J'aime bien la vie politique surtout ceux qui l'animent de premier plan à savoir nos chers responsables politques. Néanmoins, notre vie politique est loin d'être parfaite. Non, pas du tout surtout lorsqu'elle traîne son lot d'imbéciles et provocateurs qui râtent toujours une bonne occasion de se taire et ils sont nombreux : Eric Raoult - député-maire du Raincy (93), Roselyne Bachelot (bon, vous ne direz que j'exagère pas mal mais c'est plus fort que moi, désolé !), Valérie Pécresse, Nadine Morano... j'en passe et des meilleurs.
Et à gauche ? N'allez pas croire qu'elle ne traîne pas - malheureusement - son lot d'imbéciles politiques ! Dans le désordre : Olivier Besencenot, Arlette Laguiller, Jean-Pierre Chevènement. Au PS, ne vous inquiétez pas, nous avons aussi nos perles politiques et j'hésite à décerner la motion spéciale de la bêtise : entre Michel Charasse - connu pour avoir s'être exprimé à propos de la loi sur le laïcité de 2004 et sur Ségolène Royal - et cet homme :

Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussilion. Vous avez sans doute entendu parler jeudi dernier de sa dernière déclaration à propos de notre épquipe de France de football. Au cas où vous auriez - déjà - oublié, une piqure de rappel : "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks.", dixit Frêche.
Il n'y a rien à dire hormis que ces propos sont proprement scandaleux et là, Georges Frêche va loin ! Trop loin ! Qu'il s'en prenne aux harkis en les traitant de "sous-hommes" l'hiver dernier, cela m'avait rendu quelque peu mal à l'aise. Mais là, toutes les explications de Frêche ne valent rien et ne sont pas à la hauteur de ce qu'il a dit.
Pour autant, Frêche est-il raciste ? Je pense tout sincèrement que c'est un imbécile qui ne réflechit pas à ce qu'il dit. Cependant lorsqu'on pratique la politique - et notamment au niveau où il se trouve - la moindre des choses serait de faire preuve de tacte et de diplomatie. Georges Frêche déclare qu'il a été mal compris dans ses propos. Soit. Mais alors comment expliquer la suite : "C'est comme dans d'autres secteurs : ça me peine que pour bâtir on soit obligé de faire venir des Estoniens, des Lituaniens, des Polonais, des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, etc. Il y a un certain nombre de gens qui ne participent pas à l'effort national [...]. J'ai honte pour les Français de souche blanche. Avoir une équipe de neuf Noirs sur onze, ça veut dire qu'une grande majorité de Français ne pratiquent plus le football à ce niveau [...]. De toutes les façons, la meilleure preuve [de mon innocence] est que l'ensemble des élus qui se trouvaient présents n'ont estimé ni opportun ni nécessaire d'intervenir".
Après avoir lu cela, je considère que mon parti ne peut faire l'impasse sur l'actuel président de la région Languedoc-Roussillon. Combien de temps allons-nous encore tolérer de tels propos ? Au risque de voir la gauche languedocienne et montpelliérienne divisée ? A l'heure où j'écris cet article, j'ai appris que l'ancien ministre des Transports, le communiste Jean-Claude Gayssot, a démissionné de la 1ère vice-présidence de la région en signe de protestation. Démission que Frêche a, pour l'heure... refusé.
Combien de temps allons-nous encore tolérer de tels comportements au PS ? Ce n'est pas la première fois que Frêche fait des imprudences verbales et il fait preuve d'irresponsabilité. Si nous y prenons pas garde, Georges Frêche pourrait devenir bien encombrant à force de s'exprimer sans retenue.
Aussi jusqu'où faut-il aller ? Une chose me paraît évidente : le président de la région Languedoc-Roussillon doit s'expliquer et être à l'écart de notre mouvement le plus tôt possible car de tels propos - et j'insiste au risque de me répéter - n'ont pas droit de cité au PS. Aussi, le bureau national doit avoir le courage de saisir la Commission nationale des conflits afin de statuer sur le cas Frêche.
Pour autant, notre devoir militant sera-t-il plus fort que le réalisme politique ? En effet, il ne faut pas oublier que Georges Frêche a un poids non négligeable dans le parti et notamment dans la Fédération de l'Hérault qui compte près de 6000 adhérants. De fait, ce grand parti républicain qu'est le PS doit se montrer ferme et ne pas accepter de tels propos. Nous avons récemment mené un grand exercice de démocratie à travers nos débats internes. Il serait dommage que ce bel exemple soit entaché par des gens qui sont bien inconscients de ce qu'il dise et qui ne font, en aucun cas, du bien au parti.
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