Nicolas Sarkozy, au Parlement européen à Strasbourg en novembre dernier. Et
dire qu’il nous avait promis le veau d’or au printemps dernier ! « Je serai le président du pouvoir
d’achat ! » disait-il.
Huit mois, les concitoyens que nous sommes, déchantent de plus en plus et les 53% qui ont voté pour le chef de l’Etat ont l’impression d’avoir été floués sur la qualité de la marchandise. Résultats des courses : Nicolas Sarkozy préfère se montrer discret. Tellement discret qu’il préfère finalement « ne pas se mêler de la bataille des municipales » selon ses dires.
Il faut que l’ancien ministre souhaitait faire de ses municipales, un test pour son pouvoir. Une sorte de confirmation. Une confirmation par rapport à ses mesures et ses actions. Dès lors, l’UMP s’était dit : « banco, on va les politiser les municipales et en boucher un coin à l’opposition ! » Mais les sondages et le ras-le-bol des Français aidant, le président de la République a préféré faire machine arrière !
En huit mois, le président de la République aura davantage réussi à se rapprocher de la stature d’un David Copperfield que de celle du général de Gaulle ou bien encore de François Mitterrand. C’est un sacré illusionniste, le cher Nicolas ! On lui parle pouvoir d’achat ou bien encore emploi, il nous montre sa dernière Rolex ou bien encore sa nouvelle compagne, Carla !
Il joue le beau mais pendant ce
temps-là, les Français attendent ! Bon certains vont me dire que je suis trop pressé, que le quinquennat dure cinq ans, etc. Certes et ces derniers ont bien raison ! Toujours
est-il que c’est bien Nicolas Sarkozy qui utilisait le mot « rupture » durant cinq ans. La rupture par-ci, la rupture par-là, de la rupture, en veux-tu, en voilà ! Alors oui, on a
eu rupture et notamment dans la pratique du pouvoir, mais pas comme on l’aurait imaginé !
A partir du moment où on prend les Français pour plus bêtes qu’ils le sont, ces derniers vous le font payer tôt au tard ! D’ailleurs, Jacques Chirac en sait quelque chose, lui qui a tant promis également lors de la campagne présidentielle de 1995 avant de changer de cap à la fin de cette même année. Pour éviter le même sort que son prédécesseur, Nicolas Sarkozy préfère se faire oublier, le temps de la campagne municipale, histoire de mieux de dédouaner d’une possible sanction de la part des électeurs.
Mais le mal est fait et nos concitoyens commencent à se réveiller peu à peu. La politique sarkozyste devient de moins en moins pertinente et le coup de communication rencontre ses limites. Preuve en est, hier soir : accompagné de la ministre de l’Intérieur, Michelle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy s’est rendu à Sartrouville dans les Yvelines. Bon, vous me direz : « Génial, il est allé en banlieue ! » Toujours est-il que les habitants n’ont pas été dupes : il a soigneusement évité d’aller dans les cités voisines et s’est contenté de rester à la Gare RER. Pour se montrer encore plus discret ?
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