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Dimanche 24 septembre 2006

Ce dimanche s'ouvre à Manchester (Royaume-Uni), le traditionnel et annuel congrès du Labour Party, en présence du Premier ministre Tony Blair et de son ministre des Finances, Gordon Brown sur fond de crise interne.

                                      Tony Blair et son ministre des Finances, Gordon Brown

C'est une véritable course contre la la montre dans laquelle s'est engagé l'actuel leader du parti travailliste qui a d'ores et déjà déclaré qu'il n'annoncera pas sa démission malgré les appels de certains barons du Labour qui lui demandent ouvertement de quitter le 10 Downing Street. De fait, l'actuel locataire est dans une position délicate devant en plus prendre en compte les appétits politiques de son ministre des Finances, Gordon Brown. C'est une véritable lutte de pouvoir qui a lieu au sein du plus vieux parti de la gauche non communiste d'Europe et cette lutte est loin d'être saine.

En effet, Gordon Brown se sent pousser des ailes depuis l'annonce faite par Tony Blair de son prochain départ à la tête du pays et des travaillistes. L'objectif paraît simple pour l'Ecossais : précipiter le départ de Blair. Pour autant, un tel scénario précipiterait davantage le parti dans une crise dans laquelle, il ne cesse de s'enfoncer et accréditerait un peu plus l'idée selon laquelle, les travaillistes sont de plus en plus usés par le pouvoir. Le départ annoncé de Blair ne fait que raviver les tensions internes au Labour Party et mettent en avant les ambitions de chacun.

Dès lors, il s'agit pour l'actuel Premier ministre de jouer la montre tout en tentant de maintenir ce qui lui reste de son leadership. Néanmoins, un départ retardé ne ferait que renforcer les tensions et les ambitions de certains. A ce titre, Tony Blair se doit de maintenir un parti en ordre de marche en organisant au mieux sa succession et partir dans les meilleures conditions possibles tant qu'il en va de la crédibilité des travaillistes. Si les élections générales avaient eu lieu ce jour, il est sans doute probable que les travaillistes subiraient une lourde défaite face des Tories [conservateurs, ndlr] qui sortent grandis de la crise au sein du Labour party.

Du départ de Tony Blair dépend en réalité de l'avenir des travaillistes. Théoriquement, le Labour Party a trois ans pour redresser la barre mais de fait, tout se joue maintenant sans compter que 56% des Britanniques interrogés par un sondage, seraient favorables à des élections anticipées. Il est dès lors essentiel pour Tony Blair de sauver les meubles et de sortir au plus vite le Labour party de la crise de succession dans laquelle il est plongé. 

*Fin de partie, pour Tony : acte II

par Gilles publié dans : International
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