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Jeudi 15 novembre 2007

Yves-Leterme.jpgYves Leterme, leader des chrétiens démocrates, vainqueurs des législatives du 10 juin dernier. (www.lemonde.fr) 150 jours. Cela fait environ plus de 150 jours que la Belgique se retrouve sans gouvernement et sans exécutif. Sans chef de gouvernement et surtout sans consensus entre Flamands et Wallons.

Afin de mieux comprendre la situation, un petit résumé des faits : créé lors du Congrès de Vienne de 1815 et indépendant en 1830, la Belgique est divisée en deux principaux groupes linguistiques et communautaires : les Flamands au nord, néérlandophones et les Wallons au sud, Francophones. D'un ordre général, Wallons et Flamands ne se sont jamais appréciés mais ont réussi jusqu'ici à cohabiter et à gouverner ensemble. D'ailleurs, et à titre personnel, je ne me rappelle que trop bien cette séparation linguistique quand j'avais traversé la Belgique pour rejoindre les Pays-Bas, il y a de cela quatre ans : autrement dit, pas de bilinguisme notamment sur les voies de communication, Bruxelles exceptée (et encore !)

in-belgique.gif



(http://bruxelles.blogs.liberation.fr)

D'ailleurs, la capitale belge est l'objet de toutes convoitises. En effet, la région de Bruxelles-Capitale est située en territoire néérelandophone mais avec une forte majorité de francophones, ce qui ne peut qu'attiser les ressentiments séparatistes et l'affrontement entre Flamands et Wallons. 

 


Filip-Dewinter.jpgFilip Dewinter, leader du Vlaams Belang. Conditionnée telle une soupape durant de nombreuses années, la question de la partition de la Belgique est ouvertement posée depuis de nombreuses années notamment par les Flamands et un parti ouvertement raciste et xénophobe : le Vlaams Belang, mené par Filip Dewinter.

Le Vlaams Belang est dénué de toute ambiguïté puisque son objectif est le suivant : la souveraineté et l'indépendance de la Flandre, ce qui suppose au passage le rattachement de Bruxelles, chose inacceptable pour la majorité francophone. Résultat des courses : des revendications de part et d'autres et une Belgique parasité depuis juin dernier.

A mon sens, la Belgique se retrouve à la croisée des chemins, cela ne fait aucun doute. Plus précisément, à la croisée de son destin. A ce titre, je reste quelque peu surpris du sentiment patriotique qui naît actuellement dans le plat pays notamment à Bruxelles. D'ailleurs, mon ami Vincent, de passage dans la capitale belge durant la Toussaint, m'avait raconté cette anecdote. Une anecdote qui fait mouche dans un pays qui traite désormais d'une question restée plus ou moins taboue durant de nombreuses années.

Alors la Belgique semble se réveiller et le patriotisme avec surtout du côté wallon ou on refuse tout bonnement l'idée d'une partition de la Belgique même si le sujet a ouvertement été évoqué par la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) lors d'une émission – sous forme de docu-fiction – qui a fait mouche et surtout polémique en automne 2006. Dès lors, la Belgique et les Belges doivent se poser la question : la partition oui, mais pourquoi faire ? Et pour quelle finalité ?

Dès lors, la Belgique est en pleine crise mais a les cartes en main. Elle a les cartes de son avenir et ce patriotisme de plus en plus net montre tout simplement que certains, dans le plat pays, souhaite tout simplement une longue vie à cette jeune nation qu'est la Belgique. 

PS : en guise de prolongement, je vous invite à lire l'article quelque peu intéressant de Vincent Guerre à propos de la crise belge vu sous un angle européen en cliquant ici. Bonne lecture !

par Gilles publié dans : International
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