Je me suis posé la question sur la façon de terminer l’année 2007.
Souvenez-vous, pour ceux qui suivent régulièrement mon blog : fin 2006, j’avais crée un abécédaire particulier que j’ai baptisé AB…spective, sorte de mélange particulier entre un abécédaire et une rétrospective.
Pour cette année, je voulais faire quelque chose de différent et ne retenir d’un seul moment. Un fait marquant, une personnalité marquante. Disons-le tout de suite, mon choix est partial et je l’assume complètement. Aussi, autant le justifier.
Si je devais résumer 2007, je la résumerais par cette image :

Vous l’aurez compris, il s’agit de Ségolène Royal, la candidate socialiste à la dernière présidentielle. Durant l’année qui se termine, elle a fait l’évènement en menant une campagne impressionnante, en se posant clairement à la tête d’une France plus juste face à un Sarkozysme dont on ne subit que les effets négatifs, notamment dans la vie de tous les jours.
A ce titre, l’ancienne député des Deux-Sèvres (1988 – 2007) a été caricaturée, moquée et bien souvent sous-estimée au sein même de mon parti, par certains. Il n’en demeure pas moins que plus de six mois après les dernières élections, l’actuelle présidente de Poitou-Charentes incarne encore un espoir dans la population. Pour beaucoup, elle incarne une rupture, un renouveau pour la gauche, une gauche dont la plupart de nos sympathisants se montre de plus en plus critique et qui souhaiterait tout simplement qu’elle bouge, qu’elle retrouve ses couleurs, sa colère et son envie de se battre face à une société de la communication et de bling-bling incarnée par la droite de Sarkozy saupoudrée aux idées du Front national. Tout en s’inscrivant pleinement dans le XXI° siècle.
Ségolène Royal a marqué l’année 2007 parce qu’elle a osé bousculer certains idées du socialisme sans
pour autant assassiner ce dernier. D’une certaine manière, elle a inauguré le travail de refondation désormais indispensable si la gauche souhaite devenir une alternative claire à Nicolas
Sarkozy.
Comme j’aime à le redire, Ségolène Royal est loin d’être parfaite pour la simple raison que le parfait
n’existe pas tout simplement. Il est vrai que ses propositions, ses idées, sa campagne ont pu paraître déroutante, brouillons, etc. Cela est vrai. Toutefois, il faut reconnaître qu’elle a
cette force et cette envie de reprendre sa route pour avancer.
Disons-le tout net : Ségolène Royal vise 2012, ce qui est légitime en soi quand on s’est présenté à la
présidentielle et si Nicolas Sarkozy aurait été battu, il aurait fait de même ! Dès lors, en quoi serait-elle plus illégitime que d’autres qui l’ont précédé ? Toujours est-il que
Ségolène Royal fera 2008 à la condition d’apporter quelque chose de neuf à notre formation, qui reste une grande formation, une formation qui a son mot à dire, sa manière de voir la société n’en
déplaise à ceux qui l’ont quitté plus des appétits ministériels que par évolution idéologique.
Ségolène Royal est contestée, cela est vrai et souvent justifié. Toutefois, on ne peut contester le fort soutien populaire et sympathisant qui existe. Il est bien réel car Ségolène Royal représente un symbole : celle d’une gauche qui veut rester la gauche mais qui doit s’ouvrir au monde et aux autres, sans pour autant se renier. Ainsi, les 26% de suffrages qu’elle a réalisé au premier tour de la présidentielle, le 22 avril dernier et les 47% deux semaines plus tard, montrent bien qu’il s’est passé quelque chose. Loin d’être un vote par défaut, il me semble bien qu’il y avait quelque part un vote d’adhésion.
Meeting du 1er mai, au Stade Charléty (Photo prise de mon téléphone
portable) Aussi, je me rappelle de ces instants passés au stade Charléty. Des centaines de milliers de personnes qui exprimaient tous un désir d’avenir, ce fameux 1er
mai et même si elle a été déroutante, elle a su redonner espoir et partiellement rapprocher le PS de notre électorat.
Certains diront que j’ai une vision bien idyllique des choses ! Sans doute que c’est vrai. Ne m’en voulez pas (surtout à mes détracteurs), mais j’avais besoin de terminer 2007 sur une note d’espoir. En effet, pour vous parler franchement, j’ai eu aussi ma période de doute. Non pas sur mon engagement politique. Je suis socialiste, je le resterai encore longtemps et je compte bien m’appliquer davantage au sein de ma famille politique. Non, j’avais douté sur le bien fondé même de la croyance politique surtout quand on assiste aux manœuvres politiciennes de bas étage et de l’ouverture à tout va, visant à étouffer l’adversaire qu’à l’associer réellement. Oui, j’avais eu des doutes sur la noblesse même de notre vie politique quand je suis contraint de côtoyer une droite revancharde, intolérante et qui impose des valeurs qui ne sont décidément par les mêmes.
Mais ces interrogations se sont quelques peu dissipées et je retrouve même un certain optimiste pour l’avenir de mon parti.
Aussi, Ségolène Royal est tout simplement devenue incontournable et quoi qu’il arrive, elle fera l’année 2008 dans la mesure où sa personnalité et sa force de caractère sont devenues nécessaires pour le Parti socialiste. Et si Ségolène Royal a réalisé près de 60 % des voix aussi bien à Bondy qu’à Grenoble au soir du 6 mai, ce n’est sans doute pas défaut ou par un vote « Tout sauf Sarko ». Non, c’est bien autre chose !
Ainsi, je termine ce dernier article de l’année 2007 en partant sur une note d’optimiste. 2008 sera sans doute l’année de tous les dangers pour Ségolène Royal mais aussi l’année où elle aura tout à gagner. Dès lors, commencera sans doute un temps d’apprentissage et de reconquête afin que 2012 – si elle y parvient – ne soit pas un remake de 2007.
L’année qui arrive en décidera.
L'équipage de l'Arche de
Zoé, emmené au moment de leur procès (
Emilie Lellouch, membre de l'Arche de Zoé, durant son procès. Néanmoins même si l’issue de ce procès bidon était
prévisible, il n’en demeure pas moins qu’on ne peut se permettre de commenter une décision de justice prise par un tribunal d’un pays souverain. Qui plus est, nous devons faire preuve d’humilité
et non d’arrogance dans une telle situation et c’est ce qui a manqué à mon sens, à l’équipage de l’Arche de Zoé. A ce titre, je n’oublierai jamais les propos d’Emilie Lellouch disant :
« On n’a prouvé notre innocence ! » Certes ! Mais c’était tout de même arrogant !
Benazir Bhutto. "Il y a dans l'histoire
des moments décisifs qui marquent une nouvelle orientation. La guerre de Sécession a représenté un de ces moments pour les Etats-Unis. L'Allemagne et l'Union européenne en ont connu un autre avec
la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, c'est le Pakistan qui est confronté à son moment de vérité. Les décisions qui sont prises aujourd'hui détermineront s'il est possible ou non d'endiguer
l'extrémisme et le terrorisme au Pakistan et d'éviter au pays de s'effondrer. Et ce n'est pas la stabilité du seul Pakistan qui est en jeu, mais celle de l'ensemble du monde civilisé.
Benazir Bhutto et l'actuel président
pakistanais, Pervez Musharraf. Concernant la dictature, il ne peut y avoir aucun compromis. Le Parlement doit être l'instance suprême. J'ai dit au général Musharraf que le Parti du
peuple pakistanais soutient la Constitution du Pakistan, laquelle interdit que la présidence échoie à un militaire et exige que le président soit un civil désigné par le Parlement et les
assemblées provinciales du pays.
L'épisode de la mosquée Rouge a montré qu'aucun
accord n'était possible avec les fanatiques religieux qui entendent diriger notre pays comme ils gèrent les madrasas politiques. Cela est inacceptable. Les militants extrémistes doivent
comprendre que la Constitution et les lois pakistanaises n'autorisent pas des milices privées à appliquer leurs propres lois en violation de la Constitution du pays. Tous les modérés doivent
s'unir pour contrer l'extrémisme. Une telle union doit découler de l'expression de la libre volonté du peuple dont les ancêtres créèrent l'Etat indépendant du Pakistan en 1947 au terme d'une
lutte politique menée au nom de la démocratie. Je pense que nous sommes capables de diriger un tel gouvernement et un tel mouvement national.
L'ancienne Premier ministre pakistanaise et leader du Parti du peuple pakistanais, Benazir Bhutto tuée dans un
attentat-suicide aujourd'hui. (

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