Vendredi 30 novembre 2007

Royal---Bayrou-3-copie-1.jpg Ségolène Royal et François Bayrou, lors du débat BFM TV - RMC lors de l'entre-deux-tours de la présidentielle.  Dans son livre à paraître dans les prochains jours (Ma plus belle histoire, C'EST VOUS), Ségolène Royal aurait proposé à l'actuel leader de l'UDF-Mouvement démocrate, le poste de Premier ministre, et ce durant l'entre-deux-tours de la dernière présidentielle.

Voici une proposition qui a le mérite de sortir de l'ordinaire. Certains crieront « Au génie » ou « Au courage politique » d'autres diront que la proposition est tout simplement indécente.

Néanmoins, une telle révélation est quelque peu intéressante puisque si François Bayrou aurait accepté, on aurait sans doute assisté à un séisme politique comme il n'en existe peu dans notre vie politique. Selon notre ex-candidate à la présidentielle, une acception de François Bayrou pour Matignon lui aurait permis de changer la donne et lui permettre de l'emporter face à Nicolas Sarkozy.

Aussi, on ne sait pas à quoi aurait ressemblé un tandem Royal-Bayrou et évoquer un tel tandem, c'est plutôt faire de la politique-fiction. Néanmoins, une telle annonce aurait sans doute redéfini les alliances au sein de la gauche française. On se serait dirigé vers une sorte de grande coalition à l'italienne allant des bayrouistes aux communistes réformateurs.

A ce titre, Christophe Barbier, le rédacteur en chef de L'Express, avait dit que dans la consécration d'une telle hypothèse, c'était une cohabitation qu'on aurait élu. C'est sans doute vrai. Mais disons alors que Ségolène Royal aurait réalisé ce que François Mitterrand avait partiellement réussi et mené entre 1988 et 1992 : l'ouverture envers le centre.

Royal-Bayrou-1-copie-2.jpg

Une telle proposition aurait fait bondir la plupart de nos camarades, il y a encore dix ans et ce, au nom de l'Union de la Gauche, héritage du Congrès d'Epinay de 1971. En effet, la proposition de Ségolène Royal aurait été jugée indécente. Seulement, il me semble que l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes veuille élargir les lignes de notre parti, un parti qui garde pour référence cette fameuse ligne d'Epinay.

Dès lors, quelque soient les réactions que nous pourrions avoir vis-à-vis de cette révélation, cela nous pousse à nous poser la question suivante : quelles alliances pour notre parti face à une extrême gauche qui a le vent en poupes et un PCF qui peine à exister ?

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 29 novembre 2007

Sarkozy---Elys--e-TF1-France-2.jpg Nicolas Sarkozy, ce soir sur TF1 et France 2 (www.liberation.fr) Après une journée mouvementée, je passe la soirée chez moi, grèves de transport obligent. Aussi, je regarde les informations sur France 2. Ce soir, notre cher président intervient sur l'actualité immédiate et notamment sur le pouvoir d'achat.

50 minutes d'entretien réalisé par Arlette Chabot – directrice de l'information sur France 2 – et notre PPDA national. 50 minutes d'entretien où notre cher président nous dit : « Tout va bien, je gère les choses, merci pour moi ! » 50 minutes durant lesquelles le président était tout sauf convaincant.

Un peu plus de six après, le président de la République est passé de l'euphorie à la réalité. Une dure réalité face à la question du pouvoir d'achat notamment et de la question des banlieues suite au drame de Villiers le Bel. Afin d'être clair dans mes propos, je vais évoquer deux ou trois thèmes qui m'ont attiré l'attention durant cet entretien :

VOYOUCRATE ? VOUS AVEZ DIT VOYOUCRATE ?

Nicolas-Sarkozy---Le-Guilvinec.jpg Au Guilvinec (29), début novembre en compagnie du ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier en second plan sur la gauche (www.liberation.fr) Lorsque la question des banlieues est évoquée – suite à la mort des deux adolescents de Villiers le Bel – Nicolas Sarkozy a plutôt parlé comme le ministre de l'Intérieur qu'il était il n'y a pas si longtemps que comme le chef de l'Etat. En effet, notre président n'avait qu'à la bouche le mot « fermeté » oubliant au passage de considérer cette problématique que constitue la banlieue.

A ce propos, je reste scandalisé lorsque Nicolas Sarkozy balaie d'un revers de main les raisons de la révolte de Villiers le Bel. A ce titre, il préfère la « voyoucratie » à la crise sociale. Aussi, si je comprends bien, il n'y a pas de crise sociale dans les quartiers, il n'y a qu'une voyoucratie dans celles-ci. Les maires et élus de terrain – toutes tendances politiques confondues – apprécieront !

Deux ans après les terribles révoltes urbaines qui ont embrassé la France, Nicolas Sarkozy n'a toujours pas mesuré la gravité de la situation dans les banlieues et continue à semer le désordre et à jeter de l'huile sur le feu par son ignorance et son manichéisme exagéré. En guise de rappel, je tiens à vous dire que le mot « voyoucrate » fut utilisé par un certain... Jean-Marie Le Pen, il y a de cela une dizaine d'années. Sans commentaires !

Aussi, Nicolas Sarkozy, loin de vouloir chercher apaisement, jete un peu plus d'huile sur le feu avec ses propos que nos deux chers journalistes n'ont pas jugé utile de lui rappeler, bien évidemment. Dès lors, je me demande bien ce à quoi ressemblera le fameux plan Amara que tout le monde attend ! Quand on entend, dans les couloirs du Palais Bourbon, certains députés UMP qui critiquent plus ou moins directement la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, je me dis qu'il y a de l'espoir ! (J'ironise)

POUVOIR D'ACHAT, IMPUISSANCE DES ACTES

Tout le monde attendait Nicolas Sarkozy sur la question du pouvoir d'achat, étant donné qu'il risquait gros dans l'affaire. J'ai attendu et entendu. J'ai été déçu !

En effet, rien n'est jamais ressorti de la bouche de Sarkozy hormis la proposition de « monétiser » les RTT pour ceux qui le souhaitent. C'est dommage car un peu plus tôt dans la journée, nos députés socialistes faisaient dix grandes propositions sur le pouvoir d'achat, ce que leurs collègues de la majorité ont tout simplement refusé de débattre. Dès lors, je reste un peu sur ma fin et je m'interroge.

50 minutes d'entretien pour un président qui se réveille enfin. Fini le rêve, place à la réalité d'une France qui réclame des choses concrètes et non l'envie de rêver à des promesses de plus en plus difficiles à tenir. Et même si Nicolas Sarkozy en a profité pour égratigner son prédécesseur mis en examen dans l'affaire des chargés de mission de la Mairie de Paris, il n'en demeure pas moins que le président reste en première ligne et qu'il doit désormais assumer et non faire de la communication et encore de la communication.

D'ailleurs, si 51% des Français exprime leur défiance vis-à-vis de la politique de Sarkozy (bon, en même temps ce sont les sondages !), c'est qu'on est bien passé de la rêve à la réalité. Et la réalité : qu'est-ce qu'elle est dure !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 29 novembre 2007
Cette journée sera sans doute mémorable dans ma vie d'étudiant et sans doute dans ma vie tout court (Si, si ! Sans rire !)

Ce matin, donc 7h30. Après deux semaines de blocage et de repos contraint à la maison, l'IEP décide la reprise des cours. Dès lors, je me prépare pour aller en cours. Néanmoins, cela commence mal car la SEMITAG (les Transports en Commun de Grenoble) est en grève. Résultat des courses : une heure pour arriver au Domaine Universitaire de Saint-Martin d'Hères au lieu de la demie heure habituelle. Mais ce n'était rien par rapport à ce qui va suivre.

29112007.jpg Forces de l'ordre dans le sas d'entrée de l'IEP (Photo prise de mon téléphone portable) Quelle surprise d'être accueilli à l'IEP par des... forces de l'ordre ! Dès lors, je me dis que le conflit est monté d'un cran entre les bloqueurs et les gens favorables à la reprise. Il faut dire que c'était tout simplement prévisible. D'un côté, la direction de Sciences Po Grenoble qui décide la reprise des cours et de l'autre les bloqueurs qui décident du maintien du blocage, l'Assemblée générale d'hier leur donnant raison. 

A titre personnel, je ne peux être surpris de la situation et des tensions qui ont eu lieu aujourd'hui dans mon établissement au point même qu'on est arrivé dans la confusion la plus totale entre des profs qui souhaitaient assurer les cours et d'autres profs qui, pour reprendre les propos de ma prof d'Espagnol, refusaient de « faire cours dans un Etat policier » (je précise que les forces de l'ordre ont occupé durant près d'une heure le hall de l'IEP). En effet, la situation était prévisible et les positions de chacun se sont tout simplement radicalisés. Par conséquent, la castagne ne pouvait être évitée, ce qui a été malheureusement le cas entre le directeur de Sciences Po Grenoble et des bloqueurs.

 

Je le rappelle encore une fois : je suis contre la loi Pécresse dite également loi LRU tant que celle-ci demeure floue, ambiguë et négociée à la sauvette. Dès lors, je condamne la méthode de Valérie Pécresse qui a consisté à mettre les syndicats étudiants devant le fait accompli, l'UNEF en tête. Qui plus est, les tensions qui existent entre pro et anti bloqueurs montrent bien qu'une discussion et une préparation sérieuse aurait été un préalable avant toute loi sur l'autonomie des universités.

29112007-001-.jpg Assemblée générale des étudiants de Sciences Po Grenoble dans l'amphi B (Photo prise de mon téléphone portable) D'ailleurs, la tension était palpable lors de l'AG improvisée qu'on a organisé dans un des amphi de l'IEP suite notamment au coup de sang qu'a eu notre directeur de Sciences Po lors d'une altercation avec un étudiant bloqueur*. Il faut dire d'ailleurs que cela partait dans tous les sens !

 

Aussi, je m'interroge. Comme je vous l'ai dit, je suis contre la loi Pécresse. Malgré tout, poursuivre un blocage qui montre de plus en plus ses limites me paraît bien improductif et risque surtout de se retourner contre les auteurs. Qui plus est, un pourrissement de la mobilisation étudiante serait le plus beau cadeau qu'on puisse faire au gouvernement, Nicolas Sarkozy en tête.

 

29112007-002-.jpg Etudiant de Sciences Po prenant la parole durant l'AG (Photo prise de mon téléphone portable) Dès lors, il ne s'agit pas de bloquer pour le plaisir de bloquer – et je pense d'ailleurs que certains de mes camarades à l'IEP bloquent par conviction et pour se faire entendre. Il faut également que ces deux semaines de blocages servent à quelque chose. Dans le cas contraire, les frustrations entre pro et anti bloqueurs ne feront que s'exacerber.

 

Un pourrissement de la mobilisation n'est profitable à personne et la situation qu'a connu mon IEP aujourd'hui est intolérable et très regrettable.

 

PS : à propos de la note (*) :

N'étant pas présent lorsque le directeur de notre IEP en est venu aux mains avec un étudiant bloqueur, je ne ferai pas de commentaires sur cette altercation. Toutefois, au lieu de réclamer des têtes, il faudrait tout d'abord que les esprits se calment et que surtout, notre cher directeur explique sa version des faits, histoire surtout que l'altercation de ce matin ne se transforme pas en règlement de comptes !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 28 novembre 2007
Ce soir à la maison. Je zappais lorsque je suis tombé sur un débat assez intéressant sur Canal +. Il opposait Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Patrice Ribéro, policier et syndiqué à « Synergie Officiers » et Yassine Bellatar, animateur à la radio « Génération 88.2 FM »

Villiers-le-Bel-1.jpg Villiers le Bel (95), hier soir (www.lemonde.fr) Il était question, vous l'aurez compris, des événements qui ont eu lieu à Villiers-le-Bel (95) suite à la mort de deux adolescents renversé par une voiture de police, il y a trois jours.

La tension et la colère sont palpables dans les quartiers et rien ne justifie un tel déchaînement de violence notamment envers les forces de l'ordre. Rien ne justifie qu'on prenne les armes pour s'attaquer à des gardiens de la paix et rien ne justifie qu'on s'en prenne à des bâtiments officiels et collectifs tels que des écoles par exemple. 







Sans-titre-2-copie-1.JPG Aussi, le calme et l'apaisement doivent prendre le pas sur la colère et l'envie d'en découdre. A ce titre, il faut saluer l'appel au calme lancé par les maires de six communes socialistes de la région parisienne dont Gilbert Roger, maire de Bondy, ma ville d'origine. 

C'est d'ailleurs ce même Gilbert qui avait dénoncé le danger de ces mini-motos et qui a, à maintes reprises, alerté les pouvoirs publics afin qu'on en interdise l'utilisation. Sans succès ! Et pire que tout : il a fallu que deux jeunes décèdent pour qu'on s'interroge enfin !

Dès lors, le déchaînement de violence était prévisible. Prévisible d'une part parce que les élus locaux – toutes tendances politiques confondues – ne cessent de tirer l'alarme depuis des années et notamment depuis les révoltes urbaines de l'automne 2005 (je préfère utiliser le terme de révolte que d'émeutes par une émeute a un but bien précis et organisé).

Aussi, j'en profite pour revenir à la question des banlieues notamment depuis 2005.

Deux ans sont passés pour quelles avancées et surtout quels résultats ? Il y a deux ans, on nous sortait le même discours de fermeté tout en nous promettant des changements, des fonds, de nouvelles mesures. Pour Clichy-sous-Bois (93), on promettait un commissariat de police au lendemain des violences urbaines. Deux ans après, on attend toujours la première pierre. Et que dire du maire de Sevran (93) à qui on a promis davantage de force de l'ordre ! Au contraire, de 140 policiers, la ville de Sevran n'en possède plus que 100 désormais !

Dès lors, les évènements de dimanche derniers étaient prévisibles dans la mesure où les banlieues restent traitées avec indifférence au mieux, avec aversion au pire. On attend que la première étincelle éclate pour que les médias français reviennent, histoire de mieux remplir le 20 heures. C'est dommage car c'est le contraire qui doit être fait : s'intéresser davantage aux quartiers quand il n'y a rien de particulier et que des initiatives sont menées.

Nicolas-Sarkozy---Dalle-d-Argenteuil.jpg Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur, sur la dalle d'Argenteuil (95) en octobre 2005. (www.nouvelobs.com) Depuis 2002 et le retour de la droite au pouvoir, cette dernière n'a rien fait pour la vie s'améliore dans les quartiers. Bien au contraire puisque les différents gouvernements de droite qui se sont succédés ont peu à peu démantelé les politiques menées par le gouvernement Jospin avec la fin des « emplois-jeunes », l'arrêt progressif des subventions aux associations et la suppression de la police de proximité. Je ne dis pas que la gauche était exemplaire mais il faut bien reconnaître qu'on ne peut pas en dire autant de la droite.

Cela fait trop longtemps que la question des banlieues reste un sujet bâclée dans notre pays. Oui, il est intolérable qu'on s'en prenne à des forces de l'ordre et de lourdes sanctions doivent être prises. Mais dans le même temps, il est intolérable qu'on accepte l'état plus que lamentable des cités. Tout comme insupportable l'attitude d'un président de la République qui au lieu d'apaiser et d'appeler au calme ne jure que par la fermeté et utilisant les mots qui fâchent. 

A propos du drame de Villiers-le-Bel, laissons la justice mener son enquête et ce, en toute sérénité. Pour autant, nous ne pourrons impunément faire comme si il n'y a rien de particulier dans les banlieues. Dès lors, j'en attends beaucoup du plan Amara pour les banlieues. Mais cela passe tout d'abord, par la volonté d'un certain Nicolas S. Autrement dit, recevoir les familles des deux jeunes tués à bord de leur mini-moto, se déplacer en banlieue, ne serait-ce que pour apaiser les tensions, c'est mieux ! 

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Marche silencieuse à Villiers-le-Bel en hommage à Larami et Moushin (www.lemonde.fr)

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 27 novembre 2007

file-292662-49875.jpg Notre cher président de la République adore emmener toute sa clique gouvernementale et familiale, surtout lors d'un voyage officiel.

Bon. Qu'il emmène la moitié de son gouvernement, cela est quelque peu logique tant qu'il s'agit de négocier et de décrocher d'importants contrats. Mais qu'il emmène sa maman et son fils – qui, je suppose, n'ont pas dû débourser un seul euro – c'est un peu limite. Je dirai même grossier lorsqu'en rencontre officielle avec le Président de la République chinoise, on se permet de présenter sa mère et son fils ! 

Mais ce n'est pas de cela dont je souhaite parler. En effet, si on a beaucoup parlé des contrats décrochés par notre chère diplomatie en Chine – dont la construction de deux réacteurs nucléaires par Aréva – en revanche, la question des droits de l'Homme est passée, comme d'habitude à la trappe ! A ce titre, nos chers journalistes sont restés discrets.
 

   







Rama-Yade-copie-1.jpg Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, chargée des Droits de l'Homme (www.liberation.fr) Ils le sont restés tout autant à propos de l'absence notable de la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, chargée des Droits de l'Homme, Rama Yade. En effet, celle-ci a été priée de rester bien sagement en France afin de ne pas froisser les officiels chinois.

Dès lors, je me demande : à quoi sert Rama Yade ? Une telle absence ce week-end montre en tout cas que Nicolas Sarkozy mène une politique des droits de l'Homme à dimension variable et apparemment, la présence de la secrétaire d'Etat était plus gênante dans l'Empire du milieu qu'en Tchad par exemple. A titre personnel, je considère que notre diplomatie a raté une occasion d'afficher son point de vue à la Chine et la présence de Rama Yade aurait été une symbole.

Mais non ! Nicolas Sarkozy a préféré la realpolitik à la rupture et jouer les gros bras. C'est quelque peu bizarre car il tenait un discours tout à fait différent lors de son premier discours de candidat, le 14 janvier dernier à Paris. Qui plus est, il en était de même à propos de la Russie de Vladimir Poutine : résultat des courses, on fait plus qu'ami-ami avec le président russe connu, tout le monde le sait, pour défense des droits de l'Homme ! (J'ironise)

Sans-titre-1.JPGL'absence de Rama Yade du cortège officiel qui a accompagné le président de la République est quelque peu révélatrice de la vision du monde de Nicolas Sarkozy. Comme je le dirais : « Human rights are Human rights but Business is – and especially – Business» Autrement dit : « Les droits de l'Homme sont les droits de l'Homme mais les affaires sont les affaires ! ». Aussi, si le chef de l'Etat veut se montrer en rupture avec la politique de ses prédécesseurs, c'est raté !

Ainsi, la mise à l'écart de Rama Yade me fait un peu honte pour la France et notre diplomatie car cela montre tout simplement que Nicolas Sarkozy a une vision bien particulière des Droits de l'Homme. Dès lors, plus un pays est « bankable » (rentable) et stratégique, moins on est regardant sur la nature de son régime Vous ne me croyez pas ? Allez chez nos chers amis chinois ! A ce titre, il serait bon de rappeler que la Chine reste le premier pays au monde où on pratique de façon massive la peine de mort. Mais bon ! Cette information ne pèse pas bien lourd face à une vingtaine d'Airbus ! Realpolitik oblige !

par Gilles publié dans : International
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