Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de
l'Intérieur, chargé des collectivités territoriales. La droite sarkozyste pense déjà aux régionales de 2010. Pour preuve, elle pense à modifier le mode de scrutin afin qu’elle évite
une autre branlée comparable aux dernières municipales !
Le principe est simple. Il s’agit de revenir au scrutin proportionnel à un tour comme cela fut la règle entre 1986 et 1998, à une différence près : contrairement à une proportionnelle classique (où les sièges à pourvoir sont distribués en fonction du score réalisé par telle ou telle liste), il s’agirait d’appliquer, selon Alain Marleix, secrétaire d’Etat chargé des Collectivités territoriales et le Premier ministre François Fillon, la prime majoritaire à la liste arrivée en tête. En clair, faire en sorte que l’UMP, si elle arrive en tête puisse obtenir la majorité des sièges face à un PS qui serait contraint de multiplier les alliances afin qu’elle préserve ses chances de conserver la région.
Actuellement, les élections régionales s’organisent sur un scrutin mixte (mélange de proportionnelle et de
scrutin majoritaire) à deux tours, suite à une modification de la loi électorale décidée par cette même UMP en 2003 et sous l’égide de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur, de la
Sécurité intérieure et des Libertés locales. A cette époque, il s’agissait – officiellement – de réduire l’audience du Front national et de l’extrême gauche et – officieusement – de se
débarrasser de l’UDF de François Bayrou afin de dégager des majorités claires. La droite espérait à l’époque que la nouvelle loi électorale empêcherait le PS et la gauche de présider la majorité
des régions. Peine perdue puisse qu’elle en dirige la quasi-totalité !

Carte des 22 régions administratives françaises en métropole. En rose, les régions dirigées par la gauche.
Près d’un an et demi avant le scrutin des régionales, l’UMP lance sa campagne sur fond de tricherie électorale et de manipulations parfois grossières ! Exemple en Rhône-Alpes où dans les
rues de Grenoble, on pouvait lire, il y a quelques jours, que les socialistes avaient sacrifié le pouvoir d’achat des rhônalpins en augmentant les impôts ! C’est un mensonge gros comme le
monde et cela cache mal toute la mauvaise foi dont fait preuve la droite au pouvoir qui depuis 2002, s’est lancé dans une politique de désengagement de l’Etat dans le cadre des transferts de
compétences notamment dans la gestion des personnels ATOS au sein des lycées et collèges, ou bien encore dans celle du RMI et des routes nationales désormais à la charge des départements mais
aussi des régions.
Bien au contraire, les régions gérées par les socialistes (seuls ou dans le cadre de coalitions de gauche) montrent leur bonne santé économique et tout leur talent niveau innovation. Pour preuve, je peux évoquer la région Rhône-Alpes où je vis depuis deux ans et qui me permet de partir à l’étranger grâce à la bourse de mobilité Explo’RA Sup qui permet à tout étudiant de bénéficier d’une aide financière. Citons également, l’Ile de France qui se lance dans un ambitieux projet de développement des transports urbains mais aussi la région Poitou-Charentes où les initiatives de Ségolène Royal portent incontestablement leurs fruits et leurs effets.
Les régions sont l’exemple actuel que la gauche au pouvoir vaut bel et bien quelque chose notamment en compensant la politique qui est menée depuis plus de six ans par la droite. Dès lors, le projet de Marleix est bel et bien synonyme de manipulation pré-électorale dans le seul but de limiter la casse et éviter une nouvelle veste ! Mais bon, la droite aura-t-elle le courage d’aller jusqu’au bout de sa logique, d’autant plus que les électeurs que nous sommes n’apprécieront pas tellement ces modifications non dénuées d’arrières pensées politiques ?
PS : pour lire l’article de Libération, cliquez ici :
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