Pendant ce temps, la campagne interne pour la présidentielle se poursuit au sein du PS. Les candidats se découvrent et dans une ambiance - pour l'instant - bonne enfant, les trois candidats s'observent et assène déjà les premiers coups.
Dominique Strauss-Khan, le 13 octobre dernier
Dominique Strauss-Khan semble, à ce jeu, le plus déterminé et revendique avec force son objectif : obtenir l'investiture socialiste. A ce titre, il assène ses coups sur Ségolène Royal, toujours aussi bien placée et qui bénéficie toujours autant de soutiens - le dernier étant, à mon sens, celui de Manuel Valls, député-maire d'Evry et jospinite. Dans un entretien au Journal du Dimanche, l'actuel député du Val d'Oise a une nouvelle fois réaffirmé qu'il exclurait tout ticket avec la présidente de la région Poitou-Charentes (autrement dit :"à elle, l'Elysée, à lui... Matignon") affirmant qu'il est "candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas".
Toujours dans le JDD, DSK s'est distingué de sa rivale en insistant sur la tenue et l'importance des débats du sein du PS et sur la question turque qui - reconnaissons-le - avait quelque peu embarassé Ségolène Royal.
DSK se montre offensif car il est persuadé qu'il peut faire changer la donne voulant que Ségolène Royal soit élue dès le premier tour prévu le 16 novembre prochain. En effet, il ne manque d'atouts et il cherche par conséquent à les mettre en valeur en prouvant qu'il a la pleine maîtrise des sujets économiques et internationaux. Il compte sur son expertise - qui est indéniable - pour créer la surprise au soir du premier tour et en provoquer un second face à Ségolène Royal, ce qui ne ferait que remettre en cause l'assise de cette dernière au sein du PS.
Strauss-Khan a de solides atouts mais aussi des inconvénients. Certains le considèrent encore comme étant à la droite du PS et son discours reste encore à être entièrement assimilé sur certains points. Il n'en demeure pas moins que l'ancien ministre de l'économie du gouvernement Jospin (entre 1997 et 1999) joue tout son vatout pour espérer toucher la mise et coiffer Ségolène Royal au poteau. Reste désormais à ce dernier de montrer qu'il est bien en situation, ce qui peut être porteur puisque son discours est à la fois bien reçu chez les jeunes de Sciences po (à Paris ou à Grenoble, c'est selon) que chez les jeunes des cités (exemple, lors de son premier concours de candidat à l'investiture à Alfortville en région parisienne (94)).
DSK a donc des atouts. Mais sont-ils assez suffisants pour refuser un "ticket royal" et espérer l'emporter ? On verra bien et comme je le dis toujours : n'insultons pas l'avenir! LOL
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