Ségolène Royal et François Bayrou, lors du débat BFM TV - RMC lors de l'entre-deux-tours de la
présidentielle. Dans son livre à paraître dans les prochains jours (Ma plus belle histoire, C'EST VOUS),
Ségolène Royal aurait proposé à l'actuel leader de l'UDF-Mouvement démocrate, le poste de Premier ministre, et ce durant l'entre-deux-tours de la dernière présidentielle.
Voici une proposition qui a le mérite de sortir de l'ordinaire. Certains crieront « Au génie » ou « Au courage politique » d'autres diront que la proposition est tout simplement indécente.
Néanmoins, une telle révélation est quelque peu intéressante puisque si François Bayrou aurait accepté, on aurait sans doute assisté à un séisme politique comme il n'en existe peu dans notre vie politique. Selon notre ex-candidate à la présidentielle, une acception de François Bayrou pour Matignon lui aurait permis de changer la donne et lui permettre de l'emporter face à Nicolas Sarkozy.
Aussi, on ne sait pas à quoi aurait ressemblé un tandem Royal-Bayrou et évoquer un tel tandem, c'est plutôt faire de la politique-fiction. Néanmoins, une telle annonce aurait sans doute redéfini les alliances au sein de la gauche française. On se serait dirigé vers une sorte de grande coalition à l'italienne allant des bayrouistes aux communistes réformateurs.
A ce titre, Christophe Barbier, le rédacteur en chef de L'Express, avait dit que dans la consécration d'une telle hypothèse, c'était une cohabitation qu'on aurait élu. C'est sans doute vrai. Mais disons alors que Ségolène Royal aurait réalisé ce que François Mitterrand avait partiellement réussi et mené entre 1988 et 1992 : l'ouverture envers le centre.

Une telle proposition aurait fait bondir la plupart de nos camarades, il y a encore dix ans et ce, au nom de l'Union de la Gauche, héritage du Congrès d'Epinay de 1971. En effet, la proposition
de Ségolène Royal aurait été jugée indécente. Seulement, il me semble que l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes veuille élargir les lignes de notre parti, un parti qui garde pour
référence cette fameuse ligne d'Epinay.
Dès lors, quelque soient les réactions que nous pourrions avoir vis-à-vis de cette révélation, cela nous pousse à nous poser la question suivante : quelles alliances pour notre parti face à une extrême gauche qui a le vent en poupes et un PCF qui peine à exister ?
Nicolas Sarkozy, ce soir sur TF1 et France 2 (
Au Guilvinec (29), début novembre en compagnie du ministre de l'Agriculture et de la Pêche,
Michel Barnier en second plan sur la gauche (
Forces de l'ordre dans le sas d'entrée de l'IEP (Photo prise de mon téléphone portable) Quelle surprise d'être
accueilli à l'IEP par des... forces de l'ordre ! Dès lors, je me dis que le conflit est monté d'un cran entre les bloqueurs et les gens favorables à la reprise. Il faut dire que c'était tout
simplement prévisible. D'un côté, la direction de Sciences Po Grenoble qui décide la reprise des cours et de l'autre les bloqueurs qui décident du maintien du blocage, l'Assemblée générale d'hier
leur donnant raison.
Assemblée générale des étudiants de Sciences Po Grenoble dans l'amphi B (Photo prise de mon téléphone
portable) D'ailleurs, la tension était palpable lors de l'AG improvisée qu'on a organisé dans un des amphi de l'IEP suite notamment au coup de sang qu'a eu notre directeur de
Sciences Po lors d'une altercation avec un étudiant bloqueur*. Il faut dire d'ailleurs que cela partait dans tous les sens !
Etudiant de Sciences Po prenant la parole durant l'AG (Photo prise de mon téléphone portable) Dès lors,
il ne s'agit pas de bloquer pour le plaisir de bloquer – et je pense d'ailleurs que certains de mes camarades à l'IEP bloquent par conviction et pour se faire entendre. Il faut également que ces
deux semaines de blocages servent à quelque chose. Dans le cas contraire, les frustrations entre pro et anti bloqueurs ne feront que s'exacerber.
Villiers le Bel (95), hier soir (
Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur, sur la dalle
d'Argenteuil (95) en octobre 2005. (
Notre cher président de la République adore emmener toute sa clique gouvernementale et familiale, surtout lors d'un voyage
officiel.

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