Une de Libération du 28 juin 2008. Ce
samedi avant de repartir pour Grenoble et soutenir mon mémoire. En naviguant sur le site Internet de Libération, le quotidien de Laurent Joffrin se demandait où était passé le PS. Pour le célèbre
quotidien de gauche (?), « les socialistes, accaparés par leur congrès » laissent le champ libre à Sarkozy et à Besancenot, nouvelle égérie de la gauche ! (Je suis mort de rire au
passage !)
Où est donc passé le PS ? Cette question, je me l’étais posé il y a quelques mois après la victoire de Nicolas Sarkozy, à une époque où les mouvements sociaux se multipliaient. A ce titre, je me souviens encore du cri de colère de Josiane Balasko, actrice et femme de gauche engagée, qui avait interpellée les dirigeants de la rue de Solférino.
Où est donc passé le PS ? Cela peut surprendre, mais il est là et fait temps bien que mal son boulot d’opposition dans un contexte dominé par un Nicolas Sarkozy arrogant et tellement sûr de lui. Oui, cela peut surprendre car de l’extérieur, on nous sert encore et toujours l’image d’un parti qui est mangé par ses luttes internes et qui se fiche pas mal du sort des Français. Dès lors, on préfère plus vendre cet aspect des choses que de montrer qu’il existe également au PS des gens qui y croient encore et qui bossent tout simplement. Mais bon, c’est comme pour la SNCF : on ne parle que des trains qui arrivent en retard, jamais de ceux qui arrivent à l’heure !
On peut reprocher nombre de choses au PS, notamment qu’il soit plus ou moins inaudible. Toutefois, dire que le premier parti d’opposition ne fait rien, c’est se moquer un peu du monde ! C’est d’ailleurs ce que cherche à faire croire la majorité qui veut se montrer unie dans les réformes engagées ! Cela me fait bien rire car pendant ce temps, on n’insiste que trop peu sur la situation du Nouveau Centre et la Gauche moderne plus ou moins méprisés par l’UMP, cette dernière connaissant également sa guerre de succession. Mais qu’on se rassure, Bouygues, Arnault et Bolloré feront de leur possible pour nous éviter ce spectacle affligeant !
Cela peut surprendre mais, le PS est bien là ! Dès lors, cela m’amuse parce que ceux qui critiquent qui critiquent la prétendue inaction des socialistes sont les mêmes qui ne traitent pas suffisamment et sérieusement du futur Congrès de Reims. Là, où on parle exagérément des querelles de chefs, on pourrait s’intéresser aux 160 000 militants qui ne se tapent dessus, bien au contraire ! A titre personnel, je me ne reconnais pas vraiment dans l’ambiance délétère qu’on cherche à dépeindre et pour preuve, c’est une toute autre ambiance que je retrouve lorsque je suis dans des réunions socialistes.
Aussi, je trouve que mes concitoyens sont un peu schizophrènes vis-à-vis du PS et des socialistes : lorsqu’il ne fait rien, on dit qu’il est en état de mort cérébrale, lorsqu’il fait quelque chose, on dit qu’il n’est pas suffisamment crédible ! Cela est quelque peu agaçant, limite malhonnête surtout venant d’un journal comme Libération qui préfère inviter une snobinarde et ignorante (ce n’est pas moi qui le dit mais elle !) comme Carla Bruni-Sarkozy et dépeindre le PS sous son mauvais jour au lieu de s’intéresser sur le fond des débats relatifs au futur congrès de Reims. Parce que soit qu’on en dise, un débat a bel et bien lieu et des propositions sont même avancées, notamment par Ségolène Royal.

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