a sur les cités, alors ces jeunes reçus à l’IEP de Paris sont l’exemple à suivre. D’ailleurs, c’est ce que j’essaie de faire à mon échelle au sein de l’IEP de Grenoble en revendiquant mon département d’origine : le 9-3.

par Gilles publié dans : Vie militante, vie(s) locale(s)
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Jeudi 25 octobre 2007

Jean-Christophe-Lagarde.jpg Jean-Christophe Lagarde, deputé NC de Seine-Saint-Denis. Vous connaissez la maxime qui suit : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! ». Aussi, pour rendre ce dicton applicable au niveau politique, les députés du Nouveau Centre – les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy par peur de représailles – ont voulu se tailler une loi sur mesure afin de bénéficier de fonds publics dans le cadre du financement des partis politiques.

                

Petit rappel des faits : avant-hier, le député NC de Seine-Saint-Denis – Jean-Christophe Lagarde – fait la proposition de loi suivante : Actuellement, « La réglementation autorise un financement public  d’un parti si au moins 50 de ses candidats recueillent 1% des suffrages aux élections législatives. Perdu, pour le Nouveau centre, qui n’en compte que 43 remplissant ces conditions. Qu’à cela ne tienne, la loi qu’a présentée François Sauvadet, président du groupe NC, permettrait ce financement pour une formation qui dispose de 15 députés élus. Le Nouveau centre en compte 21. Problème réglé. » (In Libération du 24 octobre 2007).

 

En quête d’autonomie financière, le Nouveau Centre pensait que sa proposition de loi allait passer comme une lettre à la Poste avec la bénédiction de la grande sœur UMP. C’était sans compter sur les fortes critiques de leur ancien ami, François Bayrou mais également du Parti socialiste. En effet, le député Modem des Pyrénées-Atlantiques s’est rappelé au bon souvenir de ses anciens bras droits – dont Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin, actuel ministre de la Défense – pour leur signifier tout simplement le ridicule dans lequel s’est plongé le NC pour avoir des sous. 

Herv---Morin.jpg

Hervé Morin, ministre de la Défense et un des leaders du Nouveau Centre (www.lefigaro.fr)

 

A titre personnel, je trouve cela déplorable. Alors, certains m’accuseront encore de sectarisme et à vrai dire, je m’en fiche un peu. Toujours est-il que changer les règles du jeu après que la partie ait été jouée, voilà qui semble quelque peu troublant. Cela montre aussi à quel point les ex-UDF qui se sont ralliés à Nicolas Sarkozy durant l’entre-deux-tours de la présidentielle du printemps dernier font de leur maximum pour exister.

 

C’est pourquoi, en tant que citoyen lambda, j’en ai un peu gros sur le cœur à propos de ces ex-UDF. En effet, ils ne se rendent pas compte que le Parti Social-libéral Européen (c’est l’autre nom du Nouveau Centre) ne sert que de force d’appoint à l’UMP et qui, au passage, affiche plus ou moins son mépris à ces renégats. En effet, on peut toujours se tromper dans la vie, ou changer d’avis mais le faire d’une manière aussi rapide et dans un contexte d’élections nationales, voilà qui est assez choquant. Dès lors, les propos de François Bayrou envers ses anciens amis du Nouveau Centre ne peuvent qu’être approuvés dans la mesure où un tel parti tente de se faire plaisir pour pouvoir exister politiquement.

 

Fran--ois-Bayrou-Assembl--e-Nationale.jpg François Bayrou, député Modem des Pyrénées-Atlantiques et président de ce parti (www.liberation.fr) Autant mettre les choses aux clairs pour ceux qui seraient pris d’un doute : j’ai combattu François Bayrou et je continuerai en ce sens tant que sur certains sujets, je reste en désaccord avec les idées du Modem. Toutefois, un homme tel que l’actuel député des Pyrénées-Atlantiques mérite tout simplement le respect dans la mesure où ce dernier défend mordicus ses idées et son idéal tandis que ses anciens lieutenants préfèrent quitter le navire et succomber aux charmes de l’UMP (ou plutôt de Nicolas Sarkozy).

 

Aussi, quand on parle de rupture, cela suppose aussi qu’on cesse les magouilles politiciennes et qu’on fasse en sorte d’avoir une vie politique et parlementaire plus vertueuse. Et non, tenter de se faire des lois sur mesure afin d’arrondir les fins de mois. Quant François Fillon disait il n’y a pas si longtemps que l’Etat est en faillite, cette proposition de loi – même si elle a été pour l’heure ajournée – a de quoi faire bondir plus d’un.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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