Hatoumata
Magassa, élève de Terminale au Lycée Jean Renoir de Bondy, brillament reçue à l'IEP de Paris et recompensée par la municipalité représentée par Sylvine Thomassin (maire-adjointe) et Gilbert
Roger (maire et 1er vice-président du Conseil Général) (http://sylvinethomassin.blogspirit.com) En juillet 2003, j’avais eu l’honneur – en tant que membre du Conseil d’administration – de signer
la convention ZEP conclue entre l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po Paris) et mon lycée, le lycée Jean Renoir à Bondy.
Cette convention permet à des lycéens originaires de quartiers difficiles ou sensibles de bénéficier d’une entrée spécifique à Sciences Po Paris dans le cadre d’un atelier. Au terme d’une sélection rigoureuse, deux à quatre lycéens sont admis à l’IEP sur la trentaine à la quarantaine de lycéens participant à l’atelier tout au long de l’année. Notons qu’à ce propos, d’autres IEP adoptent une politique plus ou similaire. Ainsi, dans mon IEP (celui de Grenoble), on adopte la « Démarche positive ».
Quatre ans après, les résultats sont intéressants et il n’en demeure pas moins que les élèves de mon ancien établissement sont l’exemple à suivre pour de nombreux jeunes. Autrement dit, il est possible, quand on est originaire d’une cité – comme moi – de se hisser en haut de l’échelle sociale et d’oser.
En effet, il faut oser et se dire qu’on peut oser. Cela n’est pas très évident pour des jeunes qui considèrent tout simplement qu’un BTS ou un IUT suffit largement pour poursuivre ses études après le BAC et obtenir un emploi. Bien sûr, il ne s’agit pas de dévaloriser ces filières courtes qui ont de leur importance. Toutefois, promouvoir l’accès aux Grandes Ecoles à des populations qui n’y auraient même pas pensé, voilà ce qui vaut la peine d’être défendu !
Cela est d’autant plus important que les IEP (aussi bien celui de Paris que de Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Aix-en-Provence, Toulouse, Bordeaux et Rennes) mais aussi les Grandes Ecoles comme Polytechnique, les Mines, HEC restent encore à hors de portée pour la plupart des jeunes de banlieue. Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Et durant longtemps, la banlieue et les Grandes Ecoles se sont évitées – du moins, ne s’étaient pratiquement pas rencontrées. Aussi, c’est désormais les Grandes Ecoles qui partent à la rencontre des jeunes de banlieue.
Dès lors, ces jeunes qui sont originaires de la banlieue comme moi sont l’exemple à suivre et le meilleur contre-exemple par rapport à l’image faussée que l’on se fait des quartiers populaires. Oui, il est possible de réussir et d’accéder aux meilleures grandes écoles quand on est issu des quartiers populaires ! Oui, il est possible d’être ambitieux et de vouloir le meilleur quand on vit dans un immeuble de dix étages, qu’on appelle Karim, Mamadou ou encore Samia et qu’on a pour parents, un père gardien ou une mère femme de ménage !
La banlieue, ce n’est pas seulement des voitures qui brûlent, des bâtiments dégradés et une niche à chômeurs et de délinquants. Non ! C’est aussi une niche à talents, un vivier pour notre pays, des gens qui formés dans de Grandes Ecoles, seront une véritable plus-value pour notre République. Si cela peut contribuer à modifier le regard qu’on a sur les cités, alors ces jeunes reçus à l’IEP de Paris sont l’exemple à suivre. D’ailleurs, c’est ce que j’essaie de faire à mon échelle au sein de l’IEP de Grenoble en revendiquant mon département d’origine : le 9-3.
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Jean-Christophe Lagarde,
deputé NC de Seine-Saint-Denis. Vous connaissez la maxime qui suit : « On n’est jamais mieux servi que par
soi-même ! ». Aussi, pour rendre ce dicton applicable au niveau politique, les députés du Nouveau Centre – les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy par peur de représailles – ont voulu
se tailler une loi sur mesure afin de bénéficier de fonds publics dans le cadre du financement des partis politiques.
François Bayrou,
député Modem des Pyrénées-Atlantiques et président de ce parti (
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