Mardi dernier s’est tenu le conseil national du PS qui a lancé le processus qui doit mener mon parti au prochain congrès prévu du 7 au 9
novembre.
Le congrès de novembre aura une importance particulière puisque le PS sera confronté à plusieurs questions essentielles. Ainsi dès le mois de juin, une convention sera réunie et qui posera la question suivante : « qu’est-ce être socialiste aujourd’hui ? » S’en suivra alors la rédaction et la proposition de contributions puis de motions, texte qui définiront et défendront une conduite idéologique pour le Parti socialiste.
Mon parti est sans doute à un tournant majeur et contrairement à 2002, il me semble qu’il se met sérieusement au travail. Du moins, il n’a pas d’autres alternatives.
Le PS a un énorme potentiel qu’il a parfois mal exploité. En effet, les talents ne manquent pas et des meneurs n’ont plus et malgré la caricature – souvent exagérée – le Parti socialiste reste un parti de débat, pleinement démocratique dans son ensemble.
Lors de la réunion du bureau national, certains se sont interrogés à propos du calendrier proposé par
François Hollande, premier secrétaire de mon parti. Après mûres réflexions, je considère ce calendrier comme correct dans la mesure où la rénovation qui doit être menée doit se faire de la plus
sérieuse et de la plus profonde possible. Avancer le congrès ? Pourquoi pas, mais je doute que cela soit réellement pertinent. La rénovation demande un travail intellectuel et idéologique
important, en profondeur. Puisque le PS et la gauche arrivent à la fin d’un cycle (celui d’Epinay), il est nécessaire d’en préparer un nouveau avec la préparation la plus sérieuse possible.
Toujours est-il que si les huit mois qui nous séparent du congrès de novembre seront primordiaux pour ma formation, il n’en demeure pas moins que la convention de juin qui doit réviser les
statuts et le fonctionnement du parti, le seront tout autant. Comme le souligne, à juste titre, le journaliste politique Alain Duhamel, « la question qui se pose, est de savoir si une
fois pour toutes, le Parti socialiste va, comme les autres partis européens, adopter un texte de référence qui soit franchement, non seulement, réformiste, mais
social-démocrate » C’est sans doute le
véritable enjeu de cette convention de juin et qui changera sans doute la donne au sein de mon parti. De cette capacité à dire clairement les choses, dépendra pour le PS d’avoir une visibilité
nette sur l’échiquier politique national par rapport notamment à la droite sarkozyste et à l’extrême gauche de Besancenot.

Aussi, le PS s’est lancé dans un processus qui doit
lui permettre, si il est respecté et si tout le monde joue véritablement le jeu, de prendre un nouveau départ et se présenter comme une alternative durable et forte face à la politique
bling-bling et spectacle de Nicolas Sarkozy (au passage, je ne crois absolument pas au changement qu’il tente de montrer depuis son désaveu aux dernières municipales)
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