Vous l’aurez compris, je me suis essentiellement occupé de la campagne des municipales et des cantonales pour le compte du Nouvel Observateur. Une aventure humaine et « professionnelle » de deux mois qui m’a pas mal lessivé sur la fin même si cela fut une sacrée expérience. Dès lors, je n’ai pas pu me pencher, en tant que militant, sur bon nombre de sujets notamment en Seine-Saint-Denis.
Toujours est-il que je suis très satisfait du résultat de ces municipales qui marquent, quoi qu’en dise l’exécutif, un avertissement pour le pouvoir. Ainsi, des villes comme Strasbourg, Toulouse et Périgueux retombent dans l’escarcelle de la gauche, cette dernière confirme à Paris et Lyon et elle est même plébiscitée à Grenoble ou bien encore Lille.
Gilbert Roger, maire de Bondy, premier vice-président du
conseil général de Seine-Saint-Denis en compagnie de son épouse Krystina (à gauche), conseillère régionale et de Sylvine Thomassin, conseillère générale et première adjointe du maire
de Bondy En ce qui concerne la Seine-Saint-Denis, je suis très ravi de la victoire de Gilbert Roger et de Sylvine Thomassin aux cantonales à Bondy, victoire d’autant plus
méritée que Sylvine est une femme de terrain, de convictions et surtout disponible. La chef de file UMP Georgia Vincent n’a décidément rien compris aux enjeux et préoccupations de notre ville et
ferait bien mieux de rester quelques temps en notre compagnie au lieu de découvrir la 10ème ville du département à chaque élection. A titre personnel, je considère que tant que Mme
Vincent restera la patronne de l’UMP Bondy, le PS et Gilbert Roger auront encore de beaux jours devant eux ! (RIRES)
Gilbert
Roger, en compagnie de Claude Bartolone, président du conseil général.La sacrée performance de Gilbert et Sylvine me réjouit d’autant plus que ces derniers représenteront au mieux les
intérêts de Bondy et de la Seine-Saint-Denis par extension, aux côtés de Claude Bartolone. Pour la première fois depuis la création du « 9 – 3 », les socialistes sont majoritaires et
prendront la présidence de l’assemblée départementale, ce qui est historique. Qui plus est, je suis très content que l’ancien ministre délégué à la Ville sous le gouvernement Jospin prenne cette
responsabilité. A ses côtés, Gilbert est tout aussi présent puisqu’il est premier vice-président. Cette équipe impulsera une autre image à notre département, ce qui ne peut être que bénéfique
pour ce dernier.
Michel Destot, député-maire de Grenoble en compagnie
de Christine Crifo (vice-présidente du conseil général de l'Isère), Geneviève Fioraso (adjointe au maire et députée) et de Jacques Chiron (adjoint au maire et élu conseiller
général) Enfin, il y a évidemment Grenoble, capitale du Dauphiné et des Alpes. Dimanche dernier, Michel Destot a réalisé un très beau score dans le cadre d’une triangulaire qui
l’opposait à l’UMP, menée par Fabien de Sans Nicolas et aux Verts, conduits par Maryvonne Boileau. Le député-maire a réalisé le « coup du chapeau » en étant élu pour la troisième fois
consécutive à la mairie. C’est avant tout la conséquence d’un travail de terrain au service de Grenoble et des Grenoblois. Motion spéciale également pour Jacques Chiron et Alain Pilaud qui ont
conquis les cantons 4 et 2 de la ville, historiquement ancrées à droite depuis des années avec à leur tête, des proches notoires d’Alain Carignon, le président de l’UMP Isère.
Les municipales et les cantonales sont un avertissement clair à la politique menée par Nicolas Sarkozy qui a l’air de faire preuve d’autisme. Qu’à cela ne tienne, l’opposition est présente ! Bien présente notamment dans les villes et les départements.
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